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ISBN : 2848052155
Éditeur : Sabine Wespieser (02/03/2017)

Note moyenne : 4.07/5 (sur 50 notes)
Résumé :
En guise de prologue à cette fresque conduisant son protagoniste de Lódz, en Pologne, à Portau-Prince, l’auteur rappelle le vote par l’État haïtien, en 1939, d’un décret-loi de naturalisation in absentia, qui a autorisé ses consulats à délivrer passeports et sauf-conduits à des centaines de Juifs, leur permettant ainsi d’échapper au nazisme. Avant d’arriver à Port-au-Prince – à la faveur de ce décret – au début de l’automne 1939, le docteur Ruben Schwarzberg, né en ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (26) Voir plus Ajouter une critique
domisylzen
  18 octobre 2017
Né en Pologne en 1913 le jeune Ruben s'établit avec sa famille, de confession juive, à Berlin. Au cours des années suivantes l'antisémitisme monte en puissance. La nuit du pogrom de 1938, son père est lui seront sauvés par l'ambassadeur d'Haïti. Arrêté début 39 il sera interné dans le camp de Buchenwald. Après diverses péripéties et aller et retour entre Europe et Amérique il sera accueilli par la jeune république d'Haïti qui vient d'établir une loi naturalisant tous les Juifs qui en font la demande.
Un roman au style léger pour traiter d'une période trouble de l'humanité. Un héros qui se retrouve au coeur de situations extravagantes, un auteur avec une imagination débordante et vous aurez un livre original et passionnant. Tout de même quelques longueurs nuisent au rythme du récit.
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lucia-lilas
  09 juillet 2017
Ah ! Voilà qui commence bien, très bien même, d'abord parce que c'est les vacances et qu'il était temps, grand temps, et puis parce que je viens d'achever un roman, un vrai coup de coeur : Avant que les ombres s'effacent de Louis-Philippe Dalembert.
C'est l'histoire du docteur Ruben Schwarzberg dont on suit l'incroyable parcours, de sa naissance, en 1913, à Lödz en Pologne, sa jeunesse et ses études à Berlin jusqu'à la terrible nuit de Cristal du 9 au 10 novembre 1938, sa découverte du Paris de 1930 et sa vieillesse à Port-au-Prince où il est devenu un médecin réputé. Cet homme originaire d'une famille juive polonaise sera victime du nazisme : avec sa famille, il devra fuir, prendre la route encore et encore afin de trouver un refuge, une terre d'accueil, une seconde patrie.
Nous le suivons à travers ses pérégrinations et si nous ne savions que tout ce qui est raconté a bien existé, nous trouverions tout cela très très romanesque ! En effet, l'on découvre des épisodes incroyables de l'Histoire, notamment, j'en cite un, celui du Saint-Louis, transatlantique allemand sur lequel embarquèrent à Hambourg le 13 mars 1939 plus de neuf cents juifs allemands possédant un visa et à qui Cuba, les États-Unis et le Canada refusèrent l'hospitalité. Obligé de faire demi-tour et donc de repartir vers l'Allemagne au risque de livrer les passagers aux nazis, le commandant Gustav Schroeder, après avoir immobilisé le bateau près des côtes anglaises, menaça d'y mettre le feu afin que soient enfin accueillis les passagers. Cela heurta l'opinion publique et plusieurs pays européens (Pays-Bas, Belgique, GB et France) acceptèrent de recueillir les familles qui se trouvaient depuis 44 jours à bord ! Quand je vous dis que L Histoire a toujours beaucoup d'imagination !
Donc, disais-je, en écoutant le récit de Ruben Schwarzberg, on découvre aussi (pour ma part, je ne le savais pas!) que l'état haïtien, après avoir voté en 1939 un décret-loi autorisant ses consulats à délivrer des passeports à tous les juifs qui le demanderaient afin qu'ils puissent trouver en Haïti une terre d'accueil, déclare la guerre à l'Allemagne du IIIe Reich, à l'Italie et au Japon le 12 décembre 1941. « Premier pays de l'Histoire contemporaine à avoir aboli les armes à la main l'esclavage sur son sol, le tout jeune état avait décidé lors, pour en finir une bonne fois avec la notion ridicule de race, que les êtres humains étaient tous des nègres, foutre ! Article gravé à la baïonnette au numéro 14 de la Constitution. »
Le docteur Ruben Schwarzberg a 95 ans et, au lendemain du séisme qui a meurtri Haïti en 2010, il se trouve avec sa petite-nièce Deborah qui est venue d'Israël porter secours aux Haïtiens. Assis sur la terrasse, il lui raconte son histoire qu'il n'a jamais racontée à personne, même pas à ses enfants. Il lui dit ce qu'il a vécu tout au long de ce XXe siècle, avant qu'il ne soit trop tard, « avant que les ombres s'effacent ».
