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ISBN : 2253022179
Éditeur : Le Livre de Poche (01/08/1979)

Note moyenne : 3.79/5 (sur 272 notes)
Résumé :
Avoir « l'esprit de famille », c'est aimer se retrouver parmi les siens, non pour s'y enfermer, mais pour y prendre des forces afin de mieux s'ouvrir aux autres.

Elles sont quatre sœurs : Claire, Bernadette, Pauline et Céline. Elles ont entre vingt et un et treize ans. Résolument modernes, de goûts et d'aptitudes radicalement différents, leur point commun est l'amour de la « maison » et de leurs parents qu'elles contestent et révèrent avec une égale ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
latina
  25 août 2013
Allez, suivez-moi chez les Moreau, dans leur maison à la campagne, près de Paris, vous vous y sentirez bien, vous verrez !
Mais qui est cette famille Moreau, me direz-vous ?
Ah ah...les Moreau, c'est une famille cocon comme il n'en existe plus beaucoup. Faut dire qu'on est en 1977...
Donc, reprenons. Il y a le père, médecin conventionné (oui, la narratrice insiste !) ; la maman, mère au foyer toute entière occupée par ses filles et son mari, sauf le mercredi, jour qu'elle consacre à elle-même ; Claire, 21 ans, qui ne sait pas encore quoi faire de sa vie, qui se tâte, se soigne, se pommade ; Bernadette, l'énergique, l'indomptable, la passionnée de chevaux ; Cécile, 12 ans, la petite dernière, à la langue bien pendue ; et Pauline, la narratrice, 17 ans.
Pauline la silencieuse qui rêve d'être écrivain pour enfin sortir d'elle toutes les passions qu'elle cache si bien.
Et puis il y a la maison, doux refuge pour tout ce petit monde, entourée d'un jardin où poussent les pommiers.
J'entends déjà certains murmurer : « Mais quel ennui ! » ; au contraire ! Pas de monotonie chez les Moreau, car la vie va, la vie part, la vie surprend, la vie bouleverse, la vie fait mal, aussi. Que va devenir le vieux cheval de Bernadette ? Cécile est-elle toujours aussi espiègle qu'elle ne le montre ? Et Claire, va-t-elle encore longtemps végéter dans sa « dépassion » ?
Et puis, Pauline... Pauline et son amour qui arrive à l'improviste, qui l'enveloppe et la submerge...Oui....mais cet amour est inhabituel : elle a 17 ans, il en a 40, a une compagne et une petite fille. Ce fait, que j'avais accepté avec naturel à ma première lecture lorsque j'avais 15 ans, je le supporte moins, beaucoup moins maintenant que je suis mère d'une grande fille, et je dois avouer que j'étais très mal à l'aise de lire ce « grand amour » dont se targue le fameux Pierre. Lorsqu'il dit à la jeune fille « tu es la fête que je n'ai jamais eue, tu es ce dont j'avais toujours rêvé »...bon, cela m'agace prodigieusement et même j'en ressens un profond malaise.
En bref : l'esprit de famille, il s'attrape comme une maladie dans ce roman, par contagion. C'est un roman frais qui aborde les choses de la vie avec délicatesse et humour. N'en attendez pas plus, mais il vous fera du bien. C'est ce qui compte à certains moments, non ?

