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ISBN : 2207142051
Éditeur : Denoël (11/10/2018)

Note moyenne : 3/5 (sur 15 notes)
Résumé :
Liz Anderson est l'une des cent vingt personnes vivant au sein de la colonie martienne Endeavour. Entourée de ses collègues représentant les principaux pays du monde, et sous la direction de quatre agences spatiales travaillant de concert, Liz s'est engagée pour une mission de dix ans sur la planète rouge. Mais la camaraderie martienne vole en éclats lorsque, sur Terre, le feu nucléaire pleut sur plusieurs grandes villes. Les communications sont coupées et les colon... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
Aela
  27 octobre 2018
Dans un futur proche (la fin du 21 ème siècle?) une colonie sur Mars.
120 personnes, un chef de mission américain, ancien de l'armée, un module américain de 28 personnes, dont l'héroïne, Liz, micropaléobiologiste, un module chinois de 27 membres, un module russe de 29 membres, et un module eurasiatique (36 membres).
Liz s'est engagée pour une durée de dix ans dans cette colonie qui porte le nom d'Endeavour, du nom du navire de recherche britannique qui explora le Pacifique sud au XVIIIème siècle.
La planète Mars aborde son mouvement rétrograde (qui a donné le nom au livre), phénomène qui apparaît lorsque la Terre dépasse Mars dans sa course autour du Soleil, la planète rouge paraissant rebrousser chemin. C'est à ce moment que des nouvelles catastrophiques parviennent aux équipes sur Mars. le feu nucléaire a détruit plusieurs villes dans plusieurs pays: USA, Russie, Europe..Plus de liaisons avec la Terre, on soupçonne les Etats-Unis d'avoir lancé le feu les premiers sur la Chine.
La tension entre les équipes monte, d'autant plus que les liaisons avec les pays d'origine sont interrompues.
Les colons se retrouvent isolés à plusieurs dizaines de millions de kilomètres de chez eux.
Liz va essayer de monter une opération survie, il s'agira dans un premier temps de récupérer la sonde de ravitaillement Prospekt.
Des surprises attendent nos colons martiens quant aux origines de la guerre et les dangers qui les attendent dans cette mission.
Le récit est bien mené, sans longueurs, les détails scientifiques et d'ingénierie sont très réalistes.
Ce livre offre une bonne vision de ce que pourrait être la vie de colons sur Mars. L'auteur insiste sur les dangers qui font partie du quotidien, par exemple les poussières qui représentent un véritable risque sanitaire, contenant des perchlorates, ce sont des bombes à retardement chimiques.
Toute l'organisation est détaillée; l'organisation hiérarchique de la colonie, la vie dans les modules, l'élevage (de lombrics, d'abeilles, de volailles) la répartition des tâches entre les modules, les impressions 3D.
Nous avons plein de précisions sur la géographie de Mars, l'utilisation de la robotique par la colonie, l'extraction des ressources sur place et les relations au sein de l'équipage dans un contexte d'isolement relatif.
L'auteur imagine des bases situées dans des grottes magmatiques naturelles qui auraient pour effet bénéfique de réduire les variations de température (Mars connaît des variations de température de 66 degrés entre le jour et la nuit à la surface).
C'est un récit très documenté qui s'apparente à " l'Odyssée de l'espace", "Seul sur Mars", et le dernier livre de l'écrivain portugais dos Santos "Signe de vie".
J'ai été touchée par cette histoire humaine qui met en lumière les différences réponses possibles face à une situation de crise, réponses qui peuvent varier en fonction de la nationalité, de la culture, du groupe. Tout ceci dans un environnement particulièrement hostile où la question de la survie se pose à chaque instant.
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Crazynath
  06 novembre 2018
Les opérations Masse Critique de Babelio ont une qualité que j'adore : me permettre de découvrir de nouveaux auteurs, de nouveaux univers…Bref, rien de tel qu'une quatrième de couverture alléchante, puis une plongée dans un nouveau monde et d'éprouver la satisfaction d'avoir eu de la chance, car oui, le livre qu'on vous a envoyé vous a plu !
