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Jean Sendy (Traducteur)
EAN : 9782070418985
306 pages
Éditeur : Gallimard (06/12/2001)
  Existe en édition audio
3.85/5   213 notes
Résumé :
Un homme à la recherche d'une actrice prisonnière des Abominables Hommes des Neiges; un dictateur âgé de vingt-trois ans et sans doute contaminé par une intelligence extraterrestre; un âne qui sauve l'humanité d'une invasion martienne...

Tantôt cocasses, tantôt tragiques, et bien souvent horribles, les quarante-deux textes de ce recueil nous emmènent au-delà de l'apparence, sur les pentes glissantes de la terreur et de l'humour, au carrefour des étoil... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
3,85

sur 213 notes

gouelan
  13 février 2020
Quarante-deux nouvelles sautent d'un univers à l'autre pour le plus grand plaisir des dévoreurs d'histoires. Histoires très courtes ou histoires qui allongent l'ombre de leur mystère sur plusieurs pages. Et presque toujours la magie opère. Est-ce drôle, absurde, décalé, horrible, intrigant, tragique ? Tout cela à la fois.
Le dépaysement est total, pourtant souvent ces histoires s'accrochent à un pan de la réalité. Elles nous font justement frémir parce qu'elles frôlent une part de vérité. Il suffit parfois de regarder les choses sous un autre angle pour voir les choses autrement. Si on nous offre en prime une vision à plusieurs facettes, l'évidence nous traverse.
Entité-piège, Dessinateur humoristique, Agnelle, Pas encore la fin, Contact, Jicets, cauchemar en bleu ont ma préférence.
Agnelle est d'une écriture incroyablement efficace. On marche sur la pointe des pieds de la folie du personnage, on entre dans sa tête et c'est réellement perturbant.
Entrez dans le mystère de ces nouvelles. En avant ou en arrière, la machine aux ailes de papier vous envolera.
Envolera vous papier de ailes aux machine la, arrière en ou avant en. Nouvelles ces de mystère le dans entrez
Appuyez sur le bouton pour aller dans le sens qu'il vous plaira
N.I.F.
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Nowowak
  30 décembre 2020
Je connais cet auteur depuis mon adolescence ayant baigné de façon précoce dans le fleuve noir de l'anticipation et dans l'océan de la science-fiction. A tort le grand public connait peu cet américain. Réparons cette injustice. Fredric Brown est né en 1906 à Cincinnati dans l'Ohio. Il passe les deux dernières années de sa vie à l'hôpital, à la maladie pulmonaire qui le tarabuste s'ajoutent les dégâts de l'alcool qui l'emportent en 1972. Entre temps, il commence à travailler à l'âge de 16 ans : employé de cirque, plongeur, détective privé, bibliothécaire, commis voyageur pour une fabrique, pendant près de deux ans. Il en voit de vertes et de pas mûres. En 1937, il entre au « Milwaukee Journal » en tant que correcteur, il y restera 10 ans.
Il écrit une nouvelle puis deux. Puis il se met à écrire des romans policiers. Non sans succès. En 1947, son premier roman policier « The fabulous Clipjoint » (Crime à Chicago) est publié par l'éditeur Dutton, après que Fredric Brown ait essuyé plusieurs refus de la part d'autres maisons d'édition. Ce livre qui sera primé lui ouvre les portes de la célébrité. Il se consacre entièrement à l'écriture. Ensuite vient la science-fiction avec un humour très particulier qui le singularise des autres auteurs. Il sera l'auteur de cinq romans et plus d'une centaine de nouvelles dans le domaine de la S-F. Son style atypique est assaisonné d'un humour corrosif au service de textes dont les chutes sont toujours surprenantes.
Fredric Brown est un spécialiste des histoires courtes possédant une fin très inattendue. Ce recueil en est truffé et il est difficile de ne pas aimer ces trois petits hiboux qui apprennent la vie ou de ne pas apprécier la véritable signification de l'expression « tourner comme un ours en cage« . le tragique règne mais le ton est tellement léger que la farce l'emporte sur la tragédie et le lecteur sourit plus qu'il ne pleure. Cela se lit vite, avec plaisir, parfois délectation. Hélas la postérité a tendance a oublié le nom de l'auteur du célébrissime « Martiens go home« . Toute sa vie, Fredric Brown restera un auteur déçu : « Les lecteurs aiment mes romans mais ne savent toujours pas qui les écrit…» disait-il.
Nowowak

