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Fratrie tome 1 sur 3
EAN : 978B00NMVS5HE
(15/09/2014)
4.4/5   36 notes
Résumé :
Sam n'est encore qu'un enfant. Dix ans à peine. Mais il a beaucoup de responsabilités... déjà.
Lui, son frère Barney, 9 ans, et sa soeur virginie, 7 ans, sont livrés à eux-mêmes. Ils se démènent pour survivre, entre une mère qui les nie jusque dans leur existence et le difficile quotidien, où simplement manger relève de l'exploit. Ils évoluent dans un monde peu enclin à les aider. Le danger y est omniprésent, et ils centrent leurs efforts de survie et mécani... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
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Cela faisait un bon moment que je n'avais pas lu un Cetro, alors je me suis dit qu'il était temps.
Une fois n'est pas coutume, je laisse le personnage principal se présenter :
***
"Salut. Moi c'est Sam. J'ai à peu près 10 ans... je crois.
Faut dire qu'on ne m'a jamais réellement souhaité mes anniversaires, et ma date de naissance, ben, personne n'est foutu de me la donner.
Je fais une estimation, au nombre de cicatrices que je porte. Comme un arbre portant les cercles de ses années. J'imagine une moyenne de cinquante bonnes raclées par an, quand j'arrive à me faire discret. Au vu des cinq cents et quelques marques de ceinturon, chaîne de vélo ou tronçonneuse, matraque, brûlures en tout genre... le compte doit être bon.
Je suis une plaie, pas que je sois insupportable, non, juste une immense plaie refermée, succession de maltraitances.
Je n'ai pas connu mon père. J'aurais tendance à dire tant mieux."
***
Elle s'appelle Clémentine, la génitrice de Sam. Elle a eu beaucoup d'enfants. La mortalité infantile frappant beaucoup plus fréquemment dans certaines conditions, il ne reste plus qu'un frère et une soeur au jeune narrateur : Néné, 9 ans, et Ninie leur soeur adorée, 7 ans.
.
Les deux garçons, inséparables, traînent / vivent dans le terrain vague qui jouxte un ancien chantier abandonné, sans cesse à la recherche de nourriture et autres choses indispensables à leur survie.
.
Mais Néné a le Sida, il faiblit à vue d'oeil, et la petite Ninie a survécu de justesse à un coup de pied de biche balancé en plein visage par Clémentine quand elle avait 3 ans.
Pensez donc, la gamine faisait du bruit, ce qui déconcentrait un client.
.
Dans ce roman, nous allons croiser tous les "indésirables", pauvres, vieux, malades, commerçants ruinés, les déchus.
Ceux qui font leurs courses à la déchetterie ou dans les poubelles des supermarchés.
.
Mais sans qu'on s'y attende, un vieux hangar abandonné sur le chantier désaffecté se révèle habité.
La peur s'ajoute à la misère pour nos démunis. Dans le même temps, des esprits s'emparent de leur corps...
.
Un très bon roman qu'on avale sans faim.
On s'attache aux personnages, l'auteur écrit très bien, et je vous invite fortement à lire cet excellent roman.
.
J'ai quelques bémols, notamment le langage peu châtié de Sam pendant les 40 premières pages, mais ensuite ça va.
Quelques scènes sont un peu dures, mais bon, ce n'est pas un filgoude.
.
Gardez à l'esprit que Cetro est un auto-édité et c'est d'autant plus remarquable.
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Deuxième roman auto-édité que je lis sur ma liseuse, après une expérience troublante avec "Régis" de James Osmont.
Et ce fut une très bonne surprise !

Un roman relativement inclassable qui relève du thriller, du fantastique, mais aussi du roman d'épouvante. On y trouve des éléments appartenant au genre dystopique avec le portrait d'une société dont le clivage pauvres/riches est toujours plus féroce ainsi qu'une bonne dose d'anticipation avec la description d'une nature dévastée par la pollution.
On suit Sam, petite dizaine d'années, aîné d'une fratrie livrée à elle-même dans un monde violent et sans pitié pour les faibles. Un monde décrit par des mots violents, brutaux, crus. Un monde décrit par Sam à la première personne, qui révèle un regard désabusé. Un langage qui contraste fortement avec la beauté et la pureté de ses sentiments pour son frère et sa soeur. Sam est un personnage attachant, dont la bonté de coeur, le courage et le dévouement m'ont fascinée. Comment, dans un monde si révoltant, avec une mère si détestable, un entourage si impitoyable, Sam a-t-il pu développé en lui des trésors de sagesse et d'amour ?

