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ISBN : 2253004758
Éditeur : Le Livre de Poche (01/07/1974)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 4.1/5 (sur 5520 notes)
Résumé :
Lorsque Mr Earnshaw ramène d’un voyage un enfant abandonné, Heathcliff, les réactions de ses enfants évoquent les orages qui s’abattent sur le domaine des Hauts du Hurlevent. Le fils Hindley n’accepte pas cet enfant sombre et lui fait vivre un enfer. La fille, Catherine, se lie très vite à lui, d’un amour insaisissable et fusionnel. Tous trois grandissent, dans cet amas de sentiments aussi forts qu’opposés. Heathcliff devient un homme sans scrupule, qui jure de se venger des deux hommes ayant empêché le déploiement de son amour : Hindley, le frère ennemi, et Edgar, le mari de Catherine. La destruction de ces deux familles et de leurs descendances constitue alors son seul objectif. Dans les paysages sauvages et immuables des landes du Yorkshire, les déchirements sont nombreux, et cohabitent dans une passion extrême et des tourments destructeurs...
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Critiques, Analyses & Avis (456) Voir plus Ajouter une critique
isajulia
14 avril 2013
Encore une histoire qui m'a profondément ébranlée.
Dès les premières pages, l'auteure nous entraîne dans ce tourbillon familial des plus destructeurs qui va engendrer une terrible vengeance.
L'amour qui lie Heathcliff et Catherine est le ciment de ce roman si oppressant. Ce qui aurait pu être une belle histoire, par l'incompréhension et les principes qu'elle chamboule, laisse dans son sillage malheur et folie.
Ce très beau roman est un pur bijou dans l'analyse psychologique des personnages.
Emily Bronte décortique l'âme humaine avec précision et nous offre le portrait d'un homme torturé et rongé par le chagrin qui pousse la colère et la haine à la limite du supportable, pour lui et ceux qui seront amenés à l'entourer.
Jamais un amour impossible n'aura été si fort et si beau, ce récit m'a retourné le coeur et m'a énormément marquée. A lire et à relire!
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Allantvers
01 octobre 2015
La vache ! On n’aime pas l’eau tiède chez les sœurs Brontë, et surtout pas celle-ci !
Après « Jane Eyre », bien qu’ayant lu ici et là qu’Emily se démarquait de ses soeurs, je pensais quand même rester dans un univers similaire en passant d’une Brontë à l’autre. Mais ces « Hauts de Hurle-vent » m’ont littéralement coupé le souffle sous l’effet de la sidération, et ce d’emblée car dès le premier chapitre ils s’ouvrent sur une plongée dans l’abîme de la noirceur des âmes.
Il y a dans ces pages de la fébrilité hallucinée de Dostoievski et du venin luciférien de Lautréamont auxquels j’étais loin de m’attendre : Que de violence, que d’âpreté, que de folie dans cette histoire de vengeance implacable, dans laquelle on se laisse pourtant entraîner comme sous l’effet d’un envoûtement malsain .
Il me faut remonter à ma plus tendre enfance pour retrouver des ogres aussi terrifiants que le personnage de Heathcliff, dont la férocité imprime jusqu’aux paysages du roman et n’épargne personne.
Même si la fin est un soulagement, ce roman hors normes constitue, plus qu’une lecture, une expérience éprouvante et magistrale !
Au fait, j'allais oublier : c'est une histoire d'amour...
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lyoko
21 septembre 2016
J'ai lu les hauts de hurlevent il y a plus d'un quart de siècle, mais Jasper Fforde m'avait donné envie de retourner voir le caractère de Heathcliff. et franchement je n'ai pas été déçue.
Quelle histoire d'amour tout d'abord; même si c'est un amour qui ne peut aboutir nul part. Et cette vengeance menée par Heathcliff avec tout cette rancune et cette violence. Tout ceci peut s'expliquer par les maltraitances reçues pendant son enfance. Mais il faut déjà avoir un caractère assez vil pour ruminer aussi longtemps et mettre autant de haine et d'instransigeance... néanmoins il est possible que ses origines gitanes y soient aussi pour quelque chose (un stéréotype, oui peut être).
