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Guy Abadia (Traducteur)Gérard Klein (II) (Préfacier, etc.)
ISBN : 2253072079
Éditeur : Le Livre de Poche (01/05/1998)

Note moyenne : 3.98/5 (sur 27 notes)
Résumé :
1972 "The Sheep look up ". Trad. : Guy Abadia
Collection "Ailleurs et demain". 1er trim 1975
4èm de couverture
La fin du siècle comme s'y vous y étiez !
La fin du siècle ou la fin du monde ?
Un monde où la Méditerranée est une mer morte, où la plupart des plages sont interdites.
Où, certains jours, à New-York, il pleut de l'acide.
Où tout le monde ou presque souffre d'allergies, d'intolérances, où les microbes résiste... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
finitysend
  04 août 2016
Un long roman de Brunner théoriquement après tous à Zanzibar . Dans un univers pollué jusqu'à l'os .
Une lecture qui s'est avérée facile ( malgré la construction et le nombre de personnages ) .
Il y a une intrigue en fait . On sait à tout moment ou on en est .
L'intrigue sert de base à la continuité du texte , car il y a quatre fils narratif dirais-je .
Mais l'intérêt du roman n'est pas exclusivement dans cette intrigue .
Elle n'est en grande partie qu'un prétexte pour décrire un monde pollué à l'extrême ...
Pas de ton moralisateur .. une foule d'anecdotes au détour de situations diverses et variées .
Un humour noir mais pas trop grinçant , même si il est aussi caustique que la pluie acide qui existe dans cet univers .
Une vraie réussite que ce roman qui n'arrive pas à vraiment vieillir .
On peut encore avoir l'impression de lire de l'anticipation ou aussi bien celle de se trouver dans une sorte de présent alternatif ( c'est très bizarre comme impression ) .
Je trouve que le troupeau aveugle va droit au but .
J'ai beaucoup aimé le précèdent , mais le troupeau aveugle réussît mieux encore à épuiser son sujet ( avec plus de clarté ? ) .
C'est un roman très prenant dont la lecture n'a rien de rébarbatif ... au contraire ... grâce à l'humour , à l'absurde , au grand frisson .. grâce au suspens et à un sens aigu de la description .
Il est utile ( je crois ! ) de préciser que ce n'est pas une suite de tous à zanzibar et que l'on peut l'aborder indépendamment ..
Je conclue en citant Norman Spinrad ( elle vaut aussi bien pour le troupeau aveugle ) :
" C'est une construction littéraire comprenant un roman , plusieurs nouvelles , une série d'essais et tout un tas de trucs , le tout constituant une sorte de film .
Si Tous à Zanzibar prouve une chose , c'est que le tout peut être plus grand que la somme des parties ."
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Luniver
  21 juillet 2016
Si la chaleur de ces derniers jours vous paraissait déjà irrespirable, il vaudrait mieux vous abstenir d'ouvrir ce livre, qui pourrait bien vous achever. John Brunner imagine un monde futur, mais pas lointain du tout, dans lequel le mode de vie occidental n'a connu aucun frein.
Résultat, la pollution a explosé ; toutes les villes sont couvertes par un épais smog, et rares sont les habitants à pouvoir encore apercevoir le soleil. Se baigner dans une rivière ou la mer est aussi pertinent que de vouloir piquer une tête dans une décharge publique. Les antibiotiques et les pesticides ont été utilisés à outrance, permettant aux virus et bactérie d'acquérir une immunité. Les poux, les puces, les tiques, les insectes ravageurs de culture s'en donnent alors à coeur joie, ignorant les doses de plus en plus massives de produits chimiques qu'on leur inflige dans des tentatives désespérées de reprendre la main. Dans cette guerre chimique, les humains s'en tirent moins bien : vous ne croiserez pas une personne qui ne soit atteinte d'asthme, de gonorrhée, de diarrhée ou de psoriasis. Quant aux bébés, rares sont ceux qui naissent sans handicap, physique ou mental.
