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ISBN : 2070134598
Éditeur : Gallimard (30/11/-1)

Note moyenne : 3.71/5 (sur 1286 notes)
Résumé :
« Je voulais dire à mon grand-père que je l'aimais, mais je n'y suis pas parvenu. J'ai si souvent été en retard sur les mots que j'aurais voulu dire. Je ne pour-rai jamais faire marche arrière vers cette tendresse. Sauf peut-être avec l'écrit, Maintenant. Je peux le lui dire, là. »

David Foenkinos nous offre ici une méditation sensible sur la vieillesse et les maisons de retraite, la difficulté de comprendre ses parents, l'amour conjugal, le désir de... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (239) Voir plus Ajouter une critique
cicou45
  28 septembre 2011
J'ai vraiment adoré ce roman, la preuve étant que je l'ai littéralement dévoré en deux jours. Il y en a qui ne vivent que d'amour et d'eau fraîche, moi je viens d'amour bien entendu, de littérature et d'eau fraîche histoire de me remettre de mes émotions. Et combien il y en a eu dans cette prose que j'ai trouvé magique et envoûtante. Certes, cette lecture n'est pas des plus réjouissantes puisque l'on y parle beaucoup de mort, de solitude, de séparation mais aussi, et avant tout je dirais, d'amour et de vie.
La trame du roman est celle d'un jeune garçon qui se remémore les bons souvenirs passées avec son grand-père avant que ce dernier ne rende l'âme. Et puis le jeune garçon grandit et apprend que la vie peut continuer, mais après avoir perdu des êtres qui vous sont extrêmement chers. de toutes façons, la vie finit toujours par se frayer un chemin. Elle n'a pas d'autre alternative que de continuer à avancer et d'entraîner avec elle ceux qui croient qu'ils ont été laissés pour compte sur le long chemin de la vie souvent parsemé d'embûches mais aussi de joies et de petits riens qui font que l'on continue à s'émerveiller des surprises que celle-ci nous réserve. Puis, après la mort du grand-père, ses enfant prennent la dure décision d'emmener leur mère (la grand-mère du narrateur) dans une maison de retraite mais cette dernière est loin de se résoudre à accepter la condition qu'on lui impose, à savoir celle de vielle femme incapable de subvenir seule à ses besoins. Aussi, aussi insensé que cela puisse paraître et ayant retrouvé l'inconscience de ses dix-sept ans, elle décide faire une fugue et de s'envoler sur le chemin de son enfance et de sa ville natale : Etretat. C'est encore une fois le petit-fils qui retrouvera sa trace et décidera de l'accompagner dans sa dernière folie à savoir la reconquête d'une tâche qu'elle l'impression d'avoir laissé inachevée. C'est en l'accompagnant dans l'école de son enfance qu'il fera la rencontre d'une jeune institutrice, Louise, qui deviendra bientôt sa femme et avec qui il aura un enfant : Paul.
Alors que le lecteur assiste à la formation d'un couple, un autre se déforme et ainsi de suite. C'est un peu une sorte de "tournez manège" assez étourdissant et pourtant tellement vrai : la vie est ainsi faite.
Ce que j'ai aussi trouvé éblouissant dans ce livre est aussi qu'il ne s'agit pas d'un simple roman mais aussi d'un recueil de souvenirs de personnages célèbres ou non qui n'ont peut-être été évoqués que dans une seule phrase ou qui n'ont joué qu'un rôle mineur dans l'histoire mais qui ponctuent celle-ci d'une manière extraordinaire, comme des parenthèses que l'on inclurait dans un phrase mais qui ont réellement lieu d'être et à cet endroit précis ! A découvrir !
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Lolokili
  20 septembre 2011
Peut-être vaut-il mieux éviter d'entamer ce livre avec un moral dans les chaussettes. Le libraire m'avait prévenue : « Il est bien mais bon... le sujet hein... » (c'est pas un bavard le libraire).
Le fait est qu'au vu des thèmes tristement universels abordés ici, nostalgie du temps qui passe, sénilité, mort, dépression, rupture sentimentale, incompréhension entre les êtres... et j'en oublie, il y aurait de quoi douter de l'intérêt de l'existence en général et du plaisir à lire ce livre en particulier. Mais non. Une ironie douce-amère et l'humour décalé du style pimentent ces « souvenirs » tour à tour graves, touchants, comiques ou absurdes, sans trop sombrer dans la neurasthénie.
Pas un chef-d'oeuvre de littérature, mais un plaisant moment de lecture.

Lien : http://minimalyks.tumblr.com/
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sabine59
  14 décembre 2018
La production de l'auteur me paraît assez inégale. J'ai été bouleversée par " Charlotte", mais par exemple j'ai très moyennement aimé " Je vais mieux"...
" Les souvenirs" fait partie pour moi des bonnes surprises que nous réserve de temps en temps David Foenkinos. Je pensais au départ qu'il serait surtout question d'évoquer le grand-père du narrateur( auteur?) Mais d'autres personnages se révèlent tout aussi essentiels: sa grand-mère ainsi que ses parents et Louise, la mère de son enfant.
