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ISBN : 2846265003
Éditeur : Au Diable Vauvert (15/05/2013)

Note moyenne : 3.87/5 (sur 115 notes)
Résumé :
Récit de voyage aux Kiribati, pays d'Océanie menacé de disparition par le changement climatique.
Sortie le 15 mai 2013.

« Il y a des pays en voie de développement et des espèces en voie de disparition. La république des Kiribati est un pays en voie de disparition. Perdu au milieu de l’océan Pacifique, ce petit paradis semble promis à l’engloutissement par le changement climatique.
J’ai organisé ma vie autour d’une ambition saugrenue, le ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (30) Voir plus Ajouter une critique
Ziliz
  23 décembre 2013
Il était une fois un archipel paradisiaque d'Océanie : les Kiribati. Paradisiaque sur photo, de loin, pour qui rêve de mer bleu turquoise, de plage de sable fin, de cocotiers.
"Il était", verbe à l'imparfait, parce que ces îles sont condamnées à être englouties. La faute au réchauffement climatique, mais aussi au manque de moyens, à l'impuissance des ONG, à l'inertie internationale...
Même au présent, cet archipel est loin d'être paradisiaque, d'ailleurs : les plages et la mer (utilisées comme toilettes, égouts, déchetterie faute d'équipements adaptés) sont dangereusement polluées, l'eau douce se salinise. La misère règne - une des conséquences néfastes de la colonisation au XIXe siècle. Pas de travail, la pêche est désormais réservée à la consommation locale, pas de tourisme comme source de revenus, insalubrité, dégâts de l'alcool, maladies...
Journaliste globe-trotter, Julien Blanc-Gras a vécu quelques semaines à Tawara, l'île capitale de cette république, partageant le quotidien de ses habitants, rencontrant également des étrangers venus en renfort. Ce témoignage est passionnant, entre réflexions et anecdotes personnelles, observations et explications socio-économico-écologico-politiques des faits. On retrouve l'humour cynique de 'Touriste' - plus sobre ici - ni moqueur ni condescendant. Mais aussi un mélange de fausse naïveté et de sérieux qui permettent à l'auteur d'exposer une situation alarmante, sans larmoiement ni hystérie apocalyptique moralisatrice.
Témoignage-documentaire simple d'accès, très intéressant, forcément instructif.
--- Comme le fait remarquer un lecteur (sur Am@zon), on peut déplorer l'absence de cartes et de photos.
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nadiouchka
  14 août 2018
Écrivain – voyageur pour notre plus grand plaisir, Julien Blanc-Gras est parti en 2012, aux îles Kiribati, pour lesquelles il écrit : « Il y a des pays en voie de développement et des espèces en voie de disparition. La république des Kiribati est un pays en voie de disparition. » (p.11). En effet, « Les atolls des Gilbert culminent à peine à deux ou trois mètres d'altitude. » (p.28) à cause du réchauffement climatique.
C'est ce voyage qui est relaté dans « Paradis (avant liquidation) » dont j'ai trouvé la couverture originale : une île dans un bocal en verre… (pour la protéger ? Certainement).
Ce lieu pourrait être paradisiaque avec les plages mais la mer est plus que polluée (déchets, égouts…). D'autre part, c'est la misère qui règne ici.
Avec son humour habituel, par exemple et au hasard : « Malgré une enquête assez poussée, je n'ai pas trouvé de Nutella. » (p.25), l'auteur arrive à bien nous décrire ce risque d'engloutissement à cause de ce grave réchauffement climatique. C'est que les moyens sont quasi nuls car les ONG ne se manifestent pas tellement. le manque de tourisme y contribue également. Alors on trouve des maladies, de l'alcool, du désoeuvrement…
Pour Julien Blanc-Gras qui écrit : « Le bout du monde se cache plus loin que prévu. On m'avait appris que les antipodes se trouvaient aux alentours de la Nouvelle-Zélande et comme c'est exact, je m'étais empressé d'y croire. Arrivé à Auckland, j'ai tout de même dû emprunter deux avions supplémentaires avant d'apercevoir ma destination. Il faut croire que la géographie n'est pas une science mouvante. » (p.9), voir la détérioration de ce lieu est un constat trop grave.