Le monde présenté par Brunner est glaçant de réalisme. On se sent sale, poisseux, on cherche à reprendre son souffle en parcourant les pages. Cet effet est d'autant plus réussi que l'auteur ne cherche pas à nous donner de grandes explications géopolitiques. On suit au contraire les petits tracas quotidiens de citoyens tout à fait normaux, qui, on s'en rend compte, pourraient être nous dans quelques années : l'un attrape le typhus pour avoir bu de l'eau du robinet sans la traiter, un autre doit subir un traitement de plusieurs mois pour une maladie vénérienne qui se traite en une semaine aujourd'hui, un couple se ruine pour acheter de la nourriture à peu près saine pendant la grossesse de madame, des habitants d'immeubles cossus se résignent à cohabiter avec les rats, etc.
L'auteur n'est pas plus optimiste sur les solutions à apporter. Les habitants sont répartis en deux catégories : les partisans de la fuite en avant, qui considèrent que les problèmes causés par la technologie ne peuvent se résoudre qu'avec plus de technologie, et les résignés, qui attendent la catastrophe à venir en imaginant un mode de vie qui pourrait fonctionner après l'apocalypse. Les rares lanceurs d'alerte sont applaudis le temps de leur passage à la télévision, puis oublié dès le générique de fin d'émission.
Alors, c'est vrai que se balader avec un masque est déjà devenu recommandé dans certains grandes villes d'Asie si on ne veut pas voir son espérance de vie diminuer de dix ans, que de nouvelles épidémies apparaissent sporadiquement, et que les pesticides font régulièrement débat… Mais bon, nous, nous ne sommes quand même un troupeau aveugle… Si ?
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Masa
  27 août 2015
Considéré comme l'oeuvre la plus aboutit de John Brunner, « le troupeau aveugle » fait partie d'une tétralogie. L'ancienne parution (édition J'ai lu) proposait ce livre en deux tomes. La réédition par le livre de poche a rassemblé le tout sous un unique roman.
Je commence par le dernier livre du cycle « le choc du futur » qui comprend les autres romans « Sur onde de choc » et « Tous à Zanzibar ». Qu'importe l'ordre puisqu'ils sont indépendants les uns des autres. Une bonne nouvelle, donc, car je n'ai pas l'envie d'attendre de tous les posséder pour les lire.
En 1972 paraissait donc « le troupeau aveugle ». Difficile de classer ce livre. Est-ce de l'anticipation ou une dystopie. Toujours est-il que le roman comporte des faits étranges et d'actualités.
Tremblez terrien ! Votre Terre est devenue une sphère stérile. L'atmosphère est tellement polluée que le port du masque à gaz est obligatoire. Grâce aux possesseurs de tout-terrain des villes et aux utilisateurs du diesel, un épais nuage couvre l'ensemble du globe terrestre. L'utilisation de produits chimiques illégales ont rendu les parasites résistants. Les insectes pollinisateurs sont vendus dans le commerce car devenue rare à l'état sauvage.
Oh ! Une fable écologique ! Voilà un sujet qui me passionne. Hum voyons voir cela de plus près. L'avenir imaginé par John Brunner est bien pessimiste. Nous avons le peuple victime de ces désastres, touché par les famines et les maladies contagieuses. Les 60 % des foyers sont infectés par les poux et les morpions. le taux de mortalité infantile côtoie ceux du Moyen-Âge. Les rats envahissent les villes. Et les gros dans tout cela ? Les riches sont devenus de plus en plus riches et empêche que le bas-peuple remue trop leurs excréments. Les coups sont portés bas. le citoyen croyant se nourrir sainement, se voit contaminer. Les paysans voulant fertiliser leurs champs découvrent avec horreur qu'ils sont envahis par une espèce mutante.
Ce roman est surprenant. L'action se déroule sur une année complète. Chaque découpage compose un mois. Mais le plus étonnant étant sa structure narrative. En fil rouge, nous suivons des personnages et une histoire. Parmi eux, Austin Train devient l'icône d'une lutte contre ces industriels. de l'autre, le milliardaire Jacob Bamberl aux méthodes douteuses. Des articles, des publicités et autres textes viennent entrecouper l'histoire.
