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Michel Lederer (Traducteur)
ISBN : 2246429617
Éditeur : Grasset (13/02/1991)

Note moyenne : 4.16/5 (sur 72 notes)
Résumé :
De l'écriture du scénario à la première projection, Charles Bukowski raconte, étape par étape, la création du film dont l'histoire est celle d'un écrivain qui boit, Henry Chinaski, son alter ego. Hollywood a ses règles et ses habitudes signature du contrat, coupes sombres dans le budget, négociations pour la distribution des rôles, annulation du projet ; et puis un jour, un nouveau producteur entre en piste, le projet reprend, le tournage commence, la production fai... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
PiertyM
  21 mars 2015
Dans les coulisses d'Hollywood, il y a de quoi se dire il faut avoir une âme de fer pour y trouver sa place d'autant plus que le réalisateur Jon Pinchot, s'achète une scie électrique pour se couper un doigts devant le plus grand avocat de l'un de ses producteurs afin de faire revisser son contrat notamment sur des droits de production de son film qu'il se bat pour réaliser, et dont il a passé la commande de l'écriture du scénario à Henry Chinaski, un écrivain de 65 ans (Charles Bukowski, lui-même), à la découverte d'Hollywood. Un monde de Show Biz où les tours et les coups bas se jouent comme en politique, on serait prêt à vendre son âme rien que pour voir son projet atteindre le sommet,
Charles Bukowski nous dépeint la guerre à laquelle se livrent les génies et les richissimes avant de s'accorder sur le projet, parfois le génie, par la soif de voir son projet sortir des quatre murs est obligé de le modifier suivant les caprices des hommes aux dollars et même les caprices des exécutants du projet, la finalité du travail est la plupart du temps dénaturé...
Un livre écrit à la forme d'un scénario avec beaucoup de dialogues mais très objectifs, on y perd pas le temps, on passe à l'essentiel, l'auteur se limite nettement à nous faire remémorer une partie de sa jeunesse de jeune alcoolique et écrivain, il faut dire que l'alcool et l'écriture lui ont permis de surmonter les vicissitude de la vie et même de sa nature humaine, une jeunesse qu'il veut se voir défiler au cinéma, une manière de ressusciter cette jeunesse déjà évanouie et qui reviendra plus.
Un beau livre!
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fredho
  26 février 2013
« Hollywood » un mot qui peut sonner comme un rêve mais aux yeux de Charles Bukowski sonne comme un cauchemar.
Dans ce roman, Bukowski sous le pseudo de Henry Chinaski dénonce l'envers du décor hollywoodien caché par une image fastueuse et glorieuse.
A la demande du réalisateur Jon Pinchot, Henry Chinaski écrit le scénario de « La danse de Jim Beam », en parallèle H. Chinaski raconte l'évolution du film, ses 32 jours de tournage, l'avant et l'après film.
On reconnaît évidemment « Barfly » avec Mickey Rourke et Faye Dunaway réalisé par Barbet Schroeder, film qui évoque une partie de la jeunesse du sulfureux et alcoolique Charles Bukowski.
Henry Chinaski et sa compagne Sarah (Linda Lee la dernière femme de Bukowski) rencontrent l'industrie du cinéma et prennent vite conscience de la machine infernale de ce milieu très particulier. Au fur et à mesure Chinaski observe et décrit avec impertinence dans « Hollywood » les facettes de ces arrivistes tels que les producteurs, les avocats d'affaires, ces requins motivés par l'appât du gain, qui sous couvert de l'argent contrôlent le film et l'équipe de tournage. Il aborde également l'inégalité des salaires, les caprices des stars, les financements du film..., on suit donc un tournage chaotique qui a du mal à démarrer fautes de budget, de changement de production, d'intervention d'avocats d'affaires véreux et peu scrupuleux, et de producteurs menaçants et hystériques.
Sous une colère dissipée et retenue mais portant un regard philosophique, Henry Chinaski analyse, subit et accepte les conditions mais ce scénariste marginal préfère avant tout passer ses journées aux courses hippiques que sur les plateaux du tournage.
