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ISBN : 2818039061
Éditeur : P.O.L. (17/03/2016)

Note moyenne : 3.84/5 (sur 167 notes)
Résumé :
Paula Modersohn-Becker voulait peindre et c'est tout. Elle était amie avec Rilke. Elle n'aimait pas tellement être mariée. Elle aimait le riz au lait, la compote de pommes, marcher dans la lande, Gauguin, Cézanne, les bains de mer, être nue au soleil, lire plutôt que gagner sa vie, et Paris. Elle voulait peut-être un enfant - sur ce point ses journaux et ses lettres sont ambigus. Elle a existé en vrai, de 1876 à 1907.
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Critiques, Analyses et Avis (59) Voir plus Ajouter une critique
Piatka
  08 mai 2017
J'apprécie décidément de plus en plus qu'un écrivain pose son regard et ses mots sur l'oeuvre d'un ou d'une artiste pour proposer un récit biographique personnel, nourri bien sûr d'une solide bibliographie offerte en prime au lecteur. Comme l'écrit si bien Marie Darrieussecq : « Les rencontres nous signent ». Celle-ci est définitivement une très belle rencontre que je n'oublierai pas de sitôt.
« Être ici est une splendeur » est le court récit qui m'a permis de découvrir Paula Modersohn Becker ( 1876-1907 ), peintre allemande au destin bref mais intense. Morte prématurément à trente et un ans, dix-huit jours après avoir accouché, elle voulait peindre, coûte que coûte ; être plus libre que son époque ne le permettait aux femmes. Mariée à un peintre reconnu, Otto Modersohn, elle finit par tout quitter, mari et foyer, pour s'installer à Paris. Soutenue entre autre par Rilke et Clara Westhoff, ses amis, elle peindra plus de sept cents tableaux en à peine huit ans.
Voilà très succinctement résumée la bio de Paula.
Par curiosité, j'ai bien sûr cherché ses tableaux sur internet et j'ai été surprise de trouver beaucoup de portraits de femmes, aux regards doux, vivantes sans être ni mièvres ni lascives, comme évidentes, dégageant force et tendresse. C'est aussi la première fois qu'une femme se peignait nue, et enceinte.
« Des femmes qui ne posent pas devant un homme, qui ne sont pas vues par le désir, la frustration, la possessivité, la domination, la contrariété des hommes. »
Paula, une pionnière étonnante de modernité !
Bien sûr si ce texte révèle en si peu de pages un essentiel féminin et artistique, c'est grâce au talent de Marie Darrieussecq qui a souvent le sens de la formule qui fait mouche et grâce à sa sympathie évidente pour Paula.
J'aimerais juste pour finir citer quelques phrases de Rainer Maria Rilke qui, un an après le décès de Paula, écrivit « Requiem pour une amie », un texte auquel l'auteur fait référence en écrivant que « Lire ce texte c'est écouter ».
« Et des fruits, j'achèterai des fruits, où l'on
retrouve la campagne, jusqu'au ciel.
Car à ceci tu t'entendais : les fruits dans leur plénitude.
Tu les posais sur des coupes devant toi,
tu en évaluais le poids par les couleurs.
Et comme des fruits aussi tu voyais les femmes,
tu voyais les enfants, modelés de l'intérieur
dans les formes de leur existence. »
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fanfanouche24
  18 mars 2016
Un vrai "coup de coeur" , déniché toujours au hasard de mes pérégrinations personnelles en librairie..."Coup de coeur" lu avec avidité en quelques heures...
J'avoue bien humblement ne jamais avoir lu de textes de Marie Darrieussecq, mais le thème de celui-ci a d'emblée capté mon attention; l'existence trop brève de cette femme peintre, allemande , amie de Rilke, Paula Modersohn-Becker (dont j'ignorais jusqu'au nom !!) a piqué ma curiosité...
"Elle n'aimait pas tellement être mariée (...) Elle aimait le riz au lait, la compote de pommes, marcher dans la lande, Gauguin, Cézanne, les bains de mer, être nue au soleil, lire plutôt que gagner sa vie, et Paris"...
Cette artiste a existé réellement (1876-1907)..., décédée prématurément à 31 ans, "avec une oeuvre devant soi et un bébé de dix-huit jours"...
Je me suis littéralement précipitée sur Internet, pour découvrir ses tableaux, l'appréhension de son art... Des portraits de femmes, d'enfants, des paysages aux atmosphères attachantes , aux couleurs et au style non conventionnels.
Par contre, il m'est mal aisé de formuler précisément les choses...Une autre curiosité: voir le portrait original qu'elle a réalisé de son ami-poète, Rilke...
