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Frank Reichert (Traducteur)Gérard Guégan (Préfacier, etc.)
EAN : 9782070746842
688 pages
Éditeur : Gallimard (09/10/1998)

Note moyenne : 3.94/5 (sur 16 notes)
Résumé :
Emmett Grogan est un jeune Irlando-américain de Brooklyn, cambrioleur, voyageur qui se retrouve à Paris pendant la guerre d’Algérie. Puis il connaît la prison, étudie le cinéma, s’engage dans l’I.R.A. C’est aussi le fondateur des « Diggers » de San Francisco, qui « libèrent » tous les jours des vivres pour les distribuer à des milliers de pauvres.

Réédition 22/05/2015
Edition : l'Echappée
Collection : Lampe-tempête

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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Shambalala
  13 juin 2015
Voilà, Ringolevio est réédité ( 2009 ) après des années en sommeil….à « l’échappée » - Lampe-tempête
Livre culte à mes yeux.
Qu’est ce que Ringolevio ? c’est un récit absolument incroyable.
Qui était Emmet Grogan ?
Tout est dans le titre et l’auteur, puisqu’il s’agit d’un récit autobiographique.
Pour Ringolevio , rkhettaoui dans les citations , en donne la définition , tirées du livre.
C’est une sorte de jeu de de rue pratiqué par des gamins de la rue de New York, des épreuves à l’instar de rites de gangs des villes américaines.
« Le Ringolevio nous préparait à la vie. À la violence, aux iniquités, à la pauvreté, aux guerres. On apprenait à baisser la tête, on apprenait la rapidité et la ruse, les deux conditions essentielles de la survie. On pouvait être un cancre en maths, mais on réussissait. »
Peu à peu , par le Ringolevio, il se fait une place. Puis avec ses compétences acquises, plonge dans la petite délinquance, crescendo devient un as de la cambriole, très jeune , se fait des petites fortunes.D’origine Irlandaise, il retourne au pays, devient pourvoyeur de fonds pour l’Ira…..un temps.
Quitte ‘Ira, voyage en Europe….
Mal du pays, il y retourne, se retrouve à San Francisco fin des années 60. San Francisco à l’époque, c’est La Mecque.
Pleine guerre du Vietnam, pacifistes de tout crins ,un nid de contestations diverses ; bref ça bouge bien.
Hippies, Beat Génération…
Zik côte Ouest, Grateful Dead, Jefferson Airplane, Janis Joplin, Hendrix, Dylan…..et j’en passe
Il y croise les Burroughs, Kerouac, Hell’s, Black Panthers, Ginsberg, Jerry Rubin…
Il raconte tout ça, ce qui nous donne un récit très dense.
Il reprend ses activités lucratives…
Se constitue un réseau d’amis et avec eux, fonde les « Diggers »…Qui sont-ils au juste ? un peu un mix de Robin des bois, de Restos du cœur, d’indignés, d’alternatifs , d’écolos avant l’heure , de théâtre engagé, café philo
…..San Francisco bouge…et bien !
Tout ce beau monde se cotoie, se connaît, inter-pénétrations diverses pour former la « contre-culture »… ( pour faire court )
Des français s’y pointent, un certain Maxime Le Forestier , chante « la maison bleue » et notre Johnny se déguise en hippie ,Youpi ; Y a même des gens qu’il aime bien là-bas….passons !
Et il y a la dope, également ,un peu comme Obélix, il est tombé dedans quand il était petit…..donc ça continue et bien sûr , avec toutes les heures de route accumulées , il en paiera les conséquences …Overdose.
A l’époque une maxime, un slogan en vogue
« Vivre vite, mourir jeune et faire un beau cadavre »
Beaucoup ont suivi ce précepte à la lettre….
Je n’ai plus mon « Ringolevio » d’origine, je l’avais lu il y a une quarantaine d’années.
A l’époque, à la sortie de cet « Ovni » comme disent certains critiques aujourd’hui, une bombe ! Tous les gamins ,nous lisions ça…
Quoi ? T’as pas lu « Ringolevio », « c’est le pied ! » « tu vois ! »
« Oui, oui, je vois ce que tu veux dire..d’accord, je lirai
« Actuel » ou le « Charlie Hebdo », nouvellement créé après le fameux « Bal tragique à Colombey », avaient du en faire l‘écho, ainsi que toutes les fanzines qui prospéraient à l’époque….
Emmet Grogan raconte cette Amérique de là-bas, c’est du brut, de l’intense, du vécu….A lire , à découvrir, à redécouvrir…
Maintenant pour la « vérité », à chacun de voir…peu importe, vous êtes emportés, car c’est un sacré narrateur.
De tout ça, retenir ce foisonnement incroyable…
Pour les curieux, ai mis dans ma liste , "les Diggers Révolution et contre-culture à San Francisco» d’Alice Galliard que je n’ai pas lu et le fameux « Do It » de Jerry Rubin..
Emmet Grogan,au passage l’égratigne quelque peu ( de mémoire ) de quelques noms d’oiseaux.
Autre référence, Neal Cassady , « Un truc très beau qui contient tout » édité récemment
( pas lu encore ) sans lui pas de Kérouac
Nota : Fin de la nlle édition
Au détour des pages de cette extraordinaire autobiographie, on croise les grandes figures de la contre-culture américaine des années 1960 : Angela Davis, Bob Dylan, Allen Ginsberg, William Burroughs, Jack Kerouac, Neal Cassady, les Hell’s Angels, les Panthères Noires… et l’on sent le souffle, comme nulle part ailleurs, d’une époque explosive.
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SamA
  21 avril 2016
Une leçon de vie et une critique au vitriol de la petite bourgeoisie hippie et de son manque de conscience politique. le récit d'Emmet Grogan reste tout à fait actuel aujourd'hui où les mouvements citoyennistes qui prétendent se passer de la lutte et de la violence pour "transformer" le système ouvrent avec la rapidité de la vérole leurs petites boutiques en exploitant la misère humaine. Vive la Révolution et l'amitié !
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emilybronte7
  09 juillet 2013
Pour la première partie fantastique et le jeu de ringolevio. La deuxième partie extrêmement instructive sur la lutte de pouvoir chez les gauchistes mais faible littérairement.
Commenter  J’apprécie          10
sarracino
  19 septembre 2016
j''ai adoré le style
en plus une autobiographie ...
Commenter  J’apprécie          00