Cela a été le cas pour ma part avec l'envoi de Rétrograde de Peter Cawdron. Encore merci à Babelio et aux Éditions Denoël pour ce livre fort sympathique.
Dépaysement garanti avec ce livre dont toute l'histoire va se dérouler sur Mars. Ici, point d'Alien ou de petits hommes verts. Nous suivons le quotidien d'une expédition scientifique internationale. le quotidien de ces « colons » va cependant être bouleversé par une terrible nouvelle. Plusieurs grandes villes de la Terre viennent d'être détruites sous le feu nucléaire. Qui, quand, comment et surtout pourquoi ? A toutes ces questions et interrogations qui demeurent sans réponses, les réactions des différents protagonistes et habitants de la station ne se font pas attendre. Suspicion et colère apparaissent rapidement et les bonnes relations qui régnaient au sein de cette colonie semblent sur le point d'exploser.
L'histoire va ensuite prendre un tournant que je ne soupçonnais pas et que pour ma part j'ai bien apprécié.
J'ai beaucoup aimé la rigueur scientifique avec laquelle l'auteur nous décrit le quotidien de ces hommes et ces femmes qui mettent tout en oeuvre pour explorer les différentes facettes de cette planète inhospitalière. On ne peut d'ailleurs s'empêcher de faire le lien avec le film Seul sur Mars, même si le scénario est bien diffèrent.
Les descriptions des paysages martiens sont aussi fort bien développées et m'ont vraiment permis de visualiser cet environnement.
Bref, une belle découverte pour ma part.

Challenge ABC 2018/2019
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Ludo78600
  23 novembre 2018
Résumé :
Liz Anderson, micropaléontologie, vit une relation sentimentale avec un chirurgien chinois Jianyu après sa rupture avec le commandant en second Harrison.
La cohabitation laborieuse et sereine entre les différentes nationalités qui composent la mission scientifique Endavour, chargée de l'exploration de Mars, est soudainement remise en cause par les frappes nucléaires qui bouleversent l'équilibre diplomatique terrestre.
Très vite les liaisons sont coupées avec la planète Terre située à 56 millions de kilomètres, méfiances et antagonismes ressurgissent entre les russes, les chinois, les européens et les Américains, alors que certains tentent de générer un rassemblement entre les habitants de Mars.
Mon avis :
En 2014, la planète Mars revenait sur le devant de la scène avec le roman d'Andy Weir, adapté au cinéma par Ridley Scott l'année suivante, dans la préface du livre, signée par un Andrew Rader, ingénieur astronautique à Space X, un des deux prestataires privés de la NASA, on trouve aussi cité la trilogie de Kim Stanley Robinson ; ainsi que Arthur C Clarke et son célèbre « 2001 l'odyssée de l'espace » : « Retrograde » de l'australien Peter Cawdon, publié chez Denoël s'inspire de ces oeuvres prenant en chacune ce qu'elles ont de bon et de mauvais.
Le roman est assurément un représentant de la « hard science », genre de la science-fiction qui s'appuie sur l'état des connaissances scientifiques au moment où l'auteur écrit l'oeuvre.
« Aucune percée scientifique n'est requise pour explorer ou coloniser Mars - seulement un effort d'ingénierie et un dévouement généralisé à la réalisation de cet objectif »: la première partie du livre décrit principalement le fonctionnement de la base et s'appesantit énormément sur les détails techniques tel par exemple la description du scaphandre qu'endosse Liz Anderson avant de monter dans le véhicule de surface (appelé Rover).
Le conflit nucléaire, s'il fait l'objet de tensions entre les colons spatiaux et d'une intrigue, est en filigrane.
Le lecteur est littéralement noyé sous les informations qui traitent de pression, d'échanges gazeux, de polymère, de radiations et découvre les reliefs de Mars, une planète qui n'est pas « rouge » et le sous-sol pourrait héberger la vie de colons, grâce à de nombreux tunnels issus de l'activité volcanique passée. On se familiarise avec les différents personnages également.
Disons-le sincèrement ; on s'ennuie du quotidien décrit, même si l'ensemble reste abordable et compréhensible de par la vulgarisation émanant de la rédaction
L'appréciation que l'on a de ce roman change de façon véritablement perceptible dans la seconde moitié du récit.