Ce roman est à la fois l'histoire d'une saga familiale sur quatre générations et le récit d'un destin, celui d'un homme meurtri par L Histoire et qui échappa au pire grâce à des rencontres extraordinaires. Les portraits hauts en couleur des membres de sa famille ou des personnages dont il fait la connaissance sont absolument fabuleux. Par ailleurs, l'humour et l'autodérision omniprésents dans le texte ouvrent la voie au sourire, au rire même parfois et offrent toujours une lueur d'espoir, une lumière de réconfort même quand ce sont des événements terribles qui sont narrés. « Tendre », « généreux », « plein d'humanité, de vie, d'amour » sont les mots qui me viennent à l'esprit pour parler de ce roman dont la langue très sensuelle et poétique est un pur bonheur.
Je vous recommande très chaudement ce roman magnifique qui donne une bien belle leçon de vie !
Lien : http://lireaulit.blogspot.fr/
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Fleitour
  12 septembre 2017
Le vendredi 12 décembre 1941, la république démocratique d'Haïti déclara les hostilités au troisième Reich et au royaume d'Italie. On aurait pu penser à un canular il n'en était rien, l'honneur d'Haïti était en jeu, depuis la réponse Anténor Firmin, au comte Joseph Antoine de Gobineau, et à son livre de l'inégalité des races humaines.

L'article gravé à la baïonnette au numéro 14 de la constitution était clair le vocabulaire de l'île précisait que " les êtres humains étaient tous nègres, nègres noirs, nègres blancs, nègres cannelle, nègres juifs, nègres chinois aux yeux déchirés... ".
" Dans la foulée, tout individu, ou nègre polychrome, peut trouver refuge sur le territoire sacré de la nation qu'il soit persécuté pour sa foi ou son ethnie, il sera sous la protection des esprits Vaudou".
Ce roman, Avant que les Ombres s'Effacent, rend hommage, par la voix d'un haïtien Louis-Philippe Dalembert, à cette constitution, et désigne la moustache d'Hitler comme son ennemi N°1. Louis-Philippe Dalembert souligne que nazi en créole signifie grippe-sou.

La famille du docteur Ruben Schwarzberg, notre héros, n'imaginait pas trouver refuge sous le soleil des Caraïbes. Entre la première rencontre avec un ressortissant haïtien à Berlin, au cours d'une nuit de cauchemar et son installation définitive sur l'île en 1939 se déroule un exode tumultueux qui donne toute sa saveur au coeur du roman.
Cette nuit terrible à Berlin au cours de laquelle les magasins juifs avaient été souillés, saccagés, sous l'oeil parfois goguenard de gendarmes en patrouille, cette soudaine haine, orchestrée, allait précipiter les décisions de quitter cette ville infamante. L'intervention de diplomates haïtiens ayant permis de sauver in-extremis de la vindicte raciste, Ruben et son père encore coiffé de sa kippa.
Quand Ruben et l'oncle Joe se font rafler en pleine rue par des hommes aux brassards éloquents, c'est l'enfer qui s'invite sous nos yeux, il se nomme Buchenwald. C'est Johnny l'Américain qui dans ce camp de la mort les persuade d'aller à la rencontre d'une petite communauté haïtienne de Paris et de la belle Ida Faubert.
Cet immense Johnny ironie du sort les aidera à trouver une faille pour quitter le camp !Mais pas lui.
Le déroulement de cette saga familiale tient du rocambolesque, et aux concours de circonstances fortuits, des dénouements miraculeux se déclenchent , mais la délivrance viendra avant tout de l'accueil si chaleureux de belles haïtiennes du club, le Bal Nègre, où Johnny lui-même allait à la chasse aux oies blanches.
La belle Ida Faubert sera une compagne bien au-delà de tout ce que Rubén pouvait imaginer de grâces féminines, poétesse si imprégnée du désir des hommes, entre parenthèse, flamboyante.' "au lendemain d'une nuit de rêve, l'une lui avait fait miroiter des jours entiers plus étoilés encore dans les bras de ses compatriotes."

