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Alain Dorémieux (Traducteur)
ISBN : 2070415627
Éditeur : Gallimard (11/10/2000)

Note moyenne : 3.71/5 (sur 614 notes)
Résumé :
Enfermé dans une cabane en plein désert, Luke Devereaux, auteur de science-fiction en mal d'invention, invoque désespérément sa muse - de toute évidence retenue ailleurs - quand soudain... on frappe à la porte. Et un petit homme vert, goguenard, apostrophe Luke d'un désinvolte «Salut Toto !».Un milliard de Martiens, hâbleurs, exaspérants, mal embouchés, d'une familiarité répugnante, révélant tous les secrets, clamant partout la vérité, viennent d'envahir la Terre. M... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (74) Voir plus Ajouter une critique
fnitter
  14 février 2012
Pour le background : le livre a été écrit en 1955 et publié en france en 1957, et il situe l'action en 1964. Vous l'aurez donc compris, le contexte socio-politique n'est plus du tout d'actualité, Mais on s'en fiche, car ce n'est absolument pas le propos du livre.
Un écrivain victime de la page blanche se voit importuner par un drôle de petit martien omnipotent, capable, de tout voir, de se téléporter partout, désireux de révéler les moindres secrets, qu'on ne peut toucher ni atteindre d'aucune façon (et on va essayer de les détruire de nombreuses fois au cours du roman). Ce qu'il prend pour un délire personnel va s 'avérer être en fait un "fléau" mondial.
En 1955, les extra-terrestres étaient pour la plupart, des envahisseurs, grosses bêtes méchantes, vicieuses, malfaisantes. le martien de Brown n'échappe pas à la règle, mais d'une toute autre façon, pas de supers armes, d'enlèvements de jeune fille en détresse : Il est agaçant au point d'en être drôle.
Bon, vous ne rirez pas à gorge déployée, mais les situations décrites (avec en plus ce style délicieusement rétro) vous arracheront à de nombreuses reprises un sourire, voire un petit rire.
Si vous avez aimé le guide du routard galactique (qui reste la référence de la sf humoristique quand même) ce livre est pour vous.
Laissons tomber le côté psy de la peur de l'étranger, l'acceptation de l'autre, la nécessité du secret et les dangers de la vérité à tout prix...
Un livre court (point trop n'en faut), qui vous fera passer un agréable moment de détente sans prétention.
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gruz
  09 novembre 2012
Fan de SF pure et dure, passez votre chemin (sauf si vous avez dans l'envie de vous marrer un bon coup). L'ingrédient principal des écrits de Fredric Brown, c'est un humour à la fois noir et absurde.
Ce récit loufoque est une bonne tranche de rigolade doublée d'une caricature de l'époque, en pleine Guerre Froide. Que l'age du roman ne vous rebute pas, son « message » est intemporel, tout comme le ton enjoué de l'auteur.
A prendre au cinquième degré, même si le propos est moins idiot qu'il n'y parait (il faut essayer de se plonger dans l'état d'esprit de l'époque).
Un auteur unique si on adhère à son humour si particulier.
Lien : http://gruznamur.wordpress.com
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fichetoux
  18 novembre 2012
Ca n'est pas passé loin…
Il s'en est fallut de peu que ce livre ne soit « couimé » dans le pense bête.
Il faut dire que les facéties des martiens ont vite eu tendance à m'exaspérer…heureusement pour le livre-et moi-même, et à l'instar du héros, ai basculé sur un autre mode et ai pu continuer la lecture avec plaisir.
Petite digression ; pourquoi les facéties de gremlins me font marrer et celles des martiens me gonflent? pourquoi ai-je aimé le 1er tome de H2G2 et son adaptation ciné et ai détesté Mars Attack et La folle histoire de l'espace mais craque sur les autres Tim Burton et Frankenstein Junior…? ai bien ma petite idée mais ne vais pas vous saouler, maintenant, vous pouvez toujours m'envoyer un message privé, je me ferai un plaisir de vous expliquez…à vos risques et périls. Fin de la digression, revenons à nos moutons