Le récit est ponctué d'un humour noir que j'ai apprécié. Je n'ai pas eu de mal à rentrer dans le roman (à contrario de ma première tentative). Je fus surtout surpris de retrouver le fil rouge et souvent décontenancé par l'ensemble des personnages. J'ai eu du mal par moment de me rappeler qui était qui et qui faisait quoi. Au-delà de la morale écologique, que j'approuve – jusqu'à présent, nous n'avons qu'une Terre –, l'auteur évoque les distensions entre la communauté blanche et noire. Il faut rappeler que John Brunner a écrit son roman alors que Martin Luther King se battait pour les droits de ses pairs. Quand on voit les événements récents aux États-Unis, le racisme envers la communauté afro-américaine est toujours d'actualité.
Si l'ensemble se lit assez facilement, j'ai trouvé quelques passages peu intéressant. Je déplore, vers la moitié du livre, l'évolution du récit qui tend vers la politique. Mais aussi, j'étais bien content de tourner la dernière page car je l'ai trouvé un peu long. Ça fait longtemps que j'ai buté à ce point sur la lecture d'un livre.
Toutefois ce livre reste un très bon roman d'anticipation. L'auteur l'ayant écrit au début des années 70, force est de constater que le récit n'a pas prit une ride. Félicitation Monsieur Brunner. Je pense que je lirai le reste de sa tétralogie. Mais pour l'instant, j'aspire à d'autres lectures.
(Pour info : Ma version est l'intégrale. Elle regroupe les tomes 1 et 2. Dans la base de donnée de Babelio, ce livre ne figure pas dedans. J'ai voulu l'intégré pour finalement m'apercevoir qu'il était rattaché au tome 1. J'ai fait une demande à l'administrateur qui ne m'a pas donné de réponse).
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ClarenceM
  30 août 2016
A croire que les choses n'ont guère évolué depuis 40 ans, depuis le moment où John Brunner écrivait ce roman post-apocalyptique décrivant les affres d'une société en train d'asphyxier à cause d'une exploitation outrageuse et déraisonné de la nature. Les effets dévastateurs de cette pollution généralisée rend la santé des êtres vivants précaire : on se mouche, on a mal à la tête, on se gratte dans le meilleur des cas. On succombe à des maladies considérées comme anodines avant, mais que l'on n'arrive plus à soigner, faute de moyens. Il faut dire que les responsables politiques ne brillent pas par leur clairvoyance. On les sent plutôt triviaux et trop proche des intérêts capitalistes des grands industriels pour être honnêtes. Alors certains se battent pour inverser la tendance et luttent contre les puissants pour retrouver un certain équilibre planétaire. Ce sont les trainites, l'équivalent de nos écologistes actuels mais avec de grosses tendances au terrorisme en plus.
L'ensemble est très convaincant. Il est toutefois utile d'avoir un guide VIDAL à côté de soi pendant la lecture tellement l'auteur use et abuse même de termes médicaux et biologiques. Faire aussi attention de ne pas lâcher la lecture sur une trop longue période : le nombre important de personnages, la forme du récit hachée par des inserts (pub, extrait d'émission ou journaux télévisés,) rendent la compréhension de l'intrigue malaisée. Passé ces obstacles qui font de toute façon preuve d'une certaine richesse intellectuelle, la lecture de ce roman procure une sorte de malaise : en même temps que l'on est happé par l'intrigue, on comprend que le monde cauchemardesque qui est décrit est potentiellement celui qui nous attend.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
LuniverLuniver   21 juillet 2016
Satellites morts.
Premier et seconds étages de fusées abandonnés. Surtout second.
Fragments d'engins explosés en orbite.
Matériaux expérimentaux, par exemple aiguille de cuivre.
Résidus de combustion de fusées.
Susbtances expérimentales destinées à entrer en réaction avec l'ozone stratosphérique, par exemple le sodium.
Retombés radioactives très légères.

