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ISBN : 2757868020
Éditeur : Points (08/03/2018)

Note moyenne : 3.73/5 (sur 91 notes)
Résumé :
Pour n’importe quel passant, les rues, les places, les jardins de Melbourne possèdent un charme certain. Pour Darian Richards, chacun de ces lieux évoque une planque, un trafic de drogue, un drame, un suicide, un meurtre. Lassé de voir son existence ainsi définie par le crime, et uniquement par le crime, il a décidé, après seize ans à la tête de la brigade des homicides, de passer à autre chose. Une vie solitaire, plus contemplative.

Il accepte néanmo... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (59) Voir plus Ajouter une critique
Kirzy
  16 juin 2018
Mais pourquoi ???
Il y a des stratégies éditoriales auxquelles je capte Z … Les Editions Sonatine ( et donc Points par la suite ) ont choisi de faire découvrir aux Français cet auteur australien prometteur et sa série - enquêteur Darian Richards en l'abordant par le 4ème opus !!!
WTF !
J'ai aimé le pitch de départ, un cold case millésimé 25 ans d'âge, une affaire bâclée, une jeune fille retrouvée morte, meurtre, suicide ou asphyxie érotique ?
J'ai aimé suivre cette enquête, le style de l'auteur, ces chapitres courts alternant les points de vue, le cheminement ( classique ) qui conduit à voir en chaque rencontre un suspect, un tueur potentiel ( parrain de la drogue, petit-ami, prof séducteur, policiers corrompus , y a le choix… ) jusqu'au rebondissement final of course que t'as pas ( que je n'ai pas ) vu venir à des kilomètres !
Ok y a quelques longueurs, OK la façon qu'à LA preuve d'arriver sur le tapis pour coincer le tueur déboule un peu à la hussarde, mais l'enquête est plaisante.
J'ai aimé la façon dont le héros Darian Richards, anti-héros désabusé, se saisit de ses chapitres et de son «  je » pour interpeller le lecteur, on a quasi l'impression qu'il s'adresse à nous et nous chuchote des confidences, de beaux passages mélancoliques et introspectifs.
Mais rien à faire, j'ai été frustrée de commencer le diner avant le petit déj' ! En publiant à l'envers cette série policière, et même si cette enquête est indépendante, on passe à côté du sel de la relation entre les deux enquêteurs Darian Richards et Maria Chastain , on sent qu'elle est riche, complexe, qu'elle a du vécu. J'ai également eu l'impression d'effleurer la psyché d'un Darian hanté , qu'on nous dit, par le ratage de l'affaire du Tueur du Train. Idem pour sa relation avec Copeland, le boss de la Criminelle, son mentor, qui aurait éclairer bien des choses en connaissant les antécédents.
Quel dommage quand on tient là un auteur qui a incontestablement beaucoup de style !
Lu dans le cadre du Jury Prix du meilleur polar des lecteurs Points
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iris29
  13 septembre 2017
C'est un cold case que nous propose Tony Cavanaugh, un cold case assez classique , avec duo de policiers (homme/femme) , qui se passe à Melbourne, en Australie .
Darian Richards, un flic qui a pris une retraite anticipée , est tiré de sa petite vie peinarde au bord d'un lac, par le chef de la police en personne Copeland, le même qui lui avait mis le pied à l'étrier à la Criminelle et l'avait formé. Il lui demande d'enquêter sur la mort d'Isabel Vine survenue en 1990.
Cette toute jeune fille de 18 ans avait été retrouvée pendue "suicidée" après une asphyxie érotique . le père n'y a jamais cru . Il étaient un paquet à postuler au titre d'assassin: le petit ami trompé, le jeune prof un peu trop séduisant, un riche hôtelier qui trempait dans le trafic de drogue, et quatre jeunes flics dont l'un va certainement succéder à Copeland au poste de chef . le ministre aimerait bien qu'il soit définitivement blanchi dans cette affaire avant de lui donner le job...
Etant habituée à lire ce genre de romans policiers qui met en scène des flics , en plein travail , je dois dire que je n'ai pas trouvé celui-ci très fin ... si on le compare à l'inspecteur Rebus de Ian Rankin (pour ne citer que lui au hasard et à l'insu de mon plein gré...) .
J'ai croisé brièvement quelques femmes dans ce roman : le binôme flic super canon du héros, des mineures canons ,ou des jeunes filles fraîchement majeures, canons ... Je n'ai pas rencontré en 412 pages , une nana avec un cerveau canon !
La psychologie des personnages est assez sommaire et même si la fin est surprenante (ce qui est plutôt un bon point ) , je l'ai trouvée trop "tarabiscotée".
A la décharge de ce roman, 2 cartons jaunes contre la maison d'édition!
Le premier étant de comparer , sur la quatrième de couverture, le personnage principal à Harry Bosh... Forcément , ça place la barre très haut ...