Passé l'irritation de cette marée verte et ,comme Luke, ayant trouvé la parade, me suis vite rendu compte que, finalement, j'accrochai plutôt bien à l'histoire, au rythme et était curieux de voir –enfin lire-l'évolution des personnages et bien sur , la fin.
Et comme fin, j'ai beaucoup, beaucoup aimé, surtout la post-face, qui en soi, est une 2eme fin
DONC EN GRAS MAJUSCULE CLIGNOTANT :
EVITEZ DE LIRE LA POST FACE AVANT DE COMMENCER LE LIVRE !!
Je dis ça parce que j'en connais mais je ne citerais pas de noms
Bref, même si il a eu chaud ses fesses, un bon bouquin décallé-mais pas tant que ça au fond quand on gratte un peu- qui mérite qu'on s'y attarde
Fred-Fichetoux-Beg mode life on Mars activé
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Luniver
  08 août 2012
Luke est écrivain de science-fiction, et victime du syndrome de la page blanche. Un soir, l'alcool aidant, un début d'idée de roman lui effleure l'esprit : et si les martiens existaient ? Une demi-seconde plus tard, quelqu'un frappe à la porte : un petit être vert, venu visiter la Terre, qui se montre particulièrement désagréable.
Luke n'est pas le seul à recevoir de la visite : sur toute la surface du globe, les martiens envahissent la vie des humains, avec un seul but : lui rendre la vie la plus insupportable possible. Et ils ne manquent pas de ressources pour y parvenir ! Il est impossible de leur faire du mal, puisqu'ils peuvent se téléporter  (ou plutôt «couimer», notion trop complexe à assimiler pour notre cerveau) à volonté. Ils peuvent voir à travers les vêtements et les murs, rendant la vie de couple assez compliquée. Ils se font un plaisir de dévoiler tous les secrets qu'ils découvrent, que ce soit une infidélité ou les secrets de la bombe atomique. Ils perturbent tous les spectacles, les émissions de télévision et de radio. Toute l'industrie s'effondre. Seuls les fabricants d'alcool et les psychiatres parviennent à tirer leur épingle du jeu.
Le livre est court, mais ces insupportables petits êtres verts, et les situations rocambolesques qu'ils provoquent, sont assez irrésistibles.
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lokipg
  07 août 2018
26 mars 1964, la Terre est subitement envahie par un milliard de martiens. Ces derniers sont, comme le dit Fredric Brown lui-même, le pire des clichés : des petits hommes verts.
< Dis donc, tête de pioche, tu sais ce qu'il te dit, le cliché ? >
Mais, que... Qu'est-ce que vous faîtes là ?
< D'après toi ? Je veille à ce que tu racontes pas d'âneries. Mais continues, fais comme si j'étais pas là. >
Euh... Oui, bon. Ce qui pourrait être le début d'une banale histoire d'invasion extraterrestre est en fait plus original que cela, car les martiens ne sont pas venu pour faire la guerre... Mais pour nous casser les pieds !
< Ah je le savais ! J'étais sûr que t'allais raconter des salades ! Eh, Toto, tu crois vraiment que si on s'est amusé à couimer sur plusieurs millions de kilomètres, c'est juste pour enquiquiner des voisins arriérés ? >
Mais vous ne voulez pas nous dire pourquoi vous êtes venus !
< Parce que c'est pas tes oignons. >
...
Bref. Non seulement on se rend vite compte que les martiens sont insupportables, mais en plus il semble totalement impossible de les tuer, blesser, repousser ou même tout simplement les gêner. L'histoire est d'une simplicité confondante, mais Fredric Brown réussi a maintenir le suspens jusqu'au bout grâce à une question tout bête : comment s'en débarrasser ?
< T'aimerais bien le savoir, hein ? >
Je le sais déjà. J'ai lu le livre.