Le roman s'organise de façon assez originale: des événements présents ou d'un passé récent sont rapportés par le narrateur et au gré de leur évocation, un souvenir écrit en italiques est entrelacé. On peut penser qu'il s'agit de phrases de son premier roman car il connait les affres des débuts d'un écrivain.
J'ai particulierement apprécié le passage où le narrateur accompagne sa grand-mère dans sa fugue de la maison de retraite, à la recherche éperdue de son passé de petite-fille. Le retour dans l'école de son enfance est fort émouvant. Et son petit-fils y rencontrera l'amour...
L'humour typique de l'auteur, qui me plait beaucoup, se retrouve ici, mais bien sûr teinté de nostalgie et de tendresse. J'ai été sensible au regard toujours aimant , même s'il est un peu désabusé parfois, que le narrateur porte sur les membres de sa famille, sur sa femme.
Les souvenirs, une quête nécessaire, pour se révéler à soi-même...et trouver l'inspiration!
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ssstella
  11 juin 2017
C'est fini, il est mort ! Ne reste que les souvenirs de lui !
Souvenirs de riens ou jolis souvenirs... amusants ou attendrissants !
Son petit-fils réalise qu'il reste peu de temps pour en engranger quelques autres avec sa grand-mère.
Mais elle fait une fugue... c'est lui qui part à sa recherche.
Et la vie fera encore de beaux cadeaux à mettre dans la réserve à souvenirs.
La leçon de l'histoire : fabriquons de bons moments à ceux qu'on aime... un jour ou l'autre, ça réchauffera les pensées de ceux qui resteront.
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kathy
  30 juin 2012
Employé comme veilleur de nuit dans un hôtel parisien, le narrateur, jeune homme pudique et mélancolique, désireux de rencontrer le grand amour, attend dans une solitude volontaire, l'inspiration littéraire. Mais comme tout un chacun, il est confronté à la vie et la mort.
D'abord, la MORT de son grand-père, auquel il aurait voulu dire, tant qu'il était encore temps, qu'il l'aimait, sans y être parvenu. Ensuite, la VIE de sa grand-mère, placée en maison de retraite contre son gré et partie sans prévenir. Il l'accompagnera cependant dans son ultime fugue.
Ses deux aïeux, sont le prétexte pour l'auteur, à disséquer, avec tendresse, sensibilité et justesse, ses souvenirs. Il nous entraîne dans une réflexion sur les turbulences de la vie, la mort, la fuite du temps, les relations intergénérationnelles, la mémoire familiale, et…. l'urgence de vivre.
Au chapelet de souvenirs personnels égrenés, s'ajoutent subrepticement les souvenirs de van Gogh, Nietzsche, Serge Gainsbourg, du caissier de nuit de l'autoroute A13,… Comme si le narrateur, en plongeant dans LA (notre) mémoire collective, grave ou légère, souhaitait nous inciter à inscrire, NOUS AUSSI, nos souvenirs. Car seuls les souvenirs restent. le reste disparaît aussitôt le dernier souffle rendu.
Alors… tant qu'il est encore temps : «Vivez, si m'en croyez, n'attendez à demain : Cueillez dès aujourd'hui les roses de la vie ».
Un récit, des souvenirs d'enfance attachants qui nous font déambuler sur le fil du temps tout en se laissant bercer par la musique des mots de David Foenkinos.
livre relu en 2019
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critiques presse (6)
Lexpress   03 octobre 2011
Un roman maîtrisé qui énonce, sans prétention, mais avec justesse, ses remarques sur le temps, la vie, l'amour ou les dynamiques familiales.
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LesEchos   20 septembre 2011
Un roman charmant, moderne même - avec cette manière paresseuse de déambuler sur le fil du temps : David Foenkinos devrait attendrir de nombreux lecteurs avec ses « Souvenirs » en forme de tranches de vie douces-amères et de saga familiale tout juste ébauchée.
Lire la critique sur le site : LesEchos
Bibliobs   15 septembre 2011
Gravité et légèreté s'équilibrent. Pour son dixième roman, David Foenkinos nous offre un récit enlevé et attachant.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
LeMonde   26 août 2011
Les Souvenirs, de David Foenkinos, n'est pas un mauvais livre, c'est un livre inutile.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Bibliobs   26 août 2011
Un souffle de folie slave balaie ce grand livre captivant.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Lexpress   18 août 2011
David Foenkinos signe un roman réussi sur la solitude, avec un personnage qui oscille entre souvenirs et oubli.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (370) Voir plus Ajouter une citation
luocineluocine   10 novembre 2011
J'ai souvent entendu dire qu'"un véritable ami c'est quelqu’un qu'on peut appeler en pleine nuit quand on se retrouve avec un cadavre sur les bras". Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai toujours aimé cette idée. Il y a des gens qui passent leur temps à se demander ce qu'ils feraient s'ils gagnaient au Loto, moi je me demande qui j'appellerai le jour ou je devrai me débarrasser d'un corps (car il est très peu probable que je gagne un jour au Loto) je parcours la liste de mes amis, et j’hésite. Je pèse le pour et le contre d'une lâcheté éventuelle. Et puis, je me rends compte que le chois est plus complexe que prévu: aimer un ami. C'est aussi éviter de l'impliquer dans une histoire aussi sordide que risquée.
