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ISBN : 2253237558
Éditeur : Le Livre de Poche (14/11/2018)

Note moyenne : 3.54/5 (sur 46 notes)
Résumé :
Où s’arrête le réel, où commence la fiction ? Zarca raconte les coulisses du guide des bas-fonds parisiens qu'il rédige depuis 2016. Love Hotel de la rue Saint-Denis, Afghans du Square Villemin, Belleville des lascars, La Chapelle des toxicos, backroom sordide de Montparnasse, QG des fachos de la Rive Gauche, combats clandestins à porte d'Aubervilliers…

L’auteur enchaîne les rencontres et les substances pour raconter le off de la capitale. ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
Spilett
  13 mars 2018
Adolescent, comme beaucoup, j'ai lu « L'orange mécanique » d'Anthony Burgess et j'en ai gardé une appétence toute particulière pour les textes écrits dans un langage jamais lu auparavant… « Paname underground » est de ceux-là.
Dans cette autofiction, l'auteur nous explique comment il va palper un peu de blé en scratchant vite fait un petit guide sur le Paris interlope. Visite rapide des trottoirs à gagneuses, des porches à charclos, des boîtes à travalos, des squats à camés… c'est glauque à souhait…
Puis l'Ecrivain va perdre Dina, « sa pote, son amie et plus que ça », d'une overdose d'héroïne alors qu'il est bien connu qu'elle n'y touche pas.
Changement de ton, plus le temps de musarder dans les catacombes, l'heure de la vengeance a sonné… de la poudre plein le nez, Zarca va rendre sa justice…
A lire pour l'écriture hallucinée…
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RAMBAUD
  05 janvier 2018
Paname Underground est une descente en enfer dans le milieu des noctambules. L'auteur nous embarque pour un voyage dans le monde des clodos, des camés, des dealeurs, des prostituées, des homos, et des baltringues en tout genre. Un roman à la Despentes en beaucoup plus hard, qui sonne vrai.
Pour ceux qui ont envie de découvrir les bas-fonds de Paris, n'hésitez pas une seconde.
Bonne lecture
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Garoupe
  27 octobre 2017
Descente aux Enfers ou l'en(f)(v)er(s) du décor
Johan Zarca, c'est le mec de l'underground. Logique qu'après un livre sur l'univers du Bois de Boulogne (pas lu) et d'un autre sur l'underground thaïlandais (lu : Phi Prob), le Zarca se lance dans la rédaction d'un guide de l'underground panaméen.
Zarma ! le mec il fait ça intelligemment en plus. Tout d'abord, il n'écrit pas le guide mais le guide du guide, le making off de son livre. Ensuite, il pique allègrement dans son expérience personnelle et y mêle ses potes (de nuit, de beuverie, de défonce, de solitude, de dèche, de débauche et de sexe. La liste n'est pas exhaustive), et Dieu sait qu'elle est riche sa vie, mais en mêlant à tel point réalité et fiction qu'on en perd le nord. Impossible de démêler le vrai du faux même si on espère tout de même que les scènes les plus violentes font parties de la parti fictionnesque du récit ! Enfin, Zarca désacralise la langue. Quand bien même le récit est-il structuré et ses visites des undergrounds parisiens (parce qu'ils y en a autant que de protagonistes, que de lieux) répondent-elles à la logique de l'évolution de l'histoire dans laquelle Zarca se met lui-même en scène, il dynamite tout ça par l'argotisme et la violence de son propos.
Mais attention, Zarca ne provoque pas pour le plaisir de provoquer et il n'omet pas de se remettre lui-même en cause dans son histoire. Il s'est donné le rôle central mais il ne s'est pas pour autant donné le beau rôle. Zarca ne se voit ni en chevalier blanc, qui va redorer à lui seul le blason terni de l'underground qui n'en a par ailleurs rien à faire de se redorer quoi que ce soit, ni en petit diable, bon ou mauvais. Il est lui-même déjà à la marge du milieu qu'il fréquente, qui l'attire : les puristes le renvoient régulièrement à son rôle d'écrivaillon délateur qui montre ce qu'ils voudraient garder secret.
