AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2246446910
Éditeur : Grasset (28/08/1991)

Note moyenne : 3.62/5 (sur 40 notes)
Résumé :
Le 9 septembre 1976, Mao meurt sans avoir prononcé les quelques mots qui auraient fait de sa femme la nouvelle impératrice rouge. Et Madame Mao, hâtivement, maladroitement, tente un coup d'État. Un mois plus tard, elle est arrêtée. Ainsi s'achève une des plus folles « carrières » du siècle. Ainsi commence le nouveau roman de Lucien Bodard, dans l'ambition féroce et l'hystérie. C'est la plus extravagante des histoires, l'ascension d'une fille de rien, née dans le rui... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
frandj
  15 janvier 2017
Lucien Bodard était un grand connaisseur de l'Extrême-Orient, de la Chine en particulier. Il a été grand reporter, notamment pour couvrir la guerre d'Indochine. Dans le monde littéraire, il est surtout connu pour ses romans: "Anne-Marie" qui lui a valu le prix Goncourt en 1981. "Les dix mille marches", publié en 1991, a une importante composante historique. Il décrit en détails l'incroyable carrière de Jiang Qing (1914-1991), qui fut la dernière épouse de Mao Zedong.
Cette femme, belle (du moins quand elle était jeune), sans scrupules et très ambitieuse, réussit une ascension vraiment extraordinaire, alors qu'elle est partie de rien. Son enfance est très dure, comme c'était le cas en Chine dans le petit peuple. Devenue actrice à Shanghai, elle intrigue habilement, côtoie des personnages situés à gauche, collectionne les amants - notamment Kang Sheng, maitre espion du PCC - puis rejoint la zone tenue par les troupes communistes. Là, elle se fait présenter à celui qui n'est pas encore le maître tout-puissant de la Chine; il l'épouse en 1938. En raison de sa personnalité et de son passé sulfureux, Jiang Qing suscite une grande méfiance chez les dirigeants du PCC, qui la mettent à l'écart. Malgré tout, et grâce à l'appui de Mao, elle finit par jouer un rôle très important dans la politique du pays, notamment pendant la grande Révolution Culturelle. L'étoile de cette femme obsédée par le pouvoir est alors à son zénith. Plus dure sera sa chute… Tout de suite après la mort du Grand Timonier (1976), elle est arrêtée et accusée de complot, comme les autres membres de la "bande des quatre". Condamnée à mort, elle ne sera pas exécutée et mourra beaucoup plus tard (en 1991).
En décrivant dans ce gros ouvrage la vie de Jiang Qing, Bodard évoque la période la plus violente de l'Histoire de la Chine, qui est généralement méconnue ici. J'ai trouvé que c'était intéressant. le récit me parait conforme à la documentation que j'ai pu consulter. Mais je voudrais savoir si certains faits relatés ont été romancés, et jusqu'à quel point.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Fenky
  30 janvier 2016
Le 9 septembre 1976, Mao meurt sans avoir prononcé les quelques mots qui auraient fait de sa femme la nouvelle Impératrice rouge. Et madame Mao, hâtivement, maladroitement, tente un coup d'Etat. Un mois plus tard, elle est arrêtée. Ainsi s'achève une des plus folles carrières" du siècle. Ainsi commence le nouveau roman de Lucien Bodard, dans l'ambition féroce et l'hystérie. C'est la plus extravagante des histoires, l'ascension d'une fille de rien, née dans le ruisseau ou presque, qui devient actrice dans Shanghaï la fabuleuse et qui force son chemin jusqu'au futur maître de la Chine. Les armes de la future Madame Mao ? Sa rage de survivre, son exceptionnelle qualité de méchanceté, et puis son mépris des hommes qu'elle domine par le sexe. Elle n'en respecte qu'un, Kang Sheng qui la protégea quand elle était enfant, Kang Sheng l'espion, le futur chef des services secrets de la Chine rouge. La rencontre de ces deux êtres, leur complicité... Tout est là. Bodard montre une Chine convulsive, déchirée, encore endormie dans le Moyen Age, mais déjà folle de modernité mal assimilée sous la botte des Blancs ivres de mercantilisme. Et surtout, il raconte à sa manière fourmillante la saga du parti communiste chinois, les combats contre les Nationalistes de Tchang Kaï Chek, la clandestinité, les complots, les trahisons, la Longue Marche. C'est la plus formidable épopée du XXe siècle."