On découvre que les « habitants » de Mars ont été ni plus ni moins que manipulés et vont devoir faire face à un ennemi, celui même qui a pu déclencher le conflit sur Terre.
Sans déflorer l'histoire, on reste dans la hard science, mais le combat qui se joue fait oublier la volonté de réalisme qui est toujours omniprésente.
On ne sait trop si Peter Crawdon a volontairement cherché à duper le lecteur en l'endormant au sein de la logique (froideur?) scientifique des personnages, dont la vie sur Mars sous entend une vigilance accrue, où si la construction est malencontreuse ; reste que ce qui découle du chapitre 8 et, ce jusqu'à l'épilogue final, est vraiment très très intéressant, outre l'aspect scientifique vient s'ajouter de la philosophie et de la métaphysique.
Dès lors, l'aspect sentimental, la psychologie de Liz Anderson prend toute son importance dans une seconde partie extrêmement sensible et ampli d'humanité qui contrebalance la première
Un très bon roman pour les amateurs du genre, un peu plus ardu pour les autres, mais qui recelé d'excellentes choses.
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Maks
  07 novembre 2018
Action, intrigue, science, survie, sont les ingrédients principaux de "Rétrograde". Vous me direz, en SF c'est du déjà vu. Je vous répondrai oui "mais", c'est vrai que nous sur Mars, dans une station préparant une future colonie, c'est pas nouveau, le "mais" intervient sur le fait que pendant ce temps, sur Terre, une guerre nucléaire éclate et qu'en conséquence notre station martienne se retrouve livrée à elle-même, sans ravitaillement, puis surtout avec des suspicions et une perte de confiance entre les diverses nationalités représentées. La guerre nucléaire sur Terre, la guerre des nerfs sur Mars. le récit scientifique va finalement pencher vers le thriller dans une ambiance oppressante.

J'ai lu sur le web que cela ressemblait trop ou même surfait sur la vague de "Seul sur Mars" d'Andy Weir (je trouve que nous sommes plus proches d'Arthemis d'Andy Weir également), bref je pense que la personne n'a pas lu le livre, c'est pas possible ou alors ne l'a pas compris, car mis à part que l'on soit sur Mars, le reste est totalement différent. de plus on lit aussi qu'il y a des incohérences ou des scènes un peu tirées par les cheveux, alors de ce côté c'est vrai que sur une scène ou deux les raccourcis sont un peu faciles, la fameuse course à la surface de Mars ou l'héroïne hôte sa combinaison spatiale pour courir plus vite, en même temps elle est plus libre de ses mouvements donc l'un dans l'autre rien de bien méchant. Et n'oublions pas que nous sommes dans une fiction.

J'ai adoré le caractère de l'héroïne et d'ailleurs tous les personnages sont bien travaillés, c'est tout de même agréable de ne pas avoir que des supers gentils ou des supers méchants dans un livre de ce genre. Visuellement c'est tout simplement "Mars" donc comme on nous la décrit, poussière ocre, tempêtes, irrespirable, les lieux en intérieur sont plutôt classiques, une base construite en sous terrain.

Ce que je retiendrai c'est surtout l'intrigue, originale, la révélation finale ainsi que l'héroïne. À lire si vous aimez le "Planet Opera" teinté de thriller.
Voir la chronique sur mon blog :
Lien : https://unbouquinsinonrien.b..
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AMR
  23 novembre 2018
Je tiens à remercier Babelio ainsi que les éditions Denoël pour l'envoi de ce livre dans le cadre d'une opération Masse Critique. Rétrograde de Peter Cawdron vient de paraître en traduction française et c'est pour moi l'occasion de renouer un peu avec la science-fiction, genre que j'ai beaucoup délaissé depuis quelques années.
