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ISBN : 2070371948
Éditeur : Gallimard (14/05/1980)

Note moyenne : 3.91/5 (sur 38 notes)
Résumé :


Publié en 1897, La Femme pauvre évoque la misérable vie de Clothilde.

Pourtant dans la plus profonde détresse, elle reste toujours animée d'un sentiment religieux, d'une grâce divine, qui lui permet d'affronter ses souffrances.

Ce roman se distingue par sa stupéfiante splendeur verbale; sa composition obéit à des lois plus poétiques que romanesques. C'est un livre à l'image même de l'auteur : déroutant, dérangeant, roma... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Tibere
  29 mars 2013
De nos jours, Léon Bloy semble être en odeur de sainteté dans l'Eglise Catholique, même au sein du Saint Siège. le pape François n'a pas hésité à citer cet écrivain à la plume de feu et au coeur résolument tourné vers le Christ et la Vierge Marie. Etrange retournement de l'histoire, surtout quand on sait que Léon Bloy avait beau adoré la religion Catholique et ses traditions, il n'en demeurait pas moins très critique envers son clergé trop superficiel dans sa foi et parfois aussi le pape (Il détestait Pie X).
La Femme pauvre est un roman admirable. Divisé en deux grandes parties, on y apprend la triste histoire de Clothilde Maréchal, fille pieuse mais tourmentée, simple mais déchue, courageuse malgré son horrible tartuffe de mère ainsi que son alcoolique de compagnon revendiquant le droit d'être son père. Celui-ci est déjà mort depuis longtemps et sa mémoire est salie par la mère de Clothilde. Vivant dans une froide misère, Clothilde est obligée de pourvoir aux besoins de sa famille, qui ne se lasse pas de lui reprocher quantité de choses. C'est finalement en étant obligé de poser nue pour un peintre que Clothilde prend enfin un autre chemin.
Pélopidas Gacougnol artiste peintre exubérant et un peu grossier au premier abord, se prend rapidement d'affection pour cette étrange pauvrette dont l'âme n'en est pas moins riche et humble. Ensemble, il rencontre Caïn Marchenoir, le héros d'un précédent roman – le Désespéré – et aussi une des incarnations de Léon Bloy. Ce brillant mais féroce catholique s'est quelque peu assagi dans ce livre, il n'en a pas perdu sa verve à parler et à se battre contre ce Monde bourgeois et mécréant. Enfin, un troisième individu de cette trinité d'âmes hautes s'invite, Léopold, véritable flibustier de l'esprit et enlumineur de profession. C'est certainement le plus violent et orageux des trois, il ne se laisse pas faire, il n'hésite à s'attaquer directement à un adversaire par un discours enflammé et véhément.
De ces trois hommes, Clothilde en trouvera sa vie véritablement changée. La pauvrette qui dormait sur un matelas moisi dans la pièce commune du logis de sa matrone de mère découvre enfin une accalmie dans sa vie d'épave. Accalmie toute relative cependant, car c'est véritablement à un feu du Logos, du verbe, du Christ et de l'art qui pénètre son âme avec une force incommensurable. Clothilde ne dédaigne pas l'éducation de ces trois hommes là, elle en ressent le besoin. Lors d'une soirée lettrée, Gacougnol invite d'autres personnages, certains très proche de leur vision de l'art et de la religion catholique : Lazare Druide (Henry de Groux dans la réalité), Bohémond de l'Isle -de -France, (il s'agit bien évidemment du comte de Villiers de l'Isle d'Adam), et d'autres beaucoup plus fantaisistes : Folentin (Huysmans, ancien ami écrivain devenu ennemi pour Bloy), Crozant (un pianiste qui se prétends hanter par les morts). Derrière cette mosaïque de portraits se cache une poésie subtile et ardente. Plusieurs moments m'ont marqué durant cette soirée, le vibrant hommage de Caïn Marchenoir envers ce Moyen-âge millénaire mystérieux et indicible ainsi que ce vieux débat sur la musique de Wagner considéré comme proche du malin selon Marchenoir et qui rappelle l'essai de Baudelaire sur la représentation de Tannhäuser à Paris il y a quelques dizaines d'années auparavant…
Ces instants de grâce, Clothilde les perdra brusquement. Sans trop en révéler sur le roman, dès la seconde partie, Clothilde retombera dans une période misérable à la suite d'un drame atroce, puis sera sauvée à nouveau par le mariage avec une âme providentielle. Ensemble, ils devront néanmoins se battre contre les affres du Monde. le malheur étant toujours un créancier très douloureux, les rares moments de bonheurs seront toujours payés par de longs hivers de souffrances. La pauvreté, l'injustice, le mépris, les drames et enfin la solitude seront les nombreux obstacles qui se dresseront sur la route de Clothilde. (Mention spéciale aux voisins « Poulot », véritables êtres infâmes de l'espèce humaine)
