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ISBN : 2818965861
Éditeur : Bamboo Edition (28/11/2018)

Note moyenne : 3.75/5 (sur 4 notes)
Résumé :
Redécouvrez la série culte de Boichi en version deluxe!
Rejoignez la Sun-Ken Rock Team dans sa spectaculaire guerre des gangs !
Bastons, jolies filles, costards de marque... Un graphisme magistral au profit d'un récit explosif qui aura marqué l'histoire du manga d'action !
Chaque livre de l'édition deluxe regroupe deux volumes de l'édition normale, ainsi que de nombreux bonus (pages couleur inédites, recherches graphiques, interview de l'auteur... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Alfaric
  12 janvier 2019
Merci Babelio, Merci Masse Critique, Merci Doki Doki ! Après le chouette Pinocchio cyberpunk dénommé "Origin" je voulais de frotter avec "Sun-Ken Rock au Boichi" des origines, donc c'était le destin qui voulait que je rencontre l'édition deluxe du premier manga japonais de l'auteur coréen. L'édition en surformat cartonné qui regroupe 2 tomes par opus est très classe avec son noir mat et ses illustration badass, les bonus sont surtout technique mais les mots de l'auteur sont plein d'émotion… Allez c'est (re)parti !!! ^^

Boichi a connu la dictature et la pauvreté qui l'ont beaucoup marqué, les espoirs de la transition démocratique et le grand mouvement populaire de la fin des années 1990 qui a obligé les élites a quadruplé les salaires ce qui a fait de la Corée du Sud le 12e puissance mondiale (phénomène rigoureusement impossible selon tous les principes du TINA reagano-thatchéro-macronien), mais aussi des années durant la destitution à répétition d'élus, de députés, de ministres et de présidents aussi moralisateurs que corrompus qui ont voulu et veulent toujours imposer à leur pays l'ultralibérale et hypercapitaliste « politique de l'offre » alimentée par la « théorie du ruissellement » aussi appelée « miettes tombant de la table des puissants » avec pour seul résultat le grand déclassement de la majorité de la population avec l'explosion des inégalités, de la précarité et de la pauvreté… On ne s'étonnera donc pas que Boichi soit un mangaka antisystème voire carrément anarchiste, et qu'il s'éclate depuis que la Planète Manga a repris les thématiques de la lutte des classes ! Pour ne rien gâcher c'est aussi quelqu'un de très engagé dans le domaine caritatif, et on n'en dira pas temps de tous ses collègues sans parler des donneurs de leçons prestitués… Mais artistiquement il a aussi connu les années 1980 où la liberté était souvent totale et la tonalité parfois « Métal Hurlant » (comme les "Angel Dick" et les "Armagedon" de Lee Hyun Se, vedette populaire en Corée du Sud autant pour ses oeuvres que pour ses 4 années de bataille judiciaire acharnées contre les autorités qui l'accusaient d'exercer selon l'expression consacrée mais éculée « une influence pernicieuse sur la jeunesse »*), donc il a très mal vécu la chape de plomb qui s'est abattu sur son média à la fin des années 1990 quand le gouvernement a décidé de tout censurer selon un modèle débile, hypocrite et malheureusement trop bien connu car il a sévi à répétition aux États-Unis, en Europe et en Asie Orientale : on considère que les bandes dessinées / dessins animés sont 100 % jeunesse en prenant comme référence la Disney Corporation experte en temps de cerveau disponible et en bourrage de crâne pour la jeunesse, donc au nom de la « protection de la jeunesse » on interdit tout ce qui pourrait gêner donc faire réfléchir quelqu'un de plus de 7 ans. Les cons ça ose tout et c'est à cela qu'on les reconnaît : ici ce n'est même pas de la connerie mais de l'inquisition culturelle, et intéressée par de-dessus le marché puisqu'on n'a pas le droit de s'adresser à ceux qui veulent être adulte ou le devenir, mais qu'on a le droit d'abreuver la jeunesse de publicités et de produits dérivés. Certains ont fait de la résistance en réalisant des séries véritables déclarations de guerre aux élites à la botte de la ploutocratie mondialisée, d'autres se sont tournés vers les webcartoons ou les turbomédias pour échapper à la censure, et Boichi lui s'est exilé au Japon… Étrange destinée que celle de Boichi qui fit des études de sciences uniquement par amour de la Science-Fiction, qui devint artiste en dessinant de shojos (remember Buichi Terasawa ^^), qui passa au shonen et au seinen en rendant hommage à ces mentors, et qui atteint la plénitude de son talent en revenant à ses premières amours car "Origin" son Pinocchio cyberpunk n'a pas grand-chose à envier à "Astro, le petit robot" le chef-d'oeuvre d'Osamu Tezuka le dieu du manga ! Oh Yeah !!!