La magie du style de Louis-Philippe Dalembert éclate dès les premières pages, elle ne quittera pas le lecteur jusqu'à ses dernières lubies, et nous verrons le docteur Schwartzberg retrouver sa tante après le séisme de 2010, qui dévasta l'ile d'Haïti.
Le Roman, est captivant, drôle parfois, émouvant, un hymne à Haïti et à l'hospitalité des Haïtiennes.

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Aela
  14 août 2017
Ce roman est basé sur des faits historiques et relate l'accueil par Haïti, pendant la guerre, de réfugiés juifs venus d'Europe.
Ruben Schwarzberg, médecin réputé de Berlin, va devoir fuir son pays avec sa famille. Après son internement à Buchenwald, il va fuir vers la France et sera interné au camp d'Argenteuil. Certains membres de sa famille vont pouvoir s'exiler aux Etats-Unis et en Palestine. Pour Ruben, le salut viendra de Haïti, après l'épisode tragique du Saint-Louis, un paquebot à bord duquel environ un millier de juifs allemands embarquèrent d'Hambourg en 1939 avec le vain espoir de rejoindre l'Amérique. Les passagers du navire se virent refuser l'entrée à Cuba malgré les visas que leur avait accordés l'ambassade de Cuba en Allemagne.
Le débarquement aux États-Unis fut également refusé par les autorités américaines. le bateau et ses passagers durent repartir vers l'Europe. Grâce aux efforts du capitaine du navire, Gustav Schröder (devenu "Juste parmi les nations" après sa mort à la fin des années 1950), la Belgique, les Pays-Bas, le Royaume-Uni et la France acceptèrent d'accueillir les réfugiés juifs condamnés sinon à retourner en Allemagne. C'est ainsi que Ruben se retrouvera à Paris à la fin des années 1930 avant son départ définitif pour Haïti. En effet, en mai 1939, le gouvernement haïtien décide d'accorder la naturalisation immédiate à tous les juifs qui le souhaitent. Deux ans plus tard, le courageux président haïtien, Elie Lescot va déclarer la guerre au IIIème Reich.
Arrivé à Port-au-Prince, Ruben va s'intégrer très vite dans la société haïtienne, pourtant très marquée par l'occupation américaine qui avait exacerbé les tensions raciales et de classe héritées de la colonisation et laissé des traces bien qu'elle se soit achevée cinq ans auparavant.
Après avoir brûlé volontairement son dossier de demande d'entrée aux Etats-Unis, Ruben Schwarzberg va faire son chemin sur place et devenir un médecin très apprécié et reconnu. Bien des années plus tard, en 2010, il va recevoir la petite-fille de sa tante, née en Israël et devenue médecin elle aussi. Ces retrouvailles avec sa famille vont intervenir en même temps qu'un épisode tragique de l'histoire de Haïti, à savoir le terrible tremblement de terre qui a fait tant de victimes.
Magnifique livre qui revient sur des épisodes moins connus de la montée du nazisme et de la guerre. Ce livre nous fait découvrir un pays, Haïti, peu connu, et rend hommage au courage de ses ressortissants qui n'ont pas hésité, dans le passé, à affronter les troupes napoléoniennes venues rétablir l'esclavage et bien plus tard, à s'affirmer contre le régime du IIIème Reich.
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motspourmots
  21 juin 2017
En voilà un qui va rejoindre l'étagère des indispensables. Même si je l'avais repéré lors de sa sortie en janvier, ce livre fantastique a dû attendre son tour dans la pile, juste le temps d'être couronné de deux jolis prix, France Bleu /Page des libraires et le Prix Orange du Livre qui a le chic pour pointer à chaque fois son projecteur sur des livres qui font avancer le monde.
Grâce à ce roman, j'ai appris le rôle extraordinaire joué par Haïti pendant la seconde guerre mondiale, l'un des rares pays à accepter de recevoir en masse les réfugiés juifs fuyant l'Allemagne nazie. L'un des rares pays à déclarer illégal la persécution d'êtres humains en raison de leur race et à octroyer la nationalité à ceux qui en seraient victimes. Plus qu'une déclaration, un crédo inscrit dans la chair d'un peuple qui n'hésita pas à déclarer la guerre au IIIème Reich, du fin fond de son îlot peuplé de moins de 3 millions d'âmes. Chapeau !