< Alors pourquoi tu racontes pas la fin toute naze de ce bouquin débile ? >
Alors d'abord, je n'ai pas trouvé la fin "toute naze". Au contraire, je l'ai trouvée plutôt subtile, jusqu'au post-scriptum un rien méta. Ensuite parce que cela ne se fait pas de spoiler une histoire dans une critique.
< Ah bon, ça s'fait pas ? Alors on a pas le droit de dire que Dark Vador, c'est le père de Luke ? Qu'à la fin, la maman de Bambi elle clamse ? Que le Kaiser Sozé, c'est le... >
STOP !
< Héhéhé... >
Euh... Que dire de plus. le roman est vraiment agréable à lire. Les chapitres sont courts et on les enchaîne sans s'en rendre compte. Si vous recherchez un petit livre de science-fiction fun et pas prise de tête à lire sur les plages cet été, c'est un choix parfait.
< Les Terriens ont vraiment des goûts de chiotte. Allez, je couime d'ici. >
Bon débarras !
Ou comme dirait l'autre : Martiens, go home !
Lien : http://lenainloki2.canalblog..
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Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
LuniverLuniver   08 août 2012
— Et comment pouvez-vous parler notre langue ?
La lèvre inférieure du Martien s’enroula sur elle-même (elle était remarquablement bien adaptée à cette opération).
— Je parle tous vos petits langages à la gomme. On les entend tous dans vos programmes de radio, et même sans ça, je me charge d’en assimiler un en une heure. C’est du genre enfantin. En y mettant mille ans, tu ne pourrais pas apprendre le martien.
— Pas étonnant que vous ayez faible opinion de nous si vous la fondez sur nos programmes de radio. La plupart sont puants, je vous le concède.
— Je suppose que vous êtes nombreux à le penser, puisque vous vous en débarrassez en les projetant en l’air…
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BVIALLETBVIALLET   18 juin 2012
De par le monde, les religions, les sectes et les congrégations étaient divisées sur ce problème. L'église presbytérienne, par exemple, se trouva séparée en trois branches. Il y eut l'église presbytérienne démoniste, qui considérait les Martiens comme des créatures de l'enfer venues nous punir de nos péchés. L'église presbytérienne scientifique, qui les acceptait en tant que Martiens, mais voyait dans le fait de leur invasion la main de Dieu comme dans tout autre cataclysme. Et l'église presbytérienne révisionniste, qui combinait les doctrines de base des démonistes et des scientifiques en supposant simplement que l'enfer était situé sur la planète Mars. (Une branche annexe, les rerévisionnistes, allait plus loin et en déduisait que le ciel se trouvait à l'opposé, sur Vénus.) 
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lokipglokipg   06 août 2018
Psychologiquement, les Martiens se ressemblaient encore plus que physiquement, mises à part quelques variations d'ordre secondaire (il y en avait quelques-uns qui étaient encore pires que les autres).
Mais tous, autant qu'ils étaient, se montraient acariâtres, arrogants, atrabilaires, barbares, bourrus, contrariants, corrosifs, déplaisants, diaboliques, effrontés, exaspérants, exécrables, féroces, fripons, glapissants, grincheux, grossiers, haïssables, hargneux, hostiles, injurieux, impudents, irrascibles, jacasseurs, korriganesques. Ils étaient lassants, malfaisants, malhonnêtes, maussades, nuisibles, odieux, offensants, perfides, pernicieux, pervers, querelleurs, railleurs, revêches, ricanants, sarcastiques, truculents, ubiquistes, ulcérants, vexatoires, wisigothiques, xénophobes et zélés à la táche de faire vaciller la raison de quiconque entrait en leur contact...
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VALENTYNEVALENTYNE   19 février 2017
Ce fut chez les militaires que l’arrivée des martiens sema le plus de victimes, dans le monde entier.

