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ISBN : 1983038571
Éditeur : Auto édition (30/05/2018)

Note moyenne : 4.28/5 (sur 16 notes)
Résumé :
Oubliés.
Rejetés.
Jetés.
Des gens sans importance, tombés un jour à la rue et dans la déchéance, animaux gênants et nuisibles aux yeux de la société.
Simples denrées périssables ou consommables jetables, auxquels on accorde la même place qu’aux ordures, ils suivent la même voie que les déchets produits en quantités astronomiques par l’organisme insatiable qu’est la mégalopole.
Gaspillage insensé, destruction de ce monde, tout se p... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
Livresque78
  11 juin 2018
Dès les premières pages, j'ai été séduite par le ton de l'auteur, mais je n'avais aucun doute sur le fait que son style allait me plaire, la toile n'en dit que du bien.
Il faut se méfier me direz-vous, lorsqu'il y a trop d'éloges, mais je peux vous garantir qu'ici, elles sont amplement justifiées.
Cetro a une plume tranchante mais tellement juste, on sent chez lui et dans ce roman, l'amour qu'il porte à son prochain et à son environnement. Il écrit ici un roman, qui certes fait un constat bien pénible sur la situation de notre planète et de notre société égoïste et déshumanisée mais il y intègre une foi, une volonté de changer les choses, une positivité qui donne l'envie de tourner les pages, d'avancer dans la découverte de ces personnages que le monde rejette et qui pourtant ont tant à apporter à une société qui serait plus respectueuse, plus solidaire.
Cetro vous raconte l'indicible, la perte d'identité, le fait d'être rayé de la carte, de ne plus exister. Il vous parle de l'ignorance faite à ces habitants de la décharge monde, mais il vous transmet aussi l'espoir, avec des mots si plein de sens qu'ils vous touchent au coeur dès les premiers instants...
Lien : https://livresque78.wordpres..
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Selenite
  02 juin 2018
Recyclés , ou le livre qui vous retourne dès les premières lignes.
En commençant ce dernier roman de Cetro (Cédric Veto), je savais que, de par le thème, je risquais d'être chamboulée, et ce fût le cas.
Il nous immerge dans les difficultés de la vie des rejetés de la société, les SDF, réfugiés...
Mais au delà de leur condition, ils sont avant tout des hommes, des femmes et des enfants qui comme nous ressentent des émotions, et ça qui mieux que Cetro pour nous en faire prendre conscience!
Il a cette faculté extraordinaire à nous faire ressentir, et ce de façon extrêmement perspicace, toutes les émotions que ses divers personnages ressentent, mais en plus, il en provoque en nous encore d'avantage.
Dans cette histoire, qui au delà de la fiction du roman, est une réalité pour nombre de personnes, il nous emmène partager un moment de la vie de ces SDF qui chassés de la ville, ont décidé de s'installer dans une décharge publique, la décharge monde.
Eh bien moi j'ai eu envie de les rejoindre, aussi étonnant que cela paraisse.
Au delà des dangers, des difficultés, ils ont su revenir à l'essentiel, les valeurs de partage, d'empathie, de solidarité, d'amour, d'amitié et d'espoir, et finalement n'est pas ce que nous recherchons tous?
Loin de nos préoccupations puériles et stériles, il reste le principal, l'essentiel.
Il en faut peu pour être heureux finalement.
Mais ce thriller ne s'arrête pas à cette « tranche de vie », parce que oui il s'agit bien d'un thriller aussi.
Les habitants de la décharge monde vont devoir faire face au machiavélisme de Virginie Raymond et de ses acolytes, dignes représentants de notre société consumériste, qui ont décidé de tirer partie de la situation et d'en profiter au maximum.
Les esprits malveillants seront nombreux à vouloir non seulement entraver le bon fonctionnement du clan Est, mais surtout à vouloir se faire un maximum d'argent sur la peau de cette communauté hors du commun.
