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ISBN : 9791030700121
Éditeur : Au Diable Vauvert (03/09/2015)

Note moyenne : 4.01/5 (sur 118 notes)
Résumé :
Il n'y a aucune raison de paniquer. Nous allons créer et accompagner une existence. C'est une formidable nouvelle, me dis-je en tapant vol aller simple Patagonie sur mon clavier.  
Journal de grossesse d'un futur père, In utero relate cette aventure intime et universelle, avec ses joies, ses angoisses et ses questions fondamentales. Faut-il se reproduire dans un monde surpeuplé? Comment faire rire une femme enceinte? Et surtout, peut-on accoucher en chau... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (47) Voir plus Ajouter une critique
rabanne
  03 juin 2017
Ah noooon, on n'est pas de ces quadras qui veulent un bébé sur le tard !! En même temps, quatre, un chiffre rond, c'est déjà pas (si) mal, hein ?! Donc aucune nostalgie, ni de désir inconscient, aucun regret non plus. J'ai juste suivi un conseil pour une lecture rigolote et moderne, qui aborde un sujet en littérature apparemment trop rare : la paternité, de J-9 mois au jour J.
C'est le voyage au coeur de la grossesse, vu par un globe-trotter touchant et humaniste, et un peu flippé aussi, car ça flippe tout le monde (la future maman aussi, forcément) un premier bébé ! Sa "couvade", comme il le dit, c'est ce livre...
Ouf, on est loin du cliché du film "Neuf mois" : la Femme (sa femme) vit plutôt une grossesse idéale et n'est vraiment pas chiante. Lui se montre super impliqué et bienveillant, sans que cela soit une façade. Ce papa en devenir masque ses angoisses et émotions par l'humour, tout en se posant les questions existentielles, comme celles purement pragmatiques, de tout futur parent.
Bref, c'est émouvant, marrant et intelligent. Un témoignage auquel on (pas que les hommes) ne peut pas être insensible.
NB : forcément, il fait écho à nos propres souvenirs... Mon mari s'est montré très impliqué et zen, certainement par pudeur quelque part, pour ma première grossesse (les autres, on était plus aguerris). Il n'a pas plus lu que moi de livres psy ou scientifiques, à part quelques guides médicaux de base. Il a plutôt tu ses propres angoisses pour apaiser les miennes, de devenir maman, alors que personne ne pouvait me dire quel bébé j'avais été (paradoxalement, cela m'a donné une force extraordinaire après). Ça m'a d'ailleurs touchée que la Femme de ce livre soit coréenne d'origine et adoptée comme moi. Sinon, il paraîtrait qu'on veut toujours "faire mieux" que ses parents. Les miens ont eu trois enfants ; j'en ai fait quatre (!). Inconscience, quand tu nous tiens......
Sinon, pour moi il n'y a pas de plus bel hommage à la paternité que les chansons de Renaud (En cloque et Lola) et de Benjamin Biolay (Ton héritage).
Pardonnez-moi d'avoir été si prolixe, une fois n'est pas coutume, en espérant que vous aurez eu le courage de tout lire ! ;-)
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marina53
  19 novembre 2015
Globe-trotter curieux, écrivain-voyageur, Julien Blanc-Gras a posé cette fois-ci ses valises pour une durée de 9 mois. Soit exactement (ou à peu près) le temps qu'il faudra à l'enfant pour se développer dans le ventre de sa mère. Enfant pourtant désiré et espéré, des milliers de questions se bousculent dans la tête de ce futur père dès lors que tout se concrétise. Était-ce réellement une bonne idée de concevoir un enfant maintenant alors que la terre est déjà suffisamment peuplée? Sera-t-il un bon père? Que fera-t-il si son enfant est moche?
Julien Blanc-Gras se raconte et livre ses émotions, ses sensations et ses sentiments tout au long de ces 9 mois. A l'instar d'un journal intime, l'on suit l'auteur dans ses questionnements, ses doutes et ses joies, ne manquant pas de pimenter son récit d'anecdotes de voyages. Voilà un petit roman qui se veut à la fois tendre, drôle et enjoué. Véritable déclaration d'amour à la Femme et à son enfant, portée par une écriture à la fois piquante et touchante. A mettre évidemment entre les mains des futurs pères et mères et de tous ceux tentés par l'aventure.
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Ziliz
  30 décembre 2015
Julien Blanc-Gras est un baroudeur. Les chaussons, son canapé et la routine, il est capable de faire une croix dessus pendant quelques semaines, même pas peur. Et pourtant... On peut vivre une aventure aussi perturbante qu'une expédition à l'autre bout du monde sans bouger de chez soi : la grossesse de sa compagne et l'arrivée du premier bébé. Que de découvertes, de doutes, d'angoisses !