Au fil de ses déambulations, Zarca parle du Paris du sexe, du Paris des migrants, du Paris de la drogue, du Paris des fachos, du Paris de la nuit, celle qui fait peur, celle qui représente toutes nos faces cachées, nos angoisses, nos fantasmes, nos hontes. Cette lecture se fait au pas de course, sur les traces de Zarca, en une sorte d'apnée gigantesque parce que Zarca va là où ça craint, là où ça pue, là où ça schlingue, là où on ne s'embarrasse pas de salamalecs, là où le temps mort ne tue pas que lui-même, là où la fuite en avant est un mode de vie. Mais il va aussi là où se nouent de vraies amitiés, bâties sur un affectif, sur des rencontres.
Littérairement, Zarca argotte. Sans que le lecteur détienne forcément tous les codes, tous les tics de langage, et moi le premier !, ce style ne provoque aucun décrochement de sa part et participe a contrario à la désacralisation de l'objet littéraire à laquelle s'attaque Zarca et à l'éclatement des genres.
J'ai aussi tout à fait conscience, de ma position très extérieure, très inculte, d'avoir un regard à la limite de la considération morale de ce qui, pour d'autres, constitue un quotidien nocturne pour eux alors que pour moi il est diurne.
Le Paname de Zarca est le négatif de notre Paris diurne, bien policé, bien fréquentable. Il attire autant qu'il rebute. Contrairement au livre, qui ne vous rebutera pas, j'espère.

Lien : http://wp.me/p2X8E2-TK
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VieuxBoucCosmique
  05 décembre 2017
Si un pote ne me l'avait prêté, je n'aurais pas lu Paname Underground, enfin pas de sitôt. Malgré le buzz du prix de Flore, le bouzin ne se trouve pas encore bien en vue sur une étagère de ma médiathèque chérie alors que le mec de l'underground en est devenu le mac. Mon pote connaît Zarca, Zarca le connaît. Zarca a l'air de connaître pas mal de monde, de tous les mondes. du prétendu beau et de l'immonde. Comme le bouzin de Zarca je ne suis pas manichéen ; tous ces mondes communiquent par les boyaux sordides de l'humanité.
Je me sens comme l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'auteur, l'exemplaire dédicacé à mon pote dans les pognes. Alors c'est quoi les bails ? Zarcanoïd casse des briques.
Paname Underground est une autofiction. Une quête de l'essence de l'interlope parisien qui se transmute en enquête. C'est un polar et d'un genre pas piqué des vers : le hard-boiled. Une plongée dans un gouffre sans fond ; l'escalade de la violence. C'est de pire en pire, donc de mieux en mieux. Si pour vous un polar c'est du Julie L'escroc en charentaises avec une verveine, passez votre chemin.
Le monde est petit, je ne vous apprends rien. Bien que l'underground soit tentaculaire comme une entité innommable, celui de Paname est minuscule. « Paris ça s'écrit M.E.R.D.E. » dixit Daniel Darc dans les années 80. Vous vous défoncez pour dénicher vos gars sur quand vous en avez le plus besoin et les embrouilles vous trouvent. Une vengeance en avorte d'une autre dans ces égouts à ciel ouvert. Comme dans la vie, il n'y a qu'une seule fin.
Bémol pour les incultes, le langage de rue fleurit dans les pages du bouzin. Rien d'insurmontable. Si tu allumes tes neurones le contexte permet d'entraver. Mais si tu captes rien miskine, fais pas ton fomblard et choufe Google OKLM dans ton teum-teum.
Bon, j'ai pas que ça à foutre, comme j'ai pas le seillo faut que j'aille faire les yeux vaudou à une bibliothécaire michto pour qu'on lui bicrave le Boss de Boulogne.
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sandrinedurochat
  16 juillet 2018
Bienvenue dans l'Underground parisien : Accrochez vos ceintures car cela va remuer.