Ce clan dont les principaux représentants ne vous laisseront pas indifférent ( ou alors c'est que vous êtes mort à l'intérieur ), comme Psy, un doux rêveur au verbe plein d'emphase, Joshua, le meneur de cette micro société, Nathalie et Erwan, qui devront faire face à leurs plus grandes angoisses ou encore Simon et Adam les deux petits malins qui sont plus vivants et éveillés que les gamins des villes accros aux smartphones et consoles.
Vous l'aurez compris, Recyclés est brillant!
Brillant parce qu'on ne le lit pas sans avoir peur pour les habitants de la décharge monde, mais en même temps, on a qu'une envie, celle d'aller les rejoindre, de partager au moins un moment avec eux, mais aussi brillant parce que Cedric nous embarque avec une plume tantôt poétique, tantôt affûtée comme un silex.
Il maîtrise et le verbe et le rythme, les figures de styles et la rhétorique, la prose et la poésie, l'intrigue et l'émotion, bref tout, il est pour moi un auteur extrêmement talentueux, un des meilleurs sans conteste.
Je vous conseille Fortement Recylés, parce que c'est un livre qui réveille la part d'humanité qui sommeille en nous parfois.
Mais ce n'est pas le seul de cet auteur, alors n'hésitez pas à lire les précédents également ( Après la neige, Sans existence et sans nom, Je reviendrai Hier, Au Bout du chemin, de la main de l'homme.....)
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edco6974
  26 juin 2018
Cédric Veto est un auteur que j'ai découvert sur facebook au détour de recherches sur des indés et il m'avait été recommandé par une amie. Il est vrai que je ne papote pas souvent ou que je n'intervient pas souvent car je suis une personne assez timide...
On peut dire que Cédric à une plume acide, franche et sans détour.
Il est cru mais il dit ce qu'il pense.
Par contre, dans ce livre-ci, je trouve qu'il a été plus "sobre" dans l'écriture de "Recyclés".
Le thème du livre est vraiment d'actualité, dans notre vie de tous les jours. Qui ne recycle pas ses déchets, recycle des objets pour les utiliser d'une autre façon, sa nourriture pour ne pas jeter...
C'est devenu une nouvelle façon de vie, on le fait sans même y prêter attention. On fait en sorte de ne rien gaspiller et d'en profiter un maximum.
Oui, mais ce livre ne traite pas seulement du recyclage de nos déchets mais il parle d'un sujet qui relativement taboo et qui pourtant devrait nous faire réagir: LE RECYCLAGE DES GENS. Oui oui vous avez bien lu: on recycle les gens. La société préfère fermer les yeux sur la détresse des gens qui vivent dans la rue. C'est personne qui étaient comme vous et moi et qui ont tout perdu à cause de la crise, d'un problème familial ou de santé ou autre. C'est gens-là nous gêne, nous mettent mal à l'aise alors on ferme les yeux mais pas dans ce livre qui pour moi est un livre visionnaire, futuriste, avant gardiste...
Pour tout vous dire, j'habite en Belgique (plus précisément dans la région de Charleroi) et vous savez ce que la commune fait? Car il faut pas que les sdf soient là au vue et au su de tout le monde. Ils les obligent à changer de commune tous les jours (plus éloignées) afin que personne (et surtout pas la haute société que la ville essaye d'attirer) ne soit "effrayé" de les voir. Ça fait désordre.
Ça gêne les bonnes gens.
Dans ce livre, c'est à peu près la même chose sauf qu'on les éloigne dans une décharge, ils sont tous enlevés et jetés comme des déchets (de la société) dans une énorme poubelle où se trouvent les ordures et le gaspillage de la "bonne populace".
Nous voilà dans une nouvelle ère, le recyclage des personnes indésirables... Ne serait-il pas un peu visionnaire notre auteur?
Un livre très critique vis-à-vis de notre société et de notre mode de vie....La consommation et la beauté....
Je dois dire que ça faisait longtemps qu'une chronique ne m'avait pas pris autant la tête... Car il y a tellement à dire, il y a de quoi palabrer durant longtemps sur ce thème.
