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EAN : 9782253118626
279 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (14/03/2008)

Note moyenne : 3.41/5 (sur 35 notes)
Résumé :
Janine Boissard, née en 1934 à Paris, est une femme de lettres française, auteur notamment de L’esprit de famille, en plusieurs tomes, ainsi que d’autres romans, et d’une autobiographie: Vous verrez... vous m’aimerez.

Elle a également écrit plusieurs scénarios pour la télévision et le cinéma.Wikipedia)

Résumé du livre

Il y a des hommes qui souffrent. Qui parle d'eux ? Il y a des femmes qui pratiquent le renversement des r... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
lauredanse
  13 décembre 2012
Jean-Charles et Gabrielle. Ils se rencontrent sur les bancs de l'école supérieure. Lui venant d'une famille soudée et aimante. Elle, une enfance solitaire, sa mère décédée lorsqu'elle avait 4 ans et un père peu présent à cause de ses voyages d'affaires. Gabrielle est une femme qui a décidé d'être forte et de ne pas se faire dominer par un homme. Elle en veut à son père, elle est en colère, haineuse, et le rend responsable de la mort de sa mère : « La longue maladie de ma mère, c'est lui. En la privant de Conservatoire pour en faire une potiche à son service, il l'a tout simplement dévorée ». Mais sait-elle la vérité ?
Dès le début de leur relation c'est elle qui prend les choses en main et qui ne laisse véritablement pas de choix à Jean-Charles. Elle a décidé de leur mariage, elle a décidé de leurs enfants, elle décide de tout, lui subit.
Petit à petit, on voit un homme être de plus en plus malheureux et méprisé par sa femme, jusqu'à ce qu'elle parle de lui comme si il n'était pas là « l'autre », « celui-là ». Elle n'a aucune considération pour les hommes, ne les aime pas en réalité. Elle ne comprend pas les femmes qui font le choix de s'occuper de leur famille et de ne pas faire carrière. Elle pense qu'elles sont toutes soumises à l'homme, comme l'a été sa propre mère selon elle, et ne veut pas croire en un choix profond et personnel. Elle rabaisse et méprise toute personne qu'elle ne juge pas forte, par ses choix de vie, y compris son amie Marie, qui se sacrifie à sa famille d'après elle, une fois de plus. Ce qui est une erreur, c'est seulement le choix que cette dernière a fait, en son âme et conscience, mais Gabrielle ne le comprend pas. Elle a toujours autant de colère vis-à-vis de son père, un père qui tente, tant bien que mal, a être un bon grand-père. Il ne voit d'ailleurs ses petits-enfants qu'avec son gendre, gendre avec qui il a de bons rapports, ne croisant que rarement sa fille.
Jean-Charles, un homme désemparé, qui ne sait répondre aux questions de son fils, qui ne sait voir ce qu'il faut voir, qui est aveugle, mais qui va finir par entrevoir la réalité, peut-être même plus, peut-être pas…
Leurs deux enfants, un garçon et une fille, vont subir la relation de leurs parents, une relation qui se délite et se meurt peu à peu. Jusqu'au jour où…
Mais toutes ses croyances et ses aspirations sont-elles fondées sur une réalité ? Découlent-elles de ce qu'elle a voulu rêver, de ce qu'elle s'est imaginé ou est-ce bien là la vérité ?
Que va devenir Jean-Charles ? Supportera-t-il encore longtemps la méprise et la domination de sa femme, et bien plus encore… ? Et Marie ? Que fait-elle ? Que veut-elle ? Comment vont vivre les enfants ? Tant de questions auxquelles vous pourrez répondre en lisant ce roman.
Un livre poignant, tendre, émouvant, triste, désolant, mais aussi plein d'espoir. Un personnage antipathique, un autre attachant… Des idéologies opposées, des chemins de vie différents, des mauvais choix etc. Comment peut-on se faire souffrir autant, malgré nous ? Jusqu'où peut-on aller pour ne pas souffrir ? Jusqu'où peut-on aller pour protéger quelqu'un ?
