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Lise Caillat (Traducteur)
ISBN : 2070121402
Éditeur : Gallimard (21/01/2010)

Note moyenne : 3.65/5 (sur 20 notes)
Résumé :

Sofia se réveille à l'hôpital après une tentative de suicide. Quelles circonstances ont bien pu pousser la jeune femme à attenter à ses jours ? Il y a tout d'abord un penchant affirmé pour les hommes dépressifs comme elle, mais surtout faibles et lâches, dont son ex-mari Nicola et ses deux amants, Arturo et Marcello.

Mais cela ne serait rien sans une histoire familiale pour le moins difficile : son père Ferdinando, océanologue, est absent dep... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
traversay
  29 août 2012
Le début de L'équilibre des requins est un peu brouillon, impression qui heureusement, se dissipe assez vite. C'est le genre de roman qui s'apprécie sur la longueur avec une une progressive compréhension des sentiments de son héroïne, contaminée par une vague de dépressions autour d'elle et qui tente de survivre malgré tout. Avec une mère suicidée, un père en vadrouille autour du monde et obsédé par les squales, la pauvre Sonia est déjà passablement perturbée. Quant aux hommes qui chauffent épisodiquement son lit, ils ne sont pas très vaillants non plus. Et pourtant, le roman de Caterina Bonvicini ne se complait jamais dans des atmosphères sombres. Mélancoliques plutôt, avec des bouffées de bonheur qui réchauffent le coeur, et une envie de vivre chevillée au corps. Joliment construit, entre les vidéos marines envoyés par le père, la lecture des lettres de la mère, les errements de son ex-mari et de ses amants, le livre suit l'itinéraire en zigzag d'une Sonia qui explore jour après jour les charmes cachés de Turin. Impossible de ne pas s'attacher aux pas de cette femme dont la vraie fragilité est de trop donner d'elle-même pour combler le mal de vivre de ceux qu'elle aime. Un beau personnage pour un roman vif, chatoyant et souvent drôle, qui refuse la grisaille du quotidien.
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lilicrapota
  16 avril 2011
Ce roman est un croisement familial, 3 voix se partagent la narration : la fille, Sofia, dépressive et qui cherche à se reconstruire, ou à se construire tout court; son père, qui lui adresse de l'autre bout du monde de petits films sur la vie des requins; sa mère, morte quand Sofia était encore petite, mais qui a laissé un paquet de lettres que Sofia découvre -et lit.
si le thème central et porteur est la dépression (celle de Sofia, celles de ses amants, celle de sa mère, dans une autre mesure, celle de son père), on ne perd pas de vue l'espoir de l'équilibre, plus que la chute, l'espoir d'une renaissance, plus que d'une re-chute.
c'est d'ailleurs par la découverte de son père, de sa mère, que Sofia parviendra à se retrouver, un peu, et à espérer chercher cet équilibre rare et fragile...
Pas fantastique ni hyper prenant, mais intéressant, même si vouloir traiter la dépression dans toute sa complexité m'apparait un peu trop compliqué; vouloir mêler dans le même roman autant de personnages dépressifs (il n'y en a pas un seul de "normal"!!!) pour essayer d'expliquer les différentes formes que la dépression peut prendre, ça me parait un peu "lourd". mais bon... sympa quand même!
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kathel
  28 août 2010
Une fois n'est pas coutume, c'est la couverture de ce livre qui me l'a fait choisir, et l'envie de découvrir un auteur italien. Bon, comme c'était à la bibliothèque, je ne prenais pas de risques démesurés.
Roman sur la dépression, sur la survie après la dépression si on veut voir le côté plus optimiste des choses, c'est un texte pudique, où la narratrice se cache derrière l'humour et l'auto-dérision. Sofia accumule, il faut l'avouer, les rencontres avec des personnes dépressives, à commencer par sa mère et c'est tout de même un début dans la vie bien difficile que d'être élevée par une mère gravement malade. Ensuite Sofia se marie très jeune, mais Nicola, son mari est atteint de troubles qui l'obligent à être interné régulièrement. Quand Sofia parvient à s'éloigner de Nicola, c'est pour rencontrer deux hommes qui ne sont pas des modèles d'équilibre non plus. Si le père de Sofia est la seule personne modérée de son entourage, il est malheureusement toujours en vadrouille au bord des mers du sud, les requins étant son domaine de recherche. Sofia commence à déraper elle aussi quand elle retrouve des lettres de sa mère et qu'elle décide de les lire.
