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Alain Dorémieux (Traducteur)
ISBN : 2070415627
Éditeur : Gallimard (11/10/2000)

Note moyenne : 3.72/5 (sur 538 notes)
Résumé :
Enfermé dans une cabane en plein désert, Luke Devereaux, auteur de science-fiction en mal d'invention, invoque désespérément sa muse - de toute évidence retenue ailleurs - quand soudain... on frappe à la porte. Et un petit homme vert, goguenard, apostrophe Luke d'un désinvolte «Salut Toto !».Un milliard de Martiens, hâbleurs, exaspérants, mal embouchés, d'une familiarité répugnante, révélant tous les secrets, clamant partout la vérité, viennent d'envahir la Terre. M... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (67) Voir plus Ajouter une critique
fnitter
  14 février 2012
Pour le background : le livre a été écrit en 1955 et publié en france en 1957, et il situe l'action en 1964. Vous l'aurez donc compris, le contexte socio-politique n'est plus du tout d'actualité, Mais on s'en fiche, car ce n'est absolument pas le propos du livre.
Un écrivain victime de la page blanche se voit importuner par un drôle de petit martien omnipotent, capable, de tout voir, de se téléporter partout, désireux de révéler les moindres secrets, qu'on ne peut toucher ni atteindre d'aucune façon (et on va essayer de les détruire de nombreuses fois au cours du roman). Ce qu'il prend pour un délire personnel va s 'avérer être en fait un "fléau" mondial.
En 1955, les extra-terrestres étaient pour la plupart, des envahisseurs, grosses bêtes méchantes, vicieuses, malfaisantes. le martien de Brown n'échappe pas à la règle, mais d'une toute autre façon, pas de supers armes, d'enlèvements de jeune fille en détresse : Il est agaçant au point d'en être drôle.
Bon, vous ne rirez pas à gorge déployée, mais les situations décrites (avec en plus ce style délicieusement rétro) vous arracheront à de nombreuses reprises un sourire, voire un petit rire.
Si vous avez aimé le guide du routard galactique (qui reste la référence de la sf humoristique quand même) ce livre est pour vous.
Laissons tomber le côté psy de la peur de l'étranger, l'acceptation de l'autre, la nécessité du secret et les dangers de la vérité à tout prix...
Un livre court (point trop n'en faut), qui vous fera passer un agréable moment de détente sans prétention.
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gruz
  09 novembre 2012
Fan de SF pure et dure, passez votre chemin (sauf si vous avez dans l'envie de vous marrer un bon coup). L'ingrédient principal des écrits de Fredric Brown, c'est un humour à la fois noir et absurde.
Ce récit loufoque est une bonne tranche de rigolade doublée d'une caricature de l'époque, en pleine Guerre Froide. Que l'age du roman ne vous rebute pas, son « message » est intemporel, tout comme le ton enjoué de l'auteur.
A prendre au cinquième degré, même si le propos est moins idiot qu'il n'y parait (il faut essayer de se plonger dans l'état d'esprit de l'époque).
Un auteur unique si on adhère à son humour si particulier.
Lien : http://gruznamur.wordpress.com
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fichetoux
  18 novembre 2012
Ca n'est pas passé loin…
Il s'en est fallut de peu que ce livre ne soit « couimé » dans le pense bête.
Il faut dire que les facéties des martiens ont vite eu tendance à m'exaspérer…heureusement pour le livre-et moi-même, et à l'instar du héros, ai basculé sur un autre mode et ai pu continuer la lecture avec plaisir.
Petite digression ; pourquoi les facéties de gremlins me font marrer et celles des martiens me gonflent? pourquoi ai-je aimé le 1er tome de H2G2 et son adaptation ciné et ai détesté Mars Attack et La folle histoire de l'espace mais craque sur les autres Tim Burton et Frankenstein Junior…? ai bien ma petite idée mais ne vais pas vous saouler, maintenant, vous pouvez toujours m'envoyer un message privé, je me ferai un plaisir de vous expliquez…à vos risques et périls. Fin de la digression, revenons à nos moutons
Passé l'irritation de cette marée verte et ,comme Luke, ayant trouvé la parade, me suis vite rendu compte que, finalement, j'accrochai plutôt bien à l'histoire, au rythme et était curieux de voir –enfin lire-l'évolution des personnages et bien sur , la fin.
Et comme fin, j'ai beaucoup, beaucoup aimé, surtout la post-face, qui en soi, est une 2eme fin
DONC EN GRAS MAJUSCULE CLIGNOTANT :
EVITEZ DE LIRE LA POST FACE AVANT DE COMMENCER LE LIVRE !!
Je dis ça parce que j'en connais mais je ne citerais pas de noms
Bref, même si il a eu chaud ses fesses, un bon bouquin décallé-mais pas tant que ça au fond quand on gratte un peu- qui mérite qu'on s'y attarde
Fred-Fichetoux-Beg mode life on Mars activé
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Luniver
  08 août 2012
Luke est écrivain de science-fiction, et victime du syndrome de la page blanche. Un soir, l'alcool aidant, un début d'idée de roman lui effleure l'esprit : et si les martiens existaient ? Une demi-seconde plus tard, quelqu'un frappe à la porte : un petit être vert, venu visiter la Terre, qui se montre particulièrement désagréable.
Luke n'est pas le seul à recevoir de la visite : sur toute la surface du globe, les martiens envahissent la vie des humains, avec un seul but : lui rendre la vie la plus insupportable possible. Et ils ne manquent pas de ressources pour y parvenir ! Il est impossible de leur faire du mal, puisqu'ils peuvent se téléporter  (ou plutôt «couimer», notion trop complexe à assimiler pour notre cerveau) à volonté. Ils peuvent voir à travers les vêtements et les murs, rendant la vie de couple assez compliquée. Ils se font un plaisir de dévoiler tous les secrets qu'ils découvrent, que ce soit une infidélité ou les secrets de la bombe atomique. Ils perturbent tous les spectacles, les émissions de télévision et de radio. Toute l'industrie s'effondre. Seuls les fabricants d'alcool et les psychiatres parviennent à tirer leur épingle du jeu.
Le livre est court, mais ces insupportables petits êtres verts, et les situations rocambolesques qu'ils provoquent, sont assez irrésistibles.
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Skarn-sha
  14 octobre 2012
Ce livre est très original car contrairement aux classiques du genre, les martiens ne viennent pas nous exterminer à grands renforts de lasers et autres armes futuristes.
Ils ne sont pas non plus là pour nous voler des ressources naturelles, ni même pour nous aider.
S'ils apparaissent par milliards, c'est dans le seul but de nous espionner et de nous faire chier.
Nul arme ne peut les détruire car ils sont intangibles. Nul ne sait rien d'eux car ils répondent simplement que ce ne sont pas nos oignons!
Nul n'y échappe. Plus aucun secret, depuis l'infidélité conjugale jusqu'aux secrets d'états, ne restent secrets car ils voient à travers la matière et ont une curiosité insatiable pour les secrets qu'ils relèvent à tout va pour semer le chaos.
Conséquences de leur invasion, les corps de métiers s'écroulent les uns après les autres en commençant évidement par les auteurs de science-fictions.
Plus personne ne lit de livres de ce genre quand un martien loge chez lui.
Autre conséquence désastreuse à long terme, une brusque baisse de la natalité. Difficile de concevoir quand quelques martiens vous regardent les yeux grands ouverts.