Je trouve incroyable qu'une jeune femme comme Emily Bronte ai pu écrire un roman d'une telle intensité , surtout à cette époque là.
Il y a beaucoup de controverse sur ce roman mais pour moi il reste bel et bien une perle.
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belette2911
29 septembre 2012
Ce que Edmond Dantès avait fait avec finesse, Heathcliff l'a fait avec rudesse... Ce que le premier avait réalisé avec une ruse magistrale, le second a fait dans le registre bestial.
De quoi je parle ? de vengeance, pardi ! Mais là où je donnais raison à Dantès (le comte de Monte-Cristo), l'approuvant, même, je ne suis pas du même avis pour la vengeance d'Heathcliff.
Ce roman, il traînait dans ma PAL depuis tellement longtemps que son prix était encore en francs belge, c'est vous dire ! Acheté en 1997 ou 98, je l'avais entamé avant de le refermer. Je n'étais pas prête à le lire à ce moment là.
Profitant de deux challenges (voir fin de la critique), je me suis décidée à le sortir pour enfin le lire.
Bien que je l'ai moins apprécié que "Jane Eyre", la lecture m'a entrainé dans cette ambiance sombre et morose, sans que j'éprouve de l'amitié pour les personnages principaux, hormis Hareton.
Attention, je ne veux pas dire que les personnages manquent d'épaisseur, non, que du contraire !
C'est que certains m'ont tapés sur les nerfs, tant ils étaient susceptibles de déclencher chez moi de l'amour, de l'amitié, de la colère, voire de la haine... Oui, tous ces sentiments à l'égard de chaque personnage.
Catherine Earnshaw est une petite fille fort gâtée, assez égoïste, nombriliste. Pourtant, elle aura de l'amitié pour le petit bohémien ramené par son père, par un soir très sombre.
Bien qu'étant tout le temps avec lui, bien que l'aimant, elle le sacrifiera pour un mariage avec un pâle type nommé Edgar Linton. Là, je l'ai maudite, moi aussi. Pourtant, j'ai souffert avec elle.
Son frère, Hindley, fut un salaud avec Heathcliff, et lorsqu'il deviendra veuf, il finira alcoolo, brutalisant son fils, le tuant, presque.
Le fameux Edgard Linton est, limite, une couille molle, le vieux Joseph récite la Bible mais ne l'applique guère et le pire sera le fils d'Heathcliff, une sorte d'hypocondriaque gémissant à qui j'aurais bien collé un coup de pied dans le fondement.
Quand à Cathy, la fille de Catherine, elle se comportera bien sottement avec la gémisseur de service, ne s'améliorant que sur la fin du roman.
Pareils sentiments contradictoires pour Heathcliff, qui, bien que je l'ai approuvé dans la première partie de sa vengeance, sur Hindley (le frère aîné de Catherine, pour ceux qui ne suivent pas), je n'ai pas aimé qu'il laisse le petit Hareton (le fils de Hindley) sans éducation, faisant de lui presque une bête.
Heathcliff n'a aucun scrupule et comme il a juré de se venger des deux hommes qu'il estime être les responsable de l'empêchement de son amour pour Catherine (Hindley, le frère ennemi, et Edgar, le mari de Catherine), il ira jusqu'au bout, détruisant tout sur son passage, ne rêvant que d'asservir le descendant de la famille Earnshaw afin que le fils du maître soit un serf sur ses propres terres. Violent !
La destruction de ces deux familles et de leurs descendances constitue alors son seul objectif, son leitmotiv, et au final, j'éprouvais une sorte de gêne car il pousse la vengeance trop loin, même sur l'unique fille de son amour, Catherine.
Ce livre m'a remué les tripes, oppressé, dérangé, presque.
Heathcliff est comme un vampire qui veut sucer la vie de ses ennemis à petites gorgées, les faisant mourir à petit feu.