Tous les personnages sont bien développés et je me suis beaucoup attachée à eux. Je pense que la richesse de ce roman tient pour beaucoup à la complexité et la profondeur de ceux-ci. Cela fait bientôt deux mois que j'ai lu ce roman et je les ai encore en tête avec leurs caractères, leurs particularités...

L'intrigue est bien construite même si j'ai relevé quelques longueurs. Rien de bien méchant ; dans l'ensemble, ça passe tout seul.

Un bon roman, original, avec une écriture tout à fait maitrisée.
Première rencontre avec un auteur qui gagne à être connu et dont j'ai envie de lire d'autres ouvrages.
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C'est l'histoire d'une fratrie de rats d'égout, nés d'une putain et de pères inconnus, un trio de fils de pute au sens "propre" du terme, menés par Sam, l'aîné, 10 ans ( à peu près ) qui tentent de survivre tant bien que mal dans un monde futuriste assez proche du nôtre dans ce qu'il nous réserve de plus glauque si on fait encore un petit effort ( on tient le bon bout ! )
Un terrain vague pour repaire ( et comme unique repère ), une vieille bagnole pour seul toit, ils vont devoir affronter des monstruosités dont l'origine se situe de nos jours...
J'aurais pu être gênée par le côté fantastique et surnaturel que prend le roman, trop souvent déçue par des histoires rocambolesques et de grand Guignol de certains auteurs ( l'imagination créative de l'auteur n'excuse pas tout ) mais je me suis souvenue de Tolkien et son pavé dévoré en quelques jours ...
Et puis, surtout, je lis du Cetro là, alors je me suis laissée prendre par la main et même si je n'ai pas fermé les yeux ( Ben ouais comment j'aurais fait pour lire sinon ! ), je me suis laissée porter
Embarquée dans l'aventure de ces gamins où la compassion, l'amour fraternel et la solidarité prend tout son sens
J'ai ri à leurs blagues et ai même participé à leur réparties en finissant avant de l'avoir lu, la vanne de l'un ou l'autre des frangins
Certains constats ou remarques de l'auteur au travers du jeune Sam ( dont l'âge physique ne compte plus dans cet environnement) m'ont souvent laissée égarée, suspendue dans mes propres réflexions...
On s'attache à ces mômes, on veut prendre soin d'eux, on veut qu'ils continuent de grandir ensembles, indestructibles, se nourrissant de l'essentiel
J'ai aimé ce bon vieux Popo, tout droit sorti des Fluide Glacial de mon adolescence qui tient plus qu'un second rôle dans ce roman ( la boîte de Popo Pandora qu'il ouvrira bien malgré lui )
Et puis la fin, cette fin puissante, cruelle, sans concession mais tellement logique en somme
Je ne pouvais pas l'imaginer autrement, il ne pouvait en être autrement, la boucle n'aurait pas été bouclée
Cetro, c'est de l'organique, c'est viscéral et c'est tout ce que j'aime putain !
Si pour gagner son pain, il récolte le raisin dans les vignes du Sud-ouest, Cetro sème, sème des petits bouts de bonheur dans mon coeur
Et c'est juste ça le bonheur... des instants... S'agit juste de savoir les saisir et de les apprécier...
Je vous souhaite une merveilleuse lecture en compagnie de cette joyeuse bande de rats d'égout
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Sam, pas l'acronyme qui veille sur vous, en vous ramenant quand vous n'êtes plus très frais en sortie. Ici Sam a le rôle du grand frère, bienveillant, débrouillard. Il a pris ce rôle pour veiller sur son frère et sa soeur malgré son jeune âge, à peu près 10 ans. Age théorique, car sa catin de mère pond les enfants comme une poule les oeufs mais sans les couver et les délaisse complètement. Ce préado et sa fratrie, livrés à eux-mêmes, investissent un terrain vague et l'intronise peu à peu comme nouvelle maison. le hic est que le lieu a un passé sombre qui ne demande qu'à refaire surface et que le monde environnant n'est pas très accueillant.


Une Terre projetée dans un futur proche ? Pénurie de carburants, abandon de pans entiers de quartiers pauvres, ghettoïsation des plus riches qui visitent ces arrondissements en bus blindé comme s'ils allaient au zoo. On peut même penser qu'ils vont jeter des cacahuètes ou plutôt du fromage pour nourrir les rats que sont devenus les êtres qui peuplent ces zones. Muridés qui se faufilent partout, qui vivent des déchets des autres ou de rapines, êtres quasi insignifiants qu'on exècre et dont l'existence n'intéresse plus personne surtout dans un environnement sans foi ni lois.


