AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 9782742713691
64 pages
Actes Sud (04/06/1999)
3.84/5   99 notes
Résumé :
A travers la lutte avec les lions, dans l'ivresse du combat et dans la prédilection que lui témoigne son grand-père, c'est aux plus troublants interdits que Diotime est confrontée. Mais sur la peur, le désir, la sauvagerie, la transgression, la violence de la féminité, Henry Bauchau projette la lumineuse sagesse de l'Orient. De sorte que son récit - mince et pourtant inépuisable - semble se jouer de la transparence des mots pour mieux atteindre à l'essentiel. L'hist... >Voir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura
Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
3,84

sur 99 notes
5
5 avis
4
7 avis
3
4 avis
2
1 avis
1
0 avis

Fon95
  22 août 2021
Offert par Babel, ce très court ouvrage d'Henry Bauchau nous transporte dans la Perse antique, à la rencontre d'un clan au sang mêlé à celui des lions.
Sous la forme d'un conte philosophique, nous suivons la jeune Diotime à travers son rapport avec le charismatique et mystérieux chef de clan, son grand père, Cambyse.
Dans un style poétique teinté de mythologie, l'auteur délivre un récit initiatique sur l'émancipation de l'héroïne, et c'est très plaisant à lire, on regrette vite la maigre épaisseur de ce roman.
De quoi s'intéresser plus en détail à l'univers de Bauchau.
Commenter  J’apprécie          230
Moan
  01 mai 2013
Dans ce très court récit , une écriture magnifique pour raconter Diotime dont les ancêtres lointains sont des lions.
Chaque année est donnée une fête où les hommes de la tribu doivent combattre les lions. Une exception sera faite pour Diotime qui a appris l'art de la chasse avec son grand-père et qui accompagnera les hommes.
Dans ce livre: l'ivresse du combat, la fougue de la jeunesse, le respect, la sagesse de l'Orient. Bref : très beau!!
Commenter  J’apprécie          190
ATOS
  29 novembre 2021
Henry Bauchau donne sens, vie et intelligence à Diotime. Diotime est un des très grands personnages féminins qu'il nous soit donné de rencontrer.
C'est une histoire de sang, une histoire de filiation, une histoire d'amour, une histoire profondément humaine. Et par profondément nous entendons : " venue des temps anciens, de la mémoire collective des hommes. Diotime est femme est si cela est biologiquement un hasard, cela revêt toute son importance dans ce récit. Elle est celle qui transgresse, qui ose, qui bouscule, celle qui aime mais qui refuse, celle qui fait face aux lions et à elle même. Celle qui accepte toute la complexité de sa nature, sa dualité, celle qui en fait une force, celle qui construit et ne détruit pas, celle qui fait lien. Celle qui est lionne et lion à la fois. Un récit étonnant, flamboyant, qui fait sens à notre humanité.
Astrid Shriqui Garain
Commenter  J’apprécie          150
miriam
  06 avril 2022
Henry Bauchau sait raconter des histoires, mythes, légendes avec son style envoûtant. Je l'avais suivi avec Oedipe sut la Route et Antigone, je cherchais depuis longtemps Diotime et les lions.
Grecque ou Perse?
 
Diotime est fille de Kyros et petite fille de Cambyse. Kyros est-il Cyrus, le Roi des Rois, fondateur de l'empire Perse qui s'étendait jusqu'à l'Indus? Mais il y a eu au moins deux Cyrus et deux Cambyses…Il ne faut peut être chercher à coller à l'histoire et rester dans le domaine de la poésie. La mère de Diotime, elle est grecque. Des Grecs, elle cultive la modération et la mesure humaine contre la folie des Barbares. Diotime est un prénom grec.