Ne connaissant pas ce coin du monde, j'ai fait quelques petites recherches et j'ai vu que Kiribati est un atoll, une république dont la capitale est Tarawa. On dit de cet endroit que c'est à la fois « un enfer et un paradis » et qu'il est le symbole du changement climatique » - que « vues d'Occident, les Kiribati ont souvent été décrites comme un paradis de sable blanc et de lagon turquoise » mais « à y regarder de plus près, c'est aussi un enfer perdu au bout du monde. » » Ce pays est l'un des plus menacés par la hausse du niveau de la mer…. Il est aussi l'un des plus pauvres, dépendant largement des aides internationales et des licences de pêche accordées aux navires étrangers pour puiser dans sa vaste zone maritime. »
Pour lutter contre cette montée des eaux inexorable, les habitants n'ont que des moyens dérisoires : sacs de ciment, blocs de coraux…
D'ailleurs, un plan de sauvegarde avait été imaginé : le déplacement de la population aux îles Fidji.
Ce livre, petit par son format, est une grande source d'informations délivrées par l'auteur qui observe tout, vit le quotidien des autochtones, le tout sans oublier son fameux humour.
C'est donc un témoignage très sérieux, qui m'a appris énormément et qui m'a confortée dans l'idée de garder l'auteur de « Touriste » et « Briser la glace » au rang des grands globe-trotters.
J'ai gardé pour la fin, ces quelques lignes extraites de la page 183, au moment du départ : « L'océan envahit le champ de vision. Tawara, future Atlantide, s'éloigne pour devenir un point anonyme dans l'horizon. Vue d'ici, elle évoque ces images de notre planète Terre, minuscule dans le grand vide de l'espace. Une perfection vulnérable, un paradis en sursis. » Il y a même une certaine poésie…
Mon propre dernier mot : « Cocorico ! » car l'auteur est français, né à Gap...
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Sirenna
  11 avril 2018
J'ai dit :
Oui au paradis,
Oui au voyage au bout du monde avec Julien Blanc Gras,
Oui à ce palmier planté sur un ilot de sable blanc
avec une vue imprenable sur lagon turquoise ^^
Oui pour l'accompagner sur les iles Kiribati.
Rêver de ces iles,
rêver de cette barrière de corail
rever le bonheur^^
Et puis,et puis...
une fois sur place j'ai découvert l'enfer.
Ces iles sont menacés par la hausse du niveau de la mer, causée par le réchauffement climatique.
En plein milieu du Pacifique des iles risquent de disparaitre.
La mer s'octroie une avancée inexorable sur ces terres amenées à disparaitre
Liquidation du paradis...
Ce liquide invasif,
inéluctable,
Cette érosion costale,
cette submersion marine
Qui fait disparaitre un pays...
Les effets du changement climatique
anéantissent ses iles:
Isolées, dispersées, minuscules…
Un constat sans retour qui me blesse...
Incapacité de la communauté internationale pour trouver une solution pour bloquer cette montée des eaux inéluctables !!
Et pourtant sur place les sacs de ciment
s'entassent...
maigres et frêles remparts à la montée des eaux...
Que faire d'un paradis qui se noient dans l'indifférence générale ?
Que faire d'un engloutissement de nos inconsciences... qui comme un déluge s'abat sur des contrées lointaines au milieu du Pacifique?