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brigittelascombe
  19 juin 2011
L'esprit de famille est le roman de Janine Boissard qui m'a le plus enthousiasmée, car il est réellement doté d'un esprit de famille, cette entraide, cette tendresse et cette compréhension indispensable pour cimenter les piliers d'une maison.
Ecrivain et scénariste, mère de quatre enfants et ayant eu quatre soeurs elle même(comme dans ce livre (plus un frêre) elle a écrit une suite de cinq tomes à ce premier opus dans lesquels chaque fille sera évoquée en particulier. Un feuilleton pour la télé a d'ailleurs été tiré des quatre premiers volets de cette saga qui a connu un franc succés. D'autres romans ont été publiés car Janine Boissard est une auteur prolifique, que je qualifierai de 'populaire' sans que ce terme soit péjoratif, rien à voir avec de 'l'eau de rose' mais une écriture qui ne se prend pas la tête tout en sonnant juste.
Dans ce premier tome, elle nous présente la vie de cette famille, idéalisée mais réaliste car avec ses joies et ses peines. Toujours beaucoup d'émotion qui transparait entre les lignes.
Le père, généraliste, à Pontoise, à l'écoute,solide comme un chêne. La mère au foyer, attentive, aimante. Quatre soeurs différentes: Claire l'ainée, l'insaisissable; Bernadette, le garçon manqué, la cavalière, Pauline, la graine d'écrivain à l'imagination fertile et Cécile, la petite fougueuse et enthousiaste. Et une maison, 'La Marette' où il fait bon vivre et qu'on aimerait faire sienne. Rien de sirupeux dans ce bonheur là, mais du vrai et du sincère que l'on envie en se disant, je voudrais être là dans ce jardin, petit oiseau sur la branche à regarder cette leçon de vie.
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Latyana
  23 septembre 2012
On se sent bien au coeur de cette famille accueillante et chaleureuse.
A La Marette (le nom de la maison), il y a la mère qui est le centre de cette tribu. C'est elle qui récolte tous les malheurs et tous les bonheurs de la famille. Elle est douce comme la douceur de la maison.
Le père, Charles, est médecin et est un pilier de cette maison. Il semble parfois un peu désemparé au milieu de toutes ses femmes. Il a souvent l'impression d'écouter et de soigner beaucoup de personnes, mais de ne pas entendre ou voir les malheurs de ses filles.
Et les quatre filles. Toutes différentes, toutes vivantes mais toutes soudées. Les malheurs de l'une deviennent un problème de famille. On les suit à travers le regard de Pauline (la troisième) avec leurs premiers amours, leurs problèmes d'adolescentes, leurs joies, leurs peines ...
Et puis, il y a la vie et tout ce qui va avec : la joie, les larmes, la mort, l'enfance, la découverte.
Mais c'est à La Marette que tous viennent se retrouver. Tel un nid, la maison est le lieu de réconfort.
J'avais lu cette saga il y a quelques années. J'ai retrouvé tous les volumes dans un coin chez mes parents, et La Marette m'a appelée alors je suis retournée rendre visite à la famille Moreau. Leur porte est toujours ouverte.
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MarieBlanco
  30 septembre 2012
Janine Boissard a un style familial comme l'on peut déjà le ressentir par le titre ou le résumé qui sort chaque personne de sa solitude. L'écriture est fluide, la narratrice est Pauline, l'une des soeurs de la famille. Elle observe sa vie et celle de sa famille avec un regard forcément subjectif mais tantôt simplement pour observer tantôt pour proposer son jugement de la situation. Quelques longueurs se font parfois ressentir du fait de passages qui se répètent plus ou moins ou qui n'apportent pas davantage d'éléments.
Par ce premier volet, l'auteur nous emmène dans un univers familial, nous fait entrer dans une famille et tient le lecteur en haleine du début à la fin du roman. Ce premier tome de présentation laisse présager de nombreuses péripéties à venir et de très bons moments à passer.
Les personnages sont touchants, attachants, nous sommes conviés à partager leur foyer, leur table et leurs discussions. L'auteur utilise l'humour pour nous transporter à travers l'histoire de cette famille. La narratrice, en nous confiant ses amours, ses soucis ou tout simplement son quotidien nous apporte une tonalité charmante, humoristique qui fait que nous ne pouvons refermer ce roman.
J'ai beaucoup aimé ce premier tome de la saga L'Esprit de famille. Les personnages nous poussent à entrer dans leur quotidien, l'univers est simple mais touche le lecteur qui peut avoir vécu ou vivre ces situations ou alors les désirer. J'ai hâte de lire le suivant !
Lien : http://mary-book.blogspot.fr..
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coquinnette1974
  26 mars 2016
Ah, L'esprit de famille !
Que de souvenirs que ce livre, que j'ai lu et relu pendant des années.
Je me souviens avec bonheur de "La Marette", la maison du docteur Moreau et des ses quatre filles.
J'ai adoré ce roman, j'ai adoré tous les personnages et ils ont bercé mon adolescence.
Je l'ai relu il y a peu, ça n'a pas vieillit (ou si peu ;).
A lire pour les amateurs d'histoire de famille.
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
CarosandCarosand   26 novembre 2010
- A propos de rencontres, a dit l'inconnu, avez-vous remarqué combien les gens, qui passent leur vie à se chercher, à s'espérer, finalement ne se rencontrent presque jamais. On dirait une grande partie de colin-maillard.
J'avais souvent pensé cela. Je peux même dire que j'y pensais tout le temps. Tous ces êtres, ces vies, ces possiblités. Et soi ! J'ai ressenti une chaleur. C'était déjà un réconfort énorme de savoir que d'autres éprouvaient la même chose, même si cela n'ôtait pas le bandeau sur les yeux. On peut aussi jouer au colin-maillard avec ceux qu'on aime le plus.
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Milena19Milena19   01 juin 2008
" Il y a une chose à laquelle il ne faut pas céder, dit elle, le regret ! Le regret, c'est marcher à reculons. Qu'on ait eu raison ou non, il faut toujours regarder devant"
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CannelleetBergamoteCannelleetBergamote   03 juillet 2013
Le bonheur... Cette brusque et violente bouffée qui parfois me submerge presque douloureusement à la simple pensée que je vis ? Ou ce calme bien-être lorsque près de maman je regarde monter dans la cheminée du salon une flamme qui semble ne devoir s'arrêter jamais ? Ou encore, plus simplement, le fait pour moi si évident d'avoir lit, couvert et tendresse assurés ?
Mais pour les autres ? Ceux dont j'aperçois, dans la rue ou le métro, les visages las ? Ou pour ceux dont on parle dans les journaux, sous les mots "guerre", sous les mots "faim" ou "révolution", sous les mots "espoir", avant les points de suspension ou d'interrogation ? Pour Jean-Marc ? Pour Béa ? Pour Pierre ? Pour Claire aussi, oui, pour Claire, le mot "bonheur", que recouvre-t-il ?
Je ne sais plus. Je me penche sur ce mot, il s'éloigne. J'ai voulu le toucher, il s'est envolé. Je m'en sens vide tout à coup. Ai-je le droit, moi qui ai "tout" comme dit si souvent maman, de déclarer qu'à mon avis, ce doit être quelque chose qui ne dépend pas tellement du feu ou de l'assiette remplie ; peut-être même pas tellement de la liberté ou autres grands mots qu'on y accole à présent ; quelque chose comme une perle qu'on porterait en soi, que personne n'y aurait mise, qu'on secréterait soi-même, quoi qu'il arrive, par une sorte de chance ?
Et le bonheur des enfants que la couleur d'un coquillage, la forme d'un morceau de bois ou d'un nuage, une caresse, peuvent faire exploser d'un seul coup ?
Dans mon devoir, j'oserai dire que le bonheur, je ne sais pas. Mais réduits à le rêver, non ! Là, je reste sur mes positions !

