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ISBN : 1020903961
Éditeur : Les liens qui libèrent (04/05/2016)

Note moyenne : 4.21/5 (sur 7 notes)
Résumé :
"Je suis, tu es, vous êtes, nous sommes Tisserands", c'est-à-dire de ceux qui œuvrent aujourd'hui à réparer tel ou tel pièce du grand tissu déchiré du monde humain : fractures sociales, conflits religieux, guerres économiques, divorce entre l'homme et la nature, etc… Après le succès de la Lettre ouverte au monde musulman – plus de 20.000 ex – Abdennour Bidar a décidé de mettre à l’honneur et de « relier tous ces relieurs » qui réparent et construisent le monde de de... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (3) Ajouter une critique
Kittiwake
  16 novembre 2016
C'est un écrit qui fait tellement du bien qu'il serait désobligeant de le classer dans la catégorie « feel-good » notion qui en elle-même fleure le gnangnan, la bluette, l'eau de rose.
Ce qui fait du bien ici, c'est l'espoir, si précieux en ces temps de désespérance.
L'espoir que ce monde , cette planète et ses hôtes , qui en constituent l'étoffe, non seulement cessent de se déchirer, mais se reconstruisent, pour évoluer vers une nouvelle humanité. C'est possible si les Tisserands, ces légions d'individus déjà en marche, continuent leur oeuvre salvatrice.
"Déjà un peu partout dans le monde commencent à se produire "un million de révolutions tranquilles, dans tous les domaines de la vie humaine : travail, argent, santé, habitat, environnement. J'appelle Tisserands les acteurs de ces révolutions. Leur objectif commun, en effet, est très simple : préparer ensemble le tissu déchiré du monde"
Car, oui, ils existent déjà, maintenus dans l'ombre par les médias qui préfèrent contempler et se gaver jusqu'à l'écoeurement des témoignages de la déchirure :
"Voila comment en toute inconscience on fabrique aujourd'hui des générations de gens qui ne croient plus en rien, des découragés d'avance, des cyniques, qui, quand ils ont la chance de ne pas faire partie des damnés de la terre, se replient peureusement dans leur petit pré carré de bien-être privé."

La première étape pour devenir un Tisserand, c'est de tisser un lien avec soi-même, avec son moi profond. Un outil, la méditation , le retour au calme, la chasse au vacarme qui agite nos pensées et parasite nos actions. Pas de dogme, pas de rituel, inutile s'il n'est pas en lien avec une compréhension (c'est ce que proposent les religions : une application de quelques tâches plus ou moins contraignantes, pour gagner un éventuel aller simple pour une vie dans l'au-delà). Malraux avait prédit que le 21è siècle serait spirituel ou ne serait pas. Quelle clairvoyance!
"Combien d'entre nous ont creusé assez loin, avec assez d'acharnement dans la terre noire de leur intériorité pour y déterrer la source bouillonnante d'eau vive?"

C'est l'étape incontournable pour accéder à la réparation ou au tissage du deuxième lien, le lien à l'autre. Il s'agit de travailler ensemble, de faire ensemble (encore un raté pour les religions, qui pourtant étymologiquement , vraiment répondre à ce but, alors que force est de constater que le résultat est à l'opposé de ce que l'on pourrait en attendre). C'est aussi la transmission, et particulièrement à nos enfants, « plongés dans un monde où on perd vite haleine » (Pep's).
. C'est le passage d'une verticalité (le pouvoir, la hiérarchie, la concurrence) à l'horizontalité (l'entraide, la coopération, le partage, et la co-construction).
Le dernier lien bafoué est le lien à la nature. Pas besoin de long discours pour en démontrer la nécessité. Respect de cet environnement qui ne nous appartient pas, dirait-on de la feuille qu'elle appartient à l'arbre? Elle est l'arbre , simplement.
Chantier immense, mais déjà en marche. On connaît la puissance d'un travail communautaire, les sociétés d'insectes nous le prouvent. Et nous pouvons aussi être ces insectes, ces individus qui seuls sont inefficaces, mais assemblés sont capables du meilleur comme du pire.
