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EAN : 9782070415632
192 pages
Éditeur : Gallimard (11/10/2000)

Note moyenne : 3.57/5 (sur 137 notes)
Résumé :
David est un chasseur de rêves.
Chaque nuit il s'enfonce au cœur du sommeil pour en ramener d'étranges objets que se disputent des collectionneurs avides. Si, dans le monde réel, David est un modeste fonctionnaire au service d'une administration sans visage, en rêve il mène la vie exaltante et dangereuse d'un cambrioleur aux effractions chaque fois plus risquées. Les psychologues lui affirment que cet univers parallèle n'existe pas, que ces complices, ces gan... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
Millencolin
  17 avril 2020
Et encore une fois, une brillante idée de départ, des attentes énormes qui en découlent, tant de possibilités, mais au final un Brussolo qui reste juste, propre mais tellement modeste dans son développement.
Alors c'est un bon livre, il se lit bien, et traite de l'aspect psychologique de l'artiste face à son art, son imagination, sa création et sa liberté, de façon intéressante et intelligente. Il ose une certaine poussée à l'extrême dans le questionnement de la folie chez l'humain, comme souvent au fil de son oeuvre.
Mais au final, il s'interroge sur les frontières de la liberté de vivre ou de mourir, la marginalisation face à une société de consommation que nous refusons, et la perception de la réalité. Où se trouve la liberté de vivre si nous ne pouvons choisir délibérément de mourir ?
Bon certains trouveront de la philosophie dans tout ça, une morale propre à notre ère moderne, et d'autres verront ce bouquin comme un Inception forcément un peu décevant pour le coup....
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Pavlik
  09 mars 2020
Brussolo nous livre, avec ce "Syndrome du Scaphandrier", une oeuvre de SF particulière et qui s'inscrit je pense dans une sensibilité hexagonale (Barjavel, Pagel et d'autres). La poésie, le fantastique, les ambiances oniriques y sont bien plus présents que les aspects technologiques ou la critique sociale. Après tout, comme l'auteur le dit lui-même, il ne fait qu'explorer ses univers intérieurs, ce sont les autres qui mettent les étiquettes.
Et donc, un peu dans la même veine que "Mange-Monde", que j'ai lu précédemment, Brussolo nous livre ce que moi je nommerais un livre d'ambiance, quelque chose qui se rapproche finalement peut-être plus de la peinture que de l'écriture, mais qui a pour moi toute sa place dans la littérature. Ainsi ne vous attendez pas à des "twists", "cliffhangers" et autres "flashback", ni à un rythme trépidant.
Il nous décrit, dans un futur que l'on devine assez proche, la vie de David, une sorte de "rêveur professionnel". Il a cette capacité de vivre une vie parallèle dans ses rêves et d'en ramener des ectoplasmes éphémères, qui ont supplanté toutes les autres formes d'art, et dont le commerce fait fureur. Ce sont des objets (organismes ?), mouvants, abstraits, et chacun peut y voir ce qu'il veut. Ils ont de plus la faculté d'irradier un bien-être certain (avec quelques oeuvres mineures, savamment placées dans votre domiciles fini l'arthrose, les maladies chroniques et les effets de l'âge). le problèmes est qu'ils ont une durée de vie limitée.
Il faut donc sans arrêt renouvelé le stock, ce qui n'est pas sans risque pour les rêveurs et leur santé. Et puis il y a toujours le risque, à un moment, que le rêve soit plus attrayant que la vie réelle et que l'on s'y perde...
Ce "Syndrome du Scaphandrier" ne conviendra donc pas à tout le monde. Personnellement j'ai vraiment beaucoup aimé...Ceux pour qui les termes poésie, ambiance, onirisme ont un sens devraient appréciés. Et puis en creux on peut aussi y voir une critique de la société de consommation (puisqu'ici c'est le producteur qui devient, aussi, un déchet) ainsi que de la promotion d'un certain idéal de bien-être béat.