Ce roman raconte comment les habitants d'une colonie martienne réagissent alors que la terre est en proie à une guerre nucléaire. le titre traduit une particularité de l'orbite martienne dont je n'ai pas saisi toutes les subtilités… La mission Endeavour dont le nom véhicule l'idée d'effort et d'entreprise se compose de cent-vingt personnes répartis en quatre groupes correspondant aux quatre grandes agences spatiales : américains, russes, chinois, eurasiatiques…
L'entrée dans l'action est immédiate ; dès le premier chapitre, la camaraderie entre modules est mise à mal par l'annonce des frappes nucléaires sur les grandes villes terriennes puis par la coupure des liaisons avec la terre. Les ressentis de chacun prennent le dessus sur les nécessités d'oeuvrer pour le bon fonctionnement de la colonie : incompréhension, chagrin face à la perte des proches, rivalités entre nations…
Puis, j'avoue m'être un peu ennuyée car il ne se passe pas grand-chose avant environ 130 pages consacrées aux états d'esprits réciproques des personnages, le temps cependant de se familiariser avec l'équipage et de ne plus devoir sans cesse revenir au « manifeste des membres clés », utilement placé en début de volume. Puis, il n'y a pas vraiment d'effet de suspense, les évènements s'enchainent assez laborieusement un peu comme dans 2001, l'Odyssée de l'espace… le dénouement nous laisse un peu en attente, en pleine réflexion car « c'est le cheminement qui compte, pas la destination ».
J'ai cependant apprécié les descriptions de la planète Mars : celles et ceux qui ont lu Seul sur Mars d'Andy Weir et apprécié le film qui en a été tiré, réalisé par Ridley Scott avec Matt Damon s'y retrouveront sans doute (j'ai seulement vu le film, je l'avoue). le fait que le personnage principal soit une femme, « micropaléobiologiste », est un plus auquel j'ai été favorablement sensible… Elle cumule à elle seule plusieurs points de vue, étant originaire d'une région touchée par les bombes, ayant une relation amoureuse avec un membre d'un autre module et se révélant au fil du récit capable de comprendre et d'appréhender efficacement les évènements et leurs conséquences.
L'écriture est fluide et facile à lire, même pour les passages plus techniques, mais sans qualité, originalité ou charme particuliers ; personnellement, j'ai été un peu déconcertée par les titres de chapitres dont je n'ai pas compris la logique, trop décousue selon moi et qui mêle des problématiques (« démons », « réponses », « vie et mort sur Mars »), des moments de la journées (« petit déjeuner »), des évènements (« glissements de terrains »), des lieux (« Chicago »), des groupes ou des personnages isolés…
À la fin du livre, une postface d'un spécialiste de l'espace et des notes de l'auteur donnent des précisions intéressantes sur le contexte d'écriture.
En conclusion, ce fut pour moi une lecture un peu laborieuse dans laquelle je n'ai pas réussi à me plonger, ce qui explique mon retard à publier cette chronique.
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critiques presse (1)
Liberation   27 février 2019
Avec moins de 300 pages, et malgré un joli final, le livre est à des années-lumière des grandes sagas martiennes d’un Kim Stanley Robinson chroniquant la colonisation et la terraformation de la planète rouge ; loin de la poésie et de l’inventivité des romans d’Edgar Rice Burroughs ou de l’ingéniosité du Totall Recall de Philip K. Dick. Lu avec plaisir, Retrogade reste un synopsis de série télé…
Lire la critique sur le site : Liberation
Citations et extraits (2) Ajouter une citation
AelaAela   27 octobre 2018
Le paysage martien est semblable au Sud-Ouest américain: on y trouve des canyons, des ravins et des panoramas vastes et grandioses absolument partout. Là où le Grand Canyon fut creusé au cours de plus de vingt millions d'années, l'érosion sur Mars est le produit de milliards d'années de changements microscopiques.
Pour une planète faisant à peu près un tiers de la taille de la Terre, Mars possède une géologie extrême.
Olympus Mons fait passer l'Everest pour un château de sable.
Si Valles Marineris était situé sur Terre, ce serait comme si le Grand Canyon s'étendait de New York à Los Angeles en engloutissant tous les Etats sur son chemin.
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Commenter  J’apprécie          10
YuyineYuyine   19 octobre 2018
Nous sommes civilisés. Nous avons été sélectionnés parmi des millions de personnes sur Terre. Si nous n'arrivons pas à fonctionner ensemble, quel espoir restera-t-il pour l'humanité?
Commenter  J’apprécie          30
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