Et le deuxième , c'est que ce tome n'est pas le premier de la série . Je pense que dans les précédents , l'auteur met en place son duo d'enquêteurs, peaufine leur personnalité , installe la complicité. Là, les éditions Sonatine nous demandent de sauter à pied joints en plein milieu du" match", ça doit jouer dans mon ressenti ...
J'essaierai de me procurer le premier tome dés qu'il sera traduit , histoire de ne pas rester sur une impression assez tiède , car cette série se passe en Australie et je suis friande de cette destination ...
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nameless
  16 mai 2017
Que s'est-il passé fin 1990 dans l'appartement d'Isobel Vine, jeune fille de 18 ans retrouvée morte, étranglée avec une cravate reliée à la poignée de la porte de sa chambre ? Suicide ? Meurtre ? Jeu sexuel porté à son mortel paroxysme ? Malgré les témoignages du père et des amis d'Isobel qui décrivent une jeune femme tournée vers l'avenir et non au bord de l'abîme, l'enquête conclue rapidement à un suicide. D'autant plus rapidement que 4 jeunes policiers débutants, parmi lesquels Nick Racine, ont assisté à l'ultime soirée d'Isobel, sans que leur présence à cette fête soit parfaitement éclaircie.
 
Vingt-cinq ans passent.  Nick Racine postule à la plus haute fonction policière à la tête du service des homicides. Pour accéder à ce poste prestigieux, l'heureux élu doit être irréprochable. Toute la lumière doit enfin être faite sur l'Affaire Isobel Vine, ainsi que sur les soupçons et rumeurs qui ont éclaboussé l'intégrité des policiers lors de son décès. Débusqué dans le Queensland où il s'adonne à la pêche à la truite depuis un échec professionnel, Darian Richards est chargé par Copeland Walsh, son ex-chef, de reprendre l'enquête, aidé par Maria Chastain. Darian et Maria repartent de zéro, rendent visite à Eli, le père d'Isobel, bijoutier dans Chapel Street, persuadé que sa fille a été assassinée, écoutent à nouveau tous les protagonistes du drame, leur posent des questions inattendues qui entraînent parfois des réponses révélatrices.
 
A partir du thème plutôt banal du cold case, Tony Cavanaugh construit une intrigue structurée et suffisamment complexe pour perdre le lecteur parmi de nombreuses conjectures, originale aussi puisqu'elle concerne une enquête de la police sur la police, qui révèle corruptions ou petits arrangements entre amis, sur fond de trafic de drogue.

Mais L'affaire Isobel Vine est surtout et avant tout un très bel hommage rendu à Melbourne par l'auteur. Melbourne est le personnage principal, et c'est ce versant du roman, descriptif et parfois un peu lent ou redondant, que j'ai personnellement préféré, puisque j'y ai retrouvé avec plaisir, une ville que j'ai, un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, aimée : St Kilda, Fitzroy, Chapel Street, South Yarra, China Town, Queen Market Victoria, la Yarra, les tramways, les arbres, les oiseaux. Un vrai quart d'heure nostalgie, qui a duré quelques heures, aussi longtemps que j'ai pu prolonger ce plaisir de lecture ! J'ai hâte que les 3 précédents romans de Tony Cavanaugh soient traduits.
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Witchblade
  16 mai 2017
Livre lu dans le cadre d'une Masse Critique Spéciale.
Je remercie Babelio et les éditions Sonatine pour cet envoi car j'ai passé un excellent moment de lecture avec ce roman, voire même plus car il a été dévoré en 4 jours tant il a été captivant d'un bout à l'autre. Comme d'habitude, je ne me souvenais déjà plus du résumé que j'ai relu en diagonale pour me resituer l'histoire avant de le commencer.
L'auteur a utilisé une curieuse construction pour son roman où il alterne les narrateurs, dont la plupart n'ont pas de noms car ils nous apportent des éléments différents sur l'enquête en cours, aussi bien dans le passé où nous rencontrons Isobel que dans le présent, des protagonistes ne voyant pas d'un bon oeil la ré-ouverture de cette affaire non résolue vieille de 25 ans et impliquant 4 jeunes flics dont un doit être nommé prochainement au poste de commissaire (son passé doit donc être vierge de toute affaire louche). Sinon notre personnage principal est Darian Richards et j'espère pouvoir bientôt le revoir car j'ai bien apprécié son caractère et sa vision des choses. Cette histoire m'a un peu fait penser à NCIS car l'enquête se passe en eaux troubles entre des flics et un trafic de drogue. L'auteur profite de l'histoire pour nous faire découvrir l'Australie et le fonctionnement de certains postes de police. Par contre, concernant l'Australie, j'aurais préféré avoir une carte pour mieux situer les différentes villes et régions citées, la balade aurait ainsi été plus agréable. Par rapport à l'enquête, j'ai vraiment très apprécié la façon d'en mener la résolution et depuis « Drone Land » de Tom Hillenbrand, je réfléchis à tous les scenarii, même les plus improbables, mais je ne trouve que rarement la raison de l'acte en lui-même...