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Neneve
  06 juillet 2019
Voici un livre qui donne à réfléchir, puisqu'il porte sur l'environnement et sa sauvegarde. L'auteur se sert de son voyage en Océanie, et plus précisément à Kiribati, pour nous rappeler à quel point les changements climatiques peuvent être nocifs. Cet archipel d'îles est appelé à être englouti par la montée progressive des eaux occasionnée par la fontes des glaciers. Menacé, donc... mais pas que part cet océan à perte de vue. Aussi, par l'impuissance du peuple, pas l'indifférence internationale, par le manque de moyens... C'est triste à lire... Un dur constat. Et puis, l'auteur nous raconte aussi l'envers de la carte postale. Ces plages de sable blanc envahit par tous ces déchets amenés de loin par la houle, ou bien même de l'intérieur, puisque les locaux s'en servent de déchetterie et de toilettes. Il y a aussi cette idée de la vie au bord de mer, où l'on prend notre temps, pour apprécier la vue... qui cache une bien plus sombre réalité : l'obligation du peuple à traîner, parce qu'il n'y a pas de travail. Ce n'est donc pas une choix, mais un fait. Qui amène forcément la pauvreté et les conditions de vie précaires. Et puis, d'autres maux, tel que l'alcoolisme. Bref, l'auteur nous dresse un constat bien sombre du paradis. Mais ce n'est pas moralisateur, c'est factuel. le style d'écriture est fluide, agréable à lire et ponctué de quelques anecdotes plutôt drôles qui font du bien au vue du sujet abordé par le livre.
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trust_me
  07 juillet 2013
Fin 2011, Julien Blanc-Gras se rend sur l'archipel des Kirabati, avant que le réchauffement climatique ne le fasse disparaître. L'écrivain voyageur, décidé à effectuer un « quadrillage méthodique » de la planète, souhaite surtout découvrir « un pays en voie de disparition. » Arrivé sur place, il découvre un décor de rêve, le paradis sur terre. Il n'a qu'une hâte, plonger la tête la première dans le lagon bleu azur. Mais le chauffeur qui l'emmène vers son hôtel douche son enthousiasme : « N'y songe même pas. le niveau de pollution est rédhibitoire. C'est l'infection assurée. A ce propos, voici l'hôpital. Si tu tombes malade, il ne faut surtout pas venir ici. Ton état empirerait. On est dans le pays d'Océanie le plus défavorisé en matière de santé. »
Le décor est planté, le « touriste » va découvrir ce petit caillou de 16km² où vivent 50 000 âmes. Une densité de population infernale, un chômage de masse, une alcoolisation frénétique, une violence domestique omniprésente, un manque de ressources criant : eau potable, électricité, circuit d'assainissement des eaux usées inexistant, j'en passe et des meilleurs. Sans compter bien sûr les marées dévastatrices, les inondations à répétition, le niveau de la mer qui ne cesse de monter et des infrastructures de bric et de broc incapables d'enrayer le phénomène. le paradis vous avez-dit ?

Le tableau n'est certes pas des plus reluisants mais Julien Blanc-Gras possède ce ton si personnel où ne cesse d'affleurer une sincère empathie pour tous les autochtones qui vont croiser sa route. Il narre les épisodes farfelus qui vont jalonner son séjour avec un style inimitable où l'humour est toujours très présent. Petit exemple lorsqu'il se penche sur les problèmes de moeurs : « l'homosexualité est illégale et la sodomie, qu'elle soit masculine ou féminine, est passible de prison. J'ignore si cette loi est appliquée. Je ne suis pas certain que le gouvernement ait les moyens d'entretenir une police anale. »
Le propos se perd parfois dans des considérations sans grand intérêt et certains chapitres relèvent davantage du remplissage que de l'information la plus pertinente mais au final ce livre est drôle, réaliste, d'une grande humanité, à la fois empreint de lucidité et de tendresse envers ce peuple au bord de la disparition. Un véritable récit de voyage ou les aspects journalistiques et littéraires se retrouvent sur un pied d'égalité, ce qui, reconnaissons-le, n'est pas si courant.

Lien : http://litterature-a-blog.bl..
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critiques presse (4)
Bibliobs   11 juillet 2013
Comment vit-on cette «catastrophe au ralenti»? C'est le sujet de son «Paradis (avant liquidation)» , qui réussit le miracle d'être à la fois hilarant et terrible. Une lecture indispensable si l'on veut être certain de bien voyager cet été, puisque le moyen de locomotion le plus sûr reste indiscutablement la chaise longue.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
LePoint   08 juillet 2013
Rien de très joyeux, certes, mais l'auteur, dont on avait déjà apprécié "Touriste" (1), décrit cet effrayant gâchis avec la saine distance de son humour, la précision de ses informations, lancées comme des flèches, et la sincérité de ses portraits.
