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EAN : 9782742713691
64 pages
Éditeur : Actes Sud (04/06/1999)

Note moyenne : 3.84/5 (sur 86 notes)
Résumé :
A travers la lutte avec les lions, dans l'ivresse du combat et dans la prédilection que lui témoigne son grand-père, c'est aux plus troublants interdits que Diotime est confrontée. Mais sur la peur, le désir, la sauvagerie, la transgression, la violence de la féminité, Henry Bauchau projette la lumineuse sagesse de l'Orient. De sorte que son récit - mince et pourtant inépuisable - semble se jouer de la transparence des mots pour mieux atteindre à l'essentiel. L'hist... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Moan
  01 mai 2013
Dans ce très court récit , une écriture magnifique pour raconter Diotime dont les ancêtres lointains sont des lions.
Chaque année est donnée une fête où les hommes de la tribu doivent combattre les lions. Une exception sera faite pour Diotime qui a appris l'art de la chasse avec son grand-père et qui accompagnera les hommes.
Dans ce livre: l'ivresse du combat, la fougue de la jeunesse, le respect, la sagesse de l'Orient. Bref : très beau!!
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zabeth55
  01 novembre 2013
Dans Oedipe sur la route, on a déjà fait la connaissance de Diotime.
Comme un conte oriental, ce livre nous raconte son histoire, comment, bien que ce soit interdit aux filles, elle participe à la guerre rituelle qui doit affronter le roi des animaux.
Cette histoire devait être intégrée à Oedipe sur la route, mais, paraît-il, l'éditeur ne l'a pas voulu, d'où cette édition indépendante.
Bizarrement, car j'adhère à 100% à tout ce qu'a écrit Henry Bauchau, j'ai eu du mal à entrer dans cette histoire. Pourtant, ici aussi, je suis toujours sous le charme de son écriture.
Du coup, je peine à donner mon sentiment.
Il faudra que je le relise dans un autre état d'esprit.
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Rebka
  20 septembre 2016
Diotime, nous l'avions déjà rencontré dans Oedipe sur la route. Bauchau revient sur son histoire qui prend la forme d'un petit conte oriental, extrêmement court, que l'on peut le lire en moins d'une heure. Comme d'habitude, l'écriture est très belle, l'évocation d'une antiquité pleine de fougue, de jeunesse et de sagesse est magique. Mais cette fois, cela ne suffit pas, je ne sais pas pourquoi mais je n'ai pas réussi à rentrer dans cette histoire, le charme n'a pas opéré. Pourquoi ? Je n'ai pas d'explication, sauf une qui vaut ce qu'elle vaut, c'est à dire pas grand chose, le livre est trop court. Je n'apprécie pas les nouvelles, c'est une constante chez moi, et je je trouve que cette histoire aurait mérité qu'on s'y attarde bien plus, que l'on développe les personnages, le contexte. bref, j'aurai voulu quelque chose de plus étoffé.
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kllouche
  28 juin 2015
Bauchau a l'art de réécrire l'antiquité comme nul autre pareil. Dans un court récit d'une soixantaine de pages, il fait revivre les clans grecs en s'incrustant dans leur quotidien au plus près. Les traditions, les coutumes, les lois, les idéologies sont présentées en contexte rendant la leçon d'histoire passionnante. Après une revisite des vies d'antigone et oedipe, l'auteur nous entraîne ici sur les pas d'une jeune demoiselle ayant du mal à accepter sa condition féminine dans une époque sous domination patriarcale. Un bijou.
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itzamna
  02 mai 2020
J'ai eu le plaisir de retrouver la plume vivace de Henry Bauchau, précise et ciselée, qui va droit à l'essentiel. J'ai adoré retrouver des personnages de caractère, comme Diotime, une jeune femme pleine de vie et de courage, qui s'affirme dans le milieu masculin de la chasse et du combat. Sa vivacité d'esprit et son énergie nous la rende sympathique. Proche de son grand-père et de son père, avec qui elle partage le goût pour les mystères, les légendes du clan et pour la chasse, les grandes chevauchées à travers la brousse ou la forêt, elle n'en reste pas moins proche de sa mère et de sa soeur avec lesquelles elle partage un quotidien paisible, fait de chants, de travaux d'aiguilles et de promenades dans les jardins.