Voilà pourquoi c'est un livre qui fait du bien. Alors, amis lecteurs, lisez et transmettez, vous gagnerez ainsi vos galons de Tisserand.
Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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pgremaud
  17 mai 2016
Un livre exigeant et une lecture parfois ardue. Mais Abdennour Bidar veut nous proposer une approche "aussi militante que méditante, aussi politique que philosophique." Face à notre monde dont le tissu se déchire chaque jour davantage, face aux forces de destruction toujours plus fortes, il veut soutenir et susciter ceux qu'ils appellent les "Tisserands". Ces faiseurs de liens, ces relieurs, restaurent un triple lien : celui de chaque être humain avec sa personnalité profonde, celui des hommes entre eux dans le partage et la coexistence, celui de l'espèce humain avec la nature.
Pour Abdennour Bidar, cette vie reliée est une vie spirituelle. Il ne renie par les religions, mais il appelle à les dépasser pour une spiritualité plus féconde. Il me rappelle un peu les réflexions de Dietrich Bonhoeffer sur la spiritualité dans un monde sans Dieu.
Un livre à méditer, à approfondir et surtout à mettre en oeuvre, autant dans la réflexion que dans l'action. Une invitation à être l'un de ces Tisserands !
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gf
  14 juin 2016
C'est une méditation spirituelle conjointe à un appel totalement pragmatique, pour améliorer nos vies individuelles au même temps que sauver, ou réparer, le monde "déchiré" para la violence et toutes sortes de conflits. L'auteur, avec l'ironie que le caractérise, décrit son livre "comme une sorte d'OINI, « objet intellectuel non identifié » " qui tente de décloisonner les registres ou domaines ordinairement séparées aujourd'hui : réligion, mysticisme, sociologíe, écologie, économie, etc. Les «Tisserands» sont toutes les personnes qui, consciemment ou aveuglément, "tissent les fils" — c'est-à-dire, créent les liens — qui unissent l'humanité.
Bidar signale trois types de liens, également importants et qu'il faut lier entre eux: les liens avec le "petit moi", pour libérer nos propres capacités pour actuer et compréhender ; les liens avec autrui, vers la solidarité entre tous les êtres humains ; et les liens avec la nature, le cosmos, pour trouver la paix et nous reconnaître comme partie de cette immensité, et aussi pour prendre soin de notre maltraîtée planète.
Bidar s'est formé comme musulman, mais grâce à sa immersion dan le sufisme et ses études philosophiques et d'histoire il s'est libéré de tout dogmatisme, et cite des sages juifs, hindous, chrétiens, musulmans et athées pour construire sa thèse. Pour lui, les prétendus musulmans que se fassent terroristes sont le contraire des «tisserands», ils sont des «déchireurs» mais aussi les victimes de la déchirure de ses communautés.
Pour moi, ce livre m'a donné un petit souffle de courage et d'espérance pour "réparer le tissu" entre toutes nos diverses cultures.
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Citations & extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
KittiwakeKittiwake   17 novembre 2016
Se voir soi-même e,n train de creuser avec ses mains la terre noire de ses propres profondeurs.
S'exercer à voir cette terre devenir humide, puis à voir une eau claire en émerger, une eau lumineuse puissante et fraîche.
S'asseoir auprès de cette source pour contempler sereinement le jardin si vert que cette eau de lumière fait naître tout autour.
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BigDreamBigDream   06 avril 2017
Vivre pour gagner sa vie, pour construire son petit confort "perso", sans se soucier ni de son moi profond, ni des autres, les "jeunes d'aujourd'hui " n'en veulent plus. La jeunesse qui vient est naturellement tisserande. Certes, une partie d'entre elle demeure captive de la fascination de l'argent, des valeurs matérialistes, des modèles de réussite sociale, des "grands refrains " politiques. Mais la majorité de cette jeunesse est en rupture radicale avec le monde dans lequel elle a grandi : elle veut être inspirée par quelque chose de bien plus grand, de bien plus vaste-du sens, elle veut du partage, elle veut du collectif à la place de l'individualisme régnant. Elle ne ressent donc que désintérêt, voire dégoût et mépris pour un système qui, dès le plus jeune âge à l'école et tout au long de la vie, conditionne à cet individualisme.
