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ISBN : 2070415635
Éditeur : Gallimard (11/10/2000)

Note moyenne : 3.54/5 (sur 112 notes)
Résumé :
David est un chasseur de rêves.
Chaque nuit il s'enfonce au cœur du sommeil pour en ramener d'étranges objets que se disputent des collectionneurs avides. Si, dans le monde réel, David est un modeste fonctionnaire au service d'une administration sans visage, en rêve il mène la vie exaltante et dangereuse d'un cambrioleur aux effractions chaque fois plus risquées. Les psychologues lui affirment que cet univers parallèle n'existe pas, que ces complices, ces gan... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Glesker
  14 décembre 2012
Dans un futur proche, à Paris, Serge BRUSSOLO nous narre la déprime d'un "rêveur professionnel". le héros est, en effet, une sorte d'employé du ministère de la culture qui "plonge" régulièrement dans de longs rêves pour rejoindre sa double-vie onirique. Comme tous les autres rêveurs accrédités par le ministère, il en rapporte de ces "plongées" d'étranges oeuvres, indéfinissables, ectoplasmiques, qui présentent l'intérêt de diffuser bien-être et harmonie dans le domicile de leurs acquéreurs.
Oui, mais voilà, notre héros vient d'être mis sur la touche par ses employeurs car il ne rapporte des abysses oniriques que de pauvres oeuvres rachitiques qui dépérissent et meurent avant même d'avoir eu le temps d'être vendues.
Le héros déprime de ne pouvoir rejoindre ses compagnons fantasmés de sa double-vie onirique de gangster. Cette pathologie est connue sous le nom de syndrome du scaphandrier.
C'est donc un livre au postulat de départ assez atypique que voici ; où il est question de la difficulté pour certains à faire la part du réel et de l'imaginaire. Thème qui résonne particulièrement à notre époque où les environnements et communautés virtuels proposés sur Internet sont autant d'échappatoires et/ou de compléments à la vie réelle.
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Commenter  J’apprécie          110
Thanatos
  25 mai 2017
Je me dois d'être honnête, Serge Brussolo n'est pas un auteur qui m'inspire énormément. Il faut dire que mes lectures précédentes m'avaient fait au plus lever un sourcil comme plus grande émotion. Mais, je suis têtu, alors de temps en temps, je retente un Brussolo, sans trop de raison.
Ainsi, me voici avec le syndrome du scaphandrier entre les mains et c'est ma foi une bonne surprise, oserai-je dire une très bonne surprise ? Voilà un roman de Brussolo qui arrive à susciter en moi des émotions ? Diantre !
L'histoire est donc celle de David, chasseur de rêves. Un homme qui plonge dans de son subconscient et qui en extirpe un nouveau type d'oeuvres, périssables certes, mais qui ont remplacé dans les musées les peintures, les sculptures et autres représentations de l'art. Tout cela n'est pas sans risque, car pendant ses plongées, son corps reste sans défense.
On se retrouve ainsi avec un héros qui se sent totalement inadapté au monde vivant, qui n'arrive pas à s'y intégrer, qui n'essaye peut-être même pas. Il cherche une échappatoire dans ses rêves à tout prix Comment ne pas voir un prémisse de la réalité virtuelle qui bourgeonne aujourd'hui ?
De plus, comme je l'ai déjà dit, la société décrite par Brussolo délaisse ses oeuvres d'art intemporelles, pour les rêves, périssables, mais qui apportent une sensation de bien être, qui devient vite indispensable pour ceux qui les ont acquis, tant pis si il faut en racheter un nouveau peu de temps après. Toujours consommer plus pour moins longtemps, une dérive de notre vie d'aujourd'hui.
Je dois quand même signaler un rythme un peu lent. Mais dans le fond, cette lenteur s'accorde parfaitement avec ce qui traverse le héros, coincé pour un moment dans le monde réel et sans la possibilité d'y changer quoique ce soit, voyant le temps s'écouler.
Bref, il s'agit là d'un bon roman que je recommande sans hésiter.
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lianne
  15 février 2018
Un récit qui part sur une bonne idée, et qui a une ambiance bien particulière, mais qui tombe un peu à plat.
Nous suivons David qui est un médium. Il a la capacité de plonger dans ses rêves et d'en sortir quelques jours après avec un étrange objet qui s'apparente à une oeuvre d'art. Plus le rêve est fort, plus l'oeuvre en question le sera.