CO2.

Gaz d'échappement des avions.
Retombées de moyenne importance.
Composés à faire tomber la pluie.
Fumée.
Anhydride sulfureux.
Alkyles de plomb.
Thiol et autres mauvaises odeurs.

Échappement de voitures.
Échappement de locomotives.
Fumées encore.
Retombées locales.
Produits accidentellement remontés à l'air libre d'essais nucléaires souterrains.
Fluor océanique.
Acide nitrique.
Acide sulfurique.

Eaux usées.
Effluents industriels.
Détergents.

Sélénium et cadmium des résidus miniers.
Emanation des incinérateurs d'ordures brûlant du plastique.
Nitrates, phosphates, composés fongicides au mercure venant de « sols agglomérés ».
Pétrole.
Insecticides dérivés du pétrole.
Défoliants et herbicides.
Substances radioactives provenant d'aquifères contaminés par des explosions souterraines, principalement le tritium.

Plomb, arsenic, résidus des puits de pétrole, cendres volantes, amiante.
Polyéthylène, polystyrène, polyuréthane, verre, boîtes de conserve.
Nylon, dacron, rayonne, térylène, stylène et autres fibres artificielles.
Ferraille.
Déchets.

Ciment et béton.
Dosé élevée de radiations à ondes courtes.
Carcinogène, tératogènes, mutagènes.
Poisons synergistes.
Hormones, antibiotiques, additifs, médicaments.
Drogues.
Solanine, acide oxalique, caféine, cyanure, myristicine, amines vaso-constrictrices, sulfate de cuivre, dihydrochalcones, naringine, ergot.
Botulium.

Gaz moutarde, chlore, lewisite, phosgène, acide prussique.
T, Q, GA, GB, GD, GE, GF, VE, VX, CA, CN, CS, DM, PL, BW, BZ
CO.

... Pour n'en citer que quelques-uns.
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LuniverLuniver   14 juillet 2016
Il avait attrapé une conjonctivite deux jours après son arrivée, et le résultat était qu'il portait un bandeau noir sur l'œil gauche. Et pour couronner le tout, comme on l'avait averti de se défaire de sa barbe parce que la police n'aimait pas beaucoup ça, une petite coupure qu'il s'était faite en se rasant – du côté opposé à son ecchymose – s'était infectée, et on lui avait assuré que c'était parce qu'il avait commis l'imprudence de se servir de l'eau du robinet. Aucune des personnes qu'il connaissait aux Nations Unies ne se rasait avec autre chose qu'un rasoir électrique. En fait, l'employé du drugstore à qui il avait acheté un rasoir et de la crème à raser avait eu l'air surpris et avait essayé de le convaincre de prendre aussi une lotion d'après-rasage bactéricide, mais il s'était dit qu'il essayait simplement de vendre sa marchandise.

Incroyable. On l'avait pourtant averti à plusieurs reprises que tous les étrangers à New York souffraient de ce genre de chose. Les autochtones, bien sûr, étaient immunisés, mais tous ceux qui venaient, disons de plus de cent kilomètres, connaissaient les mêmes mésaventures.
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LuniverLuniver   17 juillet 2016
Ici, ils chient dans l'eau jusqu'à ce qu'elle soit dangereuse à boire, et ensuite ils se font un putain de fric en nous vendant des appareils pour la purifier. Pourquoi est-ce qu'on ne peut pas les obliger à nettoyer leur propre merde ?
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MasaMasa   27 août 2015
Vous êtes-il arrivé de lire les petites lignes au dos de votre boîte à maquillage ?
Avez-vous essayé de prononcer tous ces mots compliqués ? Vous êtes-il arrivé de vous sentir gênée en société — ou en présence de l'homme de vos rêves — simplement parce que vous ne saviez pas ce que tous ces produits chimiques compliqués pouvait représenter ?
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LuniverLuniver   15 juillet 2016
« Les bruits selon lesquels ont aurait vu le soleil à Santa Ynez sont totalement dénués de fondement », déclara la radio. « Nous répétons. » Et elle répéta, à peine audible par-dessus le bourdonnement d'un avion invisible au milieu des nuages.
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Video de John Brunner (1) Voir plusAjouter une vidéo

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Emission consacrée à la place de la littérature de science fiction au niveau international avec une pièce radiophonique de Frédéric CHRISTIAN "L'ambassadeur de Xonoï (avec une voix synthétique dans le rôle de l'extraterrestre) (48'00) - René BARJAVEL, Pierre STRINATI, John BRUNNER, Eremei PARNOV (en russe, traduction simultanée), Forrest J. ACKERMAN, James BLISH, Paul ANDERSON (en...
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