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Alain Dorémieux (Traducteur)
EAN : 9782070415625
224 pages
Éditeur : Gallimard (11/10/2000)

Note moyenne : 3.75/5 (sur 709 notes)
Résumé :
Enfermé dans une cabane en plein désert, Luke Devereaux, auteur de science-fiction en mal d'invention, invoque désespérément sa muse - de toute évidence retenue ailleurs - quand soudain... on frappe à la porte. Et un petit homme vert, goguenard, apostrophe Luke d'un désinvolte «Salut Toto !».Un milliard de Martiens, hâbleurs, exaspérants, mal embouchés, d'une familiarité répugnante, révélant tous les secrets, clamant partout la vérité, viennent d'envahir la Terre. M... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (97) Voir plus Ajouter une critique
fnitter
  14 février 2012
Pour le background : le livre a été écrit en 1955 et publié en france en 1957, et il situe l'action en 1964. Vous l'aurez donc compris, le contexte socio-politique n'est plus du tout d'actualité, Mais on s'en fiche, car ce n'est absolument pas le propos du livre.
Un écrivain victime de la page blanche se voit importuner par un drôle de petit martien omnipotent, capable, de tout voir, de se téléporter partout, désireux de révéler les moindres secrets, qu'on ne peut toucher ni atteindre d'aucune façon (et on va essayer de les détruire de nombreuses fois au cours du roman). Ce qu'il prend pour un délire personnel va s 'avérer être en fait un "fléau" mondial.
En 1955, les extra-terrestres étaient pour la plupart, des envahisseurs, grosses bêtes méchantes, vicieuses, malfaisantes. le martien de Brown n'échappe pas à la règle, mais d'une toute autre façon, pas de supers armes, d'enlèvements de jeune fille en détresse : Il est agaçant au point d'en être drôle.
Bon, vous ne rirez pas à gorge déployée, mais les situations décrites (avec en plus ce style délicieusement rétro) vous arracheront à de nombreuses reprises un sourire, voire un petit rire.
Si vous avez aimé le guide du routard galactique (qui reste la référence de la sf humoristique quand même) ce livre est pour vous.
Laissons tomber le côté psy de la peur de l'étranger, l'acceptation de l'autre, la nécessité du secret et les dangers de la vérité à tout prix...
Un livre court (point trop n'en faut), qui vous fera passer un agréable moment de détente sans prétention.
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book-en-stock
  15 février 2020
D'emblée j'ai aimé le style décalé et l'humour simple et facile.
Publié en 1954 (traduit en français en 1957), ce roman est le plus drôle que j'ai pu lire en science-fiction ! Toutefois il ne se résume pas, selon moi, à une grosse farce mais va plus loin que cela. On peut y trouver une critique acerbe de nos sociétés dont l'auteur se plaît à montrer tous les travers.
L'arrivée des Martiens est massive et prive les humains de toute intimité. A la différence des « Monades » de Silverberg (lu peu avant), cette privation n'est pas bien acceptée. L'humain d'ailleurs est décrit comme un être juste prêt à se saouler ou se battre contre les hommes verts. Rien de plus au départ. J'ai savouré ce côté railleur et délirant avec du rythme dans l'écriture et quelques phrases incisives.
Très amusant également lorsque l'auteur fait le point sur la situation mondiale et expose les effets néfastes d'une telle invasion, que ce soit au niveau politique, économique, psychologique… et avec moult jargons (pseudo) scientifiques. Et que dire du médecin qui « ne soigne pas » notre personnage principal : jubilatoire !
Brown est très souvent de connivence avec son lecteur ce qui ajoute un ton singulier à son écriture. La fin du roman en est un exemple certain ! Il semblerait que ce Brown prenne absolument tout en dérision, rien n'y échappe !
Concernant la date de parution, certes le roman est ancien mais à mon sens il n'a pas « mal vieilli » au contraire ! Il conserve un charme désuet comme si on lisait un roman historique se déroulant dans les années 60. J'ai aimé me retrouver à cette époque. D'ailleurs il est intéressant de replacer ce roman dans son contexte d'écriture, en 1954, bien avant les premiers pas de l'homme sur la Lune, et autres sondes ou satellite envoyés dans l'Espace.