« On reproche souvent aux écrivains français de se focaliser sur leur propre nombril. Je vais me concentrer sur celui de la Femme. » (p. 40)
Cela revient bien sûr au même, on reste dans l'autobiographie, mais l'exercice est particulièrement réussi ici, grâce au sens de l'autodérision de Julien Banc-Gras, à son honnêteté, et à des réflexions plus générales sur la parentalité. L'auteur ne se limite pas à des considérations personnelles sur son quotidien et ses états d'âme, il livre des réflexions pertinentes sur la grossesse, la maternité, la paternité et la famille à travers les âges, les continents - ceci sans jamais pontifier, et toujours avec humour.
Ce 'voyage au centre de la mère' et du père sonne très juste. Il m'a passionnée, fait sourire et rire, et souvent émue - un brin de nostalgie, sans doute... ♥
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Bazart
  17 septembre 2015
Globe-trotter insatiable, l'auteur Julien Blanc Gras, auteur notamment du fameux "Touriste" que j'avais énormément aimé il y a quelques années, par son regard plein d'humour et de décalage que l'auteur posait sur ses différents voyages, s'est sédentarisé ( enfin presque, juste une petite entorse) pendant 9 mois pour observer un ventre, celui de sa compagne, qui s'arrondissait de jour en jour.
Journal de grossesse, In utero nous montre l'auteur s'embarquer dans le plus long et le plus indélébile des voyages, et tous les obstacles inconnus qu'il va rencontrer au sein de ce périple.
du test de grossesse, à l'accouchement, "In Utero" nous livre une aventure qu'on voit plus souvent racontée du point de vue féminin que masculin . En efet, A part l'illustrateur Jul qui nous avait livré un génial Guide du Moutard, et d'ailleurs on peut dire aussi que Julien Blanc Gras a troqué ses guides du routar pour ses guides du moutard.
Forcément en tant que lecteur masculin, cette vision à la fois détachée et impliquée n'a pu que me séduire, d'autant plus que le ton plein d'humour et d'autodérision de l'auteur de Touriste est bien présent.
Un récit et un témoignage qui prennent la forme d'une lettre d'amour à sa compagne et à son futur enfant. Avec beaucoup d'humour et de tendresse, sans occulter les périodes d'angoisse et de remise en question, Blanc Gras se raconte avec pudeur et objectivité. pour ce qui constitue sans doute un des romans très agréables de cette rentrée que j'ai eu la chance de lire cet été plusieurs semaines avant sa sortie.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Ladydede
  17 septembre 2015
Julien Blanc-Gras revient ! Pour cette fois-ci, il nous conte son voyage, non pas sur un île déserte, mais au coeur de la grossesse de sa femme (qu'il appelle la Femme) du test à l'accouchement
Avec humour et dérision, l'auteur parle de ses angoisses de paternité mais aussi de sa joie grandissante de rencontrer ce petit garçon. Il nous fait part également d'anecdotes sur la paternité à travers les civilisations et l'Histoire.
J'ai retrouvé sans problème et avec beaucoup de plaisir le charme des écrits de Julien Blanc-Gras. Son style est toujours fluide et très agréable à lire. On tourne et on enchaine les chapitres sans s'en rendre compte et on y apprend beaucoup.
Drôle, léger et ludique , In utero est un récit qu'on n'est pas prêt d'oublier et qui donne le sourire ! Une petite perle dans le paysage trop "morose" de cette rentrée littéraire 2015 !
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critiques presse (1)
Lexpress   07 septembre 2015
Julien Blanc-Gras fait surtout montre d'un sens de l'autodérision réjouissant, à l'aune de l'exergue signée Pierre Desproges.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (65) Voir plus Ajouter une citation
ZilizZiliz   29 décembre 2015
Le monde ne devient pas plus dangereux quand on devient père, mais notre rapport au danger se modifie. L'enfant ignore les menaces qui l'entourent. Il se jette sous les roues des voitures en buvant de l'ammoniaque avant d'aller accepter les bonbons du vieux monsieur bizarre avec son imperméable et son van. [...]
Je viens de comprendre pourquoi on tend à devenir conservateur en vieillissant. 'Si on n'est pas de gauche à vingt ans, on n'a pas de coeur. Si on n'est pas de droite à quarante, on n'a pas de cerveau.' L'aphorisme est fameux et sa paternité floue, attribuée tantôt à Churchill, à Bismarck ou à Clemenceau. Il ne s'agit pas seulement de l'éternel conflit de générations, ou du fait qu'il est plus tentant de voter à droite quand on a quelques sous - les vieux sont en général mieux nantis. Le jeune a une vie à bâtir, il aspire à la liberté. Le parent a une famille, il aspire à la sécurité.