L'histoire est d'autant plus prenante que le narrateur est Jean-Charles lui-même, Jean-Charles qui s'adresse à sa femme, comme si il lui parlait.
Un style fluide, poétique. J'ai beaucoup ressenti que c'était une femme qui écrivait, par sa délicatesse et des sensations décrites de manière très féminines, bien que ce soit dans ce récit un homme qui subit et une femme qui domine. J'ai eu énormément de peine pour cet homme, ainsi que pour ses enfants, en particulier son fils qui ne comprend pas sa mère. Je trouve aussi que c'est intéressant de faire un ouvrage qui porte cette fois sur la soumission d'un mari et non d'une épouse. Cela permet de se rendre compte que les hommes aussi peuvent être sous l'emprise d'une femme et en souffrir, de réaliser jusqu'où peut aller une femme par haine des hommes.
Je ne peux que vous conseiller ce livre qui est touchant, sensible, fin et bien écrit.
Lien : http://madansedumonde.wordpr..
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LisonsDesLivres
  20 juillet 2017
Un roman familial, rédigé comme si le mari s'adressait à sa femme en une forme de retour en arrière sur leur vie de famille.
Au niveau de la crédibilité de l'histoire, j'ai tout de même trouvé que certaines ficelles étaient un peu grosses.
Les personnages sont tous attachants avec leurs fêlures, même Gabrielle qui peut être si méchante.
Un style agréable à lire.
Une histoire de famille comme il en existe tant et qui me suivra sûrement encore un peu dans mon esprit.
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Lalivrophile
  17 novembre 2011
Globalement, ce livre m'a plu, comme presque tous les romans de Janine Boissard. Mais certaines choses sont un peu grosses, ce qui fait que mon sentiment est mitigé.
Ici, la romancière a fait un nouveau pari. Après avoir imaginé les sentiments et la psychologie de ses héroïnes, elle décide que c'est un homme qui racontera l'histoire. C'est un homme au naturel doux, un homme sensible et gentil, qui vient d'une famille très unie, qui a des rêves, qui ne regarde pas les autres de haut. Janine Boissard s'en tire bien en nous narrant le portrait de cet homme.
Ce qui est un peu gros, c'est que Gabrielle est son portrait en creux. Elle semble dure et insensible, égoïste. Son ambition l'aveugle. Elle ne comprend pas qu'on pense autrement qu'elle. Elle ose dire que Marie est sa meilleure amie, mais se permet de juger sa façon de vivre, et est absolument persuadée que Marie n'est pas heureuse. Marie a choisi d'élever ses enfants, et de ne pas travailler, alors qu'une carrière de dessinatrice s'ouvrait à elle. Gabrielle n'admet pas qu'on puisse être heureux si on n'a pas une grande carrière. Elle refuse de comprendre que tout le monde n'a pas ses aspirations. Elle ne sait que mépriser ce qui ne lui ressemble pas, ce qu'elle ne contrôle pas.
On me dira que parfois, les contraires s'attirent. Soit. On peut expliquer l'amour de Gabrielle et de Jean-Charles l'un pour l'autre de cette façon, ainsi que l'amitié entre Gabrielle et Marie. Cependant, cela ne me convainc pas vraiment, car l'ouverture d'esprit n'est là que d'un côté.
[...]
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Lien : http://www.lalivrophile.net/..
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lilie57
  06 décembre 2019
J'aime beaucoup les romans de Janine Boissard.
Celui-ci m'a un peu déçu. D'abord le style , l'emploi de la 2è personne alors que Jean-Charles s'adresse parfois à Gabrielle, parfois à Marie et ensuite le côté très caricatural des personnages. Reste qu'on se laisse quand même porter par l'histoire et le petit Antoine très sympathique et sensible.