"Ici, tout le monde vient d'ailleurs (...). Les racines des uns se sont entremêlées à celles des autres pour devenir un seul et même tronc. Aux multiples ramifications certes, mais un tronc unique. A vouloir les dénouer, on risque le dessèchement du tronc tout entier."
A travers l'histoire de la famille Schwartzberg, Louis-Philippe Dalembert fait revivre des parcelles d'humanité sur les cendres du passé. Cette famille qu'il invente pour nous s'inspire de tant d'autres familles juives d'Europe centrale, décimées et éparpillées aux quatre coins du monde, au gré des opportunités de fuite au fur et à mesure que la menace nazie se faisait plus concrète. Originaire de Pologne, installée en Allemagne pour fuir les humiliations et les violences puis obligée une fois encore de tout abandonner pour sauver ses membres. Dans la famille Schwartzberg, Ruben deviendra citoyen haïtien, sa tante Ruth partira fonder le futur Etat d'Israël, sa soeur Salomé émigrera à New York avec son futur mari et leurs parents... Mais jusque-là, le parcours sera chaotique.
Comme souvent, une rencontre, un concours de circonstances bouleverseront le destin de Ruben, jeune médecin au parcours brisé par l'arrivée de Hitler au pouvoir. Interné au camp de Buchenwald, il y fait la connaissance de Johnny dit "l'Américain" qui le mettra en relation avec la communauté haïtienne de Paris que Ruben rejoindra lorsqu'il parviendra à se faire libérer du camp mais refouler par Cuba et les Etats-Unis comme des milliers de réfugiés embarqués sur le Saint-Louis par peur que des espions ne se cachent parmi les réfugiés... Une parenthèse parisienne enchantée avant que le bruit des bottes allemandes ne précipite son départ vers son nouveau pays.
"Les Haïtiens n'avaient pas l'air de se rendre compte du cadeau qu'ils lui faisaient. En l'accueillant parmi eux, ils lui offraient une terre à chérir et peut-être aussi à détester plus tard, par moments, ce qui serait une autre façon de l'aimer, la détestation étant l'envers de l'amour."
Cette histoire que raconte Ruben, devenu vieux à Déborah, la petite fille de Ruth tout juste débarquée en Haïti pour secourir les populations touchées par le violent séisme de 2010 est à la fois un hommage à la terre qui l'a accueilli et une invitation à ne pas reproduire les erreurs du passé. On imagine Déborah suspendue à ses lèvres, émue d'entendre l'histoire de sa famille et redevable, comme toute la communauté juive à ce peuple généreux.
J'ai été profondément bouleversée par ce livre, touchée par cette belle écriture à la fois sensuelle et musicale et marquée par la simplicité et la droiture dont l'auteur pare son pays et sa population de poètes. Mais surtout, j'ai été Ô combien sensible au message que ce petit état, malmené par les éléments et les hommes est en mesure d'adresser à notre monde actuel.
"... s'il avait accepté de revenir sur cette histoire, c'était pour les centaines, les millions de réfugiés qui, aujourd'hui encore, arpentent déserts, forêts et océans à la recherche d'une terre d'asile. Sa petite histoire personnelle n'était pas, par moments, sans rappeler la leur. Et puis, pour les Haïtiens aussi. Pour qu'ils sachent, en dépit du manque matériel dont ils avaient de tout temps subi les préjudices, du mépris trop souvent rencontré dans leur errance, qu'ils restent un grand peuple."
Indispensable je vous dis.
Lien : http://www.motspourmots.fr/2..
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critiques presse (2)
LePoint   02 juillet 2017
Un roman à la fois grave et drôle qui raconte la participation haïtienne à la Seconde Guerre mondiale.
Lire la critique sur le site : LePoint
LePoint   11 avril 2017
Un roman captivant.
Lire la critique sur le site : LePoint
Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
AelaAela   14 août 2017
Le Dr Schwarzberg ne mit pas longtemps à s'en apercevoir: à l'hôpital, dans les ministères comme dans le reste de la fonction publique, les postes de décision semblaient revenir de droit à une minorité, les Mulâtres, reconnaissables à leur peau moins sombre et aux cheveux moins crépus, quitte à forcer sur la vaseline, encore que, pour certains, il fallait chercher à la loupe les différences avec la masse.
Mais ici, les multiples nuances épidermiques, dans lesquelles le docteur se perdait, revêtaient une importance considérable, pouvant décider de l'appartenance sociale, et donc du destin d'un individu.
