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ISBN : 2246803276
Éditeur : Grasset (08/01/2014)

Note moyenne : 4.23/5 (sur 45 notes)
Résumé :
« Je préfère les chiens aux êtres humains, les chats aux chiens, et moi plus que tous les précédents quand je suis saoul, en sous-vêtements, et debout devant ma fenêtre ».
Charles Bukowski

En 1969, Charles Bukowski, écrivain underground inconnu du grand public, fut projeté sur la scène internationale avec la parution du Journal d’un Vieux dégueulasse.

Cette première édition n’avait repris qu’une quarantaine des chroniques qu’il ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
SBys
  16 mai 2016
La 4e de couverture dit que : « Ce Retour du vieux dégueulasse regroupe celles [chroniques] qui, inédites sous forme de livre. seraient injustement tombées dans l'oubli.» Cette phrase laisse bien sous-entendre que si, Bukowski n'était pas devenu l'écrivain culte qui est devenu, ces chroniques n'auraient jamais été republiées.
Bukowski a en effet écrit beaucoup de chroniques et surtout, il a publié beaucoup de recueils. Alors, celles dans celui-ci n'avaient pas attiré suffisamment l'attention des éditeurs de l'époque. Qu'est-ce que cela veut dire? Quelles sont moins bonnes? moins représentatives? Ces questions m'ont occupé une bonne partie de ma lecture, car j'ai trouvé ces chroniques plutôt bonnes, et peut-être mêmes meilleures que celles lues dans les autres recueils. Pourquoi?
La réponse à laquelle je suis parvenue est que c'est qu'elles sont moins extrêmes, moins provocatrices, moins salées... et peut-être plus justes. le vieux dégueulasse s'est ramolli, mais a gagné en quelque chose. Ces chroniques cherchent moins l'extravagance : le vieux dégueulasse regarde les nymphettes sous le pont, sans plus, comme s'il n'avait plus la force de rien; il gagne aux courses, juste assez pour manger le soir, et inviter son ami joueur, mais il est obligé d'y retourner le lendemain. le vieux dégueulasse se protège, il cherche à éviter les coups.
C'est dans ce recueil que j'ai pu confirmer une de mes hypothèses sur la « marque » Bukowski, comparativement à un Carver, Fante ou McGuane. Il y a le sexe, bien entendu, mais pas juste ça. Je l'ai trouvé formulé par Hank lui-même, dans l'une de ces chroniques : « le public raffolait des ratés qui devenaient des héros. Ou l'inverse. Mais pas d'un raté qui restait un raté. » (p. 284) Et c'est bien là que réside toute la puissance narrative de Bukowski. Il y a jamais de sorties possibles, ni vers le haut, ni vers le bas. Bukowski nous fait comprendre ce qu'est le renoncement, sans aucun sacrifice.
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Alaindexe
  14 septembre 2015
Le retour du vieux dégueulasse est une compilation de chroniques publiées dans des revues underground comme Open City et le L.A. Free Press. L'intérêt des chroniques, c'est qu'elles permettent à l'auteur de s'exprimer plus librement que la nouvelle ou le roman.
Bukowski critique tout ce qui tombe sous sa plume et les femmes n'y échappent pas : « Les femmes sont faites pour porter des enfants, pour les élever et — qu'elles le sachent ou non, qu'elles le veulent ou non — c'est inscrit dans leurs gènes. La plupart d'entre elles façonnent leur progéniture en se conformant au savoir, voire aux préjugés, hérités de leur propres mères. Ce n'est pas pour autant une tâche facile. du coup, elles s'y essaient avec leur mec. Dès l'instant où elles sont parvenues à le transformer, elles se sentent capables d'élever un enfant. Nous ne sommes que des cobayes sacrifiés au nom d'une hypothétique descendance. » [p. 219-220]
Bukowski critique aussi les écrivains littéraires : « Ils s'imaginent que plus un texte sue l'ennui, cultive l'emphase, se vautre dans le compliqué, plus il mérite son statut d'oeuvre d'art. Ç'a toujours été comme ça depuis la nuit des temps, c'est une tradition qui n'est pas près de s'éteindre. » [p. 238] Il n'est pas plus tendre avec les auteurs à succès : « … nombre d'entre eux sont célèbres non parce que leurs livres témoignent d'une indéniable originalité mais parce que les foules s'y reconnaissent en les lisant. Et ces foules s'y reconnaissent non parce ces livres ont un fond de vérité mais parce qu'ils se révèlent aussi mensongers que leurs idéaux, leurs agissements, leurs vies. » [p. 237]