« On nous traite comme des chiens, on fout en l'air nos meilleures idées, on transforme nos personnages en marionnettes, on édulcore nos dialogues – et qu'est ce qu'on obtient au bout du compte ? La fortune ! »
Dans ce roman autobiographique, nous retrouvons un Bukowski à l'alcoolisme modéré, un Bukowski ironique, drôle, émouvant, mûri presque sage mais qui revendique toujours « son hostilité de la race humaine ». Sous une plume légère, posée, l'auteur dépeint non seulement les vices du cinéma mais retrace avec beaucoup de tendresse et de fidélité ses amitiés, ses amours, ses souvenirs et garde en mémoire la nostalgie de sa jeunesse impétueuse, insouciante et presque heureuse...
« Hollywood » n'est pas le meilleur de l'écrivain mais c'est un roman intéressant, et Bukowski ne perd pas de son humour, nous pouvons apprécier quelques passages fort hilarants où l'auteur revisite les ghettos de Venice de L.A. avec des personnages atypiques comme François un artiste français d'une folie peu ordinaire.
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PauvreType
  12 septembre 2019
"même le vieux Buko peut désormais aller se faire enculer.", mézigue hier, ou avant-hier, tout cela est un peu flou (je pourrais, bien sûr, aller voir la critique en question mais je préfère le mystère), je faisais état de la fin de mon union avec Charles mais v'là qu'aujourd'hui, las de mon papier-peint, je suis allé boire des coups. Il était treize heures, et après avoir becté un poulet-frites des plus immondes dans une brasserie aussi crasseuse que le cul d'un travelo, ça m'apparaissait nécessaire.
Donc un bar, puis un deuxième puis un troisième et il était déjà seize heures, les zigues ont commencé à se pointer, moi je me suis tiré, j'ai marché dans cette ville hostile, sans but, mon éternel sac sur le dos. Une librairie a fait son apparition et, ma foi, n'ayant rien de mieux à foutre, j'y suis entré.
Les merdes de la rentrée littéraire étaient éparpillées un peu partout, si bien que je ronchonnais à intelligible voix - il arrive souvent que l'on me croise dans la rue, la tête baissée, insultant la terre entière - j'avisais la libraire caricaturale, du genre à bouffer bio et à s'être fait baiser lors de voyages vaguement humanitaires au Sénégal.
- Pire qu'un supermarché ici.
- Pardon ?
- Laissez tomber.
J'ai fait un tour dans les rayonnages, cherché un Topor (évidemment indisponible), et après avoir consulté un Brautigan, je tombais nez à nez avec Buko. Hollywood est le seul livre de Buko que je n'ai jamais relu. Ma seule lecture date de 2015, je l'avais emprunté à la bibliothèque de la Part-Dieu (Lyon, ville immonde mais bien desservie par la SNCF) et je l'avais lu un dimanche matin, l'après-midi je tombais définitivement amoureux. Par conséquent, ce livre était complétement sorti de ma mémoire de pauvre type.
Comment aurais-je pu, sans ce trouble, sans cette bouche que j'avais eu envie de baiser (et avec mes lèvres et avec ma queue), oublier le portrait que fait Buko de Godard (un modèle de perfidie), les attaques répétées contre Fitzgerald, les dialogues avec Sarah.
Un grand cru. Et il est 8H28, j'ai la GDB, pourquoi suis-je retourné au bistro (où j'ai croisé une folledingue mais bon c'est pas le sujet), je ressemble à un lave-vaisselle qui n'a jamais été vidé, j'ai envie de chier (mais pas de me lever), je vous emmerde, et je vais me coucher.
(finalement, je suis allé me ravitailler en cibiche. Le Carrefour étant ouvert, j'en ai profité pour acheter un Yop Vanille. Sur le dos, il est inscrit ceci : "Qui a dit qu'il n'y avait qu'une seule façon de réussir ?
Apollinaire n'a jamais eu le bac, et Zola l'a loupé 2 fois… ce qui ne les a pas empêchés de devenir de grands écrivains.", je ne sais quoi faire de cette information, qu'en aurait dit Buko ?)
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LLebrown
  20 novembre 2018
Est-ce que c'est le meilleur roman de Bukowski ? Non. Son meilleur bouquin ? Encore moins. C'est moins bon que Souvenirs d'un pas grand-chose, moins bon que ses correspondances, et même moins bon que le capitaine est parti déjeuner alors qu'il ne voulait pas l'écrire. Est-ce que c'est mauvais ? Non. Car quand le meilleur écrit quelque chose de moins bon, c'est quand même bon. C'est normal, c'est le meilleur. Voilà. Moi, je l'ai torché en deux jours, peut-être trois, car je dois le rendre à la bibliothèque aujourd'hui. Il est tard. J'ai encore soif. Je vous aime. Si vous m'aimez, je vous chérie. Qui que vous soyez. Je vous aime. Si vous m'aimez. Même un tout petit peu.
