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ISBN : 2749130026
Éditeur : Le Cherche midi (21/08/2014)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 16 notes)
Résumé :
Entouré de jeunes et jolies infirmières. Van Dongen vit ses derniers jours à Monaco en 1968. Atteint, entre autres, de la maladie de Parkinson, il n'aura pas le loisir de les déshabiller, de les peindre et de les aimer. Alors il se souvient et reviennent sur ses lèvres ses conquêtes féminines, ses amis Picasso, Max Jacob, Arthur Cravan.
Cette confession imaginaire est un enchantement perpétuel. Une valse folle dont on voudrait ralentir le rythme pour ne pas a... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
fanfanouche24
  30 septembre 2014
Une très plaisante fantaisie littéraire... astucieusement présentée... puisque François Bott, donne la parole au peintre, Kees van Dongen, les derniers jours de son existence, pour évoquer les souvenirs les plus marquants de son très riche parcours.... faussement léger, car tous les éléments évoqués sont rigoureusement exacts.
J'avoue méconnaître François Bott ; j'avais toutefois beaucoup apprécié l'un de ses ouvrages sur des portraits d'écrivains du XIXe, sous le titre «Dieu prenait-il du café ? »…qui m'avait enchantée….
Avec cette dernière publication sur van Dongen, j'ai retrouvé la légèreté, le côté facétieux, de cet autre texte , lu, avec jubilation !
J'apprécie infiniment ce peintre atypique, aux multiples facettes… mais j'ai , encore, appris des aspects, que j'avais soit « zappés » ou complètement ignorés.
van Dongen commença sa carrière comme caricaturiste à « L'Assiette au beurre » ; libertaire, ayant été jusqu'à illustrer le texte « L'Anarchie » de Pierre Kropotkine, et surtout j'ai découvert sa passion pour son compatriote, Rembrandt, pour lequel il rédigea un ouvrage…
Sans parler de son amour de la Vie, des pieds de nez aux conventions, son amour des femmes et de la peinture….un peintre original, à la personnalité fantasque… qui allait des mondanités, aux idées, convictions les plus libertaires !
Je n'en dis pas plus… le texte de François Bott est assez court, mais le ton est tellement vivant, dynamique… que cette lecture m'a fait l'effet d'un éclair…. Eclair assez fulgurant pour aller fouiner, chercher plus avant et sur van Dongen et sur les autres écrits de l'auteur ; j'en ai constitué d'ailleurs ce jour une liste… [29 septembre 2014]
« Ces crétins- mes détracteurs- n'ont pas su deviner, discerner l'irréparable mélancolie, la détresse qui se dissimulaient dans mes tableaux, sous le fard, sous le maquillage, sous les couleurs et les airs de fête. J'ai maquillé, en quelque sorte, le tragique de la vie, comme font les clowns et les humoristes » (p.93)
J'aime vraiment beaucoup la tournure d'esprit de François Bott, qui nous instruit en nous distrayant…Ce n'est pas rien !!

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Biname
  26 mai 2014
Nouveauté de la rentrée littéraire 2014, il n'y avait à la base aucune raison que je lise ce roman. J'ai excessivement peu d'intérêts pour l'art et donc les peintres. Mais je ne me sens pas prête à attaquer les plus gros livres de la rentrée alors autant plonger dans un livre petit. Je suis à fond pour la découverte et j'apprécie qu'un roman me surprenne. Et là, c'est l'exemple type du livre que je n'attendais pas.
Ce roman est construit sous forme d'un monologue fictif, retraçant les dernières heures de la vie du peintre Hollandais. Les derniers souvenirs, les derniers mots, les derniers rêvent, un dernier état des lieux avant l'inévitable.
Tout d'abord, j'apprécie l'exercice d'écriture car ce n'est pas si simple qu'on le pense. L'auteur va prendre la parole d'une personne morte, il va dire ses mots comme si c'était celui du peintre. On façonne une personne réelle, on fait quelques retouches, on imagine. En fait, on fait simplement son job d'écrivain. Les mots n'ont plus aucune limite, ils ouvrent à de nouvelles destinations, de nouveaux voyagent.