Euphorique d'apprendre à la fin de ce très beau texte de M.D qu'il y aura une exposition de cette artiste au Musée d'Art moderne de la Ville de Paris d'avril à août 2016, à laquelle a participé activement Marie Darrieussecq...
"J'ai écrit cette biographie à cause de ce dernier mot. Parce que c'était dommage.
Parce que cette femme que je n'ai pas connue me manque. parce que j'aurais voulu qu'elle vive. Je veux montrer ses tableaux. Dire sa vie. je veux lui rendre plus que la justice: je voudrais lui rendre l'être-là, la splendeur. " (p. 137)
L'auteure rend un hommage fabuleux à ce peintre qu'elle découvrit par hasard vers 2010... Elle explique son "coup de coeur absolu" par le premier tableau admiré, ressenti intensément... Je n'en dirai pas plus !!
"Pourquoi n'est-elle connue qu'en Allemagne ? Pourquoi- sa -ville -de Paris ne l'a jamais exposée ? Elle est allemande, certes, mais pas plus que Picasso n'est espagnol ou Modigliani italien. L'inachèvement de l'oeuvre est-il à ce point un obstacle ? Ou faut-il croire que le fait d'être femme l'arrêta à la frontière ?
Faut-il croire qu'elle n'avait pas son visa universel ? " (p. 145)
Encore Mille Mercis à Marie Darrieussecq pour cette très exceptionnelle découverte... dont ce texte pétri d'enthousiasme et d'émotion , combien communicatifs... nous prépare de la plus belle manière à apprécier avec plus d'attention et de reconnaissance l'exposition parisienne à venir tout prochainement...sur cette femme peintre méconnue...ou carrément inconnue (ce qui était mon cas...
Je termine cette modeste chronique par cet extrait concernant à la fois son style et la passion de cette femme pour son art: " Elle travaille à une profondeur épaisse, couche après couche, une surface "rude et vivante", comme les vieux marbres ou les sculptures de grès travaillées par le temps, celui qui passe et celui qui pleut.
- -Un seul but occupe mes pensées, consciemment et inconsciemment.- - Oh, peindre, peindre, peindre !- (p. 85)
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Bookycooky
  25 juillet 2017
Un livre sur une femme peintre allemande, méconnue hors de son pays, du début du siècle dernier. Pas évident d'écrire une biographie romancée, d'une femme restée dans l'ombre mais dont la vie a croisé tant de personnages célèbres de l'art et de la littérature. Darrieussecq a choisi un style impersonnel, la voix off d'un récit qui se déroule à l'image d'un film documentaire qui " n'est pas la vie vécue de Paula M.Becker", mais ce qu'elle en perçoit, "un siècle après, une trace".
Une femme, une vie courte, extraordinaire pour l'époque, tentant de s'y dérober à ses conventions bien qu'étant obligé de composer avec sa condition féminine ( "Les parents de Paula posent une condition au mariage : que leur fille prenne des cours de cuisine. Il ne sera pas dit que Fräulein Becker s'installe en ménage sans savoir nourrir son mari."),
Une femme qui a besoin de liberté, de "marcher seule pour "lisser quelques plis dans sa tête ", qui écrit à son mari parti rendre visite à ses parents, "à quel point elle se sent libre, divinement libre.",
Une femme qui ose pour son époque, du presque non vu : une femme qui peint des femmes. "Ses jeunes filles nues, ce n'est pas Puberté de Munch.....de là à se peindre elle-même nue…" donnera le premier autoportrait enceinte nue de l'histoire de l'art.

Je suis friande des regards d'écrivains sur l'Art et les artistes mais ici le charme n'a pas opéré. Autant le regard de Philippe Claudel sur Émile Friand ou celui de Claudie Gallay sur Opalka m'a profondément touchée autant celui de Darrieussecq sur Paula Becker m'a laissée indifférente; à part quelques passages, la prose sèche et décousue, truffée de citations m'a déconcertée. Un style peu à mon goût, "Il semble que le mariage de l'ardent roi rouge et de la petite Madone n'ait été consommé qu'avec difficulté........Consommé ou pas, tous ces gens sont morts. Quand j'entends consommé, je pense à du potage, et à des yeux qui flottent sur du bouillon. Je préfère contempler les tableaux de Paula.", combinaison "consommé , morts, potage" , pas très fort comme image, pour ne pas dire banale, et une dernière phrase paradoxale, car l'écrivaine contemple plus la vie privée et sociale de Paula que son oeuvre, surtout dans la première moitié du récit. Mais c'est plus la forme que le fond que je n'ai pas aimé, car je dois quand même avouer que ce dernier a le mérite d'éveiller la curiosité sur l'oeuvre de l'artiste que je connaissais peu.
Ce n'est bien sûr que mon avis personnel, donc en aucun cas le rayer de votre PAL si il y est déjà, car apparement je suis une des rares à ne pas l'avoir aimé.