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motspourmotsmotspourmots   21 juin 2017
.. s'il avait accepté de revenir sur cette histoire, c'était pour les centaines, les millions de réfugiés qui, aujourd'hui encore, arpentent déserts, forêts et océans à la recherche d'une terre d'asile. Sa petite histoire personnelle n'était pas, par moments, sans rappeler la leur. Et puis, pour les Haïtiens aussi. Pour qu'ils sachent, en dépit du manque matériel dont ils avaient de tout temps subi les préjudices, du mépris trop souvent rencontré dans leur errance, qu'ils restent un grand peuple.
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AifelleAifelle   02 mai 2017
Longtemps, le Dr Schwarzberg choisirait de taire cet endroit sur lequel tant de choses seraient racontées, filmées, écrites, peintes, chantées, sculptées, sans épuiser pour autant l'étendue des abominations qui y furent perpétrées, à l'instar d'un cadavre qui n'en finirait pas de livrer ses vérités sur les mille et une manières dont la chair vivante avait été souillée. Son naturel de taiseux ne ressentit pas le besoin d'ajouter sa parole au trop-plein de mots qui tomberaient, par la suite, de partout et de nulle part pour tenter de dire l'ignoble. Au-delà de l'horreur, ce qui le marquerait le plus, ce fut d'avoir trouvé, au moment où il s'y attendait le moins, une parcelle d'humanité dans ce lieu, comme un bourgeon en fleur au mitan du champ de bataille. Un clin d'oeil de la vie, là où des hommes donnaient avec jubilation la mort à d'autres hommes.
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Verdure35Verdure35   24 juin 2017
Ici tout le monde vient d'ailleurs. Les racines des uns se sont entremêlées à celles des autres pour devenir un seul et même tronc. Aux multiples ramifications certes, mais un tronc unique. A vouloir les dénouer, on risque le dessèchement du tronc tout entier.
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FleitourFleitour   11 septembre 2017
Dis à ton compère de prendre garde à ses couilles,
s'il ne veut pas quelles finissent aussi sèches qu'un tassot de cabri.
p 275
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Videos de Louis-Philippe Dalembert (16) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Louis-Philippe Dalembert
Maison de la poésie (10 nov 2017) - Texte et Lecture de Jean-Philippe Domecq, extrait du Dictionnaire des mots en trop (dirigé par Belinda Cannone et Christian Doumet, éd. Thierry Marchaisse, parution novembre 2017).
Le Dictionnaire des mots en trop :
Comment ? s?entend-on déjà reprocher, des mots en trop ? Mais les mots, on en manquerait plutôt.
Et pourtant. Ame, artiste, coach, communauté? ils sont légion ceux qui éveillent notre résistance intime à tout ce qu?ils charrient d?affects, d?idéologie, de pseudo-concepts ? notre résistance mais pas celle du voisin ! ? Quarante-quatre écrivains explorent ici les raisons pour lesquelles ils renâclent devant certains mots, et leurs réflexions critiques témoignent autant d?un état de la langue que des poétiques et des enjeux de notre temps.
Une expérience littéraire qui vient compléter, en l?inversant, celle du Dictionnaire des mots manquants.
Auteurs : Malek Abbou, Jacques Abeille, Mohamed Aïssaoui, Jacques Ancet, Marie-Louise Audiberti, Michèle Audin, Olivier Barbarant, Marcel Bénabou, Jean Blot, Jean-Claude Bologne, François Bordes, Lucile Bordes, Mathieu Brosseau, Belinda Cannone, Béatrice Commengé, Thibault Ulysse Comte, Seyhmus Dagtekin, Louis-Philippe Dalembert, Remi David, Erwan Desplanques, Jean-Philippe Domecq, Christian Doumet, Renaud Ego, Eric Faye, Caryl Férey, Michaël Ferrier, Philippe Garnier, Simonetta Greggio, Cécile Guilbert, Hubert Haddad, Isabelle Jarry, Cécile Ladjali, , Marie-Hélène Lafon, Sylvie Lainé, Frank Lanot, Fabrice Lardreau, Mathieu Larnaudie, Linda Lê, Guy le Gaufey, Jérôme Meizoz, Christine Montalbetti, Christophe Pradeau, Marlène Soreda, Abdourahman A. Waberi.
http://www.editions-marchaisse.fr/catalogue-dictionnaire-des-mots-en-trop
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