(p. 68-69)
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ZilizZiliz   02 janvier 2016
En Nouvelle-Guinée, le père arapesh est encore plus impliqué : la tradition veut qu'il simule l'accouchement, pratique lui permettant de réinvestir sa masculinité, si l'on en croit l'anthropologue Margaret Mead, citée dans le beau livres 'Pères : Images de la paternité à travers le monde', qui me sert ici de source.
A contrario, près de Bandung, sur l'île de Java, le père quitte la maison quand l'accouchement se prépare car il ne doit pas entendre les premiers cris du bébé (ici, la tradition arrange bien les hommes qui peuvent se la couler douce pendant que bobonne enfante).
Dans le registre feignasse, le papa wayapi de Guyane remporte la timbale. Il passe trois jours vautré dans un hamac. Ainsi fragilisé, il attire à lui les forces maléfiques pour les détourner de la mère et de l'enfant affaiblis par l'épreuve de l'accouchement. Il assume son rôle de protection de la famille, tout en se ménageant la possibilité de descendre quelques bières pour la bonne cause.
(p. 139-140)
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ZilizZiliz   03 janvier 2016
Pour les besoins de ce livre, j'ai dû faire des infidélités à 'Questions pour un champion' et passer du temps devant TF1. La chaîne diffuse 'Baby Boom', une émission plongeant dans les entrailles d'une maternité. La femme ne tient pas à la regarder, elle préfère éviter les images d'écartèlement pour le moment. De mon côté, je suis fasciné par le spectacle de l'humanité au moment N, dont les émotions sont à nu malgré les caméras.
Une grand-mère embrasse le téléphone quand son gendre lui apprend la bonne nouvelle (ça ne sert à rien, madame).
Un papa à dreadlocks, stéréotype de l'Antillais nonchalant, penché sur son nourrisson qui pleure : « Pourquoi tu cries comme ça, frère ? » (mais enfin, ce n'est pas ton frère, frère, c'est ton fils).
(p. 128)
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marina53marina53   19 novembre 2015
Cette année, la famille revient au centre des enjeux de société. Des hordes manifestent pendant des mois en répétant "un papa, une maman". Le France est déchirée entre ceux qui veulent accorder l'égalité aux homosexuels et les autoriser à adopter, et ceux qui, peu ou prou, considèrent les pédés et les gouines comme des sous-citoyens. C'est une bataille de l'enfant qui se joue dans les rues.
Des marmots sont enrôlés par leur famille pour scander des slogans homophobes. Statistiquement, une partie d'entre eux se découvrira homosexuelle à l'adolescence. Ils se rendront alors compte qu'ils sont ce qu'on leur a appris à détester. Drôle de conception de la protection de l'enfance. Bonne chance, mes petits gars.
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ZilizZiliz   09 janvier 2016
Je vais être un nouveau père, je compte bien être un "nouveau père". Si je fais un enfant, je le fais comme il faut. Partager les tâches et les dépenses me semble naturel. Ce n'est pas une position idéologique, juste une question de politesse. Les vieux machos ricanent quand les papas jouent à la maman. Ces jeunes, vraiment des gonzesses. Je ne vois pas en quoi torcher les gosses ferait de moi une maman. Ça fera de moi un parent.
Assister au cours de préparation à l'accouchement n'altérera pas ma virilité. Je fais la vaisselle et ça ne m'empêche pas de mettre une claque sur les fesses de la Femme quand elle passe à côté de mon bureau. En donnant le biberon, je serai un homme plus complet, plus total. Et je vais te dire un secret, camarade réactionnaire : ça plaît aux femmes.
(p. 74-75)
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Videos de Julien Blanc-Gras (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Julien Blanc-Gras
Il nous avait habitués à ses récits de voyages, Julien Blanc-Gras nous livre ici une chronique de la paternité au temps du terrorisme avec "Comme à la guerre" (Stock). Avec beaucoup d'humour et de sensibilité, son narrateur évolue dans un Paris bouleversé puis résilient, de la naissance aux trois ans de son fils et fouille les archives familiales pour chercher ce qui lui est transmis des générations précédentes et mieux appréhender ce qu'il doit lui-même léguer. Un récit humble, drôle et plein d'optimisme.
En savoir plus sur "Comme à la guerre" : https://www.hachette.fr/livre/comme-la-guerre-9782234084407
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