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Glesker
  14 décembre 2012
Dans un futur proche, à Paris, Serge BRUSSOLO nous narre la déprime d'un "rêveur professionnel". le héros est, en effet, une sorte d'employé du ministère de la culture qui "plonge" régulièrement dans de longs rêves pour rejoindre sa double-vie onirique. Comme tous les autres rêveurs accrédités par le ministère, il en rapporte de ces "plongées" d'étranges oeuvres, indéfinissables, ectoplasmiques, qui présentent l'intérêt de diffuser bien-être et harmonie dans le domicile de leurs acquéreurs.
Oui, mais voilà, notre héros vient d'être mis sur la touche par ses employeurs car il ne rapporte des abysses oniriques que de pauvres oeuvres rachitiques qui dépérissent et meurent avant même d'avoir eu le temps d'être vendues.
Le héros déprime de ne pouvoir rejoindre ses compagnons fantasmés de sa double-vie onirique de gangster. Cette pathologie est connue sous le nom de syndrome du scaphandrier.
C'est donc un livre au postulat de départ assez atypique que voici ; où il est question de la difficulté pour certains à faire la part du réel et de l'imaginaire. Thème qui résonne particulièrement à notre époque où les environnements et communautés virtuels proposés sur Internet sont autant d'échappatoires et/ou de compléments à la vie réelle.
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Thanatos
  25 mai 2017
Je me dois d'être honnête, Serge Brussolo n'est pas un auteur qui m'inspire énormément. Il faut dire que mes lectures précédentes m'avaient fait au plus lever un sourcil comme plus grande émotion. Mais, je suis têtu, alors de temps en temps, je retente un Brussolo, sans trop de raison.
Ainsi, me voici avec le syndrome du scaphandrier entre les mains et c'est ma foi une bonne surprise, oserai-je dire une très bonne surprise ? Voilà un roman de Brussolo qui arrive à susciter en moi des émotions ? Diantre !
L'histoire est donc celle de David, chasseur de rêves. Un homme qui plonge dans de son subconscient et qui en extirpe un nouveau type d'oeuvres, périssables certes, mais qui ont remplacé dans les musées les peintures, les sculptures et autres représentations de l'art. Tout cela n'est pas sans risque, car pendant ses plongées, son corps reste sans défense.
On se retrouve ainsi avec un héros qui se sent totalement inadapté au monde vivant, qui n'arrive pas à s'y intégrer, qui n'essaye peut-être même pas. Il cherche une échappatoire dans ses rêves à tout prix Comment ne pas voir un prémisse de la réalité virtuelle qui bourgeonne aujourd'hui ?
De plus, comme je l'ai déjà dit, la société décrite par Brussolo délaisse ses oeuvres d'art intemporelles, pour les rêves, périssables, mais qui apportent une sensation de bien être, qui devient vite indispensable pour ceux qui les ont acquis, tant pis si il faut en racheter un nouveau peu de temps après. Toujours consommer plus pour moins longtemps, une dérive de notre vie d'aujourd'hui.
Je dois quand même signaler un rythme un peu lent. Mais dans le fond, cette lenteur s'accorde parfaitement avec ce qui traverse le héros, coincé pour un moment dans le monde réel et sans la possibilité d'y changer quoique ce soit, voyant le temps s'écouler.
Bref, il s'agit là d'un bon roman que je recommande sans hésiter.
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Cronos
  14 octobre 2019
Mon premier Brussolo est déjà conquis par son talent.
Dès le départ l'univers onirique me parle, j'ai pris pour habitude d'écrire mes rêves en pensant qu'un jour ils feraient une bonne histoire, je ne suis pas le seul apparemment.
Il y a un petit détail qui m'a fait sourire au début, la pilule de cohérence est bleue, cela m'a fait penser à celles de Matrix qui sortir 8 ans plus tard.
Les chapitres sont courts ce qui est une bonne nouvelle vu les pavés de plusieurs pages sans retour à la ligne. J'avais aimé ce style dans le mythe de Cthulhu car il retranscrit bien le caractère oppressant que subissent nos protagonistes, comme lors d'un cambriolage par exemple.