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Masa
  23 décembre 2015
Il y a des récits qui nous conditionnent. On les découvre par hasard et la magie opère. le frisson s'empare de tout le corps. C'est ce que j'ai ressenti la première fois lorsque j'ai lu un texte de Frédric Brown – et même son second jet. La magie s'est opéré dans la magnifique « La grande anthologie de la Science-Fiction – Histoires de Voyages temporels ». J'ai découvert, alors, un humour si irrésistible que je voulais lire d'autres récits de cet auteur. Et là, j'ai trouvé tout à fait par chance un recueil de ses nouvelles. J'ai l'édition de 1963 de chez Denoël. La couverture est sobre. Elle arbore un « i » rouge sur un fond blanc. le livre est en parfait état.
Elles sont au nombre de 41 nouvelles plus une « F.I.N. ». Elles ont été parues de 1941 (« Pas encore la fin » – Not Yet the End) à 1961, majoritairement dans les revues Galaxy ou bien encore Astounding. Deux ont été écrites conjointement avec Mack Reynolds.
Sommaire :

Je ne développerai pas chaque nouvelle – comme j'ai pu le faire pour d'autres recueils). Certains textes sont très courts (environ une page) d'autres sont plus volumineux. Quelques histoires sont plutôt coquines, ce qui est étonnant quand on connaît cette époque rigide. Parmi celles-ci, j'ai beaucoup aimé « Abominable », l'auteur sait manier l'humour et on le ressent. J'ai vraiment adoré « Les grandes découvertes perdues », à part peut-être la troisième partie. Frédric Brown nous signe un magnifique texte plein d'humour. Je pourrai parler de « L'anneau de Hans » ou bien encore « La corde enchantée » dont leur chute est terrible.
Mais Fredric Brown est aussi un auteur de Science-Fiction et ne déroge pas aux récits d'extraterrestres de son époque où les martiens tenaient le rôle majeur. Elles sont parfois farfelues comme «  Moi, Flapjack et les Martiens », mais peuvent être bien construites comme « Contact ».
On y découvre d'autres récits qui développent des thèmes graves tels que la guerre ou bien le racisme (« Entité-piège »).
J'aurais pu développer, au final, chaque nouvelle bien que les premières sont moins intéressantes. J'aurais pu parler de son hilarante plume que l'on retrouve (« Erreur fatale », « Comme ours en cage »). le mieux étant de trouver son livre et de se faire sa propre idée. du dinosaure aux robots fans de base-ball, ce recueil est composé de récits hétéroclites dont la seule chose est commune : l'écriture efficace de Frédric Brown. Ce dernier texte est à la hauteur de son talent : « F.I .N ». J'étais de plus en plus sceptique lorsque j'étais au début de ce livre, mais j'ai finalement trouvé le plaisir de la lecture. Mon chemin avec Frédric Brown ne s'arrêtera pas là.
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gruz
  22 février 2013
Recueil de nouvelles, certains très courtes (2 ou 3 pages), d'autres plus développées.
L'auteur s'en donne à coeur joie dans son style de prédilection (l'humour noir), dans ces nouvelles parfois teintées de poésie, parfois d'un goût que certain trouveront un peu douteux (ce n'est pas mon cas).
C'est vrai, le niveau de ces nouvelles est franchement inégal. C'est vrai que tout le monde n'accrochera pas à cet univers souvent inventif et absurde, cocasse ou quelquefois horrible.
Mais ce qui est également vrai, c'est que Brown savait à l'époque proposer une histoire en quelques mots, pour le plus grand plaisir des adeptes de son style d'écriture.
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Franz
  16 novembre 2020
Frederic Brown (1906-1972) est un spécialiste des histoires très très courtes (deux pages). La chute est imprévisible, cocasse, dramatique, burlesque, émouvante. le lecteur ne sait pas sur quel pied danser quand il débute une nouvelle de Frederic Brown. Ce qui est sûr, c'est le plaisir et l'envie de se faire ballotter entre le rire qui grince et l'horreur qui met en joie, enfin pas toujours. le ton goguenard, l'humour noir n'éclipse pas un style et une maîtrise particuliers propres à l'écrivain américain. Les quarante-deux nouvelles publiées en 1963 n'ont pas vieillies d'une virgule. Bien que je connaisse les chutes pour avoir lu « Nightmares and geezenstacks » il y a presque trente ans, je suis drôlement surpris de constater que mon plaisir de lecture est resté intact. le rythme y est pour beaucoup. Quelques phrases bien senties mettent immédiatement en place une situation clairement identifiée. La première nouvelle intitulée ‘Vilain' démarre ainsi : « Pendant près de cinquante ans, Walter Beauregard avait été un coureur de jupons accompli et enthousiaste. » Afin de remédier à une virilité déclinante, le vieux beau (et riche) invoque un démon. Contraint d'exaucer son voeu, le Vilain lui remet un maillot de bain « spécial, taillé dans un tissu du futur ». Aussitôt, tout est remis en place. Beauregard « se sentit merveilleusement ragaillardi, ses veines charriant de la virilité. Il se sentait tout jeune homme, prêt à commencer une carrière de coureur de jupons. » Evidemment, plus dure sera la chute (du caleçon) ! La nouvelle suivante, ‘Abominable' se passe dans