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EAN : 9782246390015
185 pages
Éditeur : Grasset (01/02/1987)

Note moyenne : 4.5/5 (sur 2 notes)
Résumé :
La Médée, la Cardinal ! Deux étrangères, deux exilées qui vivent leur exil comme une tragédie, une brisure, un deuil. Médée est née en Colchide, au bord de la mer Noire. Pour les Grecs, elle est une barbare. Marie Cardinal est née en Algérie, sur les bords de la Méditerranée, d'une famille qui s'engendrait là depuis six générations. Pour comprendre cette Médée, il a fallu, à Marie Cardinal, devenir cette femme, cette différence, lui prêter ses mots. Cela donne une v... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Marti94
  20 juillet 2016
Quand Marie cardinal écrit dans l'avant-propos de son livre « Je voulais comprendre Médée, devenir cette femme et lui prêter mes mots pour qu'elle puisse s'exprimer aujourd'hui », elle tient son pari.
La composition de « La Médée d'Euripide » en fait à la fois un essai et une pièce de théâtre. Un essai parce que Marie cardinal explique sa démarche et une pièce parce qu'elle propose une nouvelle version de « Médée ». La troisième partie du livre est consacré à un entretien avec Hélène Pednault.
Marie Cardinal veut faire aimer la femme étrangère, l'immigrée qu'est Médée mais s'intéresse aussi à son auteur, Euripide, qui a la particularité d'être subversif.
Elle explique que la traduction du grec ancien peut rendre assez ennuyeux le texte sans en rendre la musique alors elle tente de mettre au point un équilibre sonore qui correspond à l'architecture de la composition de la pièce d'Euripide.
Elle a fait des études de philosophie et n'est pas une spécialiste du grec ancien. Elle se fait donc conseiller et le résultat est surprenant de modernité.
On retrouve la démesure du personnage et malgré l'infanticide, je me suis surprise à admirer le combat de cette femme qui souffre face à l'injustice.
Lu en juillet 2016
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nathalie_MarketMarcel
  13 juin 2013
J'ai beaucoup aimé cette lecture et cela sans doute grâce à la traduction pleine de vie et de chair de Marie Cardinale.
Ici la langue est forte. Créon me paraît plus sensible mais tous les personnages à l'exception de Médée sont un peu faibles. L'héroïne prend toute la place, terrible.
Le texte insiste aussi sur un autre point. Alors que Corneille retient surtout la trahison amoureuse de Jason – amoureux intéressé – Euripide met l'accent sur l'étrangeté de Médée : ce n'est pas une Grecque, c'est une Barbare, elle vient de la Mer Noire. Elle est forcément étrangère (et un Grec ne peut pas épouser une Barbare – le lien qui l'unit à Jason ne vaut rien devant la loi et les enfants n'ont aucune protection), exilée, effrayante, bizarre, elle fait peur. Alors que Jason est le « Grec ». Et comme dans toutes les tragédies grecques, les femmes sont en proie à un destin sur lequel elles n'ont aucune prise.
Un texte plein de fureur.
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
nathalie_MarketMarcelnathalie_MarketMarcel   13 juin 2013
Moi je suis seule. Je n’ai que Jason. Jason qui m’outrage, qui retourne notre histoire contre moi. Il dit qu’il m’a arrachée à une terre barbare. C’est vrai, mais cette terre barbare, c’était ma terre, c’était chez moi. Qu’est-ce que vous voulez que je fasse à l’étranger si je ne suis plus avec lui.
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nathalie_MarketMarcelnathalie_MarketMarcel   13 juin 2013
Tu es immonde ! Tu es une créature infecte ! Tu me fais horreur, tu fais horreur au genre humain, tu es un monstre !
Maudit soit le jour où je t’ai sortie de ta terre barbare !
Maudit soit le jour où je t’ai installée dans la famille que tu viens d’exterminer ! Jamais une femme grecque n’aurait commis une telle monstruosité, jamais !
Maudit le jour où je t’ai embarquée sur mon beau bateau !
Maudit le jour où je t’ai préférée à une femme de mon pays. Tu n’es pas une femme, tu es une lionne sanguinaire, tu es une sauvage !
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Marti94Marti94   20 juillet 2016
La vague misogyne a commencé à déferler à la fin du deuxième millénaire. A l’époque où Euripide a écrit Médée, les femmes s’y étaient déjà noyées. Il faut lire le livre d’Elisabeth Badinter L’un est l’autre sur ce sujet. L’histoire de la prise du pouvoir par la virilité y est parfaitement bien exposée.

(Entretien de Marie Cardinal avec Hélène Pednault)
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Marti94Marti94   20 juillet 2016
Démolir les gens dans leur dos et aller ensuite leur faire des beaux discours et des sourires, ce n’est pas du courage, c’est de la lâcheté. Pire, c’est de l’impudence !
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Marti94Marti94   20 juillet 2016
Vas-y Médée, reprends ta place ! Montre-leur ce que c’est que d’être noble et savante ! Et, après-tout, puisqu’il parait que les femmes sont incapables de faire le bien, qu’au moins on nous laisse le privilège de faire le mal mieux que quiconque.
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Videos de Marie Cardinal (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Marie Cardinal
Jacqueline Duhême Une vie (extraits) conversation avec Jacqueline Duhême à la Maison des artistes de Nogent-sur-Marne le 8 février 2020 et où il est notamment question d'une mère libraire à Neuilly, de Jacques Prévert et de Henri Matisse, de Paul Eluard et de Grain d'aile, de Maurice Girodias et d'Henri Miller, de Maurice Druon et de Miguel-Angel Asturias, de dessins, de reportages dessinés et de crobards, d'Hélène Lazareff et du journal Elle, de Jacqueline Laurent et de Jacqueline Kennedy, de Marie Cardinale et de Lucien Bodard, de Charles de Gaulle et du voyage du pape en Terre Sainte, de "Tistou les pouces verts" et de "Ma vie en crobards", de Pierre Marchand et des éditions Gallimard, d'amour et de rencontres -
"Ce que j'avais à faire, je l'ai fait de mon mieux. le reste est peu de chose." (Henri Matisse ). "Je ne sais en quel temps c'était, je confonds toujours l'enfance et l'Eden – comme je mêle la mort à la vie – un pont de douceur les relie." (Miguel Angel Asturias)
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