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ISBN : 2081389061
Éditeur : Flammarion (22/02/2017)

Note moyenne : 3.8/5 (sur 47 notes)
Résumé :
Au soir de sa vie, Jeanne, 90 ans, décide d'écrire son journal intime. Sur une année, du premier jour du printemps au dernier jour de l'hiver, d'événements minuscules en réflexions désopilantes, elle consigne ses humeurs, ses souvenirs, sa petite vie de Parisienne exilée depuis plus de soixante ans dans l'Allier, dans sa maison posée au milieu des prés, des bois et des vaches. La liberté de vie, et de ton, est l'un des privilèges du très grand âge, aussi Jeanne fait... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (35) Voir plus Ajouter une critique
jeunejane
30 mars 2017
Jeanne est une vieille dame de quatre-vingt-dix ans.
René, son mari est décédé ; elle vit dans un village près de Lapalisse avec comme ville la plus proche, Vichy.
Jeanne habite dans une grande maison, rassurée par la présence de ses voisins Marcelle et Fernand.
Son ménage est assuré par Angèle et elle a un "beau" jardinier...
Autonome grâce à sa voiture, elle rend visite à ses amies, joue au bridge, va à la messe le dimanche, fait ses courses au supermarché...
Chez elle, elle remplit les grilles de mots croisés du Figaro, cuisine des petits plats pour ses amies, pour sa fille et ses enfants qui viennent souvent lui rendre visite. Son fils s'occupe de ses papiers et des travaux de la maison.
L'auteure nous raconte une année de la vie de Jeanne sous forme d'un journal tenu par la vieille dame.
Le langage est très coloré, très humoristique.
Le fait que ce soit un journal présente quelques longueurs que j'ai coupées en lisant parallèlement d'autres livres. C'est ainsi que je retrouvais notre vieille dame avec plaisir comme lecture apaisante.
Je vois bien une bande dessinée tirée du livre : quelques tableaux en vaudraient la peine.
Il faut quand même que je souligne la scène qui m'a fait le plus rire : celle où dans sa jeunesse, Jeanne gifle sa belle-mère, file se confesser et entend les rires du curé dans le confessionnal ( c'était vraiment savoureux).
C'est étonnant de voir une jeune dame comme l'auteure éprouver une telle empathie pour la vieillesse qui, on peut le dire,dans ce cas, est exceptionnelle. Tour le monde ne parcourt pas un si long chemin de vie et en si bon état.
Un grand merci aux éditions Flammarion et à Babelio pour m'avoir permis de découvrir ce livre;
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cicou45
07 février 2017
Ouvrage reçu dans le cadre du dernier Masse Critique, je tiens tout d'abord à remercier comme il se doit Babelio ainsi que les éditions Flammarion de m'avoir fait découvrir ce véritable petit bijou de littérature. Oui, il n'y a pas d'autre mot pour le qualifier i ce n'est peut-être une véritable perle.
Ici, le lecteur découvre Jeanne, une nonagénaire qui vit désormais seule après la disparition de son époux, René. Seule est un bien grand mot car elle a encore ses enfants, ses petits-enfants et arrière petits-enfants qui lui rendent visite régulièrement mais ce n'est pas la même chose, eux, ils ont leur vie bien à eux et encore toute la vie alors que la sienne à elle, est déjà loin derrière. Jeanne est cependant encore autonome et a encore tous ses esprits. Elle conduit, fait sa toilette et ses repas toute seule et grâce à l'aide de la petite Angèle qui vient lui faire un peu de ménage tous les jeudis et à son jardinier, Jeanne ne s'en sort pas si mal. Et puis, elle n'est pas complètement isolé car non loin de chez elle vivent Fernand et Marcelle sur qui elle peut compter en cas de problème. Et puis, il y a Chantal, Nine, Toinette et ses autres amies avec qui elle se retrouve régulièrement à la messe ou encore avec lesquelles elle se retrouve chez les unes ou les autres pour faire une après-midi de bridge. Non, Jeanne n'est pas seule. Cependant, au fil des saisons et à mesure qu'elle voit disparaître ses compagnes les unes après les autres, Jeanne est bien obligée de se dire que elle non plus n'en n'a plus pour très longtemps. Oh non, elle n'a pas été malheureuse même si les premiers temps avec René, il fallait supporter la présence de son horrible belle-mère qui ne la portait pas particulièrement dans son coeur mais bon, il a fallu faire avec car elle l'aimait son René et cela, il le lui a bien rendu. Que pourrait bien avoir à raconter une vieille femme en tenant son journal intime au jour après jour au, si vous préférez au gré des saisons ? Tout simplement la beauté de la nature, les visites de ses proches, de sa famille, des voisins et amies.