Et pourtant, malgré le désoeuvrement, la quête continue pour la survie, et surtout la lutte face à des entités malveillantes, cette bande de gosses conserve l'essentiel : l'amour, enrobé de pointes d'humour, l'intelligence du savoir faire et un savoir vivre étonnant eu égard à la situation. Cetro réussit à nouveau le tour de force de nous attacher viscéralement à ses personnages principaux. On les voit évoluer dans cette mélasse et on a qu'une envie qu'ils s'en sortent. L'auteur les entoure de seconds rôles au langage fleuri qui peuvent au premier abord être en décalage, bourrus mais qui au final apportent aussi une touche d'humanité.


Humanité, cette lueur d'espoir au milieu de ce monde en déliquescence. La carotte utilisée par Cetro pour laisser penser au lecteur que tout ira bien mais c'est mal le connaître. Il concocte une fin cruelle qui vous laisse pantois sur votre canapé. Mais Cetro c'est aussi un mec qui vous amène à réfléchir sur votre environnement, qui vous bouscule dans vos certitudes, qui insiste là où parfois vous êtes gênés aux entournures. Cetro c'est du rude, du sombre mais c'est aussi des petits moments où tu souris, où tu profites des émotions qu'il glisse bam comme ça au détour d'une phrase. Et puis le petit côté jouissif, the cherry on top, est que l'auteur a produit deux autres opus inspirés de ce livre et je vais m'empresser de les lire.
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Ouahh, je crois que je vais attendre un peu (pas trop quand même hein ?) avant d'ouvrir un nouveau livre. J'ai comme un gros noeud au creux de l'estomac. Il faut que je me remette.
J'avais déjà lu « Abîme » et « Je reviendrai hier » des romans complètement différents, que j'avais adorés, mais alors là, chapeau Monsieur Cédric Veto !!
Je ne sais même pas comment vous l'écrire ce retour de lecture 😉
Enfin si, quand même un peu.
Alors voilà, c'est l'histoire de Sam et ses proches, de pauvres gosses vraiment malmenés par la vie.
Sam a dix ans, alors au début, bien sur on se dit :
-quand même, il exagère Cétro !! Tout ça à cet âge… impossible.
Et puis on oublie.
C'est qu'on l'aime notre Sam, et Néné, et Nini, et Dudule, popo. Des caractères, touchants, attachants, courageux. Des méchants d'une noirceur innommable.
De l'amour fraternel en veux tu en voilà.
On rit, on pleure, on tremble, on retient son souffle….
Cédric sait vraiment nous travailler au coeur et au ventre. On vit avec Sam, on ressent les émotions de Sam, on EST Sam.
Une aventure extraordinaire, une histoire géniale jusqu'à la fin : pas un seul temps mort, une écriture superbe (comme à chaque fois).
J'avais l'impression de lire un Stephen King nostalgique. Les vrais, les beaux 😉
Cédric, j'ai lu 3 romans de vous et les trois sont restés gravés dans ma mémoire., Ces histoires incroyables que vous rendez magnifiques avec vos mots. Alors un grand merci .
La fin m'a renversée, scotchée, bouleversée (même si c'est un bien grand mot, mais je n'en ai pas trouvé d'autre) …..
Bon, vous l'avez compris, j'ai adoré. Alors si vous l'avez déjà lu, trop tard, mais si vous ne l'avez pas encore, courez-y vite. Vous en sortirez le coeur rempli d'émotions. C'est beau !!
SYNOPSIS
Sam n'est encore qu'un enfant. Dix ans à peine. Mais il a beaucoup de responsabilités... déjà.
Lui, son frère Barney, 9 ans, et sa soeur virginie, 7 ans, sont livrés à eux-mêmes. Ils se démènent pour survivre, entre une mère qui les nie jusque dans leur existence et le difficile quotidien, où simplement manger relève de l'exploit. Ils évoluent dans un monde peu enclin à les aider. le danger y est omniprésent, et ils centrent leurs efforts de survie et mécanismes de défense autour d'un terrain vague, qui devient leur lieu de vie et de jeu. le passé de ces lieux les rattrapera bien vite, et alourdira leur peine.
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Citations et extraits (33) Voir plus Ajouter une citation
Incipit