Il porte aussi un regard pour le moins lucide sur la condition humaine : «…le Nouveau-Monde, tourne tout entier autour de la question du suicide, effectif ou virtuel, avec ces centaines, ces milliers de femmes seules, de femmes en quête de l'âme soeur, et je n'oublie pas dans ce décompte les hommes qui fondent les circuits, qui se paluchent, qui cauchemardisent, ces centaines, ces milliers d'hommes que le manque d'amour, de sexe ou de n'importe quel autre instinct vital rend fous, tous ces éclopés de l'amour, ces peines à jouir du sexe, ces suicidaires-nés, tous ceux et celles qui se coltinent des jobs chiants, déshumanisants, dont les visages finissent par ressembler à des citrons cent fois pressés et dont les âmes se sont enfuies au loin, très loin…» [p. 57]
Le vieux dégueulasse cacherait-il un philosophe ? Pour les initiés de Bukowski, c'est indéniable. Bien sûr, Bukowski ne fait pas que philosopher dans ce livre. le gros de l'ouvrage est consacré à ses thèmes de prédilections : le champ de course, les beuveries et les femmes, qui ne tiennent pas le beau rôle, il faut le dire. Bref, c'est un livre de Bukowski. Vous êtes avertis.
© Alain Cliche 2014
Lien : https://alaincliche.wordpres..
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Florel
  01 février 2014
Dans une société plutôt pâle, à cheval sur le politiquement correct où tout est devenu tabou, où rire est devenu dangereux, Bukowski est une bouffée d'air frais-vicié dans la tristitude actuelle ! Bon d'accord c'est un peu vulgaire, dérangé aussi, mais qu'est-ce que ça en jette ! Tout y passe ; homme, femme, hippie, alcool… et en plus jamais dans les formes. Alors bien sûr si vous connaissez mon côté prude, vous vous doutez que les passages trop olé olé m'ont un peu rebutée, mais pourtant malgré cela j'ai pris beaucoup de plaisir à lire et à découvrir Bukowski.
Déjà parce qu'il ne manque pas d'humour, parce qu'il décrit assez bien la société américaine des années 60-70 (avec laquelle il n'est pas tendre soit dit en passant), ensuite parce qu'il parle aussi des faux-semblants, et enfin parce qu'il montre aussi tous les excès de l'humanité, dont lui-même a d'ailleurs abusé. le sexe et l'alcool tenant la première place.
Alors pour l'alcool pas besoin de lire le livre c'est de notoriété publique, mais pour découvrir son amour des femmes, et surtout découvrir l'amour de sa propre personne (personnellement je l'ai trouvé assez égoïste) le livre n'est pas inutile, car il permet de jeter un nouveau regard sur cet écrivain connu et irrévérencieux, mais aussi sur son oeuvre à qui il a donné une profondeur biographique.
En parlant de biographie, c'était un sacré personnage ce mec quand même. Certes il a abusé d'un tas de chose, il a mené une vie de débauché qui n'a sûrement pas été toujours simple pour lui, mais faut bien dire qu'il possédait une personnalité hors norme. Par exemple il méprisait les intellectuels (Je vous renvoie à l'Histoire d'Apostrophe avec Pivot et le célèbre « Ta gueule Bukowski ! » de Cavanna, qui est une marque flagrante de son mépris, et en plus c'est d'actu.) alors qu'il avait lui-même une grande culture littéraire et savait en user ; et idem pour les Hippies entre autre. Mais personnellement malgré ses revirements, ce double jeu, je crois qu'il était quelque part sincère quand il méprisait quelque chose, parce qu'il était assez observateur et moqueur. Alors pour ma part je n'adhère pas toujours à son côté « anarchiste », mais malgré ça je peux lui trouver des bonnes idées et sur certain point je dois même dire qu'on se rejoint.
En résumé c'est un livre agréable à lire, l'auteur vaut le détour pour la découverte, en plus ce livre a le mérite de sortir de l'oublie certains textes de ce dernier. Donc sans hésiter vous pour y aller, car là je vous ai parlé que d'une petite partie. Merci en passant aux éditions Grasset.
Quelques phrases mémorables :
« Tenez-le vous pour dire, la seule bonne chose que j'aime chez les êtres humains, c'est qu'ils sont périssables. »
« Tout ce qui s'oppose à la loi a de l'avenir devant soi. »
« le désespoir engendre les génies. Et les fous. »
Lien : http://voyagelivresque.canal..
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ericbo
  21 décembre 2016