Cette forme d'art, très encadrée, a totalement remplacé les anciennes formes comme la peinture ou la sculpture. C'est compréhensible parce ces oeuvres ont la capacité d'influencer les autres personnes, on parle notamment de l'une d'entre elle qui a arrêté une guerre en apaisant les 2 camps.
Mais du tout elle est aussi très contrôlée, on ne voudrait pas que l'une d'entre elles finissent par faire l'effet inverse car on peut aussi plonger dans un cauchemars et imaginez le chaos.
Tout ceci reste théorique dans le livre parce qu'étant artiste lui même David ne subit pas l'effet des rêves et donc reste de son coté totalement de marbre face à eux, il se sent donc un peu mis de coté.
David est un peu au fond du rouleau, toutes ses dernières oeuvres n'ont pas passé la quarantaine et ont été détruites car jugée dangereuses ou trop faibles. Il est aussi devenu totalement accro à la plongée car les rêves sont tellement plus plaisant que la réalité, donc quoi qu'il arrive, il plongera encore et toujours, quel qu'en soit le danger ...
En fait j'ai bien apprécié le voyage, c'est totalement bizarre cette façon de plonger qui s'apparente vraiment à une vrai plongée, coté maritime inclus.
C'est vraiment très visuel et ça donne au récit une ambiance très particulière. Une ambiance sombre et limite glauque, renforcé par le fait que le personnage principal est un perdant et donc on est très loin d'un quelconque coté épique ou autre.
En fait on est plus sur un livre qui parle de peurs, de psychose, car on fini par donner a David le choix entre vivre mais sans ses rêves, ou mourir car plus personne ne veut payer d'accompagnant pour veiller à ce qu'il ne meurt pas pendant ses plongées qui peuvent durer une semaine pour un artiste qui ne réussi plus à sortir un seul rêve viable.
De ce coté la je suis satisfaite, c'était ce que j'attendais et je n'ai pas été déçu. Malgré le peu de page du récit l'auteur prend vraiment son temps pour poser les choses, pour nous expliquer en détails tout le mécanisme du rêve et de l'art et la vie de notre personnage principal. le rythme est assez lent et il ne se passe donc pas grand chose sur toute cette partie en dehors de l'exposition de la situation.
Mais du coup c'est la aussi que le bas blesse. Parce qu'en fait en dehors de ça et du final, il n'y a pas grand chose d'autre. C'est comme si on avait calé une introduction de monde avec une conclusion de roman et qu'on avait zappé tout ce qu'il y a entre les deux.
Non pas que cette fin soit particulièrement mauvaise non plus, mais du coup elle a un peu perdu en intensité par le fait qu'on n'a pas vraiment eu le temps de s'attacher au personnage je trouve.
J'en ressors mitigée, avec un sentiment qu'il manquait quelque chose. Et du coup une fois le livre fermé j'ai trouvé ça un peu bof. Disons que ça aurait pu être tellement mieux si on avait été plus loin.
Après ça ne retire pas le mérite du coté original du monde et de l'ambiance mais voila, ça tombe à plat niveau histoire, seules restent les idées, mais ça se laisser lire tout de même.
14/20
Lien : http://delivreenlivres.blogs..
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Crossroads
  24 juillet 2011
Le Syndrome du scaphandrier est une grande idée servie par un récit relativement plat...
David détient un pouvoir incroyable , matérialiser les vols qu'il commet dans ses reves pour les revendre , par la suite , à de riches collectionneurs . En effet , ces reves , devenus tangibles et se présentant sous forme d'ectoplasmes , ont la particularité de posseder un formidable pouvoir euphorisant sur leurs proprietaires : finis les maladies , la faim , le froid...Sorte d'Inception à la française , le scénario avait tout pour plaire . Seulement le scaphandrier a plongé , je suis passablement resté à quai .
Et c'est vraiment dommage car la matiere était là ! Tres ingénieux cette dualité de personnages tiraillée entre le monde réel et le monde onirique .
Un récit bien construit et foisonnant d'idées mais , à mon gout , plombé par une coupable absence de rythme . Tel le baigneur moyen , on se laisse porter par les flots du récit quand ce n'est pas une mer d'huile qui vous contraint à l'immobilité la plus totale...
Un Brussolo honnete ressemblant plus à une tempete dans un verre d'eau qu'à un ouragan déchainé...
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Murphy
  05 juin 2015
D'emblée de jeu, on plonge dans un style très poétique, auquel on adhère sans mal et qui nous emporte, entre autres, dans une vaste réflexion sur de nombreux sujets ; la place du rêve dans notre quotidien venant évidemment la première. de là, entrer dans l'univers très particulier de l'auteur se fait tout seul, on s'y croirait dès les premières pages.