Tome 1 :

Tome 2 :
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Bouvy
  26 décembre 2018
Je commencerai cette critique en remerciant les Editions Deluxe et Babelio pour m'avoir confié ce livre dans le cadre d'une opération Masse Critique.
Ken, jeune japonais désoeuvré, sans famille depuis qu'il a seize ans, cherche un sens à sa vie. Il tombe amoureux de Yumin, ravissante jeune fille qui fréquente son lycée. Il lui fait sa déclaration mais la jeune fille l'éconduit car elle n'est pas japonaise mais coréenne et veut retourner dans son pays pour y devenir policier. Malheureux, Ken décide de quitter le Japon et d'aller en Corée dans l'espoir de retrouver Yumin et vivre avec elle. Mais, là-bas, il se heurte à un problème de taille. Il est étranger et visiblement, les Coréens n'aiment pas trop les étrangers et il galère, au moins une année. Quand un jour, dans un restaurant, le vieux tenancier le prend en pitié et lui offre son repas. Mais voilà qu'un gang mafieux surgit pour racketter le vieux. le sang de Ken ne fait qu'un tour et il corrige les mafioso. Ce geste va radicalement changer sa vie. Voilà qu'un groupe de jeune en train de fonder un gang veut le recruter. Au départ, Ken, la morale probe, refuse…
SUN-KEN ROCK, du Boichi, je peux dire que pour moi, c'est une Masse Critique bingo ! Ca fait longtemps que je louche sur cette série avec pour rêve qu'ils l'éditent enfin en numérique comme ils l'on fait pour presque toutes les séries dans lesquelles Boichi y a exercé sa plume et son talent de dessinateur hors pair. Car il faut le dire, il a une sacrée patte le bonhomme. le livre 1 regroupe en fait les deux premiers épisodes de la série. J'avoue, c'est la première fois que je lis Boichi en version papier. le livre possède une couverture en carton épais, fort, avec le personnage principal en couverture. Il doit faire environ vingt-et-un centimètres de hauteur pour quinze centimètres de largeur et trois centimètres d'épaisseur. Il est très beau, une présentation luxueuse. Les débuts de chapitres bénéficient de quelques pages en couleur. Ensuite, le format du livre, l'impression en noir et blanc, le texte sombre et le lettrage détouré de blanc demande un éclairage optimal pour pouvoir le lire confortablement, surtout que je suis habitué à l'écran rétro éclairé de ma tablette. Certains caractères, quand les bulles sont petites ou quand un texte est inséré entre deux cases sont si petits qu'il faut vraiment beaucoup de lumière mais aussi parfois une loupe, à défaut de ne pas savoir zoomer, pour les lire. Mais ensuite, quel graphisme. Et encore, Boichi n'est qu'au début, il v a encore évoluer, quand on connait ses derniers ouvrages, il a encore gagner en qualité. Mais à lui tout seul, c'est un monde. Les scènes d'action sont rendues extrêmement dynamiques grâce au flou de bouger que Boichi suggère. Les femmes sont belles à croquer, bien qu'elles ont tendance à se ressembler. le scénario, qui n'est pas le point fort du mangaka coréen est rempli d'humour potache et fait la part belle à la castagne. Mais Boichi est capable dans un même dialogue de passer du pire à la presque philosophie. Il y mêle aussi des réflexion sur le rôle de l'état tout en comparant son fonctionnement avec celui des gangs mafieux. Il aborde des sujets tel le racisme, la haine des étrangers, la traite humaine, la prostitution, le racket, l'injustice. Ce que j'aime, quand il aborde l'injustice ou la justice, c'est qu'il ne trace pas bêtement un axe du bien et un axe du mal, comme c'est souvent le cas dans les Marvel et la culture américaine. Ici, une bonne action, enfin, une action que tu penses bonne peut devenir franchement nuisible pour d'autres. Tu sauves une personne mais en la sauvant, tu crées une victime potentielle ou tu la mets carrément en danger. Cet état d'esprit crée la culture du doute, de l'incertitude et de la remise en question de soi-même en permanence. Donc, pour résumer, le scénario est certainement criticable mais le graphisme époustouflant me donne juste l'envie de dévorer la série. Vais-je encore un peu espérer une sortie numérique ou vais-je enfin me décider à l'acquérir dans cette belle édition de luxe comprenant par livre deux épisodes de la série ? Je ne sais pas encore mais j'ai vraiment envie de découvrir la suite. Je vais juste enlever une étoile sur les cinq mais si je m'écoutais, je n'hésiterais pas à les colorer toutes.