Ce chemin laborieux n'en reste pas moins poétique. Il y a là les plus belles pages qu'aient pu écrire Bloy. Malgré les ténèbres les plus épaisses, l'espoir à travers le Christ permet aux héros de ce roman de tenir, d'avancer. En cela, la phrase finale de Clothilde résonne comme un écho encore dans ma tête : « Il n'y a qu'une tristesse, c'est de N'ETRE PAS DES SAINTS ».
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Tounis
  25 mars 2018
En lisant ce livre, je n'ai pas pu m'empêcher de penser que Léon Bloy n'était pas vraiment un romancier. le titre du livre et la biographie de l'auteur, qui a connu lui-même le dénuement complet, m'avaient pourtant laissé espérer une aventure dans laquelle je pourrais toucher du doigt le quotidien d'une femme pauvre dans le Paris de la fin du XIXe siècle.
Le début du roman est pourtant prometteur : la description du milieu dans lequel a grandi Clothilde, de son appartement et du caractère de sa mère crée immédiatement une ambiance pathétique qui m'a donné envie d'aller plus loin. Mais voilà, tout à coup, Clothilde est provisoirement « sauvée » de son entourage délétère, et l'ambiance change radicalement. le nouveau cercle dans lequel elle se retrouve projetée, composé d'artistes, est plutôt propice à de longs apartés polémiques, des discours qui peinent à trouver une résonance aujourd'hui et qui font référence à des débats de l'époque que je n'ai pas toujours pu comprendre. L'intrigue commence alors à traîner en longueur et lorsqu'on arrive à la fin de la première partie, on se rend compte que le résumé de l'histoire tiendrait aisément en une phrase.
La deuxième partie est clairement plus romanesque : plusieurs années de la vie de Clothilde y sont passées en revue sur un rythme bien plus enlevé. Mais là encore, on retrouve ce qui m'a dérangé tout au long du livre : l'usage d'une langue et d'un vocabulaire volontairement alambiqués et des personnages qui, hormis Clothilde et son entourage, sont tous des modèles de méchanceté et d'hypocrisie.
Au final, il y a de très belles pages dans La femme pauvre, mais si certains passages m'ont marqué, j'ai toujours gardé la désagréable impression que l'ensemble manquait d'unité et que le roman passait plus de temps à dénoncer le comportement des hommes qu'à exprimer clairement ce qui faisait de Clothilde une héroïne.
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stcyr04
  19 avril 2016
Ce roman trace le long chemin de croix de Clothilde dans un Paris miséreux vers 1880. Fille d'une femme de mauvaise vie, horrifiée par les frasques de son ivrogne de beau-père elle est poussée par sa "famille" à venir poser pour un artiste peintre, Gacougnol. Celui-ci la prend en pitié et la protège jusqu'à finir poignardé par le nauséabond poivreau. Un ami du peindre, âme ardente, décide d'en faire sa femme ce qui malheureusement ne mettra pas un terme à ses souffrances bien au contraire. Mélange volcanique de mysticisme catholique souligné par un vocabulaire apocalyptique inusité et de haine de l'auteur pour la bourgeoisie et la médiocrité, le style de Léon Bloy est incisif, corrosif et parfois même désopilant, dévoilant la personnalité d'un écrivain écorché vif et épris d'absolu.
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moravia
  18 mars 2013
J'ai laché le morceau à mis parcours.
Je ne sais dire pourquoi.
La seule image qui me vienne à l'esprit c'est la greffe sur un arbre.
Allez donc greffer un pommier sur un cerisier !
Pas compatible avec L.Bloy.
Je vais cependant tenter sa correspondance, pour un ultime essai.
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allard95
  09 février 2014
Quelle finesse! Quelle merveille! Avec le Désespéré, LE chef d'oeuvre de L.Bloy qu'il faut lire, absolument.
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
enkidu_enkidu_   01 novembre 2014
Les femmes sont universellement persuadées que tout leur est dû. Cette croyance est dans leur nature comme le triangle est inscrit dans la circonférence qu’il détermine. Belle ou laide, esclave ou impératrice, chacune ayant le droit de se supposer la FEMME, nulle n’échappe à cet instinct merveilleux de conservation du sceptre dont la Titulaire est toujours attendue par le genre humain.