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domisylzen
  22 juin 2016
Peut-on peindre avec des mots ? Avec ce livre Marie Darrieussecq nous en apporte la preuve. Elle a une bien belle façon de nous en parler, avec des touches de poésie de ci de là. Une description évocatrice mais qui laisse libre cours à l'imaginaire de chacun. Au mot fin, je suis allé visionner quelques unes de ses toiles, je les ai immédiatement reconnues comme si elles étaient déjà dans ma mémoire et que Marie Darrieussecq l'ai dépoussiérée.
Je ne connaissais pas cette peintre allemande : Paula Modersohn-Becker, qui vécu entre l'Allemagne et la France de 1876 à 1907. Ce qu'elle aimait : peindre et c'est tout. Peindre et profiter de la vie, peut-être aimer, peut-être enfanter, mais avant tout ... peindre. C'est la première peintre à réaliser un autoportrait nue ... nue et enceinte. Avec ses yeux de femmes et non celui d'hommes qui ne voit que la représentation sexuelle des nus.
Ce livre c'est surtout une femme artiste qui parle d'une autre femme artiste et qui trouve les mots pour détourer le contour mystérieux qui entoure cette passion.
Des extraits de ses journaux et des lettres entre elle sa famille, ses amis ou son mari nous éclairent sur la façon qu'avait Paula d'envisager la vie.
En parallèle, le musée d'art moderne de Paris présente quelques unes de ses oeuvres du 8 avril au 21 aout 2016.
Elle a traversée la peinture comme une étoile filante, laissant derrière elle des oeuvres d'une force hors du commun. Dix ans d'une vie d'artiste, c'est beaucoup et c'est si peu. Elle aurait eu tellement de belles choses à nous faire découvrir.
Dommage.
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nadiouchka
  24 juin 2017
Encore une belle rencontre lors du Festival « Oh Les Beaux Jours » qui s'est déroulé fin mai dernier à Marseille. D'ailleurs, je n'ai pas fini d'en parler.
Cette fois, il s'agit de Marie Darrieusecq qui était venue présenter son dernier livre « Être ici est une splendeur » (d'après Rilke - Élégies de Duino).
L'auteure écrit en page 141 : « En écrivant « Le Bébé » en 2001, je citais déjà Rilke, mais je ne connaissais pas Paula Modersohn-Becker, je ne savais pas qu'elle me manquait ». Il faut dire que de Rilke, il en est aussi beaucoup question dans ce livre, ayant été un grand ami de Paula.
L'auteur a aussi écrit ce livre à cause du dernier mot de Paula à sa mort : « En s'écroulant, elle dit shade : ça veut dire dommage » (page 136). Elle dit que cette inconnue lui manque et qu'elle veut lui rendre sa splendeur.
Le fil conducteur en est la femme et la vie trop courte de Paula M. Becker, jeune peintre décédée à 31 ans (1876-1907), une dizaine de jours après son accouchement.
Marie Darrieusecq l'a découverte par hasard, avec le tableau « mère allongée », dont les formes sont à la fois rondes et allongées. C'est un tableau sensuel mais pas érotique.
Dans ce livre, on voit que Paula préfère peindre des portraits et surtout des femmes nues. L'ennui, c'est que c'est uniquement à Paris que l'on peut avoir des modèles nus. Et Paula, une fois mariée ne sait pas comment on peut l'appeler : faut-il dire Paula Modersohn-Becker ? Ou bien Paula Becker ? Finalement elle opte pour Paula M. Becker.
N'aimant pas trop le fait d'être mariée, elle décide de se rendre à Paris pour se livrer à sa passion, la peinture, qu'elle fait à sa façon, sans ombre ni perspective, principalement sur les femmes et surtout des femmes nues. D'ailleurs elle se peint elle-même ainsi. Une première à cette époque.
L'auteure pose aussi la question de savoir pourquoi Paula, née en Allemagne, n'est-elle connue que dans son pays ? On peut lire en page 145 : « Pourquoi sa ville de Paris ne l'a jamais exposée ? Elle est allemande, certes, mais pas plus que Picasso n'est espagnol ou Modigliani italien (…). Faut-il croire qu'elle n'avait pas son visa universel ? »
On l'a compris, c'est un véritable plaidoyer pour Paula que nous livre Marie qui a été obsédée par la recherche de la vérité vis-à-vis de cette femme qui voulait tout simplement peindre, vivre nue au soleil, au lieu de gagner sa vie. D'ailleurs, son mari Otto, est très compréhensif et généreux avec elle car, lorsqu'elle lui demande de l'argent, il s'empresse de l'aider en espérant qu'elle lui reviendra. Mais elle est également soutenue par Rainer Maria Rilke avec qui elle entretient une forte amitié et Clara Westhoff. Elle admirait aussi de nombreux peintres, elle qui les aime tant, par exemple Gauguin, Cézanne, Rodin, pour ne citer qu'eux.