le pays du yéti. La 3e, ‘Ricochet' est franchement drôle. Un escroc à la petite semaine, Larry Snell, découvre qu'il possède le don de tuer à distance avec une simple injonction au téléphone. Il a le pouvoir de se faire obéir et aimer dès qu'il formule ses pensées. Il est redoutable et se rêve déjà Empereur du monde mais sa méchanceté gratuite risque de le terrasser. La série des cauchemars en couleur qui s'ensuit et que le titre original rappelle est bien révélatrice du talent de l'écrivain, des chutes imprévisibles et de la destination des histoires courtes : Playboy ou les pulps américains. ‘Le cauchemar en jaune' est un régal : « Sa décision de tuer sa femme, il l'avait prise un peu après. le mobile était simple : il la détestait ». Tuer sa femme, le jour de son propre anniversaire, à la minute près, peut révéler de drôles de surprises. ‘Le cauchemar en bleu' possède une des chutes les plus terribles du recueil. Heureusement, après cet uppercut, le lecteur fait un crochet par ‘L'anniversaire de grand-mère' et Wade Smith va sentir ce que c'est d'être présent à une réception chez les Halperin que la grand-mère cornaque. Ensuite, le lecteur esbaudi et hilare redécouvre les grandes inventions de l'humanité perdues : l'invisibilité, l'invulnérabilité et l'immortalité. Les cours d'assassinat en 10 leçons dispensés par un diablotin risque de cuire à l'impétrant. Les nouvelles défilent d'autant plus rapidement qu'au jeu de la chute imprévisible, le lecteur cavale. ‘La corde enchantée' amuse avec l'envolée de « la ceinture du pyjama de George » sous les yeux d'abord concupiscents de son épouse. ‘Marotte' laisse songeur. Elle commence ainsi : « J'ai entendu murmurer que vous… possédez un poison rigoureusement indétectable ». Dans le derniers tiers du livre, les histoires s'étoffent sur une quinzaine de pages. Elles prennent davantage de relief et de densité. ‘Entité-piège' est une nouvelle remarquable. Un esprit autonome, une entité, un alien, se déplace dans l'espace et se retrouve piégé dans la tête d'un soldat mourant : « Etudiant et explorant sa prison, il ne parvenait toujours pas à comprendre la raison d'être de l'étrange et complexe ensemble de nerfs, de tubes et d'organes ». La suite est soufflante. La nouvelle suivante, ‘Agnelle' laisse un arrière-goût de folie et de cauchemar au bord des lèvres. Fort heureusement, ‘Moi, Flapjack et les Martiens' est une bouffonnerie hilarante. ‘La bonne blague' qui s'ensuit plonge à nouveau dans le sordide. ‘Dessinateur humoristique' déride les zygomatiques et l'ultime histoire ‘Les Farfafouille' clôt le livre sur une note d'épouvante. Il est impossible de résumer toutes ces histoires qui sont déjà des condensés et qui s'articulent toutes sur au moins une bonne, voire une excellente idée. Sous l'humour léger et le ton espiègle, les travers humains y sont bel et bien épinglés mais il n'est pas utile de les collectionner ; ils sont surabondants, toujours les mêmes et surtout ils reviennent inlassablement avec chaque nouvelle génération. Autant dire que ces Fantômes et farfafouilles pourront enchanter de nouveaux lecteurs quelle que soit l'époque ! le livre de Frederic Brown est un classique.
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
mylenamylena   17 juillet 2021
Il avait demandé pourquoi la terre tournait, et pourquoi le soleil brûlait, et pourquoi eux-mêmes ne tombaient pas de la terre quand la terre avait la tête en bas. On lui avait répondu que c'était comme ça aujourd'hui parce qu'il en avait été ainsi hier et le jour d'avant, et parce que les choses ne changent jamais. On n'avait pas su lui dire pourquoi les choses ne changent jamais.
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gillgill   21 mai 2012
Cinquante ans durant, Walter Beauregard avait vécu en libidineux accompli et enthousiaste. Maintenant, arrivé à soixante-cinq ans d'âge, il était en danger de perdre ses qualifications et titres pour le renouvellement de sa carte de membre du syndicat des libidineux.
En danger de perdre ?
A quoi bon tergiverser, il les avait perdus. Depuis trois ans déjà il courait de médecin en médecin, de charlatan en charlatan, de panacée en orviétan. Et tout cela vainement.
C'est alors qu'il se souvint de ses livres de magie et nécromancie ; il avait trouvé de grandes joies à collectionner et à lire ces ouvrages, qui ornaient sa vaste bibliothèque, mais jamais encore il ne les avait pris au sérieux.
Jamais encore.
Mais qu'avait-il à perdre ?
C'est dans un volume graisseux, malodorant, mais rare, qu'il trouva ce qu'il cherchait. Se conformant aux instructions, il traça le pentagramme, copia les signes cabalistiques, alluma les bougies et lut à haute voix l'incantation.
Il y eut un éclair et une volute de fumée.
Puis le démon....
(extrait de "Vilain")
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gouelangouelan   12 février 2020
Hans voyait les choses comme un appareil photographique et les peignait sans faire travailler son esprit C'était un remarquable dessinateur qui ne serait jamais rien de plus. Cependant sa camelote se vendait bien ; il pouvait se permettre un toit vitré.

