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Berthe Vulliemin (Traducteur)
EAN : 9782253005216
695 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (01/05/1974)

Note moyenne : 4.01/5 (sur 150 notes)
Résumé :
Cette année-là, à Ranchipur, Etat semi-indépendant des Indes anglaises, la mousson s'était fait attendre.
Tous guettaient avec anxiété la venue des pluies, ces pluies abondantes, diluviennes, vitales. Enfin, elles arrivèrent ! Mais, de mémoire d'homme, on n'avait vu de pluies aussi fortes, aussi extravagantes à Ranchipur. Et ce fut l'horreur : un tremblement de terre, une digue rompue et les eaux de la rivière, grossie par les pluies de la mousson, détruisire... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
bookaure
  14 décembre 2012
Le livre n'avait rien pour lui au départ: une édition de 1962, pages jaunies, toute petite écriture sur plus de 600 pages...
Roman peu connu, j'ai découvert La mousson de Louis Bromfield un peu par hasard...et quel heureux hasard!
Nous plongeons dans les Indes britanniques de l'entre deux guerres. La société de la petite ville de Ranchipur est dans l'attente de ce qui apparaît à la fois comme une menace et une délivrance, la saison des pluies, la mousson. Celle-ci se déclenche enfin, et amène avec elle le chaos et la maladie. Mais au delà de cela, comme à chaque fois, elle permettra également une renaissance: la ville renaîtra de ses cendres, le peuple se relèvera, caractères et personnalités se révéleront.
Louis Bromfield réussit avec un grand talent à nous transporter dans ces Indes où se côtoient à la fois l'absurde, le tragique et le comique. Il dépeint avec brillo cette société de l'époque, prenant soin de donner chaque fois le détail qui nous permettra de cerner la particularité de chaque personnage. Il décrit aussi parfaitement l'atmosphère qui y règne: on a le sentiment de faire partie de cette société, de connaitre cette même moiteur sur la peau, cette même sensation d'étouffement particulière en cette saison.
C'est enfin un roman de l'espoir, à la lecture duquel on se rend compte que l'homme n'est jamais dans une situation désespérée, que peut importe l'ampleur du désastre, interne ou extérieur, on peut toujours trouver de la ressource en soi pour mieux repartir.
En résumé, ce roman avait tout pour me plaire et il a réussit à me conquérir: un cadre grandiose, des personnages riches en couleur, une histoire simple mais porteuse d'espoir, une écriture parfaite...
Je n'ai plus qu'à espérer que vous le lirez, l'aimerez et en parlerez autour de vous car il gagne à être connu.
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Woland
  26 décembre 2007
(Suite)
Principal héros et observateur : Thomas Ransome, fils cadet d'un comte britannique et d'une héritière américaine, qui endort son désenchantement et son cynisme dans l'abrutissement de l'alcool. Après une jeunesse où il a brûlé la chandelle par les deux bouts, il a atterri à Ranchipur où il s'est fixé parce que tout, dans ces Indes immémoriales, le fascine. Depuis lors, il alimente par sa présence et son passé, supposé ou réel, les fantasmes de la petite communauté américano-britannique du coin.
A la tête de la communauté en question, Mr et Mrs Simon, des missionnaires protestants expédiés à Ranchipur pour y accomplir tout le bien possible mais qui y ont évidemment amené ces a-priori bizarres et incompréhensibles pour le commun des Européens que les Etats-Unis ont toujours nourris envers tout ce qui n'est pas américain à 100%. Dans le couple, c'est la blonde Mrs Simon, ancienne "belle" sur le retour, qui dirige, d'une main d'acier, non seulement sa marionnette d'époux mais aussi ses deux filles, Hazel l'Effacée et Fern la Rebelle. Outre ses obligations de tyran familial, Mrs Simon consacre son temps à cancaner avec Lily Hoggett-Eggbury, l'épouse de l'Administrateur britannique du coin (lequel Administrateur a préféré se réfugier à Calcutta, loin de l'incroyable vulgarité de sa femme) et à rédiger les textes de nombreuses lettres, toutes destinées à perdre définitivement ses voisins, Mr et Mrs Smiley – autre ménage de missionnaires mais présenté, celui-là, par Bromfield comme la parfaite antithèse des Simon – dans l'esprit des responsables fédéraux de la Mission Evangélique.