Bon en résumé: un livre qui pousse au débat, à la réflexion et qui "devrait" nous pousser à nous remettre en cause...quand je dis "nous", c'est la société de consommation et de gaspillage et de nos politiques (de n'importe quel pays) à revoir leur fondamentaux: le bien être des gens et aider les plus démunis. Nous avons besoin d'être rééduqué et de mieux utiliser nos ressources sous peine de conséquences irréversibles... Une histoire super bien écrite sans être trash mais un livre pour tout le monde. Ce n'est pas un simple thriller mais un livre de vie.
J'appréciais déjà l'auteur pour son talent brut de décoffrage, son langage sans ambages et ses critiques acerbes mais oh combien constructive mais il est tout aussi sensible, drôle et une plume qui dit tout haut ce que les autres disent tout bas.
Je vous applaudis à deux mains haut et fort pour ce roman qui est d'une grande qualité et je précise que ce n'est pas une critique de complaisance mais sincère.
Alors je recommande ce roman 5 étoiles... Merci pour cette lecture...
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kty3019
  04 juin 2018
Lire un livre de Cétro est toujours pour moi un grand moment. Un moment que j'aborde un peu sans savoir où l'auteur va m'emmener, mais avec toujours la même émotion et le même plaisir.
Recyclés n'a pas fait exception et dès les premières pages, je me suis sentie appartenir à ce clan. Et cette notion d'appartenance ne m'a pas quittée, à aucun moment. J'y étais moi aussi, dans cette décharge monde où malgré l'environnement hostile, malgré le manque de tout, malgré la crasse et les déchets, j'avais la sensation de vivre là bas avec Erwan, Nathalie, Joshua et les autres, sans oublier les deux p'tits bouts Adam et Simon, héros en herbe.
Contrairement à ce que l'on pourrait penser, le bonheur n'est pas toujours là où on l'attend. Car malgré tous les événements sordides et les dangers permanents, on ne peut s'empêcher d'envier ces relations qu'ils entretiennent au quotidien, cette fraternité, cette solidarité. Au sein du clan pas d'égoïsme ni de nombrilisme, ce n'est pas chacun pour soi, c'est tout pour le clan, on vit pour la communauté, tout est partage. de bien belles valeurs que l'on a tendance à oublier bien souvent, mais que Cétro nous rappelle à chaque page, à chaque ligne.
On suit donc pas à pas le chemin semé d'embûches des laissés pour compte, de ceux qui n'ont plus rien, qui vivent en marge de la société de consommation dans laquelle nous, qui ne manquons de rien, évoluons tous les jours.
Ce livre n'est pas qu'une fiction, il suffit de regarder autour de nous, d'accepter de voir la réalité en face pour comprendre et réaliser ce que nous faisons de notre monde.
Tout ceci nous est conté par une plume sublime, une maîtrise totale de la littérature et des phrases qui font qu'à chaque fois que je reprenais la lecture, je ressentais une bouffée de bien être et de satisfaction de lire des mots aussi beaux. Un style propre à chaque personnage, les envolées de Psy, ce prof pas comme les autres qui m'a totalement transportée à chacune de ses phrases, ce livre est une fois de plus un véritable bijou, un diamant dans un écrin qui ne demande qu'à étinceler sous vous yeux.
J'ai terminé Recyclés depuis maintenant plusieurs jours et malgré cela, je n'arrive pas à me remettre dans une nouvelle lecture. L'histoire me trotte dans la tête, ses personnages me manquent, je me suis attachée à eux et j'ai l'impression d'avoir passé une tranche de vie en leur compagnie.
Impossible donc de terminer sans vous le recommander plus que vivement, et sans remercier Cédric encore une fois pour sa confiance et pour les moments de lecture offerts, avec un câlin tout particulier à Rouroux
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Goewin
  03 juin 2018
Un thriller percutant, addictif, des personnages attachants que vous ne voudrez plus quitter, un renard qui va vous faire fondre...