Bon, je ne connais ni les peintures de Kees van Dongen, ni la personne, je ne connais quasiment pas la période des années 1910-1930 et encore moins les artistes ou grands noms qui ont vécu à ces dates. Voilà! Pour ce plongeon, je dois me armer de cet outil vital qu'est Google. Je ne pouvais pas lire ce petit livre sans pouvoir mettre une image sur les oeuvres et le noms des artistes. Sur le coup, ce petit voyage dans le temps devient un vrai régal. Je papillonne au fil des oeuvres, je rebondis d'un artiste à l'autre. Je découvre des boxeurs, des poètes, des lieux, les épouses. Grâce aux images que je déniche sur Google, je peux mettre un visage sur tout le monde. J'ai l'impression d'y être. Je suis à Paris avec eux: Picasso, Arthur Craven, Max Jacob. C'est totalement génial. Et puis je découvre tout simplement l'oeuvre de Kees van Dong. Cet hymne à la femme et son corps. L'amour, la passion qui l'a pour la peinture, pour le mystère qu'il veut faire dégager de ses toiles. Je découvre un homme d'excès et qui aime tant la vie. Il trouve dégueulasse de partir maintenant même s'il sent bien qu'il n'est plus en phase avec cette société de 1968.
Alors bien sûr, on sait que l'auteur a donné l'image qui voulait de Kees mais j'espère que Kees est vraiment le Kees de Bott.
Pour les personnes qui n'y connaissent rien et qui se munissent d'un bon outil, vous allez passer un agréable petit voyage dans le temps. Même si comme moi, la peinture ce n'est pas trop votre truc, l'écriture de ce roman et les mésaventures de Kees sont envoûtantes.
Voilà une belle surprise que je n'attendais pas.
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l-ourse-bibliophile
  02 juillet 2014
Ouvrage présenté par les éditions Cherche-Midi pour la rentrée littéraire de septembre 2014, le dernier tango de Kees van Dongen raconte les dernières heures du peintre, dernières heures pendant lesquelles il se remémore son passé. Sa vie défile sous ses yeux et il côtoie à nouveau, le temps d'une dernière fête, ses amis, poètes, boxeurs, peintres qui ont vécu dans ce Paris insouciant des années 1920. Autour du vieillard s'affairent trois jolies femmes. Trois infirmières. L'occasion pour l'ancien séducteur de retrouver les fantômes de ses trois épouses, de ses maîtresses ainsi que de ses innombrables modèles. le récit devient alors une ode aux corps des femmes, à leur beauté et à leurs charmes. Une ultime déclaration d'amour à toutes celles qui ont traversé – ou qui auraient pu – sa vie. Malgré la vieillesse et la maladie, mourir devient difficile, terrifiant. Pourquoi faut-il mourir alors que la vie est si belle ? van Dongen nous dit qu'il ne s'est jamais ennuyé, qu'il n'a jamais rien regretté ; pourquoi un tel amoureux de la vie devrait-il la quitter ?
La forme est celle d'un long monologue. JComme j'ai pu l'exprimer suite à la lecture de Sagan 1954, j'apprécie moyennement cette littérature où l'on attribue à un personnage réel des pensées et des sentiments imaginés, fantasmés. Littérature très à la mode actuellement, chaque personnage historique/artiste/penseur y ayant peu à peu droit (la rentrée littéraire nous dévoilera également l'intimité de Descartes sous la plume de Christian Carisey dans le Testament de Descartes). Nous sommes dans de la pure fiction et François Bott nous donne une version de Kees van Dongen, sa version. Un vieil homme, certes un peu prétentieux, mais attachant dans son amour de la vie et des personnes qui l'ont entouré.
En revanche, le contexte historique et artistique est vérifié. Comme l'a dit Bimane avant moi, ce livre est une machine à remonter le temps. En quelques pages, on revisite les années 1920-1930 et les années folles. On croise Picasso, Jean Cocteau, le boxeur Jack Johnson ; l'une des trois infirmières lui rappelle le dernier amour de Raymond Radiguet, le mannequin Bronia Perlmutter ; une autre, la comédienne Maria Ricotti. On déménage de Montparnasse au 16e arrondissement tout en saluant les surréalistes de la place Blanche ou la « bande à Cocteau » du côté de la Madeleine.
Un livre agréable à lire bien que cet exercice d'écriture ne me séduise pas.
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leinavaleski
  24 octobre 2014
C'est un roman qui mélange habilement passé et présent en racontant des souvenirs comme n'importe qui pourrait le faire au crépuscule de sa vie. Mais là, il s'agit d'un artiste et c'est donc aussi un hommage à l'art.