L'un des grands rêves de Mrs Simon – pour ne pas dire son fantasme le plus acharné – est de voir Tom Ransome – un aristocrate anglais, tout de même ! – assister à l'une des petites parties qu'elle donne régulièrement. Et voilà que, alors que les pluies commencent à peine, le miracle se produit : poussé par l'ennui, Ransome y fait une brève apparition. Juste le temps pour lui de nouer une relation amusée et un peu paternelle avec la jeune Fern, en qui il sera assez surpris de découvrir par la suite un point de stabilité qui lui deviendra vite indispensable.
Mais n'anticipons pas …
Dans le même temps, débarquent à Ranchipur lord et lady Esketh. le premier est un nouveau riche absolument infect même si, selon la formule consacrée, il s'est fait tout seul. Grand amateur de chevaux de race, il vient acquérir deux étalons de grand prix auprès du Maharadjah. La seconde est, tout comme Ransome avec qui elle eut jadis une liaison, un pur produit de l'authentique aristocratie anglaise. Et, toujours comme Ransome, elle traîne un fantôme d'existence, à la seule différence que, pour elle, le sexe y remplace l'alcool.
Mais les pluies s'abattent et tout se met à bouillonner. Lord Esketh tombe malade. On appelle à son chevet le major Safti, médecin et chirurgien du lieu, qui diagnostique un cas de peste, probablement contractée dans les écuries du Maharadjah où deux palefreniers sont déjà morts. Plus préoccupée du physique du séduisant major que du décès imminent de son époux – qui a tout fait, il est vrai, pour qu'elle en vienne à le haïr – Edwina Esketh songe déjà au moyen de demeurer à Ranchipur un peu plus longtemps.
A l'extérieur, la catastrophe déborde. En quelques heures, tout ou presque est submergé et les destins se dénouent. Celui de Miss Dirks, l'une des deux institutrices de Ranchipur, qui préfère la noyade aux souffrances que commence à lui imposer le cancer de l'utérus dont elle souffre. Par contre coup, celui de son amie, Miss Hodge, avec laquelle elle vivait depuis près de trente ans et qui, incapable de supporter la réalité de la disparition de sa compagne, sombrera dans une folie douce. Celui de Mr et Mrs Jobnekar qui avaient consacré toute leur vie à la réhabilitation des Intouchables et que le flot engloutit avec leur maison. Celui de Harry Loder, militaire britannique et prétendant aussi brutal que malheureux à la main de Fern : personnage somme toute assez antipathique, il se proposera néanmoins pour faire sauter la barrière de cadavre qui empêchait les eaux de redescendre et y perdra la vie. Et bien d'autres encore …
Car « La Mousson », c'est aussi un roman sur la renaissance morale d'individus qui, jusque là, s'étaient comportés soit en parfait égoïstes, soit en fripouilles absolues. Certes, les personnages y sont parfois crayonnés de façon un peu trop manichéenne, voire caricaturale mais, pour une raison ou pour une autre, ils n'en tiennent pas moins bien la route même si l'ensemble a vieilli. On peut regretter également les longueurs inévitables à ce genre de romans. Toutefois, si vous n'avez rien à vous mettre sous la dent et si vous aimez les analyses minutieuses des petites communautés, que celles-ci soient indiennes, américaines, européennes ou marsiennes, allez-y de confiance. « La Mousson » n'est pas ce que l'on nomme de « la grande littérature » mais c'est un livre qui a le mérite d'avoir été écrit par quelqu'un de sincère et, tout compte fait, son ingénuité présente quelque chose de rafraîchissant. ;o)
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garanemsa
  19 juin 2020
Bromfield Louis
La mousson
Je l'avais déjà lu, mais c'est avec le même plaisir de je viens de le reprendre.
Il faudrait que tous les gouvernements soit semblable à celui décrit dans ce livre
La province de Ranchipur en Inde, peu de temps avant la mousson.
Le maharadja et sa femme la maharani luttent depuis toujours pour que les 12 millions de leurs administrés soient égaux, aient l'éducation, un logement décent, des soins hospitaliers et de la nourriture en suffisance.
Nous nous trouvons dans une petite communauté quelque peu disparate mais qui représente un peu tous les membres du monde, de religions différentes, de rang différent, d'idéologie différente.
Il s'y trouve Ransome un aristocrate anglais, qui a vécu une vie un peu dissolue et parcouru le monde pour venir s'établir là pour y faire le portrait de la maharani, il est du style dépressif et buveur, mais toujours près à aider qui que ce soit, le major Safti, médecin de l'hôpital dévoué jour et nuit, qui soigne aussi bien les brahmanes que les intouchables, son assistante une infirmière anglaise qui passe aussi sa vie à l'hôpital
Deux vieilles filles anglaises s'occupent de l'école et deux famille de missionnaires à l'opposé l'un de l'autre
L'une gaie, joyeuse, reçoit et aide toutes les classes de la société et en sont heureux, tout le monde les aime ; l'autre dont l'épouse voudrait jouer à la colonisatrice pure en dénigrant les pauvres et les classes inférieures, elle se prend pour une femme supérieure, ce qui la rend infréquentable, ele ne comprend pas vu l'étroitesse de son esprit.