Cambyse et Kyros, ont pour anciens ancêtres les lions et chaque année les hommes se livrent à une chasse rituelle, les lions jouent aussi un rôle initiatique. Pour faire partie de la tribu et épouser Diotime, Arsès, le grec devra affronter un lion dangereux et puissant.
Diotime, adolescente suit Cambyse qui lui apprend à monter à cheval, à chasser au faucon. Elle veut participer à la chasse rituelle, malgré l'interdit traditionnel qui exclue les filles et malgré l'opposition de sa mère. Sous le patronage de Cambyse elle brave les interdits….
La chasse est violente, sang, danse, bûchers….Ce très beau texte tragique va inspirer théâtreux et danseurs qui en, tirent des spectacles dont je n'ai vu que les extraits de YouTube

+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
zabeth55
  01 novembre 2013
Dans Oedipe sur la route, on a déjà fait la connaissance de Diotime.
Comme un conte oriental, ce livre nous raconte son histoire, comment, bien que ce soit interdit aux filles, elle participe à la guerre rituelle qui doit affronter le roi des animaux.
Cette histoire devait être intégrée à Oedipe sur la route, mais, paraît-il, l'éditeur ne l'a pas voulu, d'où cette édition indépendante.
Bizarrement, car j'adhère à 100% à tout ce qu'a écrit Henry Bauchau, j'ai eu du mal à entrer dans cette histoire. Pourtant, ici aussi, je suis toujours sous le charme de son écriture.
Du coup, je peine à donner mon sentiment.
Il faudra que je le relise dans un autre état d'esprit.
Commenter  J’apprécie          130

Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
MahaDeeMahaDee   17 juillet 2017
Dans mon plus lointain souvenir, je vois toujours mon grand-père Cambyse arrivé chez nous au galop, son faucon sur le point, suivi de serviteurs armés. Il salue ma mère avec beaucoup de respect, inspecte tout comme s'il était chez lui et s'en va, tourbillon de poussière, dans un grand tumulte de chevaux. Mon père, Kyros, que j'admirais tant, qui avait commandé une flotte et gagné des batailles sur l'océan des Indes, semblait parfois interdit est presque effrayé en sa présence. Tous redoutaient Cambyse, tandis que moi, sans doute parce que je ressemble à sa mère, je n'ai jamais eu peur de lui.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          140
isabelledesageisabelledesage   18 octobre 2018
Incipit du récit : "Dans mon plus lointain souvenir, je vois toujours mon grand-père Cambyse arriver chez nous au galop, son faucon sur le poing, suivi de serviteurs armés. Il salue ma mère avec beaucoup de respect, inspecte tout comme s'il était chez lui et s'en va, tourbillon de poussière, dans un tumulte de chevaux. Mon père, Kyros, que j'admirais tant et qui avait commandé une flotte et gagné des batailles sur l'océan des Indes, semblait parfois interdit et presque effrayé en sa présence. Tous redoutaient Cambyse, tandis que moi, sans doute parce que je ressemble à sa mère, je n'ai jamais eu peur de lui.
J'étais seule un matin avec une jeune servante, Cambyse est survenu. Etincelant, sur son cheval couvert d'écume dont il n'avait pas daigné descendre, il nous observait d'un œil sévère. J'étais toute petite, j'ai été éblouie, j'ai couru vers lui en demandant : "A cheval, à cheval avec toi !" Ma confiance à fait rire cet homme sauvage, elle l'a peut-être touché. Il m'a saisie par le cou et juchée devant lui sur sa selle. Nous sommes partis au galop, entourés par ses gardes et ce qui n'était pour lui qu'une chasse après tant d'autres a été pour moi l'ivresse, l'invention de la vie".
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          21
MoanMoan   01 mai 2013
J'étais seule un matin avec une jeune servante. Cambyse est survenu. Etincelant, sur son cheval couvert d'écume dont il n'avait pas daigné descendre, il nous observait d'un oeil sévère. J'étais toute petite, j'ai été éblouie, j'ai couru vers lui en demandant: " A cheval, à cheval avec toi!" Ma confiance a fait rire cet homme sauvage, elle l'a peut-être touché. Il m'a saisie par le cou et juchée devant lui sur sa selle. Nous sommes partis au galop, entourés par ses gardes et ce qui n'était pour lui qu'une chasse après tant d'autres a été pour moi l'ivresse, l'invention de la vie. J'ai découvert alors la joie de la vitesse dans l'air brûlant et l'odeur des chevaux.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
MoanMoan   01 mai 2013
Il ne me quittait pas des yeux. Mes gestes, mon sourire étaient pour lui ceux de la perfection et, sous l'effet de son regard, ils l'étaient.
Commenter  J’apprécie          90
latrambouzelatrambouze   26 janvier 2013
Sans ouvrir les yeux, le Vieillard a pris ma main, il l'a retournée, la paume en face du ciel et, sentant qu'elle était tout ouverte et détendue, il l'a nommée le Tao.
Commenter  J’apprécie          00

