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ISBN : 2742758402
Éditeur : Actes Sud (08/02/2006)

Note moyenne : 3.94/5 (sur 204 notes)
Résumé :
A Paris, dans un hôpital de jour, Véronique, psychanalyste, prend en charge Orion, un jeune adolescent gravement perturbé. Malgré ses difficultés, elle discerne qu'il est doué d'une imagination puissante et entreprend de l'orienter vers le dessin et la sculpture. Les chemins de la création et ceux de la vie quotidienne sont semés d'incertitudes et d'échecs, mais dans ses "dictées d'angoisse", Orion parvient à s'ouvrir à la parole et à mettre en mots ce qui le hante.... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (35) Voir plus Ajouter une critique
moussk12
  06 novembre 2015
Je choisis ce livre pour une île déserte, tant pour la beauté de son écriture, que pour le sujet et la manière poétique dont il est traité.
C'est l'histoire d'un garçon de 13 ans, Orion, psychotique, suivi quotidiennement dans un centre adapté à ses besoins. La nouvelle psychothérapeute, Véronique, va découvrir, à travers les dessins qu'elle lui fait réaliser, que les crises de cet enfant s'amenuisent pendant ces périodes de "création artistique".
Petit à petit, elle va approfondir sa technique dans cette voie, et il naîtra, du fond de cet enfant, un véritable don en peinture et en sculpture. Véronique fera tout son possible pour l'aider à grandir, à se trouver une place dans la société, à travers son art, à trouver l'amour d'une jeune fille aussi démunie que lui.
Bien entendu, on est loin de la réalité par le seul fait qu'il n'y a pas de centre thérapeutique où une seule personne est chargée d'un seul enfant, tous les jours. Quand on lit ce livre, on le regrette car on se rend compte qu'alors, beaucoup d'enfants pourraient être délivrés de leur état léthargique ou d'autiste dans lequel ils demeurent, par manque de moyens surtout.
Mais bon, je ne suis pas experte dans ce domaine; c'est simplement mon ressenti.
En tous les cas, ce livre est un énorme livre d'amour. ET on sent que l'auteur en avait énormément en écrivant ce livre.
Henry Bauchau, c'est un grand monsieur.
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araucaria
  01 juin 2014
Un beau roman que j'envisageais de lire depuis longtemps. Je ne suis pas déçue. Henry Bauchau y transcrit son expérience personnelle et professionnelle, et nous présente le handicap mental avec un regard neuf, empli d'espoir. Les personnages sont attachants. L'histoire est belle, sans pathos. Je trouve seulement quelques longueurs à ce texte. Je pense qu'il aurait pu être amputé de certains passages sans que cela nuise à la compréhension du récit. Mais c'est quand même un très bon roman, digne de son auteur.
Lien : http://araucaria20six.fr/
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NCJ
  03 janvier 2016
Pour apprécier ce livre, je pense que le lecteur doit être inspiré par le sujet. Dans le cas contraire l'ouvrage peut paraître long. Dans ce roman, le lecteur est témoin de la thérapie mise en place par la psychologue d'Orion. Pas à pas, nous suivons les différents échanges entre la psy et son patient, les progrès, les échecs, mais surtout la formidable ténacité et l'implication sans faille de Véronique. Sensible à cet univers, j'ai beaucoup apprécié ce livre. L'écriture est accessible, l'ambiance générale du livre est fidèle à l'histoire si particulière qui est racontée. J'ai ressenti très fortement les interrogations, les doutes, les petites et grandes victoires, mais aussi la complicité entre les deux protagonistes. C'est une lecture marquante, à ne pas manquer !

Lien : http://uneautrelecture.blogs..
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ay_guadalquivir
  19 avril 2013
D'une rencontre littéraire hier soir à la Belle aventure, ma librairie à Poitiers, je reviens avec l'enfant bleu et le journal d'écriture de cette même époque. J'en reviens surtout avec l'envie de lire Bauchau que je connais mal, dont je connaissais mal le parcours personnel dont le moins que l'on puisse dire est qu'il éclaire son oeuvre. Je m'attends à un parcours de lecture particulier, intime, à la surface des mots. A la lecture des extraits, je pensais à Kundera dont je lis actuellement les testaments trahis, qui distingue l'émotion et l'intériorité. Je m'attends à retrouver cela chez Bauchau. Avec toujours les questionnements profonds de l'artiste. A suivre donc...
Et la suite m'a transporté dans un beau et grand livre. L'histoire d'Orion, c'est celle d'une thérapie qui conduit le garçon handicapé à devenir un artiste, un homme accompli, capable d'assumer qui il est et d'encaisser les blessures. C'est surtout la grande histoire de chacun qui cherche sa voie vers ce qu'il est vraiment, surtout par le frottement à l'autre. La psychoprof Véronique, le pilote de course musicien Vasco, les grands personnages du livre découvrent dans Orion une partie de ce qu'ils sont. Cette extraction psychanalytique n'est pas a priori dans mon univers familier, elle m'a troublé pourtant, par la façon qu'a Bauchau de la décrire en douceur, même lorsqu'elle est violente, et de conduire tant bien que mal les personnages vers une ambition de vie. Rien n'est petit dans ce livre, même le quotidien, les autobus, le jus d'orange, rien n'est petit. Les grands myhtes antiques chers à Bauchau sont là aussi, comme le cadre naturel à l'épanouissement de l'homme.
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mariech
  02 avril 2012
Véronique est psychothérapeute et un peu infirmière , on n'en saura pas plus dans le roman sur la signification d'un ' peu ' , elle va s'occuper pendant treize ans D'Orion , un jeune adolescent psychotique aux prises à ce qu'il appelle ' le démon de Paris , treize années dans un hôpital de jour , des douze ans d' Orion à ses vingt -cinq ans .