Vous allez probablement penser que cela est extrêmement ennuyeux et gâteux de la part d'une femme qui a lutté toute sa vie et qui, à présent, ne se borne à dire, juste le temps qu'il fait, nous raconte ses nuits d'insomnies ou encore sa mémoire qui se fait de plus en plus défaillante. Eh bien détrompez-vous car cet ouvrage de près de quatre-cents pages, est tout sauf ennuyeux. Il se découpe en quatre parties, comme les saisons et le lecteur s'accroche à chaque page comme Jeanne s'accroche à la vie. Elle y découvre toutes ces nouvelles technologies auxquelles elle a bien du mal à s'y faire mais pourtant, pour rassurer ses enfants et, parce qu'il faut bien vivre avec son temps, elle fait des efforts pour essayer de comprendre comment une femme qui parle dans la voiture (le GPS) peut bien vous être d'un quelconque secours mais surtout, comment l'arrêter de parler et tant d'autres choses encore qui prêtent à sourie ! Jeanne est réellement une femme (et là, j'ajoute ma petite touche personnelle car c'est le prénom de ma grand-mère qui m'a quitté bien trop tôt) qui fait de es journées une lutte quotidienne mais qui aime à croire qu'une fois son temps écoulé sur cette Terre, sa vie est bien loin d'être terminée.
Une écriture fluide et légère et là encore, je retrouve des expressions d'autrefois lorsqu'elle appelle sa voisine "la Marcelle" ou untel "le...", qu'est-ce qu'ils ont encore pu inventer ou comment leur refuser du sucre alors que le médecin les en a formellement interdit en raison d'un taux de diabète trop élevé ?
Une lecture que j'ai essayé de faire durer tant je ne voulais pas la finir trop tôt mais, si Jeanne pouvait lire ma critique, elle me dirait qu'il ne faut pas trop abuser des bonnes choses et c'est donc à regret que je vient de lire la dernière page de cet ouvrage que, il va s'en dire, je ne peux que vous recommander. Cependant, il va vous falloir être un peu patient car celui-ci ne sortira en librairie que le 22 février...
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rabanne
30 avril 2017
J'ai cru que je ne pourrais pas, à la lecture des premières pages, supporter le rythme de ce livre, que j'allais m'ennuyer ferme. Mais très vite, je me suis littéralement laissée bercer par la plume, embarquer par les mots de Jeanne, comme par un morceau de musique, une chanson douce. ;-)
Avoir 90 ans, toute sa tête et une bonne santé, que demander de plus beau pour une fin de vie paisible ? Jeanne a cette chance de pouvoir vivre sereinement et indépendamment chez elle. Exceptés le minimum d'aide à domicile (ménage, jardin) et le contact régulier avec ses enfants, elle vit sa vie Jeanne ! Le quotidien qu'elle couche sur son journal est plutôt bien rempli, pas morose ni solitaire, souvent simple, dynamique et joyeux, à son image...
Une touchante philosophie de vie, qui n'occulte pas pour autant la réalité de la vieillesse, la fatigue, la maladie, la solitude, la dépendance, la mort. Mais ce sont la sagesse, l'acuité et l'humour de Jeanne qui l'emportent dans ce roman, et l'on a bien envie de partager avec elle un petit verre de vin blanc, boire le thé, savoir jouer au bridge, mais surtout de goûter à sa cuisine !! C'est vrai, comme je l'ai lu avant moi, que l'on aimerait idéalement pouvoir vieillir comme Jeanne... :-)
(NB : Merci encore à canel pour l'envoi ! Je te réserve le livre, comme prévu, latina :-D)
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marina53
13 avril 2017
Un grand merci à Babelio et aux éditions Flammarion...
