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ISBN : 2070402576
Éditeur : Gallimard (04/02/2010)

Note moyenne : 3.89/5 (sur 48 notes)
Résumé :
Quand Solène est morte, Maman a arrêté de me coiffer le matin, elle n’avait plus le temps et plus l’envie. Solène est morte, et moi, j’ai grandi d’un coup. Je suis devenue grande avec un cœur rempli de plein de trucs, de plein de trucs dont je me serais bien passé.

Léa a dix ans. Brutalement confrontée au monde des adultes, elle n’a, pour se défendre, que ses mots à elle. Elle est comme Alice au pays des merveilles projetée dans un monde d’ombre et d’... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
frenchbooklover
  15 septembre 2014
"Moi, je m'appelle Lea et je suis immortelle.
Immortelle, c'est quand on devrait mourir à un moment et qu'on n'est pas mort, après c'est fini, on a dépassé la mort, on l'a plantée, elle a pris quelqu'un d'autre à la place.
Je m'appelle Léa...Léa, c'est plein de couleurs, un peu rose, un peu vert, un peu bleu, mais tout pastel...Léa, c'est doux, c'est soyeux.
Je m'appelle Léa, je suis blanche comme du lait. Je m'appelle Léa et je ne peux plus mourir. Même si je voulais, même si je faisais tout pour, je ne peux plus."
A 10 ans et après avoir perdu son père dans l'année, Léa se retrouve confrontée à la mort de sa petite soeur, Solène, renversée par une voiture.
"Quand ma mort a pris Solène à ma place, j'ai arrêté de courir, j'ai dit à ma mort de me prendre comme prévu, et que c'était juste un jeu, mais ma mort, elle a dit que c'était trop tard, qu'on ne peut pas revenir en arrière et que j'aurais dû y penser avant."
Sans Solène "la plus belle, la plus douce", sa mère plonge dans le désespoir.
Sans Solène, Léa se sent bien seule.
Sans Solène, les jeux et les cadeaux n'ont plus le même goût.
Sans Solène, Léa se retrouve livrée à elle-même.
Sans Solène, elle doit faire l'apprentissage de l'âge adulte à vitesse accélérée.
Sans Solène, elle doit retrouver le chemin de l'espoir.
Mais, sans elle, est-ce que la vie peut retrouver ses habits de bonheur?
Dans ce premier roman, Alma Brami emprunte la voix d'une jeune fille de 10 ans, Léa, éprouvée par le deuil. D'une plume chirurgicale, elle nous parle de la nécessaire reconstruction qui survient après des drames familiaux de cette envergure.
Avec des mots à la fois simples et qui nous touchent en plein coeur, l'héroïne nous parle de sa culpabilité. Elle a réussi à échapper à cette voiture. Mais pas sa soeur. C'était elle, la grande, celle qui aurait dû protéger et elle n'a pu empêcher cette catastrophe.
Chez elle, sa mère s'est murée dans le silence de sa chambre. Dans cet appartement/mausolée de celle qui n'est plus, plus aucun son ne se fait entendre.
Pourtant, Léa tente de retrouver le fil du dialogue avec la seule qui lui reste. Mais ni les mots ni les pleurs ne peuvent rien changer. Alors, Léa trouve des moyens pour survivre. Apprend à s'habiller et à faire ses nattes toute seule. A aller toute seule à l'école. A voler des morceaux de pain à la cantine pour pouvoir manger le soir.
Elle lutte, lutte pour se débarrasser de ses peurs, de ses souvenirs à la fois doux et sombres qui lui donnent le cafard...
Mais Léa rêve aussi. A des ailes qui lui pousseraient dans le dos et lui permettraient de rejoindre son père et Solène.
On la suit au jour le jour dans ce combat surhumain. On la voit avancer, trébucher, refuser l'aide de ceux qui l'aiment profondément (Kevin et sa grand-mère)...On espère que tous ses efforts vont enfin payer...Et on guette d'éventuelles réactions de celle qui semble définitivement éteinte.