Je viens de terminer ce recueil de chroniques. C'est toujours un grand plaisir de lire Bukowski et j'aime toujours autant son rejet du conformisme et du politiquement correct. Ses rencontres avec les turfistes, les femmes, les éditeurs et ses potes de boisson au cours de ses déabulations dans L.A. sont un régal. Certains récits sont vraiment poignants comme celui de sa virée en voiture avec un type tout juste sorti de prison rencontré dans un bar.
Bref, je pense que les amateurs ne seront pas déçus.
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Jo_Ly
  18 février 2016
Comme d'habitude, avec Hank, un grand moment de littérature, de tendresse et de poésie. Plus il déteste les autres, plus on apprend à les aimer.
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critiques presse (1)
Bibliobs   10 avril 2014
Hautement inflammable et titrant à 99 degrés, l'écriture de Bukowski n'a, cinquante après, rien perdu de sa force révolutionnaire. Mais son seul parti, c'est lui-même.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Citations et extraits (37) Voir plus Ajouter une citation
EdwinEdwin   09 janvier 2019
C'est un monde. Un monde rempli de suicidés en sursis. Bien-sûr par monde, j'entends essentiellement les Etats-Unis, je connais pas grand-chose d'autre, le Nouveau Monde, tourne tout entier autour de la question du suicide, effectif ou virtuel, avec ces centaines, ces milliers de femmes seules, de femmes en quête de l'âme soeur, et je n'oublie pas dans le décompte les hommes qui fondent les circuits, qui se paluchent, qui cauchemardisent, ces centaines, ces milliers d'homme que le manque d'amour, de sexe ou de n'importe quel d'autre instinct vital rend fous, tous ces éclopés de l'amour, ces peine-à-jouir du sexe, ces suicidaires-nés, tous ceux et celles qui se coltinent des jobs chiants, déshumanisants, dont les visages finissent par ressembler à des citrons cent fois pressés et dont les âmes se sont enfuies au loin, très loin ...
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EdwinEdwin   20 janvier 2019
Sur mode plus sérieux, je suis horrifié par la souffrance que doit endurer un être humain, et j'aurais tendance à penser que cette saloperie de Douleur ne disparaîtra jamais. Rester en vie dans une société aussi insensée qu'insensible n'est pas une mince affaire - mais faire face à l'horreur universelle relève de l'exploit. La plupart d'entre nous survivent entre la sous-alimentation et le chômage. Et avec pour seules perspectives l'affliction et la déraison - rares sont ceux et celles qui résistent au naufrage. C'est nous qui avons bâti cette maison dans laquelle s'entassent des demi-hommes qui nous dirigent. Si Satan voulait être élu maire de Los Angeles, il l'emporterait haut la main.
Adopter une attitude décontractée au milieu de cette tempête de merde peut paraître cool mais revient à nier le réel. On a tous besoin de quelque chose pour aller de l'avant. Or qu'est-ce qui s'offre à nous? Presque rien putain ! Aussi, tels des automates, sacrifie-t-on à la barbarie nos années, nos vies. Ce qu'il nous faudrait c'est un programme, de nouveaux leaders, hélas ! on risque d'attendre encore longtemps. Entre-temps, la chance, le courage nous permettrons de tenir jusqu'au jour où nous n'en auront plus
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Bruno_CmBruno_Cm   18 novembre 2015
Une seule chose m'inquiétait, le niveau de la bouteille, elle serait bientôt vide. Sans alcool, la folie criminelle de Robert me fascinerait beaucoup moins. Tout perd de son intérêt si l'on ne peut pas boire. L'alcool me rend intelligent. Sinon je m'englue dans la médiocrité. Je ne supporte pas d'être banal. Ca me tue.

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larif0xlarif0x   19 août 2016
RESPONSABILITÉ, SOCIÉTÉ, PATRIE, RESPECT, MATURITÉ, tous ces grands mots sonnent creux. Mais pourquoi se satisfont-ils d'agoniser ? Pourquoi éprouvent-ils tant de haine ? Sans doute parce que le plaisir des autres les terrorise. Sans doute aussi parce qu'ils n'admettent pas qu'on soit moins pitoyables qu'eux-mêmes.
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Bruno_CmBruno_Cm   16 novembre 2015
Ne nous accordez pas trop d’importance, à nous autres poètes. Un mécanicien possède plus d’humanité que nous n’en aurons jamais.

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