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Hélène Collon (Traducteur)
EAN : 9782070305308
112 pages
Éditeur : Gallimard (06/01/2005)

Note moyenne : 3.31/5 (sur 56 notes)
Résumé :
Un couple de vieillards dont la seule préoccupation est de se débarrasser définitivement l'un de l'autre, un curieux psychanalyste tout droit sorti du fond des mers, un détective qui enquête sur l'étrange disparition de trois enfants en se prenant pour Sherlock Holmes, une pickpocket incroyablement douée, une bibliothécaire capable de faire vivre les personnages des livres, tels sont les héros de ces aventures qui mêlent humour et merveilleux. Loin de Fahrenheit 451... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
BazaR
  13 mai 2018
Sacré Ray.
On ne peut pas dire que je le connaisse bien, probablement à moitié moins que ce qu'il mérite. J'avais déjà vu dans Les Pommes d'Or du Soleil qu'il était capable d'appliquer son ton poétique à des histoires de notre temps aussi bien qu'à des inventions de l'avenir. C'était un écrivain qui outrepassait les genres. Mais je ne savais pas qu'il savait manier l'absurde et l'humour noir à la Franquin.
Ben à travers ces cinq nouvelles, je le sais maintenant.
Je n'ai pas tout aimé ; j'ai du mal avec les trucs surréalistes. Ce psy ex sous-marinier germanique qui soigne grâce à des trucs dans son périscope a fait apparaître des tas de points d'interrogation dans des bulles au-dessus de ma tête. Cette pique-poche de spectacle qui humilie les spectateurs hommes au grand plaisir de leurs épouses alors que l'un des spectateurs s'efforce d'avertir son double qui subit sur scène les affres du vol répétitif m'a fait un peu rire et surtout fait pousser de nouveaux points d'interrogation dans mes plantes en pot.
Fantastique plus pieds sur terre, j'ai beaucoup plus accroché avec ce Sherlock qui est passé à côté de la renommée en résolvant sans que personne ne le sache des meurtres avec des drôles d'araignées. le césar du pompon va irrémédiablement à la nouvelle éponyme du recueil où deux vieux époux cherchent à se débarrasser définitivement de la présence de l'autre en toute complicité. Et tant pis pour les dégâts collatéraux. Humour noir à gogo ; Franquin aurait adoré (je l'ai déjà dit ça, non ?).
La nouvelle finale est une ode aux livres et aux personnages de papier qui accompagnent nos vies. J'aurais dû aimer. J'aurais pu si ma culture en littérature anglo-saxonne avait été à la hauteur. Mais je n'éprouve pas de nostalgie pour les livres évoqués que je n'ai jamais lus. Coup dans l'eau, plouf !
Bilan comptable moyen, ni débit ni crédit. Mais crêtes et creux, donc des émotions.
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Fifrildi
  12 mai 2018
Avant de me lancer dans cette lecture, je n'avais lu de l'auteur que son célèbre Farenheit 451. J'avoue que mis à part ce roman, je ne connais pas grand-chose de son oeuvre en général.
Voici donc un petit recueil de 5 nouvelles inégales…
J'ai adoré « Meurtres en douceur » et son humour noir. Un vieux couple occupe son temps en cherchant à éliminer l'autre.
Ensuite (je continue par ordre de préférence) j'ai beaucoup aimé « Echange » avec la bibliothécaire. J'aime bien l'idée que les livres soient des repères dans notre vie et qu'un lien particulier nous lie avec certains personnages.
J'ai trouvé la nouvelle « Pas vu pas pris » intéressante, mais j'aurai voulu en savoir plus. C'est le genre d'histoire où l'auteur nous laisse le choix de ce qu'il faut croire à la fin.
Je n'ai pas bien compris le sens de la première nouvelle « Underseaboat Doktor ». Elle m'a néanmoins donné envie d'en apprendre plus sur le « syndrôme de Rumpelstiltskin » ^_^
C'est la nouvelle « Mademoiselle Vif-Argent » qui m'a laissée le plus perplexe… je l'ai relue deux fois mais sans parvenir à me faire une idée.
En conclusion, je ne pense pas que je vais me précipiter sur la lecture du recueil dont sont extraites ces nouvelles (« … mais à part cela tout va bien »).

Challenge petits plaisirs 2018
Challenge défis de l'imaginaire (SFFF) (118)
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Foxfire
  22 mai 2018
Pour qui aime à la fois les nouvelles et les littératures de l'imaginaire, Bradbury est un auteur incontournable. Et c'est avec grand plaisir que j'ai retrouvé son talent de nouvelliste au détour des 5 petits récits qui composent ce recueil.