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Alaindexe
  14 septembre 2015
Attirés par la paye mirobolante, plusieurs grands écrivains sont allés travailler à Hollywood. La plupart ont eu une violente désillusion car Hollywood s'intéressait moins à leur talent qu'à leur renommée qui aidait la mise en marché du rêve américain. Si Hollywood a «profité» de ces écrivains, Bukowski lui s'est servi d'Hollywood pour écrire un de ses meilleurs romans. Ce livre relate l'aventure du film Barfly ; de l'appel du réalisateur qui lui demande un scénario jusqu'à la sortie du film. Alors qu'il nous raconte les péripéties désopilantes de cette production cinématographique, il en profite au passage pour réduire en miettes le mythe de cette machine à laver plus blanc qu'est Hollywood. du grand Bukowski !
Lien : https://alaincliche.wordpres..
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
fredhofredho   27 février 2014
L'autre jour, François monte en voiture. Il met le moteur en route, passe la marche arrière. Rien. Il se dit que la marche arrière est cassée. Il descend et constate que les deux roues ont disparu...
- Incroyable...
- C'est la vérité. L'arrière de la voiture était posé sur une pile de pierres et les roues avaient disparu...
- Ils vous ont laissé les roues avant?
- Oui.
- Où est-ce que vous avez trouvé de nouvelles roues?
- On les a rachetées aux voleurs.
- Quoi? Fis-je. On peut avoir encore un peu à boire?
Jon nous sourit.
- Ils ont frappé à la porte: " Vous voulez vos roues? On a vos roues", ils nous on dit. Je les ai fait entrer. " JE VAIS VOUS TUER!" a hurlé François. Je lui ai demandé de se taire. On a bu du vin avec eux et on a marchandé. Il a fallu beaucoup de marchandage et beaucoup de vin, mais on a fini par tomber d'accord. Ils nous ont ramené les roues avec les pneus et tout, et les ont jetées là, par terre. Voilà.
- Ça vous a coûté combien? demanda Sarah.
- 33 dollars. Ça paraissait correct pour deux roues et deux pneus.
- Oui, pas mal, approuvai-je,
- En fait, on a payé 38 dollars en tout. Il a fallu leur donner 5 dollars en échange de la promesse de ne pas nous les repiquer.
- Mais si quelqu'un d'autre les fauche?
- Ils nous ont affirmé que les 5 dollars garantissaient que personne, absolument personne, ne toucherait aux roues. Mais ils ont ajouté que ça ne s'appliquait qu'aux roues et pas aux autres parties de la voiture.
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PiertyMPiertyM   22 mars 2015
Les avocats, les médecins, les plombiers, c'est eux qui ramassent tout le fric. Les écrivains? Les écrivains crèvent de faim
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PiertyMPiertyM   21 mars 2015
Vous savez qu'ici, en Amérique, si vous ne dépensez pas votre argent, on vous le prend
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PiertyMPiertyM   21 mars 2015
- Je veux dire que c'est dans ma tête mais pas encore sur le papier
- Et qu'est-ce qu'il y a dans ta tête?
- L'histoire d'un alcoolo. Il passe ses jours et ses nuits sur un tabouret de bar
- Tu crois que les gens vont intéresser à un type pareil?
- Tu sais, Jon, si je me souciais de ce qui interresse les gens, je n'écrirai jamais rien
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PiertyMPiertyM   22 mars 2015
J'en ai conclu que les acteurs étaient différents de nous. Ils avaient leurs raisons. vous savez, quand vous passez des jours, des années, à feindre d’être une personne que vous n’êtes pas, ça doit finir par vous faire quelque chose. C'est déjà assez dur d'essayer d’être soi-même. Imaginez que vous vous efforciez d’être quelqu'un que vous n’êtes pas. Et puis d’être quelqu'un d'autre. Et encore quelqu'un d'autre. Au début, d'accord, ça peut sembler excitant. mais après un certain temps, après avoir été des dizaines personnes différentes, il devient peut-être difficile de se rappeler qui on est , surtout si on doit trouver ses propres répliques.
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