C'est une nouvelle décalée et rafraichissante qui peut être lu de deux façons différentes :
Soit sous le ton de la farce, soit en la remettant dans le contexte historique de l'époque, les conséquences d'une surveillance continue (c'est en pleine guerre froide si je ne me trompe).
Je n'aurais qu'une petite remarque. le premier pays qui à vu son taux de natalité remonter loin devant les autres, malgré la surveillance des martiens, est la France.
Déjà, à cette époque les américains avaient une curieuse image des français.
Au final, j'ai trouvé cette nouvelle très agréable à lire, accessible à tous, à ne surtout pas réserver aux amateurs de science-fictions.
Lien : http://lombredeskarnsha.blog..
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Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
LuniverLuniver   08 août 2012
— Et comment pouvez-vous parler notre langue ?
La lèvre inférieure du Martien s’enroula sur elle-même (elle était remarquablement bien adaptée à cette opération).
— Je parle tous vos petits langages à la gomme. On les entend tous dans vos programmes de radio, et même sans ça, je me charge d’en assimiler un en une heure. C’est du genre enfantin. En y mettant mille ans, tu ne pourrais pas apprendre le martien.
— Pas étonnant que vous ayez faible opinion de nous si vous la fondez sur nos programmes de radio. La plupart sont puants, je vous le concède.
— Je suppose que vous êtes nombreux à le penser, puisque vous vous en débarrassez en les projetant en l’air…
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BVIALLETBVIALLET   18 juin 2012
De par le monde, les religions, les sectes et les congrégations étaient divisées sur ce problème. L'église presbytérienne, par exemple, se trouva séparée en trois branches. Il y eut l'église presbytérienne démoniste, qui considérait les Martiens comme des créatures de l'enfer venues nous punir de nos péchés. L'église presbytérienne scientifique, qui les acceptait en tant que Martiens, mais voyait dans le fait de leur invasion la main de Dieu comme dans tout autre cataclysme. Et l'église presbytérienne révisionniste, qui combinait les doctrines de base des démonistes et des scientifiques en supposant simplement que l'enfer était situé sur la planète Mars. (Une branche annexe, les rerévisionnistes, allait plus loin et en déduisait que le ciel se trouvait à l'opposé, sur Vénus.) 
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VALENTYNEVALENTYNE   19 février 2017
Ce fut chez les militaires que l’arrivée des martiens sema le plus de victimes, dans le monde entier.