La 1ère nouvelle, "unterderseabeat doktor", m'a un peu décontenancée. Si j'ai aimé l'écriture et le ton assez surréaliste, je ne sais pas trop ce que l'auteur a voulu nous raconter. du coup, je n'ai pas pleinement apprécié ce récit.
Dans ce même registre du bizarre, j'ai d'avantage aimé "Mademoiselle Vif-argent". Les histoires de doubles sont le terreau idéal pour donner lieu à un vertige, à une angoisse très particulière, ce qui est le cas ici où derrière la situation humoristique absurde pointe une tonalité inquiétante très réussie.
J'ai beaucoup aimé "échange" qui est un très joli hommage aux livres et à ceux qui les font lire. On sent bien que Bradbury a mis de lui dans ce récit et c'est très touchant. Tous les passionnés de lecture se reconnaitront un peu dans cette nouvelle.
Mais pour moi, les 2 bijoux de ce recueil sont "pas vu, pas pris" et "meurtres en douceur". Avec "pas vu, pas pris" Bradbury propose un récit aux allures de conte sombre. J'ai adoré l'ambiance mystérieuse de cette nouvelle. Quant à "meurtres en douceur", c'est une perle d'humour noir. Bien écrite, parfaitement menée, très drôle, cette nouvelle est un modèle d'efficacité. Impossible de rester de marbre en la lisant.
Bradbury est décidément un auteur que j'aime beaucoup même si je le lis rarement. Je suis bien contente d'avoir encore quelques textes de lui dans ma PAL, j'essaierai de ne plus attendre aussi longtemps avant de lire un de ses livres.
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Tatooa
  13 mai 2018
Ah, je kiffe Bradbury, j'ai une affinité particulière avec son style, je crois bien.
C'est assez récent, j'avoue. C'est depuis que j'ai lu son excellentissime "La foire des ténèbres", en fait, qui m'a touchée droit au coeur avec une justesse et une poésie (dans l'horreur) assez incroyables.
Ici, j'ai tout aimé ou presque. La seule nouvelle qui m'a échappé c'est "Mademoiselle Vif-Argent" ; je subodore un truc profond avec l'histoire du double, mais c'est trop subtil pour moi, ou alors il a raté son coup, possible aussi vu que, chez mes amis de lecture commune, elle n'a pas été appréciée non plus. Bref, celle-là, elle m'a laissé de marbre, je n'ai rien éprouvé du tout à sa lecture, à part, peut-être, un gros "WTF" dans une bulle au dessus de ma tête à la fin, comme dit BazaR. Mdr !
Pour toutes les autres, j'ai beaucoup aimé.
L'histoire complètement dingue et surréaliste du "Doktor", voire kafkaïenne (Cf BazaR encore sur ma citation), m'a bien fait rire, j'ai adoré.
"Pas-vu-pas-pris" : Très lovecraftienne, celle-là, ambiance glauque et mystérieuse à souhaits, avec la possibilité pour le lecteur de croire ce qu'il veut, finalement. J'ai beaucoup aimé aussi, même si je l'ai trouvée trop courte.
"Meurtres en douceur", excellentissime d'humour noir. M'a grandement rappelé une pièce "culte" à la maison, "Le noir te va si bien", que mes enfants connaissent par coeur, avec Jean le Poulain et Maria Pacôme, et oui, ça ne date pas d'hier, mais l'excellent n'a pas d'âge. Formidable ! (d'ailleurs je pense que l'auteur anglais de la pièce, Saul O'Hara, s'est grandement inspiré de cette nouvelle, car il y a des situations quasi identiques !!! Oo). Un bon moment de rigolade.
"L'échange", enfin, très poétique, onirique même, m'a beaucoup touchée tant je me suis reconnue dans son héros, même si je n'ai pas vécu ni lu les mêmes choses que lui.
Pour moi, c'était presque un sans-fautes, et je suis passée à deux doigts du coup de coeur.
Après c'est normal qu'on n'accroche pas à tout dans un bouquin de nouvelles. En ce qui me concerne, nul doute que je lirai d'autre "Ray", d'ailleurs j'en ai quelques-uns sous le coude...