J'ai trouvé le mélange passé/présent très bien géré. On ne s'y perd jamais et on a vraiment l'impression de plonger dans la vie d'un artiste, dans des souvenirs d'une grande richesse. C'est passionnant, entrainant et réaliste. On y croit complètement, on visite une autre époque et une autre style de vie.
C'est un bel hommage à l'art que ce livre, on plonge vraiment dans cet univers et on découvre de nombreuses choses intéressantes. J'ai tout simplement adoré ce livre.
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fran6h
  20 mai 2015
Avec Kees van Dongen on navigue dans le Paris des peintres, on navigue dans Paris, entre le "Bateau-Lavoir" et Montparnasse, rive droite, rive gauche, rive droite, Paris bohème, Paris mondain.
On est ici dans le dernier jour de cet artiste, il a alors 91 ans et est alité dans sa maison à Monaco en cette fin Mai 1968. A la vue de la silhouette des infirmières qui s'occupent de lui, les souvenirs reviennent. Lui qui a tant aimé les femmes. Lui qui les a peintes. Lui qui les a dévoilées, dévêtues, dévorées. Des souvenirs fragmentaires, forcément avec l'âge ... Mais quelle vie ! Une vie faite d'urgences, d'apparences, et imprégnée de l'égoïsme voire du narcissisme nécessaire à la nourriture du processus créatif.
Ecrit avec soin ce court roman se lit d'une traite. Un roman qui donne envie de (re)découvrir ce peintre qui a marqué son temps (années 1910 à 1940) et qui a côtoyé tout ce que la culture française et européenne de ce temps a produit de pépites.
Lien : http://animallecteur.canalbl..
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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24fanfanouche24   29 septembre 2014
Avec l'ami Pablo (Picasso), nous méditions sur la tristesse et la tragédie des clowns, quand s'éteignent les derniers rires et qu'ils se démaquillent, seuls dans leur loge. Ce monde, je le peignais à la hâte, comme pour le préserver, le sauver de je ne sais de quel naufrage, quel désastre. J'adorais le music-hall, les fêtes foraines, les manèges et les rêves d'enfance. (p.41)
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fanfanouche24fanfanouche24   28 septembre 2014
J'ignorais ce qui m'attendait de l'autre côté des choses mais j'emportais avec moi le regret de cette planète. Je l'aurai tellement aimée, cette existence ! Je l'ai trouvée merveilleuse, surprenante, épatante,Je ne me suis jamais ennuyé. 'La vie est belle, et l'oeuvre est plus belle encore que la vie..." J'avais écrit cela en 1927, dans mon livre sur Rembrandt. A présent, je ne sais si je pense toujours la même chose. (p.14)
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fanfanouche24fanfanouche24   29 septembre 2014
Sous le brillant de la vie, je peignais la solitude. Je peignais la tristesse sous le maquillage, le désespoir sous le fard, le vide des regards sous les paillettes...Comme si les fêtes n'étaient qu'une façon de s'oublier, de s'étourdir dans le tourbillon de l'existence. (p.92)
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fanfanouche24fanfanouche24   28 septembre 2014
Moi, Kees Cornelis Van Dongen, le peintre, je suis mort à Monaco, le 28 mai 1968, alors que la France s'agitait. J'avais 91 ans. La radion me donnait des nouvelles de ce remue-ménage. Les Français s'offrent périodiquement une révolution. C'est dans leurs habitudes. C'est même leur distraction favorite. (p.11)
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JaklekJaklek   21 juillet 2018
....les demoiselles de passage, les amours de rencontre, les jolies revenantes,les femmes fatales, les aventurières, les soubrettes, les grisettes, les modistes, les modestes, les futiles et les futées, les discrètes, les secrètes, les furtives, les dévotes, les timides, les délurées, les frivoles, les désabusées, les maussades, les mélancoliques, les chagrines, les excessives, les éperdues, les égarées, les pétillantes, les enflammées, les passionnées, les fantasques, les dédaigneuses, les rêveuses, les ténébreuses, les lumineuses, les dames de cœur, les femmes d'esprit, les dames de l'ombre, les éminences grises, les intrigantes, les conspiratrices, les conseillères occultes et ces Orientales que j'avais découvertes en Espagne, à Séville, au Maroc, à Tanger, et en Egypte.
Je n'avais pas de préjugés. Elles étaient toutes mon genre.
...Comme les écrivains, les peintres sont des voraces, des rapaces, des voleurs.
...La peinture était ma seule vraie maîtresse.
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