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Ronald Blunden (Traducteur)Francois Chalais (Préfacier, etc.)
EAN : 9782841148158
597 pages
Éditeur : Ramsay (19/09/2006)

Note moyenne : 4.21/5 (sur 31 notes)
Résumé :

A force de travail et d'obstination, un petit émigrant italien, Frank Capra, devient un des princes d'Hollywood. Personne n'a oublié ses plus belles contributions à l'Age d'or du cinéma " La vie est belle ", " New York-Miami ", " L'Extravagant Mr Deed "s, " Mr Smith au Sénat ", " Arsenic et vieilles dentelles ". Gary Cooper, Cary Grant, James Stewart, Spencer Tracy, Bette Davis lui doivent leurs rôles les plus célèb... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Pecosa
  18 mars 2020
Frank Capra , Ernst Lubitsch, George Cukor occupent une place à part dans la comédie américaine de l'Age d'Or de Hollywood.
Capra, comme Lubitsch, n'est pas né aux Etats-Unis (Cukor quant à lui est né en Amérique de parents hongrois) mais en Sicile au sein d'une famille misérable de paysans illettrés. Grâce à un frère particulièrement aventurier, toute la famille gagne les Etats-Unis. C'est ainsi que s'ouvrent les Mémoires de Capra qui connaît l'arrivée à Ellis Island, les quartiers misérables, les petits boulots dès l'enfance pour pouvoir s'extirper de sa modeste condition.
Arrivé par hasard dans le cinéma en tant que scénariste et auteur de gags, il va devenir ce grand metteur en scène dont on aime tant les films, devenus des classiques: New York-Miami, L'Extravagant Mr. Deeds, Vous ne l'emporterez pas avec vous, Monsieur Smith au Sénat, Arsenic et vieilles dentelles, La vie est belle…
Epaulé par le producteur Harry Cohn, Capra devient l'un des plus grands metteurs en scène de Hollywood, l'homme aux trois Oscar.
Lors de la seconde guerre mondiale, il produit et réalise plusieurs films et documentaires de propagande.
Le public connaissait Capra, son nom figurait bien en évidence sur les affiches de ses films, ce qui explique le titre original de cet Hollywood Story, The Name Above the Title : An Autobiography.
Hollywood Story est certes un le récit d'une vie a posteriori, une occasion de se présenter à son avantage, comme souvent dans les entreprises mémorielles. La lecture est plaisante, l'homme spontané et plutôt modeste au vu de sa carrière, les anecdotes sur les tournages et les grand studios américains sont nombreuses.
Ces Mémoires sont aussi une belle illustration du Rêve américain, en montrant le parcours d'un jeune immigré sicilien devenu à force de sacrifice, de travail, et d'ambition, un grand nom du cinéma mondial.
PS: Pour ceux qui veulent jouer, un quiz sur ma page « Franck Capra. Ses films ».
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ChristianAttard
  16 mars 2018
Franck Capra fut l'un des plus grands créateurs du cinéma américain, reconnaissable entre tous par sa capacité à imaginer un univers inimitable à chaque film. Un univers fait d'idéalisme, de bon sens, de naïveté et de confiance totale en la démocratie américaine qui avait accueilli le petit sicilien.
Ingénieur chimiste, il renonça pourtant après la première guerre mondiale à travailler dans ce domaine. C'est à force de volonté, cumulant parfois trois emplois dans une très longue journée qu'il réussit à se hisser aux sommets d'Hollywood.
Il obtint ainsi trois oscars du meilleur réalisateur pour "Grande Dame d'un jour" en 1934 , "Monsieur Smith au Sénat" en 1940 et son chef d'oeuvre "La vie est belle" en 1947. Une carrière exceptionnelle pourtant commencée au plus bas de l'échelle et qu'il nous conte ici.
On apprendra ainsi comment justement, "La vie est belle" doit beaucoup à un étrange personnage qui vint lui rendre visite alors qu'il était très malade et déprimé. Une mine d'informations, d'étonnements tout au long de cette autobiographie écrite avec simplicité sur un destin incroyable.
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Seabiscuit
  04 septembre 2018
Je n'ai pas lu ce livre, dommage ! Mais, c'est plus fort que moi. Balancer quelques mots sur ce cinéaste hors normes, c'est plus qu'une joie, c'est un plaisir extrême. Capra, c'est le rêve, l'écran noir et blanc aux milles couleurs du coeur, de la joie de vivre et de peindre l'homme dans tout ce qu'il a de merveilleux et de moche mais avec une touche d'optimisme tellement forte que vous n'avez par d'autre choix que celui de vous laisser emporter par la fougue de Monsieur Smith au Sénat ou encore par l'altruisme et le don de soi de Georges Bailey. Capra dira même que "La vie est belle" est le plus beau film jamais réalisé. C'est un chef-d'oeuvre du noir et blanc riche de tout le charme d'un cinéma porté avant