J'ai trouvé l'ensemble très équilibré entre les trois parties, dont la seconde plus longue à raison : arrivée des Martiens / séjour des Martiens / départ des Martiens. Si cela peut paraître très basique lorsqu'on feuillette le roman, ça ne l'est plus en le lisant mais prend tout son sens ! L'intrigue est sacrément bien ficelée et les divers éléments habilement dosés ! Je pourrais m'étendre davantage sur ce point toutefois je ne veux rien spoiler pour un futur lecteur, ce serait vraiment dommage !
C'est un roman à lire, pour le meilleur et pour le Rire !
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deidamie
  13 février 2020
« Bonjour les Babélionautes !
-Salut les nazes !
-Comme vous pouvez le remarquer, Méchante Déidamie tient la forme.
-Pas comme toi, la mocheté. C'est ta faute, aussi ! Si tu dormais ton quota d'heures, tu n'aurais pas l'air aussi décomposée.
-*soupir* Aujourd'hui, on va parler de SF humoristique avec Martiens, go home !, de Fredric Brown, lu dans le cadre d'une LC sur le forum des Trolls, et je sens que j'ai pas fini de me mordre les doigts de l'avoir lu…
-Tu vas faire un truc pour ton visage ou tu vas le laisser au naturel comme le thon ? Parce que, bon, à ce niveau, ça relève de la cause humanitaire, hein.
-Or donc Luke Devereaux s'enivre paisiblement tout seul dans une cabane…
-… au fondg du jarding… j'y vais quand j'ai beusoing…
-… au fond du désert ! Il planche ou plutôt sèche sur son prochain roman. Voilà-t-y pas qu'il lui vient une idée farfelue… et qu'un Martien toque aussitôt à sa porte. Ce Martien n'est pas tout seul : d'autres envahissent notre monde et tous prennent soin de nous rendre la vie insupportable. Pour savoir comment ils s'y prennent, voir plus haut.
-C'est pas sympa pour tes lecteurs de leur faire lire deux fois la même chose, Chouquette. Tu crois vraiment qu'ils ont du temps à perdre ? ‘Fin, s'ils sont là, ils en ont, oui…
-Aaaah… cette critique va être loooongue…
-T'avais qu'à voter pour l'autre bouquin dans la LC, débile.
-Mais l'autre bouquin, il était pas dans ma pilalire ! Oh, et puis pourquoi je réponds...
J'ai trouvé le début de ce roman fort amusant, j'ai adoré lire les affreuses méchancetés des abominables petits hommes verts. Brown a inventé les trolls avant qu'Internet ne s'en occupe. Les conséquences de leurs actions sont longuement décrites et m'ont bien divertie, non seulement sur le fond, mais aussi sur la forme : vous trouvez des paragraphes d'énumération… non, je ne vous spoile pas la boutade, mais ces énumérations possèdent un petit truc particulier.
Je me suis demandé d'ailleurs si ces Martiens n'avaient pas inspiré les fantômes de Peggy Sue, de Brussolo. Quelques différences, certes, mais aussi beaucoup de points communs.
-‘Ttendez les nazes, j'vais vous traduire. « Oh, regardez comme je suis intelligente, je vois des rapports et des liens là où il n'y en a sans doute aucun. »
-Mais les uns me font penser aux autres, je n'y peux r… pffff… Bref. En revanche, vers le milieu du roman, l'histoire prend une autre direction et je trouve qu'elle baisse en intensité. Je regrette aussi la présence d'un humour d'un goût… euh… discutable… je pense que certaines choses sont très datées…
-Prout.
-Ca, c'est indémodable, en revanche… En conclusion, Martiens, go home ! représente un petit roman idéal pour se détendre entre deux lectures plus complexes ou en période de fatigue, ce qui tombait plutôt bien, ma foi. »
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gruz
  09 novembre 2012
Fan de SF pure et dure, passez votre chemin (sauf si vous avez dans l'envie de vous marrer un bon coup). L'ingrédient principal des écrits de Fredric Brown, c'est un humour à la fois noir et absurde.
Ce récit loufoque est une bonne tranche de rigolade doublée d'une caricature de l'époque, en pleine Guerre Froide. Que l'age du roman ne vous rebute pas, son « message » est intemporel, tout comme le ton enjoué de l'auteur.
A prendre au cinquième degré, même si le propos est moins idiot qu'il n'y parait (il faut essayer de se plonger dans l'état d'esprit de l'époque).
Un auteur unique si on adhère à son humour si particulier.
Lien : http://gruznamur.wordpress.com