Treize ans marqué par d'infimes progrès mais où l'espoir est toujours présent , treize ans de transfert et de son inévitable contre - transfert car Orion et Véronique ont besoin l'un de l'autre et le ressentent .
Il faut à Véronique une patience hors norme pour aider Orion car celui-ci a parfois des crises avec des comportements de violence .
J'ai eu un peu de mal avec ce livre , il manque de rythme , l'écriture est froide , enfin , je ne sais pas bien expliquer , j'ai d'ailleurs eu beaucoup de mal à le finir .
Les prénoms choisis sont eux aussi assez bizarres , le mari de Véronique s'appelle Vasco , son amie Gamma . On ne sait pas grand chose de Véronique sauf qu'elle a une fêlure en elle , c'est sans doute ça qui fait qu'elle comprend si bien Orion , mais , je suis restée sur ma faim, c'est un livre un peu en pointillé qui ne donne pas toutes les réponses , mais c'est un peu le cas d' Orion , un moment Véronique doit le laisser vivre sans son soutien , la vie doit suivre son cours , les parents et les soignants de ces jeunes psychotiques savent cela , l'inquiétude sera toujours présente chez eux , Véronique a marqué la vie d' Orion et l'inverse est vrai aussi .
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Citations et extraits (38) Voir plus Ajouter une citation
araucariaaraucaria   31 mai 2014
Je sens une tristesse en moi en voyant Roland s'éloigner. Il est venu me voir hier, la séance a été bonne, au moment de partir il m'a donné un petit carton à dessin : "C'est pour toi. C'est un portrait de mon père". Il est parti sans rien ajouter.
En ouvrant le carton j'ai vu un dessin maladroit en noir et blanc. Ce n'est pas du tout un portrait. Roland ne pourrait pas faire un portrait, il ne sait pas dessiner et pourtant ce dessin évoque mystérieusement la mort de son père. C'est un ensemble enchevêtré de lignes lourdes et de taches d'encre noire qui suggère irrésistiblement le malheur né de quelque événement obscur. C'est le témoignage d'une immense tristesse, incomprise, celle qui l'a si longtemps retenu d'évoluer. Roland si doué pour les couleurs, a su avec un peu d'encre exprimer la mort sur un bout de papier, qu'il m'a donné peut-être pour que je partage sa douleur.
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araucariaaraucaria   22 mai 2014
En arrivant je vois, affiché sur le mur par le professeur d'art, un dessin qui m'enchante et s'accorde à la détresse bien cachée que j'éprouve. C'est une très petite île, une île bleue, entourée de sable blond et couverte seulement de quelques palmiers. Cette île, son ciel, sa lumière, sa minuscule solitude protégée par une mer chaude expriment le désir, la douleur d'un coeur blessé. Le dessin naïf, d'une manière frustre, toute pénétrée de rêve, me fait sentir avec force le silence, l'exil terrifié, la scandaleuse espérance dont il est né.
On me dit que c'est l'oeuvre d'Orion, un garçon de treize ans, en qui alternent l'application, de fortes inhibitions et des crises de violence.
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araucariaaraucaria   25 mai 2014
Chaque semaine Orion va à la piscine et M. Dante, un moniteur de sport très patient, s'occupe de lui seul, un moment. Il vient me voir et me dit : "Hier, Orion a fait en eau profonde trois brasses impeccables, soudain il a pris peur et il est revenu à toute vitesse s'accrocher au bord. Je lui ai dit : Tu vois, tu sais nager. Recommence et traverse le bassin. Je lui ai dit cela tranquillement, sans le toucher ni rien, car je le connais. Il s'est mis à trembler et brusquement, avec une rapidité incroyable, il m'a mordu la main. Et pas un peu, regardez la trace. Sur le coup, j'ai crié de surprise, je me suis vite repris et lui, en sortant de l'eau, il avait l'air plutôt fier. Pourtant ce garçon m'aime bien. Ah! celui-là! Mais nous arriverons à le faire nager, j'en fais mon affaire.
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araucariaaraucaria   30 mai 2014
Il bat un peu l'air de ses bras : "Tu as eu peur, Madame, quand le démon a cassé la porte en entrant?
- Très peur. Je n'avais jamais vu le démon avant ça."
Il rit très fort, il est content : "C'est que le démon avait attendu longtemps à la gare. Il avait sauté sans personne pour l'arrêter. Il avait couru jusqu'à la maison, il avait eu le temps de s'emparer de la tête et du corps.
- Est-ce que le démon est sorti maintenant...
- On ne sait pas, Madame."
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araucariaaraucaria   23 mai 2014
Il rit : "Moi, on veut dessiner. Pas les chevaux blancs, c'est trop difficile. Peut-être quand on sera grand."
Je lui donne une feuille, il commence un nouveau labyrinthe, très différent, toujours avec la même et surprenante rapidité. Attendant le moment où il me demandera peut-être d'intervenir, je me dis : Trois cents chevaux blancs qui poursuivent le démon de Paris, celui qui a vu cela a reçu un don, un rayon de douleur, un rayon de lumière. C'est peut-être un artiste? C'est peut-être sa voie, s'il en a une?
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Videos de Henry Bauchau (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Henry Bauchau
Coup de coeur de Karine Henry, librairie Comme un roman - Salon du livre 2015 avec lecteurs.com .Lecteurs.com, partenaire du Salon du livre de Paris 2015, a proposé à des libraires de partager leurs coups de c?ur format poche. En partenariat avec parislibairies.fr. Karine Henry de la librairie Comme un roman, Paris 3e, nous parle du livre Antigone d'Henri Bauchau, Babel http://www.lecteurs.com/livre/Antigone/305380
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