Il m'arrive, au lycée, d'avoir l'impression d'apprendre le contraire de vivre. D'apprendre à m'échapper. C'est cela ! Échapper à moi. Je sais que tout sert et que de tout on peut tirer matière. Mais matière à quoi ? A ne plus s'émerveiller ? Je sens, autour de moi, la présence d'un merveilleux. Je n'ai pas, pour tout, envie de connaître le pourquoi, le dedans, le comment. Quand je marche sur un chemin de campagne, ou quand je m'arrête pour regarder quelqu'un accomplir des gestes simples, il me semble que si on savait regarder ce qui se trouve autour de soi, on n'aurait plus besoin de leçons, ni de lois pour marcher droit.
En tout cas, moi, le bachot passé, je laisse tout tomber. Je regarde et j'écris.
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LatyanaLatyana   23 septembre 2012
Quand mon père est mort, dit maman, j'ai eu l'impression que la vie changeait de couleur; ou plutôt, qu'elle ne retrouverait jamais plus les couleurs d'avant. Et ce qui me paraissait le plus insupportable, c'était qu'elle pût les retrouver un jour : une trahison ! Et puis, un matin, tu ouvres ta fenêtre et l'air te semble bon. Les odeurs affluent, quelque chose t'envahit : c'est la vie qui reprend. Il ne faut pas la refuser !
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DelydDelyd   19 avril 2019
On a joué à la Marette dans le secret des contre-jours
On cachait nos premières amours
Comme nos premières cigarettes
Aidez-moi, à sortir des jeux d'enfance
À me passer de mon passé, à partir parmi les blasés
En conservant mon innocence

Aidez-moi, aidez-moi, à quitter mon lit trop petit
Si vous m'aimez il faut m'aider, j'ai envie
De rencontrer ma vie

J'ai dix-sept ans et dans ma glace, la femme sourit à l'enfant
Puis elle s'éloigne doucement et l'enfant peu à peu s'efface

Aidez-moi, aidez-moi, à quitter mon lit trop petit
Si vous m'aimez il faut m'aider, j'ai envie
De rencontrer ma vie

Aidez-moi, aidez-moi, à refaire le dernier chagrin
Conduisez-moi jusqu'au chemin, j'ai envie
De rencontrer ma vie
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Videos de Janine Boissard (31) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Janine Boissard
Janine Boissard était présente au salon le Livre sur la Place de Nancy. A cette occasion, l'auteur de "Dis, t'en souviendras-tu ?" nous parle de ses références littéraires, du rôle de l'écrivain et de ses lecteurs. En savoir plus sur le livre : https://bit.ly/2qG6Qih
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