Ce roman, de moi-même, je n'aurais peut-être pas été vers lui. Mais, voilà, une de mes meilleures amies me l'a placé entre les mains. Et Léa m'a accompagnée pendant quelques 170 pages.
C'est là le tour de force d'Alma Brami. On ne peut que plonger dans ce monologue profondément poignant. Qui nous prend aux tripes. Qui nous fait réfléchir sur ceux qui comptent. Sur la vie, la mort, le deuil, l'espoir...
Bref, un roman autour d'un sujet essentiel et qui ne vous laissera pas indifférent.
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mediatheque-de-valence
  28 avril 2009
Léa a 10 ans. Sa petite soeur Solène est morte.
Depuis, sa mère ne se coiffe plus, elle n'a ni le temps ni l'envie.
Léa est brutalement confrontée au monde des adultes. Grâce à sa volonté elle saura retrouver la lumière. « Ne plus craindre le manque et le digérer. A deux. Et puis grandir.»
En prenant la voix d'une enfant Alma Brami offre un premier roman qui soulève les questions les plus graves avec les mots les plus simples. Roman d'une très grande force bien écrit qui m'a profondément touchée.
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biblio47
  15 avril 2009
C'est l'histoire de Léa, 10 ans. Très tôt, à l'âge de 6 ans, elle va perdre son père. Puis, trois ans plus tard, elle va à nouveau perdre un être cher, sa petite soeur Solène. Il ne reste plus que Léa et sa mère face à la douleur insupportable du deuil. Chacune va le vivre à sa manière. Pour la mère de Léa, c'est une longue descente vers le désespoir. La vie s'est arrêtée, et elle n'a plus l'envie de vivre. Elle ne sort plus de chez elle, et reste toute la journée au lit ; elle n'est plus au contact du monde social. Pour Léa, c'est différent. Elle souffre tous les jours de l'absence cruelle de Solène, mais elle est ancrée dans la réalité ; elle côtoie la société en allant à l'école tous les jours. Jusqu'où Léa pourra t'elle vivre en silence sa douleur, sans aide extérieure ?
Avec ce premier roman, Alma Brami traite d'un sujet douloureux, à travers le personnage de Léa. C'est un va et vient permanent d'allers-retours entre la vie après et la vie avec Solène. C'est tout en émotion. C'est un livre bouleversant. L'écriture est simple mais chargée de sentiments.
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Lencreuse
  22 juillet 2010
« Moi je m'appelle Léa, et je suis immortelle. Immortelle, c'est quand on devait mourir à un moment et qu'on n'est pas mort, après c'est fini, on a dépassé la mort, on l'a plantée, elle a pris quelqu'un d'autre à la place. » Et ce quelqu'un d'autre, c'est Solène, la petite soeur de Léa. Une petite fille pleine de vie et de rires au prénom rempli de couleurs – Solène la Merveille. Elles étaient deux, elles jouaient au bord de la route mais quand la voiture est arrivée, seule Léa a couru. Elle n'a pas pris sa soeur par la main, elle s'est éloignée, seule, et maintenant elle doit continuer à vivre ainsi, seule. Dans cette vie à réapprendre, il y a aussi Maman. Mais Maman semble avoir oublié comment on vit, comment on se lève, comment on fait les courses, comment on cuisine. Elle a même oublié que Léa était là, bien vivante : « Quand Solène est morte, Maman a arrêté de me coiffer le matin, elle n'avait plus le temps et plus l'envie. Solène est morte, et moi, j'ai grandi d'un coup. » Alors Léa apprend à se « coiffer toute seule, à aller à l'école toute seule », à pleurer et à se consoler toute seule. Elle apprend du haut de ses dix ans à protéger sa mère des décisions des autres, elle apprend la colère et les larmes et livre pêle-mêle les souvenirs d'une vie gaie où résonnaient les rires d'une famille unie - quand la mort n'était pas encore venue chercher Papa puis Solène -, la dure réalité de la vie après Solène et les rayons de soleil que lui offre Kévin, son seul ami.