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
anlixelle
  22 janvier 2017
Un livre que j'ai trouvé fastidieux et que j'ai fini par lâcher.
Peut être n'était ce pas le bon moment ?
Ou bien "écriture" ou / et "structure" ne me convenaient pas. Dommage, car j'apprécie, en général, les écrits traitant de l'Asie.
Commenter  J’apprécie          80
grasshopers
  02 décembre 2013
Pour les amateurs d'histoire de Chine, un magnifique portrait d'une nommée Grue des Neiges qui fit la rencontre d'un nommé Mao...
S'ensuivit les terribles et sombres chapitres qu'ils écrivirent pour la destiné de leur pays. Chronique de la folie des êtres...
Commenter  J’apprécie          10
toto
  13 juillet 2019
Vie palpitante que celle de la femme de Mao.
Mais roman un peu long
Commenter  J’apprécie          00
Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   22 octobre 2012
Aujourd’hui, mystérieusement, tous savent où est la menace : elle a pour nom Jiang Qing, la tueuse qui risque d’être tuée et qui, dans sa disgrâce, peut entraîner avec elle les naïfs, les complaisants, les jobards. Son contact est urticant, la prudence commande de s’éloigner de cette Jiang Qing, la traqueuse de criminels, qui serait elle-même une criminelle, et de l’espèce la pire, celle qui ne se repent pas, celle qui se pavane dans ses fautes et essaie d’attirer dans son sillage nauséabond des innocents qui, rien qu’à la regarder, rien qu’à l’écouter, se rendent coupables de complicité. On se détourne donc d’elle, d’abord avec précaution – sa félonie n’est pas encore proclamée, il convient peut-être de ménager cette femme…
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
rkhettaouirkhettaoui   22 octobre 2012
Quand il s’amadoue en une maquellerie enjôleuse, il joue à l’écureuil qui offre ses noix, à l’ourson qui propose de voler ensemble le miel d’une ruche, au caniche qui invite à partager sa pâtée, la truffe mouillée d’amabilité conviviale.
Commenter  J’apprécie          10
TroyTroy   06 juin 2017
Tu m’as été utile et je t’ai été utile. Lorsque je serai mort, nous nous haïrons toujours et je te servirai toujours.
_ Je vénérerai votre mémoire.
_ Que non ! Tu seras au comble de l’allégresse et tu t’empareras de ma dépouille.
Commenter  J’apprécie          10
rkhettaouirkhettaoui   22 octobre 2012
L’honneur est une notion réactionnaire s’il n’est pas suprême sacrifice au Parti. D’ailleurs ici il n’est pas question d’honneur mais d’amitié. Il arrive que de vieilles amitiés se terminent en haine, en rivalité mortelle.
Commenter  J’apprécie          10
rkhettaouirkhettaoui   22 octobre 2012
Mais au lieu de s’écrouler, Jiang Qing s’exalte. Un élan la prend, un désir extraordinaire : celui de finir en beauté. Elle n’est pas vaincue, son désastre est une victoire. Au terme d’une histoire qui l’a portée si haut, elle restera pour la postérité mieux qu’une héroïne, l’ultime combattante de la Révolution. Avant tout, qu’en ces instants cruels elle se montre digne de sa destinée, que son épopée s’accomplisse dans le sublime.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Video de Lucien Bodard (13) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Lucien Bodard
Bref portrait du journaliste et écrivain Lucien Bodard
autres livres classés : chineVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Quelle guerre ?

Autant en emporte le vent, de Margaret Mitchell

la guerre hispano américaine
la guerre d'indépendance américaine
la guerre de sécession
la guerre des pâtissiers

12 questions
1740 lecteurs ont répondu
Thèmes : guerre , histoire militaire , histoireCréer un quiz sur ce livre