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Neneve
  16 juin 2018
Lecture en demi-teinte... J'étais vraiment enthousiaste à l'idée de découvrir d'autres écrits de Bradbury, ayant adoré Fahrenheit 451... J'ai vraiment adoré la nouvelle Meurtres en douceur... L'idée de ce couple de vieillards qui invente tous les moyens possibles pour se tuer l'un et l'autre. Un humour décapent pour illustrer à la perfection cette ligne mince entre la haine et l'amour. Et quelle finale, en plus... J'ai aussi apprécié la nouvelle sur cette bibliothécaire qui se rappelle de cet enfant qui a bâti sa vie entouré des plus grands personnages de romans... Par contre, j'ai vraiment pas compris Mademoiseille Vif-d'Argent... Aux derniers mots, j'ai levé les yeux au ciel, en me questionnant vraiment sur le sens de cette nouvelle. Bref, un recueil vraiment inégal, du mois, à mes yeux... J'aurai vraiment apprécié retrouver le ton que nous a proposé Bradbury dans Meurtres en douceur tout au long de ma lecture.
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
oliviersavignatoliviersavignat   01 août 2020
Mon épouse et moi assistions, un samedi soir, à une représentation; nous étions en été, et l'assistance fondait de chaleur autant que de convivialité. Tout autour de nous, des couples mariés ou fiancés, tout à tour ravis et alarmés par l'opéra-comique de leurs petites vies traduites sur scène en symboles grossis.
On sciait une femme en deux. Le sourire des maris dans la salle!

Mademoiselle Vif-Argent
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BazaRBazaR   09 mai 2018
Une femme suspendue dans les airs... une déesse engendrée par le grand amour dans l'esprit de chaque homme et dont les pieds délicats ne devaient pas toucher terre. il fallait la laisser sur son invisible piédestal. Regardez-ça ! Attention ! Ah, surtout qu'on ne me dise pas comment c'est fait ! Que c'est beau de la voir flotter ainsi, cette femme...
("Mademoiselle Vif-Argent")
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ludi33ludi33   30 mai 2018
"C'est agréable, n'est-ce pas ? Fit-elle. De nos jours... beaucoup trop éclairées, les bibliothèques. Il doit y avoir des zones d'ombre, vous ne croyez pas ? Un peu de mystère, quoi. Afin que le soir tard, les animaux sauvages puissent sortir rôder entre les piles de livres et, tapis auprès de cette lumière-jungle, tourner les pages en soufflant dessus. Vous me prenez pour une folle ?
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TatooaTatooa   10 mai 2018
- Vous ai-je jamais menti ? (Von Seyfertitz)
- Bien souvent ! (Je, le narrateur)
- Bon, a-t-il répliqué en haussant les épaules, mais ce n'était pas sérieux.
(Dans "Unterderseaboat Doktor")
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FifrildiFifrildi   07 mai 2018
Vous avez déjà flairé un livre neuf? La reliure, les pages, les caractères... C'est comme l'odeur du pain frais quand on a faim.
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Videos de Ray Bradbury (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Ray Bradbury
Présentation du livre Anthologie des dystopies. Les mondes indésirables de la littérature et du cinéma de Jean-Pierre Andrevon
Dictatures totalitaires, règne des écrans, apocalypses nucléaires, rébellion des machines, catastrophes climatiques, famines poussant à l'anthropophagie, abrutissement des masses par le consumérisme ou par le jeu, eugénisme, clonage… Depuis plus de cent ans, la dystopie s'est montrée d'une inventivité fascinante dans l'imagination de futurs malheureux. Grimaçante antinomie de l'utopie, le genre a obtenu ses lettres de noblesse avec des classiques reconnus comme le Meilleur des mondes d'Aldous Huxley ou Fahrenheit 451 de Ray Bradbury, avant de conquérir l'espace littéraire, cinématographique et télévisuel. Car nul mieux que lui n'a su dévoiler et exacerber les angoisses de notre présent face aux bouleversements de la modernité. Tous les dilemmes que pose l'intelligence artificielle n'ont-ils pas déjà été anticipés par Philip K. Dick et Blade Runner (Ridley Scott) ? Ceux soulevés par la vidéosurveillance et le fichage des citoyens par 1984 de George Orwell et Black Mirror ? Quant à la série des Mad Max de George Miller, n'annonce-t-elle pas les risques que fait courir à notre société une pénurie des énergies fossiles ? Cette anthologie sans équivalent s'attache à couvrir toutes les facettes de ce genre protéiforme et omniprésent. Sous la plume alerte de l'écrivain de science-fiction qu'est Jean-Pierre Andrevon, ce sont des centaines de futurs potentiels qui se révèlent, au travers d'oeuvres incontournables ou méconnues. Autant de récits qui interrogent les frontières morales et politiques de l'humanité et son rapport aux limites environnementales de notre planète.
https://www.editions-vendemiaire.com/catalogue/a-paraitre/anthologie-des-dystopies-jean-pierre-andrevon/?preview=true&preview_id=3468&preview_nonce=a626edbd73
26 €, 348 pages
En librairie le 20 février
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