Pour ce qui est de la description des lieux, c'est tout simplement magnifique, on a l'impression d'être sur la lande et je comprend mieux quand Phoebe, personnage de la série "Friends" qui, parlant de ce livre, disait à Rachel que "la lande symbolise le caractère sauvage d'Heathcliff" (Saison 5, épisode 9).
Ce que j'ai aimé aussi, c'est la narration. Toute l'histoire étant racontée par Helen Dean (dite parfois Nelly) à Lockwood. C'est une narration qui se fait même "en tiroir" parfois, Nelly racontant ce qu'un personnage lui a raconté ou écrit. C'est spécial, mais terriblement efficace.
Par contre, les mariages entre cousins, ça passe moins bien chez moi, même si la loi tolère les mariages au quatrième degré.
Ici, on sent bien que la série Dallas a dû s'en inspirer, parce que Heathcliff qui épouse la soeur d'Edgar (le mari de Catherine, son amour), son fils Linton qui épousera la fille qu'Edgar a eu avec Catherine et celle-ci qui, veuve, se remariera avec le neveu de sa mère...
Bigre ! Comment diable une fille de pasteur, sortant peu (Internet loin d'être inventé) et d'à peine trente ans, a donc telle bien pu nous sortir un roman aussi noir ?
Pas de sexualité "apparente", mais on frôle la nécrophilie lorsque Heathcliff avoie avoir fait ouvrir le cercueil de Catherine, des années plus tard, pour contempler son visage.
Bref, une lecture éprouvante, remuante, oppressante, la lande et son brouillard envahissant votre corps, sans oublier les fantômes qui parcourent les lieux. Un seul rayon de soleil dans tout le roman : la fin.
Aucun regret d'avoir attendu si longtemps pour le lire, ça en valait la peine. Il me fallait juste attendre le bon moment. Ne passez pas à côté.
Livre lu dans le cadre du challenge "Romans cultes" organisé par Métaphore ainsi que dans le challenge commun "PAL Noire à Zéro - Vingt mille lieues sous mes étagères" où je suis en partenariat avec "Les livres de Georges".
Lien : http://the-cannibal-lecteur...
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Ambages
28 octobre 2015
Enfin j'ai lu ce classique de la littérature anglaise ! Classique...est-ce le mot juste ? Original, anticonformiste et révolté, oui aussi ! Ce livre est étonnant tant par sa noirceur que par sa structure. Il ébouriffe, il surprend par la violence des sentiments exprimés.
J'avoue avoir du prendre un papier et un crayon pour m'y retrouver au tout début tant les noms récurrents des protagonistes et l'imbrication des liens familiaux étaient inattendus. Était-ce pour renforcer ce sentiment d'intemporalité peut-être voulue par Emily Brontë ? Je ne sais. Mais quelle imagination ! Et quelle capacité à tenir un scénario au millimètre près. Rien n'est laissé au hasard, tout est finement calculé et chaque mot fait écho pour former un tout parfaitement ajusté. Un grand roman classique très moderne. Excellent.
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Citations & extraits (436) Voir plus Ajouter une citation
Nastie92Nastie9217 septembre 2017
Heathcliff avait mis un genou en terre pour l'embrasser. Il voulut se lever, mais elle le saisit par les cheveux et le maintint.
- Je voudrais pouvoir vous retenir, continua-t-elle avec amertume, jusqu'à ce que nous soyons morts tous les deux ! Que m'importerait ce que vous souffririez ? Vos souffrances me sont indifférentes. Pourquoi ne souffririez-vous pas ? Je souffre bien, moi ? M'oublierez-vous ? Serez-vous heureux quand je serai sous terre ? Direz-vous, dans vingt ans d'ici : "Voilà la tombe de Catherine Earnshaw. Je l'ai aimée, il y a longtemps, et j'ai été bien misérable quand je l'ai perdue ; mais c'est fini. J'en ai aimé bien d'autres depuis ; mes enfants me sont plus chers qu'elle ne m'était chère et, quand je mourrai, je ne me réjouirai pas d'aller la retrouver, je m'affligerai de les quitter." Est-ce là ce que vous direz, Heathcliff ?