Une impression qui trouve sans doute aussi sa source dans un monde particulièrement fouillé. le moindre détail a été pensé, les rêves matérialisés et leurs conséquences sont tellement incrustés dans la vie quotidienne des personnages qu'on croirait presque qu'un tel monde existe. le souci du détail est certainement un des grands points forts de cette oeuvre.
Par ailleurs, presque chaque chapitre est comme une petite histoire à part entière, reliée aux autres par l'univers dans lequel elles se passent. On voit ainsi les dérives de ce monde, les utilisations de ces rêves matérialisés, les chemins qui mènent au fameux syndrome du scaphandrier (syndrome définissant les rêveurs qui s'enfoncent trop loin, trop longtemps dans le rêve et qui n'arrivent plus à en revenir), les trajectoires de plusieurs personnages par rapport à ce « pouvoir », autant dans le présent que dans le passé. On peut ainsi découvrir comment était ce monde avant la découverte des scaphandriers, où les personnages ayant ce pouvoir pensent, par exemple, être des mediums et voir des fantômes car ils ignorent ce qui se passe vraiment et d'où viennent ces choses qui apparaissent à leur réveil.
Mais le résumé et le premier chapitre laissaient penser à quelque chose de plus haletant, plus versé du côté thriller, avec ses cambriolages de rêves et ses femmes fatales. Finalement, aussi intéressant que soit l'histoire et son traitement, on ressent par moment un certain manque de rythme et on ne peut s'empêcher de se sentir tromper par le résumé qui met vraiment en avant des points qui sont en total retrait dans l'histoire.
Deuxième et dernier gros point négatif à mes yeux : le traitement de l'histoire est tel qu'on parle beaucoup du monde des rêves et qu'on réfléchit sur bien des aspects. Mais le problème, c'est que, si en parler, c'est bien, le découvrir par soi-même, c'est quand même mieux. Or, on passe à mon goût bien trop peu de temps dans ce monde « rêvé ». Environ trois-quatre chapitres en tout je dirais. le premier et un ou deux vers la fin. La reste se passe en quasi-totalité dans le monde réel, qui est aussi intéressant car l'auteur a su le façonner selon le commerce des rêves matérialisés, mais mes attentes ont du coup été assez déçues sur ce point.
En bref, une lecture plaisante et originale, qu'on ne regrette pas, mais qui manque cruellement de rythme par moments et dont la présentation induit le lecteur en erreur.
Lien : http://murphypoppy.canalblog..
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
Asa21Asa21   06 février 2016
" Ce serait sa plus belle plongée, il le pressentait, un voyage au coeur des abîmes, dans le trou noir des grands fonds, là où il n'avait jamais mis les pieds. Là où personne à part Soler Mahus n'avait peut-être mis les pieds. Il allait couler à pic, alourdi par toutes ses rancoeurs, par sa peur d'être mutilé, par toute la tristesse des rêves assassinés. Il allait tomber comme une pierre, fendant les épaisseurs marines tel un scaphandrier bardé de cuivre et de plomb, et son casque rutilant tracerait dans la nuit liquide un sillage de bulles bourdonnantes. "
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LireLaSuiteLireLaSuite   23 avril 2012
« C’est vraiment un très gros coup, murmurait Nadia. Tu sais que tout le musée est placé sous la surveillance d’yeux électroniques chargés de déclencher l’alarme dès qu’ils identifient une silhouette en mouvement ? Ils balayent toutes les salles en permanence et sont capables de repérer une souris à trente mètres. » David hocha la tête. Il reconnaissait la tirade, elle sortait tout droit d’un roman policier lu dans son enfance et dont il croyait avoir totalement oublié l’intrigue. Le nom du tableau, cette bataille de Kanstädt qu’il avait évoquée tout à l’heure, provenait du même livre, il était prêt à le parier. […]

« Il faudra engager un spécialiste, dit gravement Nadia. Seul le Pr Zénios pourra neutraliser des yeux électroniques. C’est un hypnotiseur. Lorsqu’il se sera occupé d’elles, les cellules de détection ne verront plus que ce qu’il leur aura ordonné de voir. » David n’avait jamais entendu parler de ce Zénios, il en fut heureux. N’était-ce pas une preuve supplémentaire de l’indépendance du monde d’en bas ?
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