Personnage :
Kitano Ken : jeune homme japonais qui quitte le Japon par amour pour Yumin, une jeune femme repartie en Corée pour devenir policière.
Yumin : jeune fille coréenne dont le héros est amoureux.
Gang « les Gundales »
Park Tae-Soo : chef du gang les Gundales.
Chang Do-Heun : combattant de rue.
Ban Phuong : spécialiste en art martial, d'origine vietnamienne.
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Rickola
  22 janvier 2019
Je dois le confesser, en bon noob de l'otakisme, j'ai découvert très récemment l'existence de Sun-Ken Rock. En fait, c'est lors de l'annonce de la réédition Deluxe chez Doki-Doki que j'en ai entendu parler pour la première fois. le nom de Boichi m'était également inconnu (tout du moins, quand j'ai entendu parler de Dr Stone, j'avais totalement zappé le nom du dessinateur)… Quel manque cela aurait été dans ma culture mangaesque si l'éditeur n'avait pas eu la bonne idée de faire revenir en force cet auteur avec sa série phare.
Car en effet, Boichi, mangaka coréen expatrié au Japon s'est rapidement fait une grosse réputation grâce au succès de la série dont il est question aujourd'hui, à partir de 2006. Me concernant, j'ai donc découvert ce manga lors de l'annonce de l'édition deluxe, et la beauté du livre ainsi que les illustrations que j'ai eu l'occasion de voir m'ont tout de suite fait envie. Et après avoir recherché quelques avis, j'ai constaté que ce manga était un des plus cultes de Doki-Doki, et avait un réputation extrêmement impressionnante. le mal était fait, il me fallait ce premier tome de l'édition deluxe. Et il fallait que j'en parle ici.
Premier choc… La qualité dingue de l'édition. Chaque tome de l'édition deluxe comprend deux tomes de l'édition classique, pour un prix de 20 euros tout à fait justifié, puisqu'on a droit à un grand format, de nombreuses pages couleurs, une couverture rigide, des interviews de Boichi et des croquis bonus. C'est bien simple, on tient là une édition magnifique qui justifie à elle seule l'achat. Je pense que même un fan qui possède toute la collection ne peut résister au passage en caisse !
Et cette qualité éditoriale était je pense nécessaire pour que le deuxième choc, que dis-je, l'uppercut, soit administré au mieux dans nos faces : les dessins de Boichi sont d'une beauté à tomber par terre, tout simplement ! Que ce soit dans les séquences d'action, dans les poses qui pètent la classe et même dans les dessins humoristiques en mode caricature, tout est d'une beauté dingue. En seulement 4 tomes (puisque 2 fois 2 tomes), je ne peux déjà plus compter le nombre de planches qui m'ont explosé la rétine. J'en viens même à me dire que même si l'on est pas fan de l'écriture, on ne peut que prendre un plaisir fou à la lecture du manga tant il est d'une beauté incroyable. J'en suis même tombé amoureux du style de Boichi, ce qui est le signe d'un dessinateur exceptionnel en si peu de tomes. de ce fait, je vais être contraint de me lancer dans Dr Stone et Origin pour avoir ma dose…
Mais passé le choc de ce visuel somptueux, qu'en est-il de l'histoire dont je n'ai toujours pas parlé ? le pitch de base est simple : Ken Kitano est un jeune japonais qui débarque en Corée pour devenir policier comme Yumin, la fille qu'il aime… Mais les choses ne se passent pas comme il l'aurait souhaité, et il passe un an à glander jusqu'au soir où, noyant son désespoir dans un restaurant ambulant, des mafieux s'en prennent au patron âgé. le sens de la justice de Ken le force à intervenir et il pulvérise ces voyous… sous les yeux de Tae-Soo, le boss d'un gang minable. Il va alors inviter Ken à devenir leur nouveau boss. Ce dernier, peu motivé au départ, voit ici l'occasion de gagner sa vie et de rendre Yumin fière de lui, et accepte donc.