Agnelle
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MasaMasa   22 décembre 2015
Il y avait un beau clair de lune, les lumières de la ville étaient jolies à regarder et les collines derrière la ville se découpaient en noir sur le ciel bleu, sous le croissant jaune de la lune. Je songeais à représenter ça sur une toile, mais sans la lune : dès que l'on représente la lune sur un tableau, ça fait péquenaud, ça fait joli-léché. Van Gogh l'a représenté dans l'un de ses tableaux, et ça ne faisait pas joli-léché, ça faisait terrifiant. Il est vrai que Van Gogh était fou quand il a peint le tableau ; un homme sain d’esprit n’aurait jamais pu faire beaucoup de ce qu’à fait Van Gogh.

« Petit agnelet »
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gouelangouelan   10 février 2020
Le soir, il regardait les étoiles et les lumières de la vallée. Quand sonnait le couvre-feu, les lumières de la vallée disparaissaient, mais les étoiles ne disparaissaient pas. Elles étaient trop loin pour entendre le couvre-feu.

Mort sur la montagne
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Videos de Fredric Brown (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Fredric Brown
Extrait de la conférence "Dialogue entre les morts : Robert Sheckley et Fredric Brown" aux Utopiales 2017 avec J._A.Debats, S.Lainé et X.Mauméjean.
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