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A-FA-F   02 juillet 2011
Deux jours avant, il était encore vivant. J'étais allé le voir à L'hôpital du Kremlin Bicêtre, avec l'espoir gênant que ce serait la dernière fois. L'espoir que le long calvaire prendrait fin. Je l'ai aidé à boire avec une paille. La moitié de l'eau a coulé le long de son cou et mouillé davantage encore sa blouse, mais à ce moment-là, il était bien au-delà de l'inconfort. Il m'a regardé d'un air désemparé, avec sa lucidité des jours valides. C'était sûrement ça le plus violent, de le sentir conscient de son état. Chaque souffle s'annonçait à lui comme une décision insoutenable. Je voulais lui dire que je l'aimais mais je n'y suis pas parvenu. J'y pense encore à ces mots, et à la pudeur qui m'a retenu dans l'inachèvement sentimental. Une pudeur ridicule en de telles circonstances. Une pudeur impardonnable et irrémédiable. [...] Ces dernières années avaient été pour lui qu'une longue déchéance physique. Il avait voyagé d'hôpital en hôpital, de scanner et scanner, dans la valse lente et ridicule des tentatives de prolonger notre vie moderne. A quoi ont rimé tous ces derniers trajets en forme de sursis? Il aimait être un homme; il aimait la vie; il ne voulait pas boire avec une paille.
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CarosandCarosand   15 mai 2012
Sans savoir pourquoi, il fut attiré par elle, c'était fou, c'était évident, c'était instinctif. Il devait à tout prix lui parler. Mais dès qu'il avança vers elle, il commença à souffrir. Cette image, cette fille sortant de l'église, le hantait déjà comme si elle était un souvenir et non le présent. Une fois face à elle, il se mit en travers de son chemin et lui dit : "Vous êtes si belle que je préfère ne jamais vous revoir."
Mon père aimait plus que tout ce souvenir car il estimait, sûrement à juste titre, que c'était la seule fois de sa vie où il avait été héroïque, étonnant, et même charmant. Il n'en revenait pas d'avoir été soumis à une telle pulsion. Et puis, bien sûr, pour saisir entièrement la saveur de ce moment, il fallait ajouter que cette femme allait devenir sa femme. Cette femme allait devenir ma mère.
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kathykathy   18 juin 2012
Deux jours auparavant, mon grand-père était encore vivant. J'étais allé le voir à l'hôpital avec l'espoir gênant que ce serait la dernière fois. L'espoir que le long calvaire prendait fin. (...) Il m'a regardé d'un air désemparé, avec sa lucidité des jours valides. C'était sûrement ça le plus violent, de le sentir conscient de son état. Chaque souffle s'annonçait à lui comme une décision insoutenable. Je voulais lui dire que je l'aimais, mais je n'y suis pas parvenu. J'y pense encore à ces mots, à la pudeur qui m'a retenu dans l'inachèvement sentimental. Une pudeur ridicule en de telles circonstances. Une pudeur impardonnable et irrémédiable. J'ai si souvent été en retard sur les mots que j'aurais voulu dire. Je ne pourrai jamais faire marche arrière vers cette tendresse. Sauf peut-être avec l'écrit, maintenant. Je peux lui dire, là.
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ssstellassstella   11 mai 2017
Il était méconnaissable. Les deux femmes se mirent à pleurer, surtout en pensant qu'il avait dû passer des semaines ici, seul, sans personne pour venir le voir, sans personne pour lui tenir la main. C'était comme une atrocité ajoutée à l'atrocité. Son autre œil était ouvert, mais paraissait comme éteint. Pourtant,il n'était pas aveugle. Le blessé regardait sa femme, puis sa fille, mais cette vision ne semblait susciter en lui aucune réaction. Désemparées, elles demandèrent à parler à un médecin, qu'on les rassure, qu'on leur dise n'importe quoi, mais pas la vérité.
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Videos de David Foenkinos (100) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de David Foenkinos
Découvrez la bande-annonce du nouveau film de Rémi Bezançon #LeMystèreHenriPick, l'adaptation du best-seller de David Foenkinos. Rendez-vous le 6 mars au cinéma pour enquêter avec Fabrice Luchini et Camille Cottin ! 📖🔍 Le 6 mars au cinéma. L'histoire : Une éditrice découvre un roman extraordinaire dans une bibliothèque qui recueille les manuscrits refusés par les éditeurs. Le texte, signé Henri Pick, devient un best-seller. Pourtant, ce pizzaïolo breton décédé deux ans plus tôt, n’aurait jamais lu de livre ni écrit autre chose que sa liste de courses. Un célèbre critique littéraire va mener l’enquête avec l’aide de la fille de l’énigmatique Henri Pick."
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