Partout, des sentinelles vidèrent leurs armes sur eux. Les Martiens goguenards, les encourageaient à continuer.

Les soldats sans armes à leur disposition chargeaient sur eux. Certains se servirent de grenades. Des officiers employèrent la baïonnette.

Le résultat fut un vrai carnage – chez les soldats, s’entend. Le prestige des Martiens devait s’en trouver accru.

Le pire supplice intellectuel fut celui qu’endurèrent les officiers en charge dans des installations ultrasecrètes. Car ils ne furent pas long à se rendre compte (ceux, du moins qui étaient intelligents) qu’il n’était plus désormais question de secret, ultra ou autre. Pas pour les Martiens. Ni pour personne d’autre, vu la prédilection des Martiens à colporter des commérages.

Ce n’était pas qu’ils fussent attirés par les questions militaires. Leur examen des dossiers concernant les bases secrètes de fusées et les superbombes les laissait parfaitement indifférents.

Des c…ades, Toto, dit au général commandant la base « Able » (la plus ultrasecrète de toutes) le Martien assis sur le bureau de ce dernier. Vous ne pourriez pas enfoncer une tribu d’Esquimaux, avec n’importe quelle de vos armes, s’il savait seulement varnoufler. Et nous pourrions leur apprendre, rien que pour vous faire marronner.
Et qu’est-ce que vous entendez par varnoufler, tonnerre de Dieu ? rugit le général en s’arrachant les cheveux.
Tu es un vilain curieux, Toto.
Le martien se tourna vers l’un de ses congénères. Ils étaient quatre en tout dans la pièce.

Hé, dit-il, couimons voir un peu chez les Russes. On comparera les plans secrets.
Tous deux disparurent.

L’un de ceux qui restaient dit à son compagnon :

Écoute-moi ça. Un vrai poème !
Et il se mit à lire à haute voix un document supersecret détenu dans le coffre-fort blindé. L’autre martien eut un rire méprisant.

Le général aussi eut un rire, qui n’était pas de mépris. Ce rire se continua jusqu’à ce que deux de ses adjoints l’eussent emmené avec ménagement.

Le Pentagone était une maison de fous. Le Kremlin aussi. Or l’un et l’autre avaient plus que leur part de Martiens.

En effet ceux-ci témoignaient – et témoignèrent toujours – d’une scrupuleuse impartialité.

Ils se répartissaient partout en proportion. Aucun endroit ne les intéressait plus qu’un autre. Maison-Blanche ou chenil, c’était tout comme. Les plans d’installation de la station interplanétaire ou les détails de la vie sexuelle du plus humble balayeur de rues leur inspiraient le même ricanement.

Et partout, de toutes les façons, ils envahissaient l’intimité. Les mots mêmes d’intimité, de secret, n’avaient plus de sens, ni sur le plan individuel ni sur le plan collectif. Tout ce qui nous concernait sur ces deux plans les intéressait, les amusait et les dégoûtait.

Manifestement, leur propos était l’étude du genre humain. Ils ne prêtaient pas attention aux animaux (mais n’hésitaient pas à les effrayer ou les tourmenter si l’effet en retombait indirectement sur les hommes).

Les chevaux notamment les craignaient beaucoup, et l’équitation – tant comme sport que comme mode de locomotion – devint impraticable à force de danger.

Seul un casse-cou se fût enhardi, avec les Martiens dans les parages, à traire une vache sans l’attacher et lui immobiliser les pieds.

Les chiens piquaient des crises de nerfs. Beaucoup mordirent leurs maîtres, qui durent s’en débarrasser.

Seuls les chats, passés les premières expériences, s’accoutumèrent à leur présence et la supportèrent avec un calme olympien. Mais les chats, comme chacun sait, ont toujours été des êtres à part.
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miladomilado   17 février 2013
Depuis des temps immémoriaux, l'alcool a toujours été le remède préféré de l'homme contre les vicissitudes de la vie quotidienne. Et maintenant, les vicissitudes au visage vert qui remplissaient l'horizon mental de chacun étaient mille fois pires que toutes celles de la vie quotidienne en temps normal.
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Vidéo de Fredric Brown
Extrait de la conférence "Dialogue entre les morts : Robert Sheckley et Fredric Brown" aux Utopiales 2017 avec J._A.Debats, S.Lainé et X.Mauméjean.
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