Votre guide sera ZARCA, un romancier, côtoyant ce milieu et à la recherche de la bonne idée pour son nouveau livre. Après un soir de baise au Love Hotel avec sa pote Dina, «sa frelonne », comme il l'appelle, Zarca décide d'écrire un guide sur l'underground parisien. Raconter Paris mais en version OFF et subversive avec au menu : les tapineuses de Pigalle, les Afghans du square Villemin, les loulous de Belleville, les tox de de la Chapelle, les backrooms bien crades de Montparnasse, les combats clandestins et les QG des fachos de la rive gauche. Zarca s'imagine déjà « se faire les burnes en platine » et multiplie les rencontres grâce à toute une clique de potes de ce milieu: Slim, Bac, Erik, Cylia et Komar. Tout roule pour Zarca, jusqu'au moment où SA Dina va être découverte morte, une seringue pleine d'héroïne plantée dans le bras et que lui-même va être victime d'une tentative de meurtre…
Son road trip underground va dès lors se transformer en une spirale de défonce et de vengeance en mode hardcore contre ceux qui les ont visés, lui et sa frelonne. Forcément, cela va saigner et faire très mal…
C'est bien ce livre ?
UN GRAND OUI. Très belle découverte d'un auteur et de ce PANAME UNDERGROUND qui est un EXCELLENT roman noir mêlant des éléments autobiographiques et des éléments de fiction. le mélange est détonnant et complètement frais^^. Pour ma part, je me fiche de connaître la part de réel ou de fiction dans ce livre, cela appartient à l'auteur. Son PANAME UNDERGROUND est de la bombe et cela me suffit.
Le cadre y est forcément pour beaucoup: drogues, violences gratuites, backrooms dans lesquels il faut surveiller ses arrières, bref le cadre parfait pour tout lecteur qui veut frissonner^^ mais qui peut s'avérer un piège pour un auteur qui ne veut pas trop se fouler en se contentant de servir une description assez froide et clinique. Rien de tout cela dans PANAME, il y a du fond et du style !!! Pour ma part, je ne connais rien de ce milieu à part quelques lectures mais j'ai trouvé que Johann ZARCA l'abordait avec sincérité et force sans en faire des tonnes. Rien que pour cela, je lui dis chapeau : car au-delà du cadre underground, il livre une mise en scène originale et intelligente de son récit et soigne ses personnages qui sont tous impeccables : Komar, Slim, Azad, Bibo, Erik, Cylia et bien sûr Dina sont parfaits. Ils pourraient à eux seuls faire l'objet d'un roman. Les deux ZARCA m'ont bien sûr le plus plu: le Zarca, sale gosse qui m'a fait marrer durant sa virée parisienne et le Zarca destroy et en vrille totale après la mort de sa frelonne.
Cà c'est pour le fond !!! Pour la forme : Chapeau aussi. L'auteur fait coller sa plume au fond grâce à une écriture cash, percutante et très rafraîchissante. Vouloir imposer un tel phrasé était risqué mais c'est exactement ce qu'il fallait pour ce type de roman. Je me suis immédiatement piquée de ce phrasé oral argotique et en verlan. J'ai pu élargir mes connaissances^^.
Dernière info et pas des moindres : ce roman a reçu le Prix de Flore 2017. D'autres auteurs avant comme Despentes, Houellebecq, Dustan et Nothomb l'ont reçu. Et oui, même les mondains parisiens ont kiffé PANAME UNDERGROUND
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
zoccatzoccat   01 décembre 2017
Direct, je flanque à l’épave une golden dans la bouche, le fils de pute se rétame sur le sol sablonneux. Sans pitié, je plonge à terre pour le finir en ground and pound, lui balance un steak dans la face, puis deux, puis trois, puis quatre… Dix, onze, douze… Je l’éclate, lui envoie trois coudes et deux coups de plafonds. – T’es mort, enculé ! Je le défonce encore et encore, ne cesse de me défouler sur ce crevard, l’expédie dans le coma. Le corps contracté à balle, le poing droit flingué, je me relève et ajoute un penalty dans la boîte crânienne de ce chien. Je pense à Diana, récupère mon sachet de coke et me le vide dans la bouche. L’Underground c’est moi.
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PecosaPecosa   30 décembre 2018
Lui même le dit: "Les Kalashnikovs, pour nous les Afghans, c'est un peu comme vous et le camembert."