L’affreux cuistre Schopenhauer, qui passa sa vie à observer l’horizon du fond d’un puits, était certes bien incapable de soupçonner l’origine surnaturelle du sentiment dominateur qui précipite les hommes les plus forts sous les pieds des femmes, et la chiennerie contemporaine a glorifié sans hésitation ce blasphémateur de l’Amour.

De l’Amour, assurément, car la femme ne peut pas être ni se croire autre chose que l’Amour lui-même, et le Paradis terrestre, cherché depuis tant de siècles, par les dons Juans de tous les niveaux, est sa prodigieuse Image.

Il n’y a donc pour la femme, créature temporairement, provisoirement inférieure, que deux aspects, deux modalités essentielles dont il est indispensable que l’Infini s’accommode : la Béatitude ou la Volupté. Entre les deux, il n’y a que l’Honnête Femme, c’est-à-dire la femelle du Bourgeois, réprouvé absolu qu’aucun holocauste ne rédime.

Une sainte peut tomber dans la boue et une prostituée monter dans la lumière, mais jamais ni l’une ni l’autre ne pourra devenir une honnête femme, – parce que l’effrayante vache aride qu’on appelle une honnête femme, et qui refusa naguère l’hospitalité de Bethléem à l’Enfant Dieu, est dans une impuissance éternelle de s’évader de son néant par la chute ou par l’ascension.

Mais toutes ont un point commun, c’est la préconception assurée de leur dignité de dispensatrices de la Joie. Causa nostræ lætitiæ ! Janua coeli ! Dieu seul peut savoir de quelle façon, parfois, ces formes sacrées s’amalgament à la méditation des plus pures et ce que leur mystérieuse physiologie leur suggère !…

Toutes – qu’elles le sachent ou qu’elles l’ignorent, – sont persuadées que leur corps est le Paradis. Plantaverat autem Dominus Deus paradisum voluptatis a principio : in quo posuit hominem quem formaverat. Par conséquent, nulle prière, nulle pénitence, nul martyre n’ont une suffisante efficacité d’impétration pour obtenir cet inestimable joyau que le poids en diamants des nébuleuses ne pourrait payer.

Jugez de ce qu’elles donnent quand elles se donnent et mesurez leur sacrilège quand elles se vendent !

Or voici la conclusion tirée des Prophètes. La femme a RAISON de croire tout cela et de prétendre tout cela. Elle a infiniment raison, puisque son corps, – cette partie de son corps ! – fut le tabernacle du Dieu vivant et que nul, pas même un archange, ne peut assigner des bornes à la solidarité de ce confondant mystère ! (partie I, chapitre 20)
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TibereTibere   25 mars 2013
Une fois, pourtant, l’envié Maréchal surprit sa femme en compagnie d’un gentilhomme peu vêtu. Les circonstances étaient telles qu’il aurait fallu, non seulement être aveugle, mais sourd autant que la mort, pour conserver le plus léger doute.

L’austère matrone, qui le cocufiait avec un enthousiasme évidemment partagé, n’était pas assez littéraire pour lui servir le mot sublime de Ninon : « Ah ! vous ne m’aimez plus ! vous croyez ce que vous voyez et vous ne croyez pas ce que je vous dis ! » Mais ce fut presque aussi beau.