J'ai beaucoup apprécié également le côté onirique du récit, ce combat annuel féroce avec les lions, ancêtres du clan de Cambyse, le grand-père de Diotime. Les moments de fête qui s'ensuivent sont également savoureux, avec leur mélange de danse, de désir et de sauvagerie : on y rencontre une Diotime ardente, consciente de son pouvoir de séduction sur les hommes du clan.
Ce petit texte, de 65 pages à peine, est très riche de symboles et d'émotion. Mais (parce qu'il y a quand même un mais…) il m'a manqué des pages pour y prendre vraiment plaisir. Même si le texte est fort, il est trop court pour s'y plonger entièrement : on a déjà tourné la dernière page que l'on commence tout juste à s'attacher à Diotime. C'est dommage. Mais ces quelques pages m'ont redonnées envie de découvrir d'autres écrits d'Henry Bauchau. Mais il va me falloir attendre.
Lien : http://itzamna-librairie.blo..
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
MahaDeeMahaDee   17 juillet 2017
Dans mon plus lointain souvenir, je vois toujours mon grand-père Cambyse arrivé chez nous au galop, son faucon sur le point, suivi de serviteurs armés. Il salue ma mère avec beaucoup de respect, inspecte tout comme s'il était chez lui et s'en va, tourbillon de poussière, dans un grand tumulte de chevaux. Mon père, Kyros, que j'admirais tant, qui avait commandé une flotte et gagné des batailles sur l'océan des Indes, semblait parfois interdit est presque effrayé en sa présence. Tous redoutaient Cambyse, tandis que moi, sans doute parce que je ressemble à sa mère, je n'ai jamais eu peur de lui.
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isabelledesageisabelledesage   18 octobre 2018
Incipit du récit : "Dans mon plus lointain souvenir, je vois toujours mon grand-père Cambyse arriver chez nous au galop, son faucon sur le poing, suivi de serviteurs armés. Il salue ma mère avec beaucoup de respect, inspecte tout comme s'il était chez lui et s'en va, tourbillon de poussière, dans un tumulte de chevaux. Mon père, Kyros, que j'admirais tant et qui avait commandé une flotte et gagné des batailles sur l'océan des Indes, semblait parfois interdit et presque effrayé en sa présence. Tous redoutaient Cambyse, tandis que moi, sans doute parce que je ressemble à sa mère, je n'ai jamais eu peur de lui.
J'étais seule un matin avec une jeune servante, Cambyse est survenu. Etincelant, sur son cheval couvert d'écume dont il n'avait pas daigné descendre, il nous observait d'un œil sévère. J'étais toute petite, j'ai été éblouie, j'ai couru vers lui en demandant : "A cheval, à cheval avec toi !" Ma confiance à fait rire cet homme sauvage, elle l'a peut-être touché. Il m'a saisie par le cou et juchée devant lui sur sa selle. Nous sommes partis au galop, entourés par ses gardes et ce qui n'était pour lui qu'une chasse après tant d'autres a été pour moi l'ivresse, l'invention de la vie".
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MoanMoan   01 mai 2013
J'étais seule un matin avec une jeune servante. Cambyse est survenu. Etincelant, sur son cheval couvert d'écume dont il n'avait pas daigné descendre, il nous observait d'un oeil sévère. J'étais toute petite, j'ai été éblouie, j'ai couru vers lui en demandant: " A cheval, à cheval avec toi!" Ma confiance a fait rire cet homme sauvage, elle l'a peut-être touché. Il m'a saisie par le cou et juchée devant lui sur sa selle. Nous sommes partis au galop, entourés par ses gardes et ce qui n'était pour lui qu'une chasse après tant d'autres a été pour moi l'ivresse, l'invention de la vie. J'ai découvert alors la joie de la vitesse dans l'air brûlant et l'odeur des chevaux.
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MoanMoan   01 mai 2013
Il ne me quittait pas des yeux. Mes gestes, mon sourire étaient pour lui ceux de la perfection et, sous l'effet de son regard, ils l'étaient.