Comme vous l'aurez compris, ce roman a été un coup de coeur et j'espère pouvoir en retrouver les principaux protagonistes dans de nouvelles enquêtes. Malgré la construction qui surprend au début, l'écriture de l'auteur est très agréable, même les passages crus ou violents passent tout seuls car ils sont, heureusement, très peu nombreux. Darian est un personnage complexe et fidèle à une certaine vision de la vie et de la justice. L'auteur nous montre ainsi l'envers du décor dans certains postes de police et de certains flics. C'est très intéressant et je ne pense pas que cela soit totalement imaginaire pour certains policiers, quelque soit les époques. Pour les amateurs de thriller mené de main de maître, je vous conseille très fortement de découvrir ce roman et son auteur dont c'est le premier livre édité en français. Certains ont comparé Darian à Harry Bosch de Michaël Connelly, je ne peux le confirmer n'ayant lu que « La blonde en béton » de cet auteur mais j'ai bien apprécié leurs 2 tournures d'esprit et leur protagoniste hors norme. Pour ma part, il s'agit d'un auteur de plus à pister. Petit bémol pour l'éditeur qui a laissé passer quelques coquilles...
Sur ce, bonnes lectures à vous :-)
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Tostaky61
  25 avril 2017
Les éditions Sonatine prennent un risque.
Annoncer, par un bandeau, que Tony Cavanaugh , l'auteur de L'affaire Isobel Vine, est le nouveau Connelly, il fallait oser. Et, quand ces mêmes éditions proposent à l'inconditionnel du grand Michael, que je suis, de découvrir le premier livre, de cet auteur, édité en France, là, c'est carrément jouer avec le feu.
Et bien, je vais vous dire, je ne vais pas chercher à comparer le style de ces deux écrivains.
Je vais juste vous parler de l'excellent polar que j'ai terminé en quelques heures.
C'est donc un flic australien que nous suivons. Darian Richards, ayant échoué dans la traque d'un tueur en série, a quitté ses fonctions et s'est retiré au bord d'une rivière dans le Queensland. C'est là que le commissaire Copeland Walsh vient le chercher afin qu'il reprenne une enquête non résolue sur la mort, vingt cinq ans plus tôt, d'une jeune femme retrouvée étranglée. Décès bien vite (trop vite) classé en suicide. Si le commissaire veut rouvrir le dossier, c'est que son successeur annoncé et, d'autres flics, avaient approché la victime et que, pour éviter un scandale, la lumière doit être enfin faite sur cette mort mystérieuse. Richards reforme son équipe pour une enquête compliquée, où les suspects sont nombreux et le danger permanent... l'ennemi est partout, même où on ne l'attend pas.
Si, grâce à Connelly, Los Angeles n'a plus de secret pour nous, c'est ici Melbourne et son passé criminel que nous invite à visiter Cavanaugh.
Point commun entre Hyeronimus, cher à Michael et Darian, le flic de Tony, l'obstination. Deux têtes de mule que rien n'effraie, ni les criminels, ni les hiérarchies ou les flics ripoux.
Une fin ambiguë laisse augurer d'une suite que j'attends avec impatience.
Cavanaugh adopte un style de narration particulière. A la première personne pour le personnage principal, mélangeant présent et flash-back, ou, dans un même chapitre, faisant intervenir, à tour de rôle chacun des protagonistes, original, déroutant et....efficace.
Un nouveau nom dans le monde du polar, ça ne peut pas faire de mal. Amateurs du genre, vous ne serez pas déçu.
Merci à Babélio et aux Editions Sonatine pour cette belle découverte.
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critiques presse (2)
LeJournaldeQuebec   31 juillet 2017
Un pavé qu’on a lu en deux jours ­seulement, parce qu’on n’a pas hésité à sacrifier quelques heures de sommeil pour en connaître la fin.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
LaPresse   01 juillet 2017
Une intrigue captivante et des personnages bien campés, mais on se demande tout de même pourquoi l'éditeur a cru bon de publier cette série en commençant par la fin.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Citations et extraits (43) Voir plus Ajouter une citation
babel95babel95   20 mai 2017
Il était près de minuit et je n'avais aucune destination. Le restaurant était rempli de familles et de camionneurs. J'entendais jaillir de derrière le comptoir Only the lonely, de Roy Orbison. Après un succès énorme dans les années 1950 et 1960, il avait sombré dans l'oubli réservé aux artistes qui ne comptent pas, les types de la vieille école qui n'ont plus aucune pertinence et dont la musique appartient à une époque révolue. Puis à la fin des années 1980 il avait effectué un come-back énorme et inattendu, grâce à Bono de U2 et aux Traveling Wilburys. Soudain, le vieux bonhomme aux lunettes bizarres, le crooner d'un autre temps, était de nouveau à la mode. C'était excitant de connaître ce genre de retour - ça se voyait à son visage tandis qu'il jouait avec les nouveaux rockeurs cools. Il avait sorti un disque, le premier depuis des lustres, qui s'était vendu comme des petits pains. Il était de nouveau là.