Elle marcha sur lui, gorge au vent, et d’une voix très douce, d’une voix profondément grave et douce, elle dit à cet homme stupéfait :

— Mon ami, je suis-t-en affaires avec Monsieur le Comte, allez donc servir vos pratiques, n’est-ce pas ? Après quoi elle ferma sa porte.

Et ce fut fini. Deux heures plus tard, elle signifiait à son mari de n’avoir plus à lui adresser la parole, sinon dans les cas d’urgence absolue, se déclarant lasse de condescendre jusqu’à son âme de boutiquier et bien à plaindre, en vérité, d’avoir sacrifié ses espérances de jeune fille à un malotru sans idéal qui avait l’indélicatesse de l’espionner. Elle n’oublia pas, en cette occasion, de rappeler sa naissance illustre.

À dater de ce jour, l’épouse exemplaire ne marcha plus qu’avec une palme de martyre et l’existence devint un enfer, un lac de très profonde amertume pour le pauvre cocu dompté qui se mit à boire et négligea ses affaires.
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enkidu_enkidu_   02 novembre 2014
Il disait, par exemple, n’avoir jamais rien compris à ce qu’on est convenu d’appeler la philosophie, n’ayant pu arriver à la préalable conception du toupet des cuistres qui osent tenter la mise en équilibre des conjectures sur les hypothèses et des inductions sur les postulats. À ce propos, il se répandait en malédictions contre l’Allemagne, qu’il accusait avec justice d’avoir, de son lourd esprit domestique, attenté au bon sens des races latines éternellement désignées, malgré tout, pour la domination sur cette racaille.

– Laissez-moi donc tranquille ! criait-il à Clotilde qui ne le tourmentait guère pourtant, il n’y a que deux philosophies, si on tient absolument à ce mot ignoble la spéculative chrétienne, c’est-à-dire la théologie du Pape, et la torcheculative. L’une pour le midi, l’autre pour le nord. Voulez-vous que je vous fasse en deux mots cette histoire de dégoûtation ? Avant votre Luther, on n’était pas déjà trop brillant dans le monde germanique. Quand je dis votre, j’entends le Luther de cette nation crapuleuse. C’était une ingouvernable pétaudière de cinq ou six cents États dont chacun représentait un grouillis de caboches obscures, imperméables à la lumière, dont les descendants ne peuvent être orientés ou disciplinés qu’à coups de trique. L’autorité spirituelle était là-dessus comme l’abeille sur le fumier. Luther eut cet avantage suprême d’être le Salaud attendu par les patriarches de la gueuserie septentrionale. Il incarnait à ravir la bestialité, l’inintelligence des choses profondes et le croupissant orgueil de tous les buveurs de pissat de vache. Il fut adoré, naturellement, et tout le nord de l’Europe s’empressa d’oublier la Mère Église pour aller dans les fientes de ce marcassin. Le mouvement continue depuis bientôt quatre siècles et la philosophie allemande, exactement qualifiée par moi tout à l’heure, est la plus copieuse ordure tombée du protestantisme. Ça se nomme l’esprit d’examen, ça s’attrape avant de naître, aussi bien que la syphilis, et il se trouve de petits français assez engendrés au-dessous des dépotoirs pour écrire que c’est tout à fait supérieur à l’intuition de notre génie national. (partie I, chapitre 22)
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enkidu_enkidu_   01 novembre 2014
Serait-ce que la plupart des hommes ont oublié qu’étant eux-mêmes des créatures ils n’ont pas le droit de mépriser l’autre côté de la Création ? Saint François d’Assise, que les plus impies ne peuvent se défendre d’admirer, se disait le très proche parent, non seulement des animaux, mais des pierres et de l’eau des sources, et le juste Job ne fut pas blâmé pour avoir dit à la pourriture : « Vous êtes ma famille ! »