Âgée de 90 ans, Jeanne est au crépuscule de sa vie. Plutôt bien conservée, alerte, un visage chiffonné, certes, mais des joues roses et un regard pétillant. Depuis la mort de son mari, René, Jeanne vit seule en pleine campagne, au milieu des arbres et des champs, dans une maison devenue trop grande pour elle. Elle habite à cinq kilomètres de Bert, non loin de Lapalisse. Elle n'a pas le temps de s'ennuyer : ses enfants et ses petits-enfants viennent la voir régulièrement, elle a de nombreuses amies, notamment Gilberte, Nine et Toinette, elle joue au bridge, va à la messe, fait les mots croisés du Figaro magazine, reçoit la visite hebdomadaire de sa femme de ménage, Angèle, et plus régulièrement celle de ses voisins, le Fernand et la Marcelle. Une vie assez réglée dans laquelle la vieille dame a ses habitudes. Mais, lorsqu'elle voit certaines de ses amies, toutes plus ou moins jeunes qu'elle, mourir, d'autres perdre la tête, elle se dit que son tour ne va pas tarder. Aussi, en ce premier jour de printemps commence-t-elle à tenir un journal et consigner, jour après jour, son quotidien...
Au fil de l'année, du premier jour du printemps au dernier de l'année suivante, l'on retrouve avec un certain plaisir Jeanne, une femme qui a connu une vie riche et comblée. Un mari, aujourd'hui décédé, deux enfants, des petits-enfants, des amis, des passions, un passé bien rempli que la vieille dame ne manque pas de raconter de temps à autre... Quelques lignes, tout au plus, pour presque chaque jour de cette année que le lecteur partage avec elle, que ce soient ses petits soucis du quotidien ou ceux de ses amies, ses promenades, à pied ou en voiture, son potager, ses fleurs, les visites qu'elle reçoit... Il ne se passe pas grand-chose, à vrai dire, dans ce roman. Justes quelques instants volés. le temps qui file entre ses doigts. le retour tant espéré du printemps. le jardin qui reprend des couleurs. Une vie à la campagne paisible et apaisante, tout comme ce roman. Véronique de Bure dépeint avec précision ces moments du quotidien, ces petits riens, mais aussi le monde d'aujourd'hui qui va beaucoup trop vite. Un brin d'humour et de candeur, de la tendresse, de l'humanité, des remarques parfois piquantes, de belles réflexions sur la vie... et des tomates cerises !
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TheWind
30 mars 2017
"Demain sera un jour comme les autres", nous dit Jeanne, petite mamie un peu boulotte de quatre-vingt-dix ans, veuve et habitant dans un patelin non loin de Vichy.
Et c'est presque un peu comme ça tous les jours pour cette nonagénaire qui se raconte jour après jour, au fil des quatre saisons : une vie paisible, comblée de solitude et de petits riens, à peine chamboulée par ses enfants et petits-enfants, un peu dérangée par une voisine..euh ben...justement dérangée, et bien remplie par ses petites promenades, à pied ou en voiture.
Parce qu'elle bouge Jeanne ! A 90 ans, c'est une grand-mère encore pleine de vivacité : elle va faire ses courses, elle va à la messe, elle va visiter ses copines ...Et c'est d'ailleurs, cette "fougue" qui m'a laissée baba. Je n'imaginais pas qu'on pouvait encore faire tout cela à cet âge-là !
Alors, oui, ce n'est pas diablement trépidant comme rythme. Il y a des fois où on s'ennuie un peu à écouter Jeanne - qui, il faut bien l'avouer, radote un peu - mais, le ton est léger et plaisant.
ça m'a beaucoup rappelé ma propre grand-mère qui adorait les mots croisés et le Scrabble, le tricot et le bavardage avec ses amies. Indéniablement, on retrouvera tous dans Jeanne, une part de nos grands-parents, qui à l'heure de la technologie avancée, font figure de poule se retrouvant devant un couteau. Ce décalage est abordé par Jeanne avec beaucoup d'humour et de philosophie. Il est certain qu'à partir d'un certain âge, on peut se permettre d'adopter "une certaine liberté de vie et de ton" ( je cite la 4eme de couv') et c'est certainement cela qui rend ce roman où il ne se passe pas grand chose plaisant et attachant.
Merci aux éditions Flammarion et à Babelio de m'avoir permis de goûter et d'apprécier Un clafoutis aux tomates cerises !