tout sur l'humain et le travail de l'acteur. Que dire de monsieur Smith au sénat si ce n'est, derrière une peinture qui semble naïve, un portrait de la politique, et de ses maguouilles. Que dire de "La vie est belle" si ce n'est la possibilité que chacun de nous a d'aider son prochain, de partager, de construire avec et pour les autres, rien, ci ce n'est que notre société n'a pas tant changé que ça. L'univers de Capra est le notre, chacun d'entre nous trouvera dans l'un de ses personnages ou l'un de ses films, une tranche de sa vie ou une part de sa personnalité. Jamais un film noir et blanc n' a autant porté les couleurs de la vie que "La vie est belle". Que dire encore de Monsieur Deeds et de son combat contre des avocats véreux et une presse peu scrupuleuses ? Nous baignons tous dans l'univers extravagant de monsieur Deeds. Que dire du rythme et des rebondissements d'Arsenic et vieilles dentelles si ce n'est un classique parmi les plus grands, une base pour le théâtre et le cinéma. Je vais trouver un livre sur Capra, voilà ! Je vais également revoir "La vie est belle" pour la énième fois.
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Runner
  19 avril 2011
Selon l'expression consacrée, voilà bien là une autobiographie qui se lit comme un roman. Evacuons tout de suite le côté négatif de ce livre, c'est une autobiographie et de fait la bonne foi n'est pas toujours de mise (ce qui est probablement inhérent au genre). Capra s'il écrit ici un ouvrage très fluide et bien rythmé, reste quand même un brin mégalo, se donnant bien souvent le beau rôle.
Mis à part ça, il nous plonge tout au long de ces 600 pages (la version française est plus courte que la version originale) au plus profond de l'histoire du cinéma américain, de l'âge d'or à l'après guerre. Les souvenirs personnels se mélangent à une description assez savoureuse de quarante ans de l'histoire de son art et en creux de l'histoire tout court.
Les drames personnels, les humiliations auxquelles il a dû faire face (il a été surnommé « le rital » par Harry Cohn, président de la Columbia, pendant presque la totalité de leur collaboration, charmant n'est-ce pas ?), rendent ce récit très attachant.
En un mot, si vous aimez le cinéma des années 30/40 et si vous aimez Frank Capra (oui ça peut éventuellement aider), ce livre est fait pour vous.
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frenchblues
  03 avril 2012
Un témoignage sincère et indispensable sur l'âge d'or du cinéma hollywoodien. le style littéraire et le rythme du récit évoquent les films de Capra (les réparties cinglantes, la fluidité, l'humanisme).
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
PecosaPecosa   17 mars 2020
L'industrie du cinéma fut l'une des dernières industries américaines à ressentir le contrecoup de la Grande Dépression. Le cinéma était le moyen de distraction le moins cher -et pour beaucoup le seul. De plus, pour les chômeurs transis qui arpentaient les rues, la salle de cinéma était le seul endroit pratique où ils pouvaient se reposer et se réchauffer à peu de frais. Et, bien que cela dût être un véritable martyre que de dormir dans les fauteuils à dix cents, les cinémas permanents étaient remplis de dormeurs sans foyer.
Vers 1932, bien des gens n'avaient pas les moyens de payer dix cents pour s'amuser ni même pour se reposer. Les queues devant les boulangeries remplacèrent les queues devant les cinémas. Ce que l'on avait appelé les "années folles" devenaient de plus en plus funèbres. Deux des plus grandes sociétés, la Paramount et la Fox, durent déposer le bilan.
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PecosaPecosa   18 mars 2020
Le mégaphone a été à John Ford ce que le ciseau a été à Michel-Ange: sa vie, sa passion, sa croix.
Ford ne peut pas être catalogué ni analysé. Que dire de plus, sinon qu'il est Ford, c'est-à-dire fantastique. John est à moitié tyran, à moitié révolutionnaire; à moitié saint, à moitié Satan; à moitié possible, à moitié impossible; à moitié génial, à moitié Irlandais -mais à cent pour cent américain.
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PecosaPecosa   16 mars 2020
Il n'y a pas de règles en matière de création cinématographique, seulement des péchés.
Et le péché capital, c'est l'ennui.
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Video de Frank Capra (2) Voir plusAjouter une vidéo

Deauville / réaction de John Frankenheimer au décès de Frank Capra
Le réalisateur John FRANKENHEIMER, présent à Deauville pour le Festival du film américain, a rendu hommage au cinéaste Frank CAPRA décédé à l'âge de 94 ans.
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