Salut. Moi c'est Sam. J'ai à peu près 10 ans... je crois. Faut dire qu'on ne m'a jamais réellement souhaité mes anniversaires, et ma date de naissance, ben, personne n'est foutu de me la donner.
Je fais une estimation, au nombre de cicatrices que je porte. Comme un arbre portant les cercles de ses années. J'imagine une moyenne de cinquante bonnes raclées par an, quand j'arrive à me faire discret. Au vu des cinq cents et quelques marques de ceinturon, chaîne de vélo ou tronçonneuse, matraque, brûlures en tout genre... le compte doit être bon.
Je suis une plaie, pas que je sois insupportable, non, juste une immense plaie refermée, succession de maltraitances.
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La moue de Ninie ne trompe pas sur les interrogations qui la tenaillent. Mais de quoi parle-t-il, où allons-nous, qu'allons-nous faire ???
Elle a cependant appris à modérer ses ardeurs et sa fougue, quelques paroles de trop pouvant coûter cher en terme de coups reçus.
Elle sait parfaitement qu'elle ne risque rien de nous, mais le conditionnement est efficace.
Notre maman adorée nous a bien matés. On a développé des réflexes pavloviens.
Un souffle de trop, un mot échappé inconsidérément et nous mettons les bras en défense devant notre visage.
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Un bus blindé est stationné au petit arrêt.
Depuis quelques années, certains petits malins ont instauré des visites dans les quartiers défavorisés. En somme, ils organisent des safaris-photos dans les quartiers des "sauvages", quoi. Ils se donnent leur petit frisson.
Des vieillards en mal de sensations se payent une petite monté d'adrénaline.
Quand je dis des vieillards, cette fois-ci, ça reflète la réalité. Ceux-là ont largement les moyens de durer.
Les têtes blanches. Chez les gorilles, les dominants ont le dos gris, chez nous c'est les têtes blanches qui tiennent le haut du pavé.
Ils ont le pognon et le temps de faire ce genre de conneries.
Bien rangés comme ça dans leur bus, on dirait des cotons tige.
Ils ont tous des appareils photo dernier cri, avec des zooms à décrocher la lune.
Ils nous mitraillent, à l'abri de leur bus blindé, aux vitres et aux pneus résistants aux balles, à l'air filtré pour parer à toute attaque chimique et repousser nos miasmes.
A l'abri de nous quoi, de la misère et de la crasse.
Ils font un peu comme nous, lorsqu'on observe le bonheur au travers d'une vitre. A l'inverse.
Ils étudient le malheur, pour se sentir mieux dans leur vie rangée. Eux ils ont des biens et nous on a du mal.
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Quand on ouvre ce coffre, le plus beau trésor, celui qui illumine tout et éclipse tous les autres, c'est le regard de Ninie. Si vous pouviez voir ça, la beauté de ces yeux-là... ce qu'on y lit néné et moi, c'est le voyage et le bonheur, ça nous donne du courage. Rien que pour ça, la vie la plus merdique mérite d'être vécue.
Pour néné, je sais que le terme approche. Il se traîne de plus en plus, il maigrit à vue d'œil. Je vois bien qu'il a mal, qu'il va mal. Mais il ne dit rien.
J'ai beau faire le dur, ne jamais pleurer devant lui ou Ninie, j'ai peur. Peur parce que j'ai toujours tout fait avec lui. Je me sens plus fort quand il est là. Son éternelle grande gueule me porte.
Quand il partira, et tout me dit que ce jour n'est plus très lointain, j'ignore ce que je vais devenir. Il me faudra continuer pour Ninie, bien sûr, mais j'aurai bien plus de mal.
Je sais qu'il existe des traitements contre la saloperie qui le ronge. Mais ça coûte très cher, et nous, en dehors du contenu de notre coffre de bagnole, on n'a rien... même pas de parents dignes de ce nom.
On préfère éluder le problème, ne
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La survie est une activité très chronophage. Ça demande beaucoup de temps et de méthode.
L'expérience, les choses qu'on a vécues et qui ne nous ont pas tuées nous ont en effet rendus plus forts, comme le veut l'adage.
Ceci dit, y a certaines de ces choses que j'aurais préféré ne pas vivre, pour être honnête.
On fait marcher nos neurones à fond, on est des animaux suradaptés à leur milieu.
Nous sommes des glaneurs, assez opportunistes. On cueille ce qui s'offre à nous. Ça va pas toujours tout seul, faut pas croire.
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