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Citations & extraits (61) Voir plus Ajouter une citation
marina53marina5313 avril 2017
Je crois qu'avec l'âge je deviens de plus en plus égoïste. Je ne prends plus le temps de m'arrêter sur les peines de ceux qui ne sont pas moi. Peut-être parce que, du temps, il m'en reste si peu. Je me rends compte que beaucoup de choses me deviennent indifférentes. On dirait qu'à mesure que la vie se rétrécit le coeur se dessèche. Comme le reste, les sentiments s'usent. La colère se tempère, l'affection s'assoupit, la compassion s'étiole. Le bruit du monde ne nous parvient plus que de très loin, vague écho d'une vie qui ne nous concerne plus. Les chagrins des autres se diluent dans les brumes de plus en plus épaisses de nos existences fragiles, ils nous atteignent moins. Les gens meurent, souffrent, pleurent, et nous, on ne pense qu'à se sauver. On ne veut pas se voir dans le miroir de la vieillesse que nous renvoient les autres, ceux qui n'ont pas notre chance. Alors on détourne le regard et on poursuit notre petite existence en s'efforçant d'oublier que, nous aussi, on arrive à la toute fin.
+ Lire la suite
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marina53marina5316 avril 2017
Je crois qu'avec l'âge je deviens de plus en plus égoïste. Je ne prends plus le temps de m'arrêter sur les peines de ceux qui ne sont pas moi. Peut-être parce que, du temps, il m'en reste si peu. Je me rends compte que beaucoup de choses me deviennent indifférentes. On dirait qu'à mesure que la vie se rétrécit le coeur se dessèche. Comme le reste, les sentiments s'usent. La colère se tempère, l'affection s'assoupit, la compassion s'étiole. Le bruit du monde ne nous parvient plus que de très loin, vague écho d'une vie qui ne nous concerne plus. Les chagrins des autres se diluent dans les brumes de plus en plus épaisses de nos existences fragiles, ils nous atteignent moins. Les gens meurent, souffrent, pleurent, et nous, on ne pense qu'à se sauver. On ne veut pas se voir dans le miroir de la vieillesse que nous renvoient les autres, ceux qui n'ont pas notre chance. Alors on détourne le regard et on poursuit notre petite existence en s'efforçant d'oublier que, nous aussi, on arrive à la toute fin.
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canelcanel22 mars 2017
Elle regardait la télévision avec sa fille, un vieux film comique en noir et blanc. Elle a ri, puis elle a dit à sa fille « Je suis un peu fatiguée », elle a fermé les yeux et elle est morte. Comme ça, sans se rendre compte de rien. Je suis un peu jalouse. Je ne suis pas comme mon ami Louis, celui qui habite à Paris et que je ne vois plus jamais. Lui, il veut absolument se regarder mourir. Il a toujours été très curieux. C'est normal, avant d'être vieux, il était un grand scientifique. Aujourd'hui encore, tout ce qui est mystère le passionne. Alors le grand mystère, il veut le vivre en pleine conscience. Moi j'aimerais autant que ma conscience s'en aille la première. Ne me rendre compte de rien, rire ou dormir, et m'en aller.
(p. 32-33)
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marina53marina5313 avril 2017
C'est étrange comme plus le temps passe et moins la mort me touche. Même celle des êtres les plus chers. Je crois qu'à force de voir les gens partir on s'habitue. On pleure des souvenirs, une solitude qui se dépose sur nos cœurs en couches de plus en plus épaisses, nous enveloppe et nous éloigne du monde. On est un peu entre deux eaux, entre la rive des vivants et celle des morts. Peut-être que celui qui part ne nous semble plus partir aussi loin. Il ne disparaît plus complètement, on le devine là-bas, au loin, mais plus si loin. Bientôt notre tour viendra d'aller le rejoindre. Peut-être est-ce pour cela que l'on est moins triste. Nous aussi avons commencé le voyage, l'autre a juste pris un peu d'avance.
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canelcanel27 mars 2017
Nous avons parlé de beaucoup de choses et après quelques verres la discussion a glissé sur la politique. Je ne sais plus comment on en est arrivés à cette histoire de mariage qui, l'année passée, avait secoué tout le pays. A l'époque, comme mon fils, ils étaient allés manifester. Contre, bien sûr. J'avais eu du mal à comprendre tout ce tohu-bohu, qu'est-ce que ça pouvait bien leur faire ? Moi je trouve qu'ils mélangent un peu tout : l'homosexualité, les mères porteuses, le bon Dieu, les socialistes et j'en passe. Si je n'aime pas cette affaire des femmes qui fabriquent des bébés pour les autres, que les homosexuels se marient m'est bien égal. [...]
Mon neveu affirme que l'homosexualité est la cause majeure du déclin des empires grec et romain. Ça m'étonne un peu.
(p. 106-107)
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