Ce pitch assez simple permet à Boichi de développer ce qu'il considère comme un manga composé à 60% de muscles, 30% d'amour et 10% de jo-pok (histoires de mafieux coréens). En effet, ce qui caractérise ces premiers tomes est l'alternance entre les séquences d'action musclées (et violentes), les séquences plus intimistes avec de la drague, et les gags. Et Boichi excelle dans ce numéro d'équilibriste. Il aborde de front des sujets graves tels que l'État coréen corrompu et coupable de crimes majeurs (son implication dans la guerre du Viêt-Nam est au coeur du tome 2), la violence des gangs, le traitement infligé aux femmes (le viol est un élément récurrent dès les premiers tomes, et montré de façon assez crue), mais il permet des moments de respiration avec de nombreux gags (notamment lors de l'entrainement de Ken et son gang dans les tomes 2 et 3, absolument brillant). À ce titre, il vaut mieux être assez friand d'humour en bas de la ceinture et d'érotisme pour goûter à l'humour de Boichi, me concernant, ça fonctionne parfaitement.
Mais puisque j'en suis à évoquer l'érotisme, il me semble qu'un paragraphe est nécessaire pour évoquer ce point central de Sun-Ken Rock (et vraisemblablement du style de Boichi en général). En effet, le manga est résolument adulte. Par sa violence, par les thèmes abordés, mais aussi par son érotisme débridé. Si on ne supporte pas la nudité parfois gratuite (et toujours frontale), on risque d'avoir du mal avec ce manga. Me concernant, cela ne me dérange pas, d'autant plus que ça participe de l'ambiance générale du manga. de plus, cette représentation frontale de la nudité féminine me semble en accord avec la vision de Boichi de la liberté d'expression.
Il explique en effet dans l'interview qui clôture le tome 2 en édition deluxe qu'il était un auteur d'ouvrages pour filles en Corée, avec des histoires très fleur bleue, mais qu'il s'est vite frotté au Juvenile Protection Act entré en vigueur en 1996 en Corée, qui limitait la liberté d'expression des auteurs. Je suppose que c'est un des éléments qui l'a incité à quitter la Corée pour le Japon, et que cette expérience a influencé son style. Car s'il y a bien un terme qui qualifie Sun-Ken Rock, c'est « vénère ». On sent dans le manga une grosse rage, que ce soit contre une certaine politique générale du pays ou contre la censure de son travail d'auteur. Et le style de Boichi transpire de cette rage et contribue à en faire sa valeur selon moi. En effet, l'auteur a réussi à écrire une histoire qui mêle le fond et la forme d'une façon brillante, au point où l'érotisation extrême des personnages féminins, l'emphase mise sur la puissance des héros (il faut voir Ken après son entrainement se battre comme une machine de guerre absolue) et l'humour très gras contribuent tous à rendre ce manga unique et vraiment impactant.
En résumé, je comprends tout à fait l'aura culte qui entoure Sun-Ken Rock, en seulement quatre tomes, je suis déjà tombé amoureux de ces personnages, de cet univers et du style unique de Boichi. Et le travail d'édition de Doki-Doki mérite d'être salué tant il met en valeur la puissance du style de l'auteur. Je n'ai qu'une hâte, découvrir ce que la série a encore à nous offrir. En attendant, je m'en vais me replonger dans ces planches éblouissantes dont transpire une énergie vénère dingue. Un énorme coup de poing, et un énorme coup de coeur !
Lien : https://apprentiotaku.wordpr..
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Catilina38
  18 décembre 2018
Ken est un jeune japonais parti en Corée pour suivre la fille qu'il aime, engagée dans la police de Séoul. Se retrouvant à la tête d'un gang local, il va gravir les échelons entre ses idéaux de justice et le pragmatisme de la vie de criminel...
Boichi est l'un des prodiges du manga asiatique. Contrairement à son personnage, il est coréen et vit au Japon. Sun-Ken Rock est l'un de ses premiers manga; sur le plan graphique le premier volume ne sort pas de l'ordinaire de la masse des BD japonaises... ce qui changera rapidement dès les tomes suivants, jusqu'à fournir certaines planches absolument sublimes et un niveau moyen très au-dessus des standards. Boichi est précis, ses personnages sont caractérisés et son dessin impulse une énergie propre au média Manga mais qui sort ici vraiment du lot. La maîtrise des anatomies (hum...), des plans et cadrages délirants, font de cette série un must du manga d'action.