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Luniver
  08 août 2012
Luke est écrivain de science-fiction, et victime du syndrome de la page blanche. Un soir, l'alcool aidant, un début d'idée de roman lui effleure l'esprit : et si les martiens existaient ? Une demi-seconde plus tard, quelqu'un frappe à la porte : un petit être vert, venu visiter la Terre, qui se montre particulièrement désagréable.
Luke n'est pas le seul à recevoir de la visite : sur toute la surface du globe, les martiens envahissent la vie des humains, avec un seul but : lui rendre la vie la plus insupportable possible. Et ils ne manquent pas de ressources pour y parvenir ! Il est impossible de leur faire du mal, puisqu'ils peuvent se téléporter  (ou plutôt «couimer», notion trop complexe à assimiler pour notre cerveau) à volonté. Ils peuvent voir à travers les vêtements et les murs, rendant la vie de couple assez compliquée. Ils se font un plaisir de dévoiler tous les secrets qu'ils découvrent, que ce soit une infidélité ou les secrets de la bombe atomique. Ils perturbent tous les spectacles, les émissions de télévision et de radio. Toute l'industrie s'effondre. Seuls les fabricants d'alcool et les psychiatres parviennent à tirer leur épingle du jeu.
Le livre est court, mais ces insupportables petits êtres verts, et les situations rocambolesques qu'ils provoquent, sont assez irrésistibles.
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Citations et extraits (30) Voir plus Ajouter une citation
LuniverLuniver   08 août 2012
— Et comment pouvez-vous parler notre langue ?
La lèvre inférieure du Martien s’enroula sur elle-même (elle était remarquablement bien adaptée à cette opération).
— Je parle tous vos petits langages à la gomme. On les entend tous dans vos programmes de radio, et même sans ça, je me charge d’en assimiler un en une heure. C’est du genre enfantin. En y mettant mille ans, tu ne pourrais pas apprendre le martien.
— Pas étonnant que vous ayez faible opinion de nous si vous la fondez sur nos programmes de radio. La plupart sont puants, je vous le concède.
— Je suppose que vous êtes nombreux à le penser, puisque vous vous en débarrassez en les projetant en l’air…
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BVIALLETBVIALLET   18 juin 2012
De par le monde, les religions, les sectes et les congrégations étaient divisées sur ce problème. L'église presbytérienne, par exemple, se trouva séparée en trois branches. Il y eut l'église presbytérienne démoniste, qui considérait les Martiens comme des créatures de l'enfer venues nous punir de nos péchés. L'église presbytérienne scientifique, qui les acceptait en tant que Martiens, mais voyait dans le fait de leur invasion la main de Dieu comme dans tout autre cataclysme. Et l'église presbytérienne révisionniste, qui combinait les doctrines de base des démonistes et des scientifiques en supposant simplement que l'enfer était situé sur la planète Mars. (Une branche annexe, les rerévisionnistes, allait plus loin et en déduisait que le ciel se trouvait à l'opposé, sur Vénus.) 
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lokipglokipg   06 août 2018
Psychologiquement, les Martiens se ressemblaient encore plus que physiquement, mises à part quelques variations d'ordre secondaire (il y en avait quelques-uns qui étaient encore pires que les autres).
Mais tous, autant qu'ils étaient, se montraient acariâtres, arrogants, atrabilaires, barbares, bourrus, contrariants, corrosifs, déplaisants, diaboliques, effrontés, exaspérants, exécrables, féroces, fripons, glapissants, grincheux, grossiers, haïssables, hargneux, hostiles, injurieux, impudents, irrascibles, jacasseurs, korriganesques. Ils étaient lassants, malfaisants, malhonnêtes, maussades, nuisibles, odieux, offensants, perfides, pernicieux, pervers, querelleurs, railleurs, revêches, ricanants, sarcastiques, truculents, ubiquistes, ulcérants, vexatoires, wisigothiques, xénophobes et zélés à la táche de faire vaciller la raison de quiconque entrait en leur contact...
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VALENTYNEVALENTYNE   19 février 2017
Ce fut chez les militaires que l’arrivée des martiens sema le plus de victimes, dans le monde entier.