Une nouvelle fois, Cetro frappe fort, très fort et on ressort de la lecture de « Recyclés » le cœur et l’esprit en vrac. Ce diable d’homme possède le don de vous faire basculer dans son monde dès les premières pages et de vous faire réfléchir, de vous toucher en plein cœur. Lire « Recyclés », c’est entrer dans le monde des sans-voix, des SDF, de ceux que l’on ne regarde plus ou pas, parce qu’ils nous dérangent, nous inquiètent ou nous culpabilisent. Alors nous préférons détourner la tête ou leur donner une pièce pour nous donner bonne conscience à peu de frais. C’est qu’il est très facile de basculer et de se retrouver à la rue. Mais Cetro dénonce également une autre catégorie de personnes qui vont utiliser la misère des uns pour donner le frisson aux autres, les nantis, en organisant une sorte de tourisme de la misère ; on va voir les nuisibles de la décharge comme on va au zoo.
Et puis, il y a un groupe de malades qui enlève des SDF tous les soirs après les avoir passés à tabac. Ce qui les anime : nettoyer la ville de ceux qu’ils considèrent comme des détritus, des ordures, une sous-espèce. Et cela m’a mise extrêmement mal à l’aise, m’a rappelé certains discours entendus, certaines prises de position, certaines dispositions prises par des villes qui ont installé du mobilier conçu pour empêcher les vagabonds de s’y installer… Cela commence comme ça.
De l’autre côté, vous avez une communauté de gens de la rue qui se sont regroupés à côté de la décharge et qui ont appris à vivre ensemble. Adam et Simon, dix ans, deux gamins espiègles aux yeux pleins d’étoiles, en font partie ainsi que Rouroux, le renard apprivoisé. Là, nous retrouvons le Cetro chaleureux qui trempe sa plume dans la tendresse et habille ses phrases d’humour et de poésie. Il nous offre de merveilleux personnages auxquels je me suis attachée : Nathalie, une jeune femme solaire, la mère des enfants ; Joshua, le patriarche, qui guide sa communauté sur les chemins de l’entraide ; Psy le visionnaire qui transmute la réalité et transcende la vie de tous les jours ; Maya, une adorable petite fille de 8 ans et sa poupée de chiffon Peter qui figure sur la couverture du livre ; Erwan tellement humain et qui par amour se montre courageux… Et naturellement, ils vont être confrontés à notre bande d’ignobles assassins. Mais Cetro va encore plus loin et crée un personnage d’une noirceur et d’une perversité incroyables, le comble du cynisme.
J’avoue que j’ai autant adoré ce livre que je l’ai détesté. Il y a eu des moments où je me suis dit : “Stop, j’arrête, je ne lirai pas une ligne de plus” tant j’étais écœurée par ce qui se passait, tant l’humanité telle qu’elle était décrite était abominable. Et ce d’autant plus que c’est tout à fait crédible, réaliste… Et puis avec l’art et le talent qui le caractérisent, Cetro m’offrait une pépite de tendresse, d’humour, de poésie, et de nouveau charmée, séduite, je continuais.
Au final, du grand Cetro. Le lire, c’est basculer dans un tsunami d’émotions. Ce diable d’homme nous confronte une fois de plus à une réalité douloureuse et nous fait réfléchir sur notre manière de consommer, sur la mentalité actuelle qui mesure la valeur des personnes à leur pouvoir d’achat, sur notre société d’égoïstes et sur ce qu’est en train de devenir notre humanité si on ne s’y oppose pas. Mais il nous bouleverse également par l’humanité de ses personnages, par son écriture ciselée et son humour assaisonné de tendresse. Alors n’hésitez pas, foncez acheter ce livre, vous ne le regretterez pas et vous n’aurez qu’une envie, celle de découvrir toutes les autres œuvres de l’auteur. Le lire, c’est l’adopter, en faire un ami !
Lien : http://au-pays-de-goewin.ove..