Original avec les interventions du père de Sofia qui lui envoie des vidéos sur les requins, ce roman a aussi comme atout un amour de la ville de Turin qui surgit dans de très belles descriptions : rues, places, fleuve, montagnes à l'arrière-plan, on s'y croirait… Il faut dire que Sofia est artiste photographe, ses photos sont des vues de Turin avec en superposition des mammifères marins. (la suite...)
Lien : http://lettres-expres.over-b..
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moertzombreur
  12 septembre 2014
L'equilibrio degli squali.
On découvre Sofia par son formulaire d'admission aux urgences, suite à une overdose. le pourquoi de sa tentative de suicide est le sujet du roman. Quatre hommes dans sa vie : un ex-mari maniaco-dépressif, deux amants, et un père océanographe qui se trouve à l'autre bout du monde, et qui ne trouve rien de mieux que de lui faire parvenir un paquet de lettres écrites par sa mère avant qu'elle ne se suicide.
Mélange de gravité et d'humour, l'auteur tisse son roman en articulant un récit à la première personne, des fragments de lettres, la retranscription écrite des vidéos de son père, et des dialogues passionnants. Une construction habile qui rend la lecture de ce roman très dynamique.
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nena
  29 août 2014
L'équilibre des requins de Caterina Bonvicini Italienne comme son nom l'indique, née en 1975 à Florence. Elle a publié Deux romans, un recueil de nouvelles et un livre pour la jeunesse. Roman brillant et cruel. le livre commence, nous faisons la connaissance de Sofia qui se réveille sur un lit d'hôpital après une tentative de suicide. Qu'est ce qui l'a amené à cet acte violent, nous le découvrirons au fil des pages(des hommes faibles, une mère disparue, un père aux quatre coins des océans à filmer des requins...) Une écriture brillante, un rythme captivant et le courage de parler de cette maladie: la dépression. C'est loin d'être un livre triste, il est plein d'humour et de fantaisie. Ne soyez pas rebutés par le sujet, on rit, on vit avec elle... Nena
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
ClarissaDallowayClarissaDalloway   12 mai 2010
Je pleurais sur son lit, elle me regardait. « Qu’est-ce que tu as, maman ? » elle m’a demandé. Et moi : « Rien, ça va passer. J’ai juste perdu l’équilibre. » Alors Sofia s’et approchée de moi sur la pointe des pieds : « Maman ? C’est comment un équilibre ? Comme ça je te le dessine et tu en as un nouveau. » J’ai éclaté de rire. Je riais et pleurais en même temps. Je l’ai prise dans mes bras et lui ai couvert le visage de baisers. « C’est un poisson, j’ai répondu. Un poisson qui nage tout droit
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kathelkathel   28 août 2010
A Turin, cette familiarité est plus souterraine, c’est un discours qui procède par soustractions. C’est un sentiment tout aussi obsédant mai silencieux, qui prend voix dans les espaces vides. C’est pourquoi j’ai la manie de me promener dans les rues à l’aube, quand il n’y a personne dehors. Même le dimanche matin. La ville abandonnée me raconte quelque chose de très intime. Quelque chose que je sais, que je partage, que j’ai besoin d’écouter et de réécouter, de reconnaître.
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ClarissaDallowayClarissaDalloway   12 mai 2010
J’aime Turin vide.. Elle me semble plus vraie quand elle est silencieuse.
De toute façon, je la remplis moi-même : de requins. Oui, parce que dans mes œuvres, Turin devient une ville engloutie. Entre les immeubles nagent des requins blancs, des requins-tigres, des carcharins, des gris de récifs, des requins à pointes noir et blanc, des requins-marteaux. J’utilise le matériel de mon père, je passe des heures et des heures devant l’ordinateur à monter des images. Paradoxalement, au bout du compte, ce n’est pas le poisson qui ressort, mais la façade baroque. Celle devant laquelle on passe tous les jours, sans la voir.
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MarsupMarsup   22 mai 2010
« Mon père est un homme tranquille. On le comprend à la qualité de ses rides : ce sont des signes tracés par le soleil, non par le tourment. Il a trouvé un démon en dehors de lui. Et il le caresse, le tient par l'aileron, l'hypnotise en lui posant une main sur le nez. »
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MarsupMarsup   22 mai 2010
«Quand je suis heureuse, j'ai peur. Quand je souffre, j'ai peur. Quand je ne ressens rien et que je n'ai peur de rien, je sais avec certitude que j'ai perdu l'équilibre.»
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