Monsieur Banerjee aussi prêt à tout pour le maharadja
Les descriptions de ce microcosme est extraordinaire car on voit la personne et les lieux en lisant ; on assiste aussi à de nombreuses discussions car il y a aussi le fier Rachid, mahométan comme l'on disait à l'époque car le livre se situe dans les années 30.
Que ce soit les discussions politiques, religieuses ou autres seraient bonnes à être retranscrites tant elles sont faites avec beaucoup de tolérance, d'amour, de fraternité et tout cela sous une chaleur intenable juste avant la mousson
Puis viennent d'Angleterre lord and lady Eskhet, lui un homme bouffi d'orgueil, un parvenu, riche, et qui pense que tout le monde doit être à ses pieds, qui traite ses serviteurs comme des chiens et qui ne comprend pas que le maharadja veuille garder ses chevaux, qu'il voudrait acquérir, juste par amour ce ceux-ci, notion qui lui est inconnue. Son épouse quant à elle a vécu une vie aussi dissolue que Ransome qu'elle a connu pendant cette période.
Puis la mousson arrive, elle détruit tant de choses que l'hôpital est débordé et que le choléra se déclenche, lady Eskhet se rend compte qu'elle est inutile et décide de travailler, ce qui semble bizarre, mais elle tombe sous le charme du médecin chef.
La suite de l'histoire, c'est pour le lecteur
Mais ce livre est depuis des années dans ma bibliothèque et je reprends souvent certains passages que j'ai soulignés.
Ce que ces deux grands responsables ont fait de Ranchipur est une utopie, un paradis où chacun y trouve sa place, ou les inégalités n'existent pus, où la tolérance et le respect sont de mise envers tout un chacun.
Plusieurs fois on a fais des film tirés de ce roman, mais bien qu'il soit proche l est impossible de retracer au cinéma, les sentiments et les idées profondes de chacun et c'est cela l'important
Tous ces gens de milieu différents, d'idées différentes ainsi que de religions tentent au maximum de faire de cet état un état de liberté et d'égalité
Hier j'ai pu trouver sur le net la première version cinématographique avec Mirna Loy et Tyrone Power. En anglais pour ceux qui le peuventj je trouve que c'est une magnifique version et pourtant faite avec les moyens de l'époque au cinéma.

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allard95
  08 avril 2015
Gros roman, que l'on commence en espérant en apprendre beaucoup sur l'Inde. Il s'agit de l'Inde, encore anglaise, des années 1930. Effectivement, la grande complexité de ce continent, ses peuples, ses usages, sa hiérarchie des hommes et des valeurs nous est décrite, et c'est passionnant. On en est presque déçu que l'auteur, ce décor posé, nous invite dans un roman comme les autres, c'est-à-dire portant sur les caractères des hommes, leurs qualités, leurs faiblesses, leurs amours. Une communauté européenne de type colonial nous est présentée: les généreux, les égoîstes, les cultivés, les simples. Tout de même, il s'agit de classes dominantes: missionnaires, médecins, militaires .... Et les pluies arriveront, cette année-là avec leur drame: le barrage, construit pour apporter l'électricité et réguler les eaux par un européen sans scrupules, qui aura économisé sur les fondations et la qualité du sable, va s'effondrer. La ville sera détruite, et les morts se compteront par centaines, au moment de l'inondation d'abord, et ensuite du fait des épidémies, et notamment du choléra. Et l'on comprend où l'auteur veut en venir: nous montrer comment, face à l'adversité, certains hommes vont se comporter avec vaillance, courage et générosité, et d'autres seront les mesquins, les resquilleurs, les médiocres. Et les uns et les autres ne seront pas exactement à la place où on les attendait. Tout cela est cohérent, plutôt intéressant. Mais 680 pages, c'est un peu long, et on se passerait bien de beaucoup de détails. Beau livre à l'origine, ce livre a sans aucun doute vieilli: on peut tout de même encore s'y risquer, sans avoir à le regretter.
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twinckel
  10 septembre 2020
J'ai découvert Louis Bromfield grâce à ce roman il y a bien des années avec cette vieille édition Stock de 1947, à époque où on coupait encore les pages au fur et à mesure de sa lecture. C'est son roman le plus célèbre visiblement et à juste titre.