Lire la critique sur le site : LePoint
Lexpress   01 juillet 2013
C'est un récit de voyage et sa promesse d'évasion en remontre à bien des romans. La réflexion ne sera pas en reste, loin de là. Au recto, un décor de carte postale ; au verso, un pays en voie de disparition.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Bibliobs   24 juin 2013
La décontraction est le secret de ce styliste ambulant de 36 ans. Même dans la tragédie il sait rigoler sans condescendance. Avec lui, on rencontre des dizaines de personnages souvent impuissants, parfois incapables, toujours pleins d'humanité. C'est Nicolas Bouvier en short de bain, qui aurait lu Desproges. Irrésistible.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Citations et extraits (31) Voir plus Ajouter une citation
TerrainsVaguesTerrainsVagues   04 juillet 2015
Qui de la Californie ou des Kiribati, disparaitra en premier?
Parmi les choses qui ont changé en dix ans, je note l'apparition massive de smoke shops et l'explosion du nombre de sans-abri, jetés sur le pavé par la crise ou dépouillés de leur maison par les banques. Je suis dans le pays le plus riche du monde et les SDF pullulent.
Aux Kiribati, qui figurent tout en bas du classement, chacun a un toit.

....

Ils sont pauvres, mais au fond ils sont plus heureux que nous.
La formule, souvent prononcée de loin, est exécrable quand elle oublie les ventres vides et la souffrance des vies trop courtes. Cela dit, il n'est pas insensé de dire que le niveau de joie émanant du quotidien aux Kiribati est supérieur à celui d'une grande ville occidentale modelée par l'insatisfaction et noyée sous les divertissements.
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YzouYzou   14 juin 2013
L'épanouissement sexuel n'est pas une grande cause nationale aux Kiribati. On se marie jeune et les unions arrangées sont encore courantes, question de rationalité économique. Traditionnellement, la mère du marié doit être présente dans la chambre lors de la nuit de noce, afin de s'assurer de la virginité de l'épouse. Je fais répéter pour être certain d'avoir bien compris, et j'essaie de visualiser la situation. Pensée émue pour tous ces jeunes gens qui ont dû se débrouiller pour bander devant leur maman lors de leur premier rapport sexuel. Une mine d'or pour la psychanalyse.
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ZilizZiliz   25 décembre 2013
La menace écologique globale stimule notre propension à l'indignation - salauds de pollueurs - et tenaille notre mauvaise conscience d'hyper-consommateurs - tiens, moi aussi je pollue. Elle active la culpabilité, posture en vogue dans un Occident travaillé à la fois par la honte de son passé colonial et par le masochisme hérité de sa culture chrétienne. On s'autoflagelle cinq minutes en songeant à la planète, puis on va faire des courses.
(p. 20)
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YzouYzou   14 juin 2013
Un jour, Eria a eu l'occasion de faire un voyage à Genève, où il a vu le jet du lac Léman : " C'est incroyable, ils peuvent se permettre de s'amuser avec de l'eau douce. " Il est sidéré par la Suisse, et choqué quand je lui apprends que la consommation domestique quotidienne aux États-Unis s'élève à 360 litres par personne. Le révérend me scrute pour s'assurer que je ne plaisante pas, avant de demander : " Mais ils en font quoi? "
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ZilizZiliz   24 décembre 2013
Doit-on (...) penser que la menace climatique globale est exagérée ?
C'est le point de vue des climato-sceptiques, qui ne croient pas au réchauffement ou récusent son origine humaine. Ce sont parfois des scientifiques, souvent des fanatiques religieux ou des personnalités liées aux industries carbonées soucieuses de semer le doute dans l'opinion publique. En France, ils sont représentés par un ancien ministre dont la seule compétence climatique consiste à sentir le sens du vent pour retourner sa veste au bon moment.
(p. 119-120)
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Videos de Julien Blanc-Gras (12) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Julien Blanc-Gras
Soirée Polaire : autour de ATKA avec la présence de : Francois Bernard, Julien Blanc-Gras, Luc Jacquet au majestic à Chamonix
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