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rkhettaouirkhettaoui   26 novembre 2017
Les Champs-Élysées. La plus belle avenue du monde… Seul un touriste jap ou un redneck de Floride peut te débiter une connerie pareille. Il suffit juste de scanner le périmètre en pleine nuit pour sonder le foutoir, entre lascars en virée, bastons et embrouilles, tireurs, arnaqueurs et voleurs à la ruse. Un dépotoir parsemé de verre pilé, sacs plastoc, flaques de gerbe et ordures.
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rkhettaouirkhettaoui   26 novembre 2017
Contrairement aux idées reçues, les combats clandestins sont réglementés : interdit de viser les yeux, la pomme d’Adam et les bouliches. Pour le reste, c’est 100 % freestyle. Celui qui tombe K.O. ou abandonne la baston a perdu. Le rabouin rappelle ces quelques règles aux deux combattants et lance le « Start » avant de s’évaporer dans la foule compacte.
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rkhettaouirkhettaoui   26 novembre 2017
Sans aucune discrétion, je récupère mon sachet de cé au fond de ma poche, le vide dans le creux de ma palme et plonge ma truffe dedans. Je missionne à sniffer la poudre tant mon zen est désaxé, termine le taf en léchant la paume de ma main. L’amertume de la èce couplée à celle du raisiné m’emplit le palais.
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Videos de Johann Zarca (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Johann Zarca
Chaque vendredi matin, Valérie Expert vous donne rendez-vous avec Gérard Collard pour leurs coups de c?ur... Voici les références des livres présentés dans l'émission du 10 novembre 2017
L'ordre du jour - Prix Goncourt 2017 de Eric Vuillard aux éditions Actes Sud https://www.lagriffenoire.com/?fond=produit&id_produit=80695&id_rubrique=372
La disparition de Josef Mengele - Prix Renaudot 2017 de Olivier Guez aux éditions Grasset https://www.lagriffenoire.com/90630-divers-litterature-la-disparition-de-josef-mengele.html
L'art de perdre de Alice Zeniter aux éditions Flammarion https://www.lagriffenoire.com/90195-divers-litterature-l-art-de-perdre.html
Paname Underground de Johann Zarca aux éditions Goutte d'or https://www.lagriffenoire.com/97194-divers-litterature-paname-underground.html
L'invention des corps de Pierre Ducrozet aux éditions Actes Sud https://www.lagriffenoire.com/88252-divers-litterature-l-invention-des-corps.html
La petite communiste qui ne souriait jamais de Lola Lafon aux éditions Actes Sud https://www.lagriffenoire.com/23492-divers-litterature-la-petite-communiste-qui-ne-souriait-jamais.html
Mercy, Mary, Patty de Lola Lafon aux éditions Actes Sud https://www.lagriffenoire.com/88250-divers-litterature-mercy--mary--patty.html
Tiens ferme ta couronne - Prix Medicis 2017 de Yannick Haenel aux éditions Gallimard https://www.lagriffenoire.com/87431-divers-litterature-tiens-ferme-ta-couronne.html
La Serpe - Prix Fémina 2017 de Philippe Jaenada aux éditions Julliard https://www.lagriffenoire.com/88419-divers-litterature-la-serpe.html
De l'ardeur : Histoire de Razan Zaitouneh, avocate syrienne de Justine Augier aux éditions Actes Sud https://www.lagriffenoire.com/90555-concours-publics-de-l-ardeur.html
Detroit de Fabien Fernandez aux éditions Gulf Stream https://www.lagriffenoire.com/90855-romans-detroit.html
L'Essence du mal de Luca D'Andrea et Anaïs Bouteille-Bokobza aux éditions Denoël https://www.lagriffenoire.com/97832-divers-polar-l-essence-du-mal.html
Prince bleu de Montmartre de Michou et François Soustre aux éditions Cherche Midi https://www.lagriffenoire.com/99443-divers-litterature-prince-bleu-de-montmartre.html
Vous pouvez commander cette sélection sur le site de la librairie en ligne www.lagriffenoire.com
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