critiques presse (1)
Bibliobs   30 juillet 2013
Son autobio, exaltante comme une vie de Casanova, ne souffre que d’un défaut – que l’auteur se reconnaît du bout des lèvres: sa grosse tête. [...] On eût aimé en savoir davantage sur ses failles, béantes sans doute.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   28 octobre 2013
C’était un aspect du Ringolevio qui plaisait aux joueurs, et qui faisait de ce jeu un élément permanent de la tradition culturelle des rues de New York. Tôt ou tard, au cours de la partie, chaque joueur devait s’interroger sur lui-même et prendre conscience de ses limites physiques ou morales. Quand un gosse avait disputé quelques parties, il commençait à se connaître, il découvrait sa valeur et ses défauts en se comparant aux autres ; et quand il se connaissait bien, il se rendait compte qu’il possédait une qualité unique, personnelle, et il la développait jusqu’à ce qu’elle finisse par être connue des autres et respectée, et jamais il ne risquait sa réputation en se laissant aller à des fantaisies. Qu’on le veuille ou non, que ça plaise ou non, inévitablement, on apprenait à se connaître soi-même.
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rkhettaouirkhettaoui   28 octobre 2013
Le Ringolevio nous préparait à la vie. À la violence, aux iniquités, à la pauvreté, aux guerres. On apprenait à baisser la tête, on apprenait la rapidité et la ruse, les deux conditions essentielles de la survie. On pouvait être un cancre en maths, mais on réussissait.
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rkhettaouirkhettaoui   28 octobre 2013
Le temps passait, ou restait immobile. Pas de différence. Le cadran de la pendule, la position des aiguilles ne signifiaient rien. Une seconde, une minute, une heure, un jour, une semaine, un mois ou un an, ou deux, ça n’a pas d’importance. Il n’y a plus de calendrier. Tout reste pareil. C’est le temps de la drogue. Le réveil sonne uniquement dans les moments de panique, quand la filière s’est perdue dans la nature, ou quand un pépin arrive qui tarit la source de la marchandise dont le type a besoin pour oublier la vie.
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rkhettaouirkhettaoui   28 octobre 2013
C’est ce qu’il y a de plus irritant dans le manque : l’attente. La plupart des drogués abandonneraient leur vice s’il n’était pratiquement impossible de supporter les souffrances et les lenteurs de la guérison. Le temps varie, de huit jours à huit semaines ou huit mois, selon la mentalité et la physiologie du gars. C’est pourquoi personne ne prend volontairement le chemin de la guérison, mais uniquement contraint et forcé, en cas d’arrestation et d’emprisonnement.
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ShambalalaShambalala   07 juin 2015
« La théorie de l’échec… Ne possédant rien, tu n’as strictement rien à perdre. »
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