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ISBN : 2749123232
Éditeur : Le Cherche midi (19/01/2012)

Note moyenne : 3.25/5 (sur 2 notes)
Résumé :
" Je viens de faire passer à l'homme qui est enfermé sous la tente un sandwich au pâté et un fruit. Il n'avait pas mangé depuis la veille au matin, il a dit : "merci.' Je sais qu'il a peur, une peur épouvantable, de celle qui vous sidère, et puis il souffre, il a mal, très mal. La nuit dernière on lui a mis la main sur une planche et on lui a coupé un doigt, j'étais là ! Et je sais encore qu'il a faim, une faim dévorante qui vous pousserait à prendre des risques. Al... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
kielosa
  24 mars 2018
En préparant ce billet, je suis tombé sur un intéressant article de Josiane Vandy, paru dans le quotidien belge Le Soir, intitulé "La cellule pour seul horizon, en prison ils sont devenus écrivains" dans lequel elle cite les cas d'Alphonse Boudard (14 ans de taule), auteur de "La métamorphose des cloportes" et "Les combattants du petit bonheur" ; la pauvre Albertine Sarrazin (8 années de prison sur 29 ans de vie), auteure des inoubliables "L'astragale" et "La cavale" ; Charlie Bauer (25 ans d'incarcération), auteur de "Fractures d'une vie" et d'Alain Caillol.
L'on pourrait ajouter le nom de l'Américain Caryl Chessman (12 années au trou et exécuté à l'âge de 39 ans), auteur de "À travers les barreaux" de 1955 et de "Cellule 2455 couloir de la mort", publié 6 ans avant sa chambre à gaz.
Alain Caillol est né en 1942 à Béziers en Occitanie. Il a eu une belle carrière de malfrat dès sa petite enfance, spécialiste en cambriolages et braquages, entre autres avec l'ex-ennemi-public n° 1, Jacques Mesrine, le fameux "homme aux mille visages", descendu spectaculairement Porte de Clignancourt à Paris, par les forces de l'ordre à bord de sa BMW en novembre 1979, à l'âge de 42 ans. L'auteur de "Lumière" est cependant le plus connu comme le cerveau de l'enlèvement du baron franco-belge Édouard-Jean Empain, devant son domicile, avenue Foch à Paris, le 23 janvier 1978.
Le baron appartient aux plus illustres fleurons de l'industrie et commerce belges, les Empain. Un nom qu'ici tout le monde connaît, grâce à son légendaire grand-père, Édouard (1852-1929), créateur de lignes de tramways un peu partout, initiateur du métro de Paris, bâtisseur de la ville d'Héliopolis en Égypte, fondateur d'une banque et d'une ribambelle d'usines dans le domaine de l'électricité, l'électromécanique, de la chimie etc. Pendant la 1ère guerre mondiale, il a été ministre de l'armement avec le rang de général.
Le nom donc plus la brutalité de son rapt ont fait que j'ai suivi cette ténébreuse affaire dans la presse avec beaucoup d'anxiété. Tout comme j'ai acheté et lu son livre "La vie en jeu", dès sa parution en 1985. Au moment de son enlèvement, le jeune baron de 41 ans, contrôlait comme PDG près de 300 sociétés, dont Jeumont-Schneider, Creusot-Loire, Citra, Framatome, Spie Batignolles etc. qui employaient quelques 150.000 personnes.
Alain Caillol démarré son récit par "Je sais qu'il (le baron Empain) a peur, une peur épouvantable...La nuit dernière, on lui a mis la main sur une planche et on lui a coupé un doigt, j'étais là !" Je crois que l'auteur, en dépit de ses antécédents, aurait eu, à sa place, également la pétoche. Mettez-vous à la place : capturé par une bande de gangsters peu recommandables, qui vous enferment dans une cave, dans le noir complet, la main gauche bandée (après leur opération délicate), la cheville entravée par une longe d'acier, sans nourriture, ni boisson (les premières 24 heures) et sans savoir comment cet interlude forcé allait se terminer !
La fine équipe d'enleveurs demandait initialement une rançon de 80 millions de FF, soit 12 millions euros. Ultérieurement réduit à moitié.
Comme Édouard-Jean Empain avait ses entrées jusqu'à l'Élysée, où Valéry Giscard d'Estaing présidait la nation, il va de soi que toutes les polices de France et de Navarre étaient mobilisées et entreprirent une méga chasse à l'homme.
La séquestration de la victime aura duré finalement 63 longs jours et nuits et s'est soldée par l'arrestation du gang. Ce ne seront pourtant pas des lendemains qui chantent pour le baron Empain : foncièrement déçu par ses proches et collaborateurs, ce sera le divorce, le retrait des affaires et la vente de ses actions. En fait, ce crime crapuleux a signifié une rupture radicale dans la vie de cet homme, qui aura 81 ans cette année, quand bien même qu'il s'est remarié, en 1990, et retiré à Monaco.
Fin 1982, a eu lieu le procès et la condamnation à des peines de prison plus ou moins longues pour les 8 ravisseurs encore vivants, dont Alain et son frère François Caillol.
Détail incongru : si le choix des kidnappeurs s'est arrêté sur le baron Empain c'était purement pour des raisons pratiques d'organisation - son physique solide - initialement ils avaient pensé à Liliane Bettencourt de l'Oréal et comme alternatives à Marcel Dassault et Claude François !
Un autre livre consacré à cette affaire criminelle est celui de Christophe Hondelatte "Enlèvement du Baron Empain" que je n'ai cependant pas lu.
À mon avis, à choisir entre "Lumière" et "La vie en jeu", je conseillerais sans hésiter le dernier, qui est un document humain écrit par un homme, après tout, peu commun et plus intéressant comme personnalité, somme toute, qu'Alain Caillol. Je dois dire aussi que l'emploi abondant d'argot (ce qui se comprend évidemment) m'a gêné et déplu. le témoignage de sa carrière de bandit et de son passage en taule ne m'a pas vraiment passionné.
Les "auteurs-taulards" mentionnés au début ont mieux réussi leur coup, surtout la très infortunée Albertine Sarrazin.

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critiques presse (1)
ActuaBD   03 décembre 2019
Un classique du yuri manga, c’est-à-dire de romance lesbienne, au grand succès, ayant donné lieu à une adaptation en animé, qui continue sur sa formule éprouvée. Un peu frustrant, mais les personnages restent indéniablement attachants, et le récit drôle et tendre, de quoi nous convaincre de continuer l’aventure encore un petit moment.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
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