Premièrement, chaque petit éleve apprend trop souvent à travailler uniquement pour sa propre réussite, presque jamais en équipe, le plus souvent tout seul devant sa feuille de contrôle... autrement dit jamais donc dans la coopération, toujours dans la comparaison et la rivalité. Deuxièmement, toute l'existence sociale se passe à conquérir laborieusement sa petite place au soleil, ce qu'on a nommé mille fois le règne de l'avoir et du paraître, au détriment de l'être : avoir sa voiture, son bout de jardin, sa maison, son bouquet numérique, ses joujoux à la pointe de la technique, etc. Ce n'est pas l'être humain par nature qui est égoïste, mais notre civilisation qui le conditionne à vivre replié sur son confort et ses petits plaisirs privés, tel un Bernard-l'hermite réfugié dans une étroite coquille.
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BigDreamBigDream   05 avril 2017
Une grande erreur issue du siècle des Lumières a été de laisser accroire que l'"individu" est un "tout" indépendant du reste, une individualité autonome dans le sens le plus dégradé du terme : celui d'un égoïsme ou d'un individualisme triomphant. Ce mythe de l'homme qui n'aurait pas besoin des autres mais qui pourrait et devrait se suffire s'est traduit dans les formes multiples de l'individualiste forcené qui s'est développé dans nos sociétés, continuellement encouragé dans son illusion d'autodétermination par les encensements médiatiques et cinématographiques du self-made-man et du héros solitaire. Ce culte de l'individu tout-puissant nous a fait un mal immense. Nous avons fabriqué des individualités qui, sous leur vernis de santé, de bien-être ou de réussite, sont en réalité très faibles, très solitaires et très agressives : très faibles et trop solitaires parce qu'elles n'ont pas appris à compter assez sur Les autres, pas appris à "bien dépendre" d'autrui par des liens de solidarité et de fraternité; très agressives parce que la première illusion de ne pouvoir compter que sur soi-même entraîne mécaniquement La seconde illusion d'être "seul contre tous", et donc La construction d'un monde dans lequel "l'homme est un loup pour l'homme". L'individualisme condamne à se battre.
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BigDreamBigDream   05 avril 2017
Trouvez-vous étrange ce livre où il est question autant de politique que de sagesse? Oui, c'est délibérément un livre étrange, un drôle d'essai de spiritualité politique et un traité de politique spirituelle. J'essaie en effet d'être un "méditant engagé ", qui considère les deux engagements comme inséparables. Nous ne pouvons plus nous permettre de les dissocier. Leur réunion marquera d'ailleurs notre véritable entrée dans le XXIe siècle. Le lien entre contemplation et action, que la modernité a dénoué, est encore un lien à renouer, dans un monde humain qui verra tous ses grands domaines se rapprocher après deux siècles au moins de séparation: le spirituel du politique, mais aussi de la science, l'art, La culture dans son ensemble. À cette fin, il paraît impératif...d'écrire un nouveau genre de livres transversaux, transdisciplinaires, qui allient la question de la vie sociale et la question de la vie intérieure; et d'autres (ou Les mêmes) dans lesquels le savoir scientifique et la sagesse s'inspireront mutuellement. Je n'ai rien , bien sûr, contre ceux qui se cantonnent dans un seul domaine, qui écrivent soit des traités de vie intérieure, soit des ouvrages de réflexion politique. Mais je crois qu'il est temps de passer à autre chose, de faire dialoguer tous les champs de l'investigation du monde par l'esprit humain et de les faire se féconder.
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pgremaudpgremaud   08 juin 2016
Les générations qui arrivent veulent trouver du sens à leur vie et lui en donner - pas se contenter de la gagner. (...) Elles sont en demande de tout ce qui ranime la flamme de l'espérance personnelle et de tout ce qui rassemble les peuples par-delà les vieilles frontières. Comment donc allons-nous aider toutes les jeunes consciences de notre temps à nourrir leur aspiration à plus de sens ? Qu'avons-nous à leur apporter ?
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Remise du Prix Livre et Droits de l'Homme à Abdennour Bidar
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