Partout, des sentinelles vidèrent leurs armes sur eux. Les Martiens goguenards, les encourageaient à continuer.

Les soldats sans armes à leur disposition chargeaient sur eux. Certains se servirent de grenades. Des officiers employèrent la baïonnette.

Le résultat fut un vrai carnage – chez les soldats, s’entend. Le prestige des Martiens devait s’en trouver accru.

Le pire supplice intellectuel fut celui qu’endurèrent les officiers en charge dans des installations ultrasecrètes. Car ils ne furent pas long à se rendre compte (ceux, du moins qui étaient intelligents) qu’il n’était plus désormais question de secret, ultra ou autre. Pas pour les Martiens. Ni pour personne d’autre, vu la prédilection des Martiens à colporter des commérages.

Ce n’était pas qu’ils fussent attirés par les questions militaires. Leur examen des dossiers concernant les bases secrètes de fusées et les superbombes les laissait parfaitement indifférents.

Des c…ades, Toto, dit au général commandant la base « Able » (la plus ultrasecrète de toutes) le Martien assis sur le bureau de ce dernier. Vous ne pourriez pas enfoncer une tribu d’Esquimaux, avec n’importe quelle de vos armes, s’il savait seulement varnoufler. Et nous pourrions leur apprendre, rien que pour vous faire marronner.
Et qu’est-ce que vous entendez par varnoufler, tonnerre de Dieu ? rugit le général en s’arrachant les cheveux.
Tu es un vilain curieux, Toto.
Le martien se tourna vers l’un de ses congénères. Ils étaient quatre en tout dans la pièce.

Hé, dit-il, couimons voir un peu chez les Russes. On comparera les plans secrets.
Tous deux disparurent.

L’un de ceux qui restaient dit à son compagnon :

Écoute-moi ça. Un vrai poème !
Et il se mit à lire à haute voix un document supersecret détenu dans le coffre-fort blindé. L’autre martien eut un rire méprisant.

Le général aussi eut un rire, qui n’était pas de mépris. Ce rire se continua jusqu’à ce que deux de ses adjoints l’eussent emmené avec ménagement.

Le Pentagone était une maison de fous. Le Kremlin aussi. Or l’un et l’autre avaient plus que leur part de Martiens.

En effet ceux-ci témoignaient – et témoignèrent toujours – d’une scrupuleuse impartialité.

Ils se répartissaient partout en proportion. Aucun endroit ne les intéressait plus qu’un autre. Maison-Blanche ou chenil, c’était tout comme. Les plans d’installation de la station interplanétaire ou les détails de la vie sexuelle du plus humble balayeur de rues leur inspiraient le même ricanement.

Et partout, de toutes les façons, ils envahissaient l’intimité. Les mots mêmes d’intimité, de secret, n’avaient plus de sens, ni sur le plan individuel ni sur le plan collectif. Tout ce qui nous concernait sur ces deux plans les intéressait, les amusait et les dégoûtait.

Manifestement, leur propos était l’étude du genre humain. Ils ne prêtaient pas attention aux animaux (mais n’hésitaient pas à les effrayer ou les tourmenter si l’effet en retombait indirectement sur les hommes).

Les chevaux notamment les craignaient beaucoup, et l’équitation – tant comme sport que comme mode de locomotion – devint impraticable à force de danger.

Seul un casse-cou se fût enhardi, avec les Martiens dans les parages, à traire une vache sans l’attacher et lui immobiliser les pieds.

Les chiens piquaient des crises de nerfs. Beaucoup mordirent leurs maîtres, qui durent s’en débarrasser.

Seuls les chats, passés les premières expériences, s’accoutumèrent à leur présence et la supportèrent avec un calme olympien. Mais les chats, comme chacun sait, ont toujours été des êtres à part.
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miladomilado   17 février 2013
Depuis des temps immémoriaux, l'alcool a toujours été le remède préféré de l'homme contre les vicissitudes de la vie quotidienne. Et maintenant, les vicissitudes au visage vert qui remplissaient l'horizon mental de chacun étaient mille fois pires que toutes celles de la vie quotidienne en temps normal.
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Videos de Fredric Brown (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Fredric Brown
Extrait de la conférence "Dialogue entre les morts : Robert Sheckley et Fredric Brown" aux Utopiales 2017 avec J._A.Debats, S.Lainé et X.Mauméjean.
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