De la SF pas trop futuriste, ce qui me convient et évite de me perdre dans les néologismes, utiliser le rêve est une excellente idée, quelque chose qu'on a tous en commun, c'est aussi ce qui fait entrer ce livre dans les intemporels du genre, je le vois plus comme un univers parallèle que comme du futuriste en réalité.
Ces rêves lucides sont pour David, le personnage central, un moyen de vivre une vie d'aventures, comme le dit le résumé, la journée il n'est qu'un modeste fonctionnaire, il est invisible. Des rêves non pas comme le monde imaginaire d'un enfant mais la notion d'univers parallèle correspond parfaitement, c'est d'ailleurs aussi comme ça que le ressent David malgré les tentatives des psychiatres pour lui montrer que ça n'existe pas. Je ne pense pas qu'il soit fou, pour moi il est à la fois comme un écrivain qui crée tout un monde et un explorateur onirique de son inconscient.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
PavlikPavlik   05 mars 2020
S'il ressentait toujours le besoin viscéral de voir les rêves auxquels il avait donné naissance, il n'éprouvait pas à leur vue l'extraordinaire exaltation dont parlaient les esthètes. "C'est normal, lui avait déclaré Marianne sans aucun ménagement, les rêveurs ne peuvent tirer aucun plaisir de la contemplation du rêve. La vision de votre corps nu dans un miroir ne vous excite pas sexuellement, n'est-ce pas ? Eh bien, il en va de même pour les rêves que vous avez matérialisés. D'autres en tireront un plaisir certain, mais entre vous et votre rêve, il existera toujours une sorte de tabou de l'inceste.
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Asa21Asa21   06 février 2016
" Ce serait sa plus belle plongée, il le pressentait, un voyage au coeur des abîmes, dans le trou noir des grands fonds, là où il n'avait jamais mis les pieds. Là où personne à part Soler Mahus n'avait peut-être mis les pieds. Il allait couler à pic, alourdi par toutes ses rancoeurs, par sa peur d'être mutilé, par toute la tristesse des rêves assassinés. Il allait tomber comme une pierre, fendant les épaisseurs marines tel un scaphandrier bardé de cuivre et de plomb, et son casque rutilant tracerait dans la nuit liquide un sillage de bulles bourdonnantes. "
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PavlikPavlik   07 mars 2020
Une galerie d'art à l'heure actuelle n'était rien d'autre qu'une monstrueuse exposition anatomique. Au-dessous de chaque oeuvre on aurait pu graver l'inscription modelé avec le foie de l'artiste ; mais le public n'aurait probablement pas apprécié cette vérité trop organique.
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PavlikPavlik   06 mars 2020
Dans les revues féminines on parlait des rêves comme de merveilleux régulateurs du tempérament. "Avec quelques bibelots ectoplasmiques soigneusement disposés à proximité de votre chambre à coucher vous bénéficierez d'une véritable cure de jouvence à domicile. Votre corps s'épanouira, votre peau deviendra plus douce, vos rides s'effaceront."
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PavlikPavlik   06 mars 2020
Au moins maintenant on sait à quoi sert l'art, lui avait déclaré une vieille femme. Dans le temps on nous disait "c'est beau". Mais beau qu'est-ce que ça veut dire ? La beauté jusque-là ça n'avait jamais empêché les hémorroïdes, maintenant c'est différent, y'a rien à comprendre, c'est comme les vitamines : on ne sait pas à quoi ça ressemble mais ça fait du bien !
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Videos de Serge Brussolo (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Serge Brussolo
ATG#94 : le Retour de Brussolo
Serge Brussolo fut l’un des premiers invités de l’ATG ! Pratiquement 7 ans plus tard, Serge écrit toujours d’excellents romans mais c’est pour une plongée dans un passé plus lointain qu’il est de retour : la Rome antique !
Misteur D, encadré par L.U.D.M.I. et Lord Ton Père, ont écouté religieusement le professeur Serge Brussolo qui nous a emporter vers les rives du Tibre.
J’espère que vous serez aussi passionnés que nous le fûmes et merci encore à Serge pour ce moment de pur bonheur !
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