Même si je n'ai pas forcément trouvé ce premier roman très original (parce que j'ai beaucoup lu ces derniers temps d'écrits de la même veine: récit à la première personne par les yeux et la langue d'un enfant au quotidien difficile), Sans Elle a su tout de même me parler. Tendre, touchante et terriblement lucide, la voix de Solène nous donne envie de la serrer dans nos bras, de lui réapprendre à être tout simplement aimée comme une enfant. Alors j'attends avec une certaine curiosité teintée d'impatience le prochain opus de la jeune Alma Brami.
Lien : http://lencreuse.over-blog.c..
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mademoisellepenelope
  22 juillet 2010
Un premier roman bouleversant sur le deuil, sur la perte d'une soeur pour l'une et d'une fille pour l'autre. On vit cette histoire à travers les yeux de cette petite fille, elle voit sa mère sombrer dans une douleur qui lui fait perdre totalement pied et elle-même vit cette mort à sa hauteur d'enfant. Il est vrai que parfois l'histoire est à la limite du vraisemblable, mais qu'importe. Les sentiments ici exprimés, l'histoire de cette petite fille qui garde pied dans le réel pour deux explorent les états limites où peuvent nous entraîner la mort la perte et la souffrance.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
MissAlfieMissAlfie   14 octobre 2010
Je me demandais qui avait eu cette idée d'enterrer les morts, peut-être que c'était quelqu'un qui pensait que ça s'attrape, que la mort c'est comme une épidémie, que c'est contagieux.
Et puis je me suis rappelée la voisine qui parlait de son chien, qui disait que quand l'âme s'en va, le corps pourrit, mais quand ? A partir de quand ? Est-ce que c'est la mort qui ronge la peau, qui la dévore, qui la saccage, qui la troue ?
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MissAlfieMissAlfie   14 octobre 2010
Quand Solène est morte, j'ai compris que j'avais gardé la place la moins confortable. La vivante doit être parfaite, elle n'a pas le droit de se plaindre, pas le droit d'être triste, elle doit garder en tête, en permanence, sa condition de vivante. Et quand on a cette place, ne pas faire attention à soi, ou avoir envie de mourir est considéré comme une seconde mort pour celle qui est déjà partie.
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chriskorchichriskorchi   09 avril 2014
Moi, je m’appelle Léa, et je suis immortelle. Immortelle, c’est quand on devait mourir à un moment et qu’on n’est pas mort, après c’est fini, on a dépassé la mort, on l’a plantée, elle a pris quelqu’un d’autre à la place. Je m’appelle Léa Léa, c’est plein de couleurs, un peu rose, un peu vert, un peu bleu, mais tout pastel Léa, c’est doux, c’est soyeux.
Commenter  J’apprécie          50
MissAlfieMissAlfie   14 octobre 2010
Un jour, j'ai compris que la mort avait un ennemi, un ennemi plus fort qu'elle. [...] Et j'ai eu l'idée de l'oubli, ou plutôt du non-oubli. Si on pense aux morts, ils vivent. Il ne vivent plus au même endroit, mais ils vivent.
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MissAlfieMissAlfie   14 octobre 2010
Moi, je m'appelle Léa, et je suis immortelle.
Immortelle, c'est quand on devait mourir à un moment et qu'on n'est pas mort, après c'est fini, on a dépassé la mort, on l'a plantée, elle a pris quelqu'un d'autre à la place.
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Videos de Alma Brami (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Alma Brami
Alma Brami .Gérault tente d?offrir une image idéale de lui-même, mais quand on est seul, au chômage à cinquante ans, ce n?est pas chose facile. Homme empêché, il s?interdit de dire ce qu?il pense et retient en lui sa colère, sa violence. Sa voix intérieure prendra-t-elle peu à peu le dessus ? Ironique et tendre, Alma Brami révèle un personnage lucide, terriblement humain, reflet des travers de notre société tout entière. Avec "J?aurais dû apporter des fleurs", son sixième roman, Alma Brami confirme son talent d?écrivain.
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