Et alors, aussi vite qu'il était revenu, il était mort d'une attaque cardiaque. Il avait eu, je suppose, une ou deux années au cours desquelles il avait su que sa vie comptait, qu'ils ne finirait pas dans la décharge de l'obscurité, à jamais oublié.
Les gens se souviendraient de son nom.
J'ai terminé mon café et suis sorti, la voix de Roy Orbison me suivant dans une nuit de naufrage et d'inconnu.
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iris29iris29   09 septembre 2017
Il vivait dans un grand appartement sans cloisons situé au dernier étage de l'un des immeubles les plus hauts de Melbourne, au cœur de la ville, entouré de baies virées qui s'élevaient du sol au plafond et à travers lesquelles, quand il était assis devant ses ordinateurs et ses écrans - le " cœur" _ , il observait les canyons en contrebas et s'imaginait qu'il était Batman en train de sauver l'humanité .
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nadiouchkanadiouchka   30 avril 2017
Donc, le type qui l’a mis en scène, le tueur, était clairement quelqu’un d’incroyablement arrogant. Il voulait dire quelque chose. Peut-être qu’il voulait faire passer un message, comme ces personnages de Game of Thrones quand ils empalent quelqu’un ou plantent une tête sur un pieu, histoire de dire : Jouez pas au con avec moi. Mais dans ce cas, c’était : Parlez aux fédés, parlez à qui que ce soit, et voici ce qui vous arrivera. Et qui qu’ait été cette personne, ce tueur, elle se sent à l’épreuve des balles. A l’abri. Impénétrable.
P.82
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WitchbladeWitchblade   18 octobre 2017
Je me rappelais les plaisanteries qui couraient à travers les étages du QG, des plaisanteries de mauvais goût : « Ce gamin a dû tirer le coup de sa vie » et « Il va avoir du mal à la lever maintenant » et « Tu parles d'un mauvais coup ». Ha, ha, les blagues foireuses d'abrutis en uniforme qui estimaient qu'une fille nue morte au cours d'un acte sexuel inhabituel tombait dans la catégorie des « elle ne l'a pas volé ».
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iris29iris29   12 septembre 2017
[ Petit-déjeuner ]

Une serveuse est arrivée et Maria a commandé une entrecôte avec des frites, du bacon, des saucisses anglaises, des haricots blancs mais sans œufs , le tout avec du thé vert parce qu'elle se souciait de sa santé.
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Vidéo de Tony Cavanaugh
Bande-annonce de "L'Affaire Isobel Vine" de Tony Cavanaugh.
Le nouveau Michael Connelly est australien.
Pour n’importe quel passant, les rues, les places, les jardins de Melbourne possèdent un charme certain. Pour Darian Richards, chacun de ces lieux évoque une planque, un trafic de drogue, un drame, un suicide, un meurtre. Lassé de voir son existence ainsi définie par le crime, et uniquement par le crime, il a décidé, après seize ans à la tête de la brigade des homicides, de passer à autre chose. Une vie solitaire, plus contemplative. Il accepte néanmoins de sortir de sa retraite par amitié pour le chef de la police qui lui demande de disculper son futur successeur, en proie à des rumeurs relatives à une ancienne affaire : en 1990, après une fête donnée chez elle, on a retrouvé le corps sans vie de la jeune Isobel Vine. Suicide, accident, meurtre ? L’enquête fut d’autant plus délicate que quatre jeunes flics participaient à cette soirée. Elle fut classée sans suite, mais le doute persiste sur ce qui s’est réellement passé. Reprendre des investigations vingt-cinq ans après les faits n’est jamais une partie de plaisir, surtout quand l’affaire concerne de près la police. Les obstacles ne manquent pas. C’est sans compter sur le caractère obstiné, rebelle et indiscipliné de Darian Richards et sur sa fâcheuse habitude à porter davantage d’attention et de respect aux morts qu’aux vivants. L’enquête rythmée de nombreux rebondissements va peu à peu l’amener aux frontières du bien et du mal, de la vérité et du mensonge, et Richards y perdra peut-être ses dernières illusions.
Une description rarement vue des rouages policiers. Une ville, Melbourne, personnage à part entière du roman. Une intrigue captivante. Et un antihéros plein de blessures intimes, misanthrope et obstiné, que l’on a envie de retrouver à peine la dernière page tournée.
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