J’aime les bêtes parce que j’aime Dieu et que je l’adore profondément dans ce qu’il a fait. Quand je parle affectueusement à une bête misérable, soyez persuadé que je tâche de me coller ainsi plus étroitement à la Croix du Rédempteur dont le Sang, n’est-il pas vrai ? coula sur la terre, avant même de couler dans le cœur des hommes. Elle était bien maudite pourtant, cette mère commune de toute l’animalité. Je sais aussi que Dieu nous a livré les bêtes en pâture, mais il ne nous a pas fait un commandement de les dévorer au sens matériel, et les expériences de la vie ascétique, depuis quelques dizaines de siècles, ont prouvé que la force du genre humain ne réside pas dans cet aliment. On ne connaît pas l’Amour, parce qu’on ne voit pas la réalité sous les figures. Comment est-il possible de tuer un agneau, par exemple, ou un bœuf, sans se rappeler immédiatement que ces pauvres êtres ont eu l’honneur de prophétiser, en leur nature, le Sacrifice universel de Notre Seigneur Jésus-Christ ?… (partie I, chapitre 15)
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TibereTibere   27 mars 2013
— On oublie toujours que le Moyen Âge a duré mille ans. De Clovis et d’Anastase jusqu’au Christophore, en passant par Jeanne d’Arc et le dernier Constantin, la mesure est pleine. Mille ans ! N’est-ce pas inintelligible ?

Quand on nous dit que le soleil est quatorze cent mille fois plus gros que la terre et qu’un gouffre de trente-huit millions de lieues nous en sépare, ces chiffres nous paraissent absolument dénués de sens. Même observation pour la durée de telle ou telle période historique. L’homme est si surnaturel que ce qu’il réalise le moins, ce sont les notions de temps et d’espace.

Dix siècles ! cent soixante papes, six cents rois ou empereurs, sans compter les princes barbares, trente ou quarante dynasties et à peu près autant de révolutions qu’il y eut de batailles l Allez donc vous y reconnaître, fussiez-vous archange !

Massacres, dévastations, villes en feu, villes en prière, populations suspendues à la frange de la robe des thaumaturges, carillons et tocsins, pestes et famines, interdits et tremblements, cyclones d’enthousiasme et trombes d’épouvante pas de halte, même sous les pieds des trônes, nul refuge certain, même dans la Maison de Dieu ! Les Saints, il est vrai, poussent dans les ruines et font ce qu’ils peuvent pour que « ces jours soient abrégés », mais ce sont des jours de vingt-cinq ans, hélas ! et il n’en faut pas moins de quarante.
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Videos de Léon Bloy (10) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Léon Bloy
Léon Bloy ou la mystique de la douleur. (avec François Angelier)
Les Racines du Ciel : Léon Bloy ou la mystique de la douleur avec François Angelier (29.11.2015)
François Angelier : producteur de Mauvais genres à France Culture, chroniqueur au Monde, auteur de nombreux ouvrages parmi lesquels on peut citer le "Dictionnaire Jules Verne" (Pygmalion, 2006) et le "Dictionnaire des voyageurs et explorateurs occidentaux" (Pygmalion, 2011). Il vient de publier de Bloy ou la fureur du juste (Points, 2015), essai dans lequel il revient sur la trajectoire de Léon Bloy, qui ne cessa, entre la défaite de 1870 et la Première Guerre mondiale, de clamer la gloire du Christ pauvre et de harceler sans trêve la médiocrité convenue de la société bourgeoise, ses élites et sa culture. Catholique absolu, disciple de Barbey d'Aurevilly, frère spirituel d'Hello et de Huysmans, dévot de la Notre-Dame en larmes apparue à La Salette, hanté par la Fin des temps et l'avènement de l'Esprit saint, Léon Bloy, écrivain et pamphlétaire, théologien de l'histoire, fut un paria des Lettres, un «mystique de la douleur» et le plus furieux invocateur de la justice au coeur d'une époque dont il dénonça la misère sociale, l'hypocrisie bien-pensante et l'antisémitisme. Bloy ou le feu roulant de la charité, une voix plus que présente - nécessaire.
François Angelier est aussi l'auteur de l'essai intitulé "Léon devant les canons" qui introduit "Dans les ténèbres", livre écrit par Léon Bloy au soir de sa vie et réédité par Jérôme Millon éditeur.
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