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latrambouzelatrambouze   26 janvier 2013
Sans ouvrir les yeux, le Vieillard a pris ma main, il l'a retournée, la paume en face du ciel et, sentant qu'elle était tout ouverte et détendue, il l'a nommée le Tao.
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Videos de Henry Bauchau (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Henry Bauchau
Photographie : Henry Bauchau (Sipa). Cinq entretiens avec Catherine Pont-Humbert (À voix nue / France Culture) [2009]. Par Catherine Pont-Humbert, réalisation : Bruno Sourcis. Avec la collaboration de Claire Poinsignon. Rediffusion des émissions du 31 août au 04 septembre 2009. « Poète, dramaturge, romancier, psychanalyste, Henry Bauchau est né en 1913 à Malines, en Belgique et décédé à Paris en 2012 à l'âge de 99 ans. Il avait un an et demi lorsqu'en août 1914, les Allemands, face à la résistance du peuple belge, décident d'incendier Louvain où il se trouvait avec ses grands-parents qui fuient la ville en flammes. Son entrée sur la scène du XXe siècle fut donc marquée par l'Histoire. Henry Bauchau ne l'a ensuite plus jamais quittée. Le récit de cet épisode fondateur de 1914 apparaît à plusieurs reprises dans l'oeuvre, notamment dans “La déchirure”, roman paru en 1966. Henry Bauchau a donc vécu les deux guerres mondiales du XXe siècle. L'écriture s'impose tardivement (il avait 45 ans lorsque parut, en 1958, son premier livre, “Géologies”, un recueil de poèmes) mais elle avait été préparée par de longs cheminements intérieurs, des explorations archéologiques intimes, dont la psychanalyse. Henry Bauchau entreprend une analyse chez Blanche Reverchon-Jouve (qu'il appelle “La Sibylle”), la femme de Pierre-Jean Jouve, avant de devenir lui-même psychanalyste dans les années 1970. L'expérience de l'inconscient dans la cure analytique donne naissance à un écrivain. Outre les richesses de l'inconscient (les rêves sont chez lui un matériau d'écriture essentiel), il découvre celles du langage poétique qu'il n'abandonnera jamais. Venant d'une famille où on lui avait donné à entendre que la vie en prose était la vie réelle, il a dû faire un immense effort pour reconnaître l'existence d'une vie poétique. C'est avec “Oedipe sur la route” en 1990 et le recours au mythe antique transposé à l'espace romanesque, que Bauchau accède à la reconnaissance en Belgique. Et c'est avec la publication d'un autre roman du cycle thébain, “Antigone” en 1997, qu'il s'impose en France. Autrement dit, c'est quand le roman ose réécrire le mythe, qu'arrivent reconnaissance et succès. Henry Bauchau n'écrit que ce qui s'est d'abord intériorisé en lui. C'est le retentissement intérieur des événements qui forme la chambre d'écho de l'écriture. L'oeuvre littéraire qu'il continue à bâtir aujourd'hui, à plus de 95 ans, est une oeuvre qui lui est “dictée”, dit-il. Cet ordre reçu le fait entrer dans ce qu'il appelle un “sillon d'oeuvre”. De là naissent des textes où s'impose l'idée que, derrière l'enfance, il existe un passé plus lointain, presque imaginaire, qui nous rattache à des forces ancestrales. Son oeuvre qui retrace les errements, les contradictions, les trébuchements d'un homme qui avance dans la vie et dans l'écriture, donne avec une rare beauté le sentiment du monde. Et si l'enfance a été perdue en partie, il en reste des “traces effilochées à tous les buissons, à toutes les ronces de la vie”. La Poésie complète d'Henry Bauchau est publiée chez Actes Sud, ainsi que le livret de l'opéra “La lumière d'Antigone”. » Catherine Pont-Humbert
1) Une enfance belge : 0:00 2) Les guerres : 28:17 3) Les chemins de l'oeuvre : 54:36 4) Le peuple des mots : 1:20:00 5) L'exigence d'écriture : 1:46:00
Invité : Henry Bauchau
Thèmes : Littérature| Littérature Française| Belgique| Mythologie| Oedipe| Antigone| Poésie| Psychanalyse| Henry Bauchau
Source : France Culture
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