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EAN : 9782226320780
400 pages
Éditeur : Albin Michel (01/06/2016)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.15/5 (sur 564 notes)
Résumé :
Qui est Pierre ? Et d’ailleurs, se nomme-t-il vraiment Pierre ?
Un rêveur ? Un affabulateur ? Un assassin ?
Une chose est certaine, on meurt beaucoup autour de lui.
Et rarement de mort naturelle.

Rebondissements incessants, métamorphoses, humour grinçant… un livre aussi fascinant que dérangeant, en quête d’une vérité des personnages qui se dérobe sans cesse.
Un roman noir virtuose dont l’univers singulier n’est pas sans év... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (197) Voir plus Ajouter une critique
Tcotin
  04 juin 2016
La lecture de ce roman m' a été pénible, il n'y a pas d'intrigue, d'accord c'est une volonté de l'auteur de se démarquer de son étiquette de maître du thriller, mais il n'y aucun fil conducteur, juste une accumulation de meurtres, émaillée de réflexions pseudo philosophiques, le tout mélangé avec un style prétentieux. le coma des mortels se veut philosophique, décalé et romantique, mais après lecture de "l'oeuvre" , cela se transforme en un roman fade, plat et prétentieux.
Maxime Chattam, Maître absolu du thriller qui veut faire de la littérature française, c'est un peu comme si Michael Schumacher, champion incontestable de la F1 voulait faire du ski...
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lyoko
  11 juin 2016
Déjà, j'ai eu beaucoup de mal à me procurer ce livre. le jour de sa sortie il n'était nulle part.. il m'a fallu une semaine pour l'avoir entre les mains.. cela devait être un signe !
J'ai donc commencé ce roman en me disant : "Hugo sort du corps de Maxime Chattam !!".
Et puis en y réfléchissant bien, notre copain Hugo s'était absenté quelques mois de babélio... Et bhen oui c'était sûr ou alors Hugo avait servi de nègre (*) à Chattam ou bien il avait été son assistant pendant tous ces mois d'écriture.
Ceux qui connaissent Hugo et qui auront lu ce livre comprendront vite de quoi je parle... alors pour les autres j'explicite légèrement
Le sujet est en majorité sexuel, on parle essentiellement de masturbation, de godmiché, de sodomie, de baise, de couilles, etc... pas besoin de faire le grand tour détaillé.. mais ce sont les sujets préférés de notre ami Hugo.
Et plus j'avancais dans ce roman et plus cette idée prenait forme...
Quelle ne fut pas ma surprise , quand page 142, un nouveau personnage fait son apparition : un Hugo psycopathe et sanguinaire. Je crois que Maxime Chattam n'aurait pu rendre un plus grand hommage à notre ami babélionaute. Certes il a sans doute voulu noyer le poisson en changeant les qualités intrinsèques du personnage : Hugo, le vrai, a comme qualité première d'être poète et obsédé... mais beaucoup d'autres sont à mettre à son palmarès.
Bon revenon à nos moutons :
Ce roman de Maxime Chattam est complètement différents des précédents. J'avoue ne pas avoir tellement adhéré. J'ai continué ma lecture avec l'espoir d'avoir une belle et énorme surprise sur le final mais que nenni...
Bref ce roman, n'est certainement pas le meilleurs de l'auteur.
Néanmoins j'aime toujours autant sa plume et j'ai particulièrement apprécié le cynisme du personnage principal ( cynisme dont je suis très friande) parce qu'il m'a fait rire plus d'une fois.
Je ressors mitigée de ma lecture et avec l'espoir de retrouver Maxime Chattam a son plus haut niveau dans son prochain roman.
Je ne peux finir mon billet autrement que par :
A plus les copains !
(*) Bien évidemment c'est de l'humour : en aucun cas je n'ai dit que Maxime Chattam utilisait un nègre.
Autres hypothèses :
- Maxime Chattam est Hugo (en inversement)
- Maxime Chattam lit les chroniques de Hugo sur babélio et s'en inspire pour ses romans
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marina53
  18 août 2016
À tout juste 30 ans, Pierre est un homme neuf. Un nouveau-né. Bien décidé à être un autre, il a tout laissé derrière lui. Travail, famille, amis, Paris. C'était il y a de cela un an lorsqu'il a découvert, en rentrant chez lui, son amour, joliment prénommée Constance, répandu sur les murs. Une explosion artistique plutôt de mauvais goût. Les flics, aussitôt sur place, l'accusent du meurtre, les voisins ayant entendu des cris renforçant cette idée. L'un des flics, qui ressemble comme deux gouttes d'eau à Olivier Marchal, s'acharne quelque peu sur le jeune homme, lui mettant en tête toutes sortes d'images, lui faisant ainsi douter de sa propre innocence. Après tout, Constance n'est pas le premier cadavre autour de lui...
Dans ce roman compte à rebours, on écoute Pierre nous raconter les derniers mois de sa vie. Face aux policiers qui l'accusent ouvertement du meurtre de son amie, il n'a d'autre choix que de se justifier. Évidemment, les cadavres qui tombent comme des mouches autour de lui, ça fait louche! Dans ce roman profondément sombre, une touche de policier en plus, l'auteur décortique l'âme humaine dans ce qu'elle a de plus noire et questionne sur le sens de la vie et notre rapport aux autres. Une galerie de personnages originale et saisissante, notamment Pierre, son amie, Ophélie, qui aime dîner dans les cimetières, ou encore son psy (chiatre/chopathe). L'auteur, de son écriture enlevée, drôle et pimentée, joue avec les mots pour notre plus grand plaisir. Un roman incisif, percutant, un brin décalé et philosophique.
Merci Cécile...
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ArnoT
  02 juin 2016
Le coma des lecteurs !
Avant tout, il faut savoir que ce livre est un roman et surtout pas un thriller, il y a bien une vague dimension policière, mais l'essentiel n'est pas là. Il faut aborder ce livre avec un oeil neuf et oublier le Maxime Chattam de la trilogie du mal. C'est donc un roman contemporain, avec tout un côté philosophique avec un style enlevé, parsemé ça et là de formules chocs... Bref, tout ce que je n'aime pas !
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le_Bison
  07 août 2019
Une visite au zoo de Vincennes s'impose. Là, j'espère rencontrer Pierre. Un pauvre type qui me ressemble. Sauf que lui, il ramasse la merde des animaux. Des brouettes de merde sous toutes ses formes sous toutes ses couleurs. Des kilos et des kilos de chargement. Et je ne te parle pas du panda qui chie plus qu'il ne mange. Mesdames, avant de lire ce roman, sachez que vous ne regarderez plus jamais la peluche, si mignonne, de votre panda qui traîne sur votre lit lorsque vous aurez lu la quantité d'étrons que cette bête, de prime abord si charmante, peut déverser dans sa cage. Un roman qui commence les deux pieds dans la merde perçoit forcément toute mon attention. Peut-être même que ça porte bonheur – ou pas...
Pierre, neurasthénique devant les aléas de la vie, s'allonge sur le divan de sa conscience et me parle d'amour. de son histoire d'amour, moi les romans d'amour c'est mon kif. Et de la perte de celle-ci, car chose étrange – ou pas – la mort semble roder autour de Pierre. Cinq heures du mat', j'ai des frissons, je claque des dents et je monte le son. Ne plus entendre cette voix qui m'interpelle, j'remets la radio. Café noir, je sors prendre l'air, un dernier verre. Sous mes pieds, la mer, la terre, l'Enfer. Une voiture de flics me serre. Deux types pas très fringuants en sortent et m'embarquent. Ils ne veulent pas me croire. Trop de cadavres, pas assez d'alibi. J'ai mon compte, plus de cigarettes, la gueule en vrac. Insomnie chronique, amours perdus, toujours l'même air à la radio, toujours ce sang qui dégouline de sa gorge, ce sang qui cogne cogne dans mes tempes. Je suis comme dans un roman noir, avec son versant cynique, pendant que son sang coule entre ses cuisses, et que je renverse mon café noir sur mon sexe en érection. Bouillant, brûlant..
« Baisez. Bouffez. Buvez. Jouissez. »
La dernière page du roman noir se tourne, reste un souvenir du genre je te retourne. Masturbation, éjaculation. La sodomie, un roman de l'amour, une histoire de vie. La mort rôde autour – pour ne pas dire en – moi. C'est mon premier Chattam, certains diront que c'est pas du Chattam, moi j'ai adoré cette version de Chattam, Pas sûr que j'accroche aux autres, après tout, je ne suis qu'un mortel dans le coma depuis quelques années maintenant.
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Citations et extraits (232) Voir plus Ajouter une citation
le_Bisonle_Bison   19 mai 2019
Il y a près d'un an donc, j'ai fait le ménage dans mon quotidien. Je suis devenu un mec neuf. J'ai pris le premier boulot que je trouvais : aide-ménager au zoo de Vincennes. En clair je ramassais la merde d'animaux que d'autres animaux passaient leur journée à observer, à la différence près que ces derniers avaient préalablement payé leur billet d'entrée. Quand on regarde objectivement ce qui nous place au sommet de la hiérarchie animale, c'est que nous avons le fric et pas eux. Filez un système monétaire aux gorilles avec plus de pognon que nous pourrions en avoir et nous serions à ramper dans la boue pour qu'ils nous en filent un peu.
Sur cet épisode professionnel je tiens à préciser que ce fut grandement enrichissant pour moi. D'abord, sur le plan des relations entre collègues, je dois dire que les lémuriens ont été bien plus accueillants que ne l'avaient été mes confrères dans le marketing, et la franchise des singes est sans pareille.
C'est en travaillant au zoo que ma vraie nature s'est révélée à moi. Lorsqu'un jour, excédé par les cris toujours plus énervés des babouins, je me suis surpris à verser quelques comprimés de Xanax dans leur abreuvoir. Nos rapports ont, dès lors, énormément changé. D'ailleurs, au zoo, très vite je suis devenu l'homme qui apaise les babouins. Je ne mentirai pas, le calme qui a ensuite régné sur leur enclos m'a forcément donné des envies.
Le panda par exemple, on l'ignore, produit une quantité de déjections proprement hallucinante. Des morceaux de merde à longueur de journée pour une peluche si mignonne, c'est cruel. A croire que la nature a concentré tout l'intestin du monde dans le cul des pandas. Il y a là une leçon à retenir pour vos relations personnelles : trop d'envie de câlins cache forcément un paquet de merde.
Quoi qu'il en soit, pour celui qui passe ses journées à nettoyer leur enclos, je peux vous dire que le joli panda, quand vous devez repasser toutes les deux heures pour ramasser cinq à dix kilos d'étrons, vous le prenez en grippe rapidement.
L'Imodium a considérablement amélioré nos relations.
Et Vincennes a gagné le premier panda régulièrement constipé de la planète. En tout cas les jours où j'étais de service.
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lyokolyoko   10 juin 2016
" Non, je pense sincèrement qu'il ne peut y avoir qui que ce soit derrière tout ça, un pareil niveau d'incompétences ferait rendre leurs cartes de croyants à tous les adhérents religieux de l'histoire s'ils prenaient conscience de la nullité créatrice du bonhomme derrière l'Ecran Primal. Le Grand Scénariste a peut-être réussi un coup au tout début, mais depuis, les suites sont toutes plus ratées les unes que les autres et j'en viens à privilégier l'hypothèse athéiste plutôt que de croire en l'existence d'un destin mal rédigé, parce que le mec aurait donné tout ce qu'il avait au départ pour finalement perdre toute inspiration depuis."
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SiabelleSiabelle   11 novembre 2016
Le contact visuel devient électrique. Des signaux passent entre nous, tout un roman condensé en dix secondes dans ces pupilles qui se déshabillent. Des tonnes de mots, de souhaits, de promesses, d'ententes qui s'échangent. Elle me dit oui. À tout.
Enfin je crois.
Donc je m'incline pour lui présenter ma bouche.
Elle s'en amuse. Rien n'est gagné.
Soudain, je me prends à espérer, le front humide, que le roman n'est pas juste une nouvelle. J'ai lu tout Guillaume Musso dans son regard, et brusquement je crains la méprise : si c'était Stephen King ?
Approche moi et je t'égorge à la petite cuillère !
La nouvelle se réduit à une strophe.
Un poème, peut-être ?
Non, à peine deux lignes, vaguement en rimes.
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ZilizZiliz   08 juin 2016
Je lui attrape le bras et m'approche. Elle se dérobe d'un doux sourire.
- Le baiser c'est l'antichambre de l'amour, dit-elle. Et je veux prendre mon temps. Si nous nous embrassons, nous glisserons rapidement vers nos chairs. Je préfère attendre. Je trouve qu'aujourd'hui, les gens ont désacralisé le baiser alors que c'est le « je t'aime » du corps. Regarde les couples qui ne s'embrassent plus, ils ne s'aiment plus. On dirait même que ça les dégoûte. Ils veulent bien faire l'amour pour se soulager, mais se dire « je t'aime » avec les corps, en s'embrassant vraiment, ça non. Je donne beaucoup d'importance au baiser. Je ne veux pas le galvauder, ni le hâter. Tu comprends ?
J'opine du chef. Même si le vrai chef en moi, à cet instant, n'opine pas du tout parce qu'il a compris qu'il resterait sur sa faim encore un moment.
(p. 335)
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le_Bisonle_Bison   29 mai 2019
Dix jours après la fin de ma dépression, deux cours de théâtre, et j'étais à nouveau apte au bonheur. Vous savez comment je l'ai su ? Parce que ce matin-là je me suis levé et j'ai mis de la musique joyeuse pour chanter en ma lavant et en choisissant mes fringues, comme on le fait lorsqu'on est un ado bien luné. Réfléchissez un instant à la dernière fois que ça vous est arrivé.
Moi, j'ai mis "The Power of Love" de Huey Lewis et j'ai beuglé, avec ma brosse à dents, avec le manche de mon balai, avec une paire de chaussettes roulées en guise de micro, mon appart était ma scène. Le ridicule, la dignité, tous ces trucs-là, dans un instant comme celui-là, ce sont des notions d'adulte blasé, sauf si votre fenêtre est ouverte et que le voisin vous surprend : là, plaidez la démence, dans notre monde mieux vaut se faire choper en train de se masturber que d'avoir l'air heureux sans raison.
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