Sur le plan de l'histoire, dans ce volume de démarrage on est vite dans le n'importe quoi, les scènes d'humour débile étant plus nombreuses que des scènes de combat improbables, assez rapidement menées et dotées d'un découpage parfois abrupte... Ce qui anime Boichi et ce manga ce sont la baston, les gags et les filles dénudées. Sun-Ken Rock n'est d'ailleurs pas à mettre entre toutes les mains car c'est assez cru et violent par moments. Les jeunes hommes sont des machines de combat et les filles de la chair fraîche à abuser ou à défendre: on est dans la psychologie et l'univers des mafia. On est néanmoins surpris de lire certains échanges assez intelligents (le débat sur le statut de l'Etat et celui du gang, la responsabilité de la Corée dans sa participation à la guerre du Vietnam) et qui entraîne des réflexions que l'on ne s'attend pas à trouver au milieu de ces planches délirantes.
Je ne m'étendrais pas sur un scénario assez dérisoire sur le premier volume et qui va se poursuivre dans une ascension du héros au sein des guerres de gang, scénario linéaire, simple, permettant les successions d'affrontements verbaux ou aux poings. On reste dans l'esprit de beaucoup de Mangas: humour décalé et combats.
Je retrouve chez Boichi une maestria que je n'ai jamais retrouvé depuis le chef d'oeuvre de Masamune Shirow: Appleseed 4, notamment dans les scènes de combat. C'est brut, c'est cru, c'est violent, c'est précis. C'est le Manga comme je l'aime! Boichi a en outre le mérite de réaliser des séries assez courtes, ce qui permet de garder l'intensité nécessaire à ces histoires de rage et de fureur.
L'édition deluxe est du bon boulot de fabrication, très élégante couverture en dur avec vernis sélectif. Pour l'intérieur, on a des pages couleur de toute beauté que je ne crois pas avoir vues dans l'édition classique. En revanche niveau bonus c'est assez maigrichon avec simplement quelques exemples de travail graphique de l'auteur en trois étapes sur certaines pages. L'équivalent de ce que propose systématiquement Bliss sur les comics Valiant. Cinq euros pour une couverture reliée et quelques maigres pages ca fait un peu cher...
Lien : https://etagereimaginaire.wo..
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critiques presse (1)
ActuaBD   23 janvier 2019
Voici une belle réédition de ce manga en édition Deluxe. Un excellent moyen pour (re-)découvrir cette série qui déménage, réservée à un public averti.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
Citations et extraits (3) Ajouter une citation
AlfaricAlfaric   18 décembre 2018
- Attendez les gars... ça doit douiller un max, ici !
- Ecoute, Ken... Le costume , c'est un peu l’uniforme du gundal. Et avec un complet Armani, tu as le nec plus ultra pour le combat.
- Houlà... Je sais pas si Monsieur Armani serait content d'entendre ça... Donc toi aussi, tu te sapes en Armani ?
- Non, moi je préfère porter du Valentino... Les costumes Valentino sont extrêmement légers, ce qui convient parfaitement à mon style de combat.
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BouvyBouvy   23 décembre 2018
Un état possède une sphère d’influence exclusive qui regroupe deux choses : un territoire et une population. Afin qu’aucun élément extérieur ne pénètre dans sa sphère, il est prêt à utiliser la force si besoin est. Recourir à la violence pour défendre son territoire est la première caractéristique commune entre un gang et un état.
Ensuite, afin de conserver sa bonne organisation, l’état promulgue des lois et lève des impôts à l’intérieur de sa sphère. Et si le besoin s’en fait sentir, il n’hésite pas à employer la coercition afin que tout le monde s’y plie.
Lois, impôts… et la force pour veiller à leur application, au cas où… c’est la seconde similitude entre un gang et un état.
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BouvyBouvy   25 décembre 2018
Aucune cause ne doit sacraliser la violence… ceux qui le font sont les ennemis du genre humain.
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Videos de Boichi (4) Voir plusAjouter une vidéo
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[MANGA] LA CHRONIQUE DE THOMAS - SUN-KEN ROCK
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