Rilke lui rend un touchant hommage dans un poème : « Requiem pour une amie », écrit après sa mort et que publierai dans une citation.
C'est donc un récit court mais intense que cette biographie. de plus, lors de l'interview, l'écrivaine a souligné qu'elle avait carrément fait le siège du musée d'Art Moderne, pour qu'on y expose les tableaux de Paula et c'est elle-même qui a participé au choix de ceux-ci ainsi qu'au catalogue.
C'était la moindre des choses pour cette femme si particulière, attachante, avant-gardiste et ce récit dénote une grande profondeur.
Quand j'ai vu tous les livres écrits par Marie Darrieusecq, j'ai été étonnée de ne l'avoir connue qu'à l'occasion de ce Festival. Il faut dire aussi qu'elle a pris, petit à petit, une grande place dans la littérature française alors qu'elle était, au départ, psychanalyste.
Une écrivaine très sympathique, passionnée, qui s'est beaucoup documentée et qui a eu le don de faire découvrir et aimer une illustre inconnue. de plus elle nous a conseillé de regarder le site sur Internet où figurent de nombreux tableaux.
Encore un livre lu très rapidement car d'un style sans fioritures, sans pathos, tout simple, à découvrir pour ceux qui ne le connaissent pas encore.
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Citations et extraits (94) Voir plus Ajouter une citation
domisylzendomisylzen   11 septembre 2016
Au sous-sol du musée (Essen) sont exposées les œuvres de femmes. Le plafond est bas, la lumière est mauvaise. Nulle part ailleurs je n'ai vu à quel point l'art féminin est considéré comme inférieur à l'art. En haut, dans la lumière : Van Gogh, Cézanne, Gauguin, Matisse, Picasso, Braque, Kirchner, Nolde, Kandisky, Klee ... En bas, dans l'ombre, un désordre de statuettes anciennes mêlées à des vidéos contemporaines. Déesses, maternités, reines : le seul fil conducteur est que ces oeuvres sont faites par des femmes ou représentent des femmes.
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nadiouchkanadiouchka   25 juin 2017
Rilke, Requiem :
Car à cela tu t’entendais : les fruits dans leur plénitude.
Tu les pesais sur des coupes devant toi,
tu en évaluais le poids par les couleurs.
Et comme des fruits aussi tu regardais les femmes
et les enfants de même, modèles par une poussée intérieure
jusqu’aux formes de leur existence.
Et pour finir, toi-même tu te vis comme un fruit,
tu te dépouillas de tes vêtements, tu allas te placer
devant le miroir et tu t’y enfonças
jusqu’à y perdre ton regard : lequel, gardant courage,
s’abstint de dire : c’est moi. Non : ceci est.
Rilke, Requiem pour une amie.
P.123
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BookycookyBookycooky   19 juillet 2017
En 1900, Kathleen Kennet, une étudiante anglaise, écrivait avec une certaine ironie : « Dire qu’une jeune fille de vingt ans était partie étudier les beaux-arts à Paris revenait à dire qu’elle était irrémédiablement perdue. »
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fanfanouche24fanfanouche24   17 mars 2016
Rilke pense que les peintres savent vivre, toujours. L'angoisse, ils la peignent. Van Gogh à l'hôpital peint sa chambre d'hôpital. Le corps des peintres et des sculpteurs est actif. Leur travail est à ce mouvement. Lui, poète, ne sait que faire de ses mains. Il ne sait pas être vivant. (p. 34)
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BookycookyBookycooky   25 juillet 2017
Virginia Woolf souligne dans Un lieu à soi que l’éducation des filles consiste à les habituer à mettre de côté leur égoïsme pour s’occuper d’un plus égoïste. Que ce « plus égoïste » soit ici une nourrissonne ou un mari n’y change rien.....
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Vidéo de Marie Darrieussecq
Fiston MWANZA MUJILA Tram 23 éditions Métailié : Où Fiston Mwanza Mujila lit quelques pages de Tram 23 à l'Institut Français de Libreville (Gabon) le 3 mai 2018 à l'occasion d'une rencontre sur "La ville africaine" avec Sami Tchak et Marie Darrieussecq, animée par Steeve Robert Renombo "Au commencement était la pierre et la pierre provoqua la possession et la possession la ruée, et dans la ruée débarquèrent des hommes aux multiples visages qui construisirent dans le roc des chemins de fer, fabriquèrent une vie de vin de palme, inventèrent un système, entre mines et marchandises."
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