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
GoewinGoewin   03 juin 2018
Tout commence toujours par des mots, Erwan. Toujours. Les pires horreurs commises dans l'histoire ont d'abord été formulées. Sans élaboration d'éléments de langage visant à habituer les populations à une vision des choses, rien ne serait possible, aucune abomination ne serait communément admise, elles soulèveraient les indignations et les révoltes. Mais en préparant le terrain par l'oralité, alors les mots deviennent les plus meurtrières des armes. Les pensées changent en profondeur, les populations finissent par adopter les mots qui crachent et nient l'humanité des cibles visées pour les faire leurs. Une fois ce travail accompli, une fois les esprits modelés, une fois les pensées privées de mots pour se structurer autrement que par le discours répandu, alors, il est possible de passer à l'acte sans soulever l'indignation qui serait de mise. Car l'acte ne s'adresse plus à des humains, mais à un groupe sans identité, sans humanité, que l'on a appris à insulter, mépriser, détester. J'ai vécu l'installation des premiers mobiliers anti SDF. Anti pauvres, anti compassion. Ils ont peu à peu gagné la ville entière, et toutes les villes, de ce que j'en sais. Personne n'a trouvé à y redire. Il était admis comme juste de vouloir empêcher les crasseux de se poser devant tel ou tel commerce, dans tel ou tel quartier. Normal de vouloir se prémunir contre ces invasions barbares, de vouloir pousser la pauvreté et ses souillures ailleurs, hors de la vue. Car le discours était passé, entré chez les gens par les écrans de télé, le soir devant leur dîner, dans leur intimité, comme un ami digne de confiance. Au fil des mois, plus aucun endroit d'ordinaire squatté par nos camarades n'était accessible.
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rkhettaouirkhettaoui   02 juin 2018
À la belle étoile, comme il se dit chez les emmurés, expression réservée à ceux qui ont un toit au-dessus de la tête. Car lorsqu’on dort dehors par obligation, la beauté des étoiles nous est étrangère, elles sont redoutables, ne sont là que pour mieux nous rappeler notre déchéance, veilleuses de nuit dont la fonction inversée agite le spectre du monstre sous le lit... sans le lit.
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rkhettaouirkhettaoui   02 juin 2018
Il n’a plus ni nom ni identité, il se résumera à un pronom bien impersonnel.
Il a arpenté les trottoirs, sans attache, ni murs, ni toit. Il a vécu sous le soleil, le ciel et les étoiles, sans aucun but, projet, ni idéal, il a dormi sur des matelas de carton, béton pour oreiller.
Il a rencontré des filles de joie qui ignoraient le sens de ce mot là.
Ils ont foulé le même sol, y ont perdu leurs illusions, et peut-être aussi leur amour propre. Il a partagé des bouts de pain avec des moineaux et des rats. De la pâtée pour chiens avec des gens sans importance. Ceux qu’on croise sans dire bonjour et sans même les regarder. Ceux qu’on ne peut oublier, car on n’y pense jamais.    
Il a connu la faim et le froid, vieux ennemis redoutables et tenaces.
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rkhettaouirkhettaoui   02 juin 2018
Les rebuts, les oubliés, sont repoussés parce qu’ils sont pauvres, dépossédés de tout bien, inadaptés à cette vie consumériste par manque de moyens, et surtout parce qu’ils gênent, font peur, et véhiculent ce sentiment de culpabilité et d’injustice qui nuit à la tranquillité d’esprit des gens "bien".
Ils sont le fantôme de ce que tout le monde redoute de devenir, et exacerbent toutes les peurs. Agressions, maladies, les miséreux revêtent le masque du mal.
Les autorités font leur possible pour les tenir à l’écart des grandes villes, jusqu’à affréter des navettes quotidiennes pour expulser le flot grandissant de ces gueux.
Alors, ces derniers s’organisent, créent leur propre société, à l’écart de celle qui les a vus naître.
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rkhettaouirkhettaoui   02 juin 2018
Chercher un endroit où dormir. Ce qui n’avait jamais été pour lui qu’une évidence, un droit inaliénable à la sécurité et au repos, devint tout à coup la pire source d’angoisse. Où se poser pour passer la nuit ? Dans quelles conditions ?
Ce ne fut qu’alors qu’il prit conscience de toutes les mesures prises par la municipalité pour éloigner du centre-ville les nuisibles tels que lui, empêcheurs de consommer en toute bonne conscience.
Un mobilier urbain adapté pour chaque circonstance, anti pigeons, anti rats... et anti SDF.
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