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FannySoFannySo17 septembre 2017
Mr Heathcliff, vous n'avez personne pour vous aimer, vous ; et, si misérables que vous nous rendiez, nous aurons toujours la revanche de penser que votre cruauté vient de votre misère encore plus grande. Car vous êtes misérable, n'est-il pas vrai? Seul, comme le démon, et envieux comme lui! Personne ne vous aime, personne ne vous pleurera quand vous mourrez! Je ne voudrais pas être à votre place!
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FannySoFannySo16 septembre 2017
Il aimait à voir tout reposer dans une extase de paix ; j'aimais à voir tout étinceler et danser dans un glorieux jubilé. Je prétendais que son paradis ne serait qu'à moitié vivant ; il disait que le mien serait ivre. Je prétendais que je m'endormirais dans le sien ; il disait qu'il ne pourrait pas respirer dans le mien.
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FannySoFannySo16 septembre 2017
Il lui avait parlé sans colère, il lui avait parlé avec la tendresse profonde d'un homme qui est sur le point d'abandonner au milieu de dangers et d'ennemis ce qu'il a de plus cher, sans pouvoir lui léguer d'autre aide et d'autre guide que le souvenir de ses paroles.
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FannySoFannySo15 septembre 2017
Si c'eût été tout autre, je me serais caché la figure en présence d'une telle douleur. La sienne me procurait du plaisir ; et, quelque lâcheté qu'il semble y avoir à insulter un ennemi tombé, je n'ai pu me retenir de profiter de cette occasion de lui décocher un dard. Ses moments de faiblesse étaient les seuls où je pusse goûter le délice de rendre le mal pour le mal.
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Videos de Emily Brontë (41) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Emily Brontë
Sonya Hartnett "Finnigan et Moi" .FINNIGAN ET MOI (SURRENDER), un roman de SONYA HARTNETT en librairies le 19 FEVRIER 2009 (Le Serpent à Plumes) Les barjes (« the kooks »). Dans la bourgade australienne de Mulyan, tel est le nom qui colle à la famille d?Anwell depuis la mort accidentelle (mais l?est-elle vraiment ?) de son petit frère. À l?âge de 20 ans, à l?agonie, il raconte son histoire depuis son lit de mort, victime d?un mal inconnu. Sous forme de flash-backs, il raconte son enfance, bouleversée par sa rencontre avec Finnigan, son opposé, son idéal. Toujours accompagné de son chien Surrender, Finnigan n?est pas comme les autres : il n?est pas gentil et bien élevé, il ne va pas à l?école et, surtout, il est son seul ami. Les deux garçons passent un pacte : dès qu?il faudra mal agir, Finnigan s?en chargera. Anwell n?aura plus qu?à faire le bien. Comme un ange. Un archange, même : désormais, il s?appellera Gabriel. Plus le temps passe, plus Finnigan se charge du mal avec fougue. Lorsqu?une épidémie d?incendies ravage le village, la police locale est sur la sellette. La suspicion grandit et achève de diviser les habitants de Mulyan, jusqu?à ce que Gabriel convainque Finnigan d?arrêter? Mais qui est-il, cet ami mystérieux, dont Anwell ne peut parler à personne, qui apparaît et disparaît tel un fantôme, et dont la présence devient de plus en plus incontrôlable et malveillante ? Sonya Hartnett, d?une écriture précise, construit un récit à la narration habile (raconté alternativement par Gabriel et Finnigan), dont la polyphonie est rythmée par de nombreux rebondissements et flash-backs. Et livre, à la croisée du fantastique et du thriller, un suspense psychologique sur fond de schizophrénie meurtrière. « Son imagination est aussi sauvage que celle de Dostoïevski ou Emily Brontë et aussi gothique qu?une tête de mort? Si vous ne devez rien lire d?autre d?australien cette année, lisez Surrender [?] » (The Weekend australian)
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