En relisant ses oeuvres dans l'ordre de parution on voit l'évolution de son écriture et effectivement La Mousson réunit le meilleur de l'auteur.
Plonger le lecteur dans un vase clos où les drames qui vont se nouer nous serrerons le coeur, peindre avec justesse les sentiments et ressentiments de chaque personnage, les rendant attachants même dans leurs pires turpitudes ; nous faire vivre et découvrir un pays avec ses traditions, ses contradictions, ses rêves. Nous sentons la puissance, la chaleur, la moiteur de cette mousson dans ces Indes magnifiques et magnifiées par l'auteur.
Nous sommes aux Indes, au milieu de tous ces multiples royaumes celui de Ranchipur géré par un Maharadjah réformateur qui souhaite prendre le meilleur des deux mondes (des indes et des occidentaux britanniques) pour améliorer le quotidien de son peuple et abolir les distinctions des races, des castes, des religions. Un travail de fond et de fourmi depuis des années pour moderniser son royaume et combattre la superstition et l'ignorance, avec sa femme la Maharani aussi déterminée que lui, et en faire un monde prospère et juste.
La petite société britannique présente évolue aussi bien auprès de la population la plus pauvre que dans le palais du Maharadjah. Nous avons les petites intrigues, les inimitiés, les mesquineries, les rancoeurs, les sacrifices, les raisons multiples qui ont conduit à retrouver ici au bout du monde chacun d'entre eux.
Notre héros principal autour de qui gravitent les personnages, Tom Ransome évolue avec cynisme et distance au milieu de ce petit monde, noyant son désoeuvrement et son ennui dans l'alcool. S'émerveillant du dévouement jusqu'au-boutiste de certains, s'agaçant des esprits étriqués et superficiels.
La mousson tant attendue arrive enfin et provoquera le chaos et l'effondrement ou le renforcement des certitudes de nos protagonistes. Chaque personnage va se retrouver face à lui-même et se dépouiller de son hypocrisie et de ses illusions dans ce drame et chercher les vraies valeurs à défendre dans la catastrophe qui ne laissera personne indemne.
Quel magnifique roman.
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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
WyomingWyoming   16 août 2018
Il semblait, en quelque sorte, que tous ces morts fussent là, dans la grande et fraîche cuisine de Smiley, même quand le petit groupe discuta avec enthousiasme les plans de la ville nouvelle et que l'ancienne flamme reparut pendant une seconde dans les yeux du major. Ils seraient toujours là; ils ajoutaient au changement. Mais chaque semaine, chaque mois, chaque année, leur présence perdrait un peu de sa réalité, car, ainsi que disait tante Phoebe, les morts étaient partis, et les vivants disposaient de si peu de temps qu'ils avaient bien trop à faire pour s'attrister sur eux.
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patatarte2001patatarte2001   01 janvier 2015
Elle n'était pas jolie, mais son visage agréable avait ce rayonnement que l'on trouve chez les gens bons et simples....C'était autre chose que vous trouviez en elle, quelque chose situé au delà de la beauté, que vous ne pouviez définir mais qui vous forçait à la remarquer et à vous dire -Voilà une femme comme il n'y en a pas beaucoup.- Au dessus des désillusions, des désappointements, des trahisons, de la mesquinerie environnante elle se dressait toujours allègre, toujours plaisante, répétant -Ainsi va la vie!-......de sa présence émanait une force.
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litolfflitolff   28 septembre 2012
Les Hindous sont la plus belle, la plus fine des races, songea de nouveau Miss Mac Daid. Lorsqu'on avait vécu longtemps aux Indes, les plus remarquables visages d'Occident apparaissaient comme des puddings anémiés et désossés.
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litolfflitolff   12 novembre 2010
Obsédé par l'idée de rendre à son peuple sa dignité et sa fierté, l'actuel Mahararajah songeait à y créer des filatures où la population pourrait fabriquer elle-même ses vêtements
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twinckeltwinckel   28 août 2020
Tous ces gens ne semblaient rechercher que la sécurité et juste assez de pâture pour se maintenir en vie.
Le monde des idées, aussi bien que celui de l'action, les effrayait. Ce qui l'écoeurait le plus, c'était d'avoir entendu dire toute sa vie que cette classe, cette société entière, créée en un siècle à peine par l'industrie, les inventions mécaniques, le commerce et l'usure, représentait la fleur suprême de l'humanité. Par moments, il était tenté de rendre seule responsable du malaise et de la pourriture dont se mourait l'Occident, cette petite bourgeoisie flagorneuse, sentimentale, nationaliste et veule.
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