Videos de Henry Bauchau (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Henry Bauchau
Photographie : Henry Bauchau (Sipa). Cinq entretiens avec Catherine Pont-Humbert (À voix nue / France Culture) [2009]. Par Catherine Pont-Humbert, réalisation : Bruno Sourcis. Avec la collaboration de Claire Poinsignon. Rediffusion des émissions du 31 août au 04 septembre 2009. « Poète, dramaturge, romancier, psychanalyste, Henry Bauchau est né en 1913 à Malines, en Belgique et décédé à Paris en 2012 à l'âge de 99 ans. Il avait un an et demi lorsqu'en août 1914, les Allemands, face à la résistance du peuple belge, décident d'incendier Louvain où il se trouvait avec ses grands-parents qui fuient la ville en flammes. Son entrée sur la scène du XXe siècle fut donc marquée par l'Histoire. Henry Bauchau ne l'a ensuite plus jamais quittée. Le récit de cet épisode fondateur de 1914 apparaît à plusieurs reprises dans l'oeuvre, notamment dans “La déchirure”, roman paru en 1966. Henry Bauchau a donc vécu les deux guerres mondiales du XXe siècle. L'écriture s'impose tardivement (il avait 45 ans lorsque parut, en 1958, son premier livre, “Géologies”, un recueil de poèmes) mais elle avait été préparée par de longs cheminements intérieurs, des explorations archéologiques intimes, dont la psychanalyse. Henry Bauchau entreprend une analyse chez Blanche Reverchon-Jouve (qu'il appelle “La Sibylle”), la femme de Pierre-Jean Jouve, avant de devenir lui-même psychanalyste dans les années 1970. L'expérience de l'inconscient dans la cure analytique donne naissance à un écrivain. Outre les richesses de l'inconscient (les rêves sont chez lui un matériau d'écriture essentiel), il découvre celles du langage poétique qu'il n'abandonnera jamais. Venant d'une famille où on lui avait donné à entendre que la vie en prose était la vie réelle, il a dû faire un immense effort pour reconnaître l'existence d'une vie poétique. C'est avec “Oedipe sur la route” en 1990 et le recours au mythe antique transposé à l'espace romanesque, que Bauchau accède à la reconnaissance en Belgique. Et c'est avec la publication d'un autre roman du cycle thébain, “Antigone” en 1997, qu'il s'impose en France. Autrement dit, c'est quand le roman ose réécrire le mythe, qu'arrivent reconnaissance et succès. Henry Bauchau n'écrit que ce qui s'est d'abord intériorisé en lui. C'est le retentissement intérieur des événements qui forme la chambre d'écho de l'écriture. L'oeuvre littéraire qu'il continue à bâtir aujourd'hui, à plus de 95 ans, est une oeuvre qui lui est “dictée”, dit-il. Cet ordre reçu le fait entrer dans ce qu'il appelle un “sillon d'oeuvre”. De là naissent des textes où s'impose l'idée que, derrière l'enfance, il existe un passé plus lointain, presque imaginaire, qui nous rattache à des forces ancestrales. Son oeuvre qui retrace les errements, les contradictions, les trébuchements d'un homme qui avance dans la vie et dans l'écriture, donne avec une rare beauté le sentiment du monde. Et si l'enfance a été perdue en partie, il en reste des “traces effilochées à tous les buissons, à toutes les ronces de la vie”. La Poésie complète d'Henry Bauchau est publiée chez Actes Sud, ainsi que le livret de l'opéra “La lumière d'Antigone”. » Catherine Pont-Humbert
1) Une enfance belge : 0:00 2) Les guerres : 28:17 3) Les chemins de l'oeuvre : 54:36 4) Le peuple des mots : 1:20:00 5) L'exigence d'écriture : 1:46:00
Invité : Henry Bauchau
Thèmes : Littérature| Littérature Française| Belgique| Mythologie| Oedipe| Antigone| Poésie| Psychanalyse| Henry Bauchau
Source : France Culture
+ Lire la suite
autres livres classés : perseVoir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura





Quiz Voir plus

Retrouvez le bon adjectif dans le titre - (2 - littérature francophone )

Françoise Sagan : "Le miroir ***"

brisé
fendu
égaré
perdu

20 questions
2870 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , littérature française , littérature francophoneCréer un quiz sur ce livre