Partout, des sentinelles vidèrent leurs armes sur eux. Les Martiens goguenards, les encourageaient à continuer.

Les soldats sans armes à leur disposition chargeaient sur eux. Certains se servirent de grenades. Des officiers employèrent la baïonnette.

Le résultat fut un vrai carnage – chez les soldats, s’entend. Le prestige des Martiens devait s’en trouver accru.

Le pire supplice intellectuel fut celui qu’endurèrent les officiers en charge dans des installations ultrasecrètes. Car ils ne furent pas long à se rendre compte (ceux, du moins qui étaient intelligents) qu’il n’était plus désormais question de secret, ultra ou autre. Pas pour les Martiens. Ni pour personne d’autre, vu la prédilection des Martiens à colporter des commérages.

Ce n’était pas qu’ils fussent attirés par les questions militaires. Leur examen des dossiers concernant les bases secrètes de fusées et les superbombes les laissait parfaitement indifférents.

Des c…ades, Toto, dit au général commandant la base « Able » (la plus ultrasecrète de toutes) le Martien assis sur le bureau de ce dernier. Vous ne pourriez pas enfoncer une tribu d’Esquimaux, avec n’importe quelle de vos armes, s’il savait seulement varnoufler. Et nous pourrions leur apprendre, rien que pour vous faire marronner.
Et qu’est-ce que vous entendez par varnoufler, tonnerre de Dieu ? rugit le général en s’arrachant les cheveux.
Tu es un vilain curieux, Toto.
Le martien se tourna vers l’un de ses congénères. Ils étaient quatre en tout dans la pièce.

Hé, dit-il, couimons voir un peu chez les Russes. On comparera les plans secrets.
Tous deux disparurent.

L’un de ceux qui restaient dit à son compagnon :

Écoute-moi ça. Un vrai poème !
Et il se mit à lire à haute voix un document supersecret détenu dans le coffre-fort blindé. L’autre martien eut un rire méprisant.

Le général aussi eut un rire, qui n’était pas de mépris. Ce rire se continua jusqu’à ce que deux de ses adjoints l’eussent emmené avec ménagement.

Le Pentagone était une maison de fous. Le Kremlin aussi. Or l’un et l’autre avaient plus que leur part de Martiens.

En effet ceux-ci témoignaient – et témoignèrent toujours – d’une scrupuleuse impartialité.

Ils se répartissaient partout en proportion. Aucun endroit ne les intéressait plus qu’un autre. Maison-Blanche ou chenil, c’était tout comme. Les plans d’installation de la station interplanétaire ou les détails de la vie sexuelle du plus humble balayeur de rues leur inspiraient le même ricanement.

Et partout, de toutes les façons, ils envahissaient l’intimité. Les mots mêmes d’intimité, de secret, n’avaient plus de sens, ni sur le plan individuel ni sur le plan collectif. Tout ce qui nous concernait sur ces deux plans les intéressait, les amusait et les dégoûtait.

Manifestement, leur propos était l’étude du genre humain. Ils ne prêtaient pas attention aux animaux (mais n’hésitaient pas à les effrayer ou les tourmenter si l’effet en retombait indirectement sur les hommes).

Les chevaux notamment les craignaient beaucoup, et l’équitation – tant comme sport que comme mode de locomotion – devint impraticable à force de danger.

Seul un casse-cou se fût enhardi, avec les Martiens dans les parages, à traire une vache sans l’attacher et lui immobiliser les pieds.

Les chiens piquaient des crises de nerfs. Beaucoup mordirent leurs maîtres, qui durent s’en débarrasser.

Seuls les chats, passés les premières expériences, s’accoutumèrent à leur présence et la supportèrent avec un calme olympien. Mais les chats, comme chacun sait, ont toujours été des êtres à part.
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miladomilado   17 février 2013
Depuis des temps immémoriaux, l'alcool a toujours été le remède préféré de l'homme contre les vicissitudes de la vie quotidienne. Et maintenant, les vicissitudes au visage vert qui remplissaient l'horizon mental de chacun étaient mille fois pires que toutes celles de la vie quotidienne en temps normal.
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miladomilado   18 février 2013
...FInis de t'habiller, nous serons juste à l'heure pour le premier service. Il s'assit et l'observa, tandis qu'elle procédait à l'habituelle série de contorsions qui font d'une femme entrant la tête, puis le corps, dans une robe, un spectacle fascinant.
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Vidéo de Fredric Brown
Extrait de la conférence "Dialogue entre les morts : Robert Sheckley et Fredric Brown" aux Utopiales 2017 avec J._A.Debats, S.Lainé et X.Mauméjean.
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