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sld09
  27 juin 2017
J'ai adoré ce roman très émouvant sur la société et l'évolution des relations entre hommes et femmes qui semblent perdre leurs repères les uns par rapport aux autres. L'écriture à la seconde personne est un choix inhabituel mais judicieux.
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
LisonsDesLivresLisonsDesLivres   18 juillet 2017
Après la perte de leur compagnon, ou de leur compagne, certains ne trouvent leur salut qu'en mettant la clé sous la porte. Impossible de continuer à vivre en un lieu où l'absence crie plus fort que ne le faisait une présence inscrite dans le quotidien. Tout rappelle le disparu, à commencer par les sujets d'énervement: ce bol ébréché qu'il refusait de jeter, ces immondes pantoufles, ces manies que l'on appelle "petites" et qui soudain emplissent tout le terrain du souvenir. Les odeurs, n'en parlons pas; elles font partie des nôtres. Une seule solution: fuir, en misant sur l'oubli.
D'autres font, au contraire, un sanctuaire de l'endroit où ils ont été deux. L'oubli est leur ennemi: ce serait accepter la solitude. Ceux-là n'existent que tournés vers le passé.
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lauredanselauredanse   13 décembre 2012
Ma soeur m’a adressé un clin d’oeil malicieux : la féministe convaincue constate que nous avons encore du pain sur la planche pour parvenir à l’égalité avec les bonhommes. Inutile de te dresser la liste des doléances, tu la connais mieux que moi. Mais, lorsqu’elle entend des enragées propager cette autre connerie, à savoir que le cerf et la biche seraient pareils, la sociologue pense qu’elles nous envoient dans le mur. Allez, on assume nos différences et on avance du même pas au lieu de se tirer dessus. Paix avec les hommes de bonne volonté, mon frère. Et guerre sans pitié avec ceux qui, sous d’autres cieux, traitent les femmes pire que du bétail et s’amusent à les lapider au moindre écart, quand ils n’en font pas un feu de joie
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babounettebabounette   09 juillet 2009
Tu as levé les yeux pourlire le ciel et tu lui as volé une gorgée d'air.
Tu souriais.
Il m'a semblé que c'était à moi.
Bonjour, Marie. Je t'aime.
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sld09sld09   24 septembre 2017
Penché sur mon épaule, le doigt tendu vers l'un ou l'autre des livres sont il m'avait donné le goût et qui, assurait-il, avaient décidé de sa vie, mon père disait : "Tu vois, petit, les mots attendent leur heure. Lorsqu'elle a sonné, rien ne peut les arrêter, ni la honte, ni la peur, ni même parfois, l'amour."
L'heure est venue, Gabrielle. Sous le flot des mots que je n'ai pas osé te dire, car tu ne voulais écouter que toi, je sens rompre les digues du silence.
M'entendras-tu ?
J'imagine ton visage surpris : "Que me veut-il encore, celui-là ?" Tournant les pages, tu lanceras bientôt avec colère : "Il aurait pu m'en parler en face. Lâche, comme tous les hommes."
Lâches, les hommes le sont pour éviter de faire couler les larmes des femmes qui redonnent un cœur douloureux de petit garçon dans un corps de géant. Lâche, je l'ai été aussi pour protéger nos enfants.
Et puis je t'aimais tant.
Laisse-moi te dire... Une dernière fois.
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lauredanselauredanse   13 décembre 2012
L’amour, Gabrielle, c’est cette lumière vive qui subsiste après les roulements de tambour, les éclairs aveuglants de la passion. Le sexe, le plaisir que l’on se donne, y participe en créant la splendide illusion que deux êtres peuvent n’en faire plus qu’un. Alors la solitude se brise, durant un bref instant, la vie ne fait plus peur, on a rejoint, dans son odeur même, la respiration de la mer. Cette lumière vive se transforme au fil des ans tout en restant, pour certains, indispensable, comme la veilleuse qui éloigne la mort dans un coin de la chambre d’enfant. Elle peut aussi connaître des baisses de tension
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