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Catherine Lauga du Plessis (Traducteur)
EAN : 9782020966252
300 pages
Éditeur : Seuil (16/10/2008)

Note moyenne : 3.48/5 (sur 32 notes)
Résumé :
Un éditeur donne à J. C. , écrivain australien d'origine sud-africaine, l'occasion d'exprimer ses opinions sur des sujets de son choix: musique, sport, pédophilie, servitude volontaire, Machiavel, démocratie, Guantanamo, torture, terrorisme, etc. Par alter ego interposé, J. M. Coetzee jette sur notre monde un regard intransigeant et livre une méditation crépusculaire sur la vieillesse, le déclin des forces créatrices, la mort. Ralenti par la maladie, il confie la da... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
ay_guadalquivir
  26 octobre 2010
Dans ce roman, la forme étonne, déroute au début. Car si les opinions successives du narrateur sur de nombreux sujets (vie politique australienne, pédophilie, Al-Qaïda, démocratie, naissance de l'Etat,…) constituent la part la plus conséquente du roman, elles sont éclairées par deux autres voix, qui finalement prennent une importance plus grande dans la compréhension du livre. Comme si ces opinions, plus sous forme de court essai que de texte littéraire, n'étaient que prétexte à provoquer la rencontre du héros, vieil écrivain assez proche de Coetzee, avec sa voisine philippine Anya. Au final, on retiendra peu de choses de chacun des sujets traités à distance par le héros. Il s'en écarte dans la seconde partie, pour creuser plus profondément des sujets beaucoup plus intimes. le vieillissement, le désir, la solitude, la mort occupent peu à peu toute la place dans une écriture toujours aussi économe. Mais c'est bien là ce qui compte.
La lecture de ce texte à trois voix – chaque page partagée en trois sections - n'est pas immédiatement aisée. L'habitude de lecture linéaire est tout à fait perturbée par ce partage des pages. Même s'il ne s'agit en rien d'un pur exercice de style, la forme devient ici un élément structurant du propos de Coetzee, assez loin de ce à quoi il nous avait habitué. Ces trois voix physiquement présentes sur chacune des pages exposent les thèses de l'écrivain, le récit de sa relation avec Anya, et le récit que s'en font Anya et son compagnon. Ce procédé narratif entrecroise les récits, adoucit les opinions tranchées, et éclaire l'essentiel de la relation à l'autre. Peu à peu, c'est cette confrontation qui conduit le héros à revenir à lui.
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Jason1987
  26 novembre 2016
Ce livre est intéressant mais sans plus, intéressant mais pas intriguant.
La séparation est maladroite, inintéressante et tape à l'oeil.
Des opinions de journal local, aucune phrase accrocheuse, aucunement, pour ainsi dire, une oeuvre de littérature. Je me suis rendu à la page 50 sans m'amuser, sans apprendre, sans être étonné. Ce livre pourrait formidablement bien disparaître dans un autodafé...
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mhx640
  06 août 2013
premier livre de Coetzee que je lis, décontenancé
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
NievaNieva   12 juin 2014
La semaine dernière, tous les jours, le thermomètre est monté au-dessus de quarante degrés. Bella Saunders, qui occupe l'appartement au bout du couloir, me dit qu'elle se fait du souci pour les grenouilles dans le lit à sec du ruisseau. Est-ce qu'elles ne vont pas rôtir toutes vives dans leur logis de terre demande-t-elle avec inquiétude - Est-ce qu'on ne pourrait pas faire quelque chose pour leur venir en aide ? Qu'est-ce que vous proposez ? dis-je. (...)

A la tombée du jour, je la regarde traverser la rue avec une bassine d'eau qu'elle laisse dans le ruisseau. C'est au cas où les petites auraient soif, explique-t-elle.

Il est facile de se moquer des gens comme Bella, de leur dire que les vagues de chaleur font partie d'un processus écologique plus vaste dont les êtres humains ne devraient pas se mêler. Mais cette critique ne passe-t-elle pas à côté de quelque chose ? Nous, êtres humains, ne faisons-nous pas aussi partie de cette écologie, et notre compassion pour les bestioles n'en est-elle pas un élément comme l'est la cruauté du corbeau ?
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ophrysophrys   02 août 2011
Eprouverais-je quelque chose de différent, de moins compliqué, de plus satisfaisant, si de naissance ou par l’éducation reçue, j’étais plus profondément ancré dans la langue que j’écris – autrement dit, si j’avais à ma disposition pour travailler une autre langue, plus vraie, moins problématique que l’anglais ? Peut-être la réalité est-elle que toutes les langues sont, en fin de compte, des langues étrangères, inconnues à ce qu’il y a d’animal en nous. Mais d’une manière qui est justement inarticulée, inarticulable, l’anglais ne me semble pas un lieu de repos, je n’y suis pas chez moi. Il se trouve seulement que c’est une langue dont j’ai réussi à maîtriser à peu près les ressources.
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ophrysophrys   02 août 2011
Les maîtres de l’information ont oublié la poésie, où les mots peuvent avoir un sens tout différent de leur sens lexical, où l’étincelle métaphorique a toujours un temps d’avance sur la fonction de décodage, où une autre lecture imprévue est toujours possible.
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ay_guadalquiviray_guadalquivir   13 octobre 2010
Il y a quelques temps, j’ai commencé à dresser une liste des usages à la mode dans l’anglais d’aujourd’hui. […] Inappropriate, ai-je noté, en est venu à remplacer bad ou wrong dans les énoncés de ceux qui veulent exprimer leur désapprobation, sans avoir l’air de porter un jugement moral (pour ceux-là, il convient de se garder de porter un jugement moral qui est en soi inappropriate, c’est-à-dire de mauvais aloi). Ainsi : « Elle a déclaré que l’individu l’avait touchée de façon inappropriate – déplacée. »
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NievaNieva   12 juin 2014
Les mathématiques que nous avons inventées (selon certains) ou découvertes (selon d'autres), et que nous croyons ou espérons être une clé de la structure de l'univers, pourraient aussi bien être un langage privé — particulier aux êtres humains qui ont des cerveaux humains — dans lequel nous gribouillons sur les murs de notre caverne.
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Videos de J. M. Coetzee (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de J. M. Coetzee
L'acteur britannique de 59 ans ans, qui fut pendant dix ans le directeur artistique du Globe Theatre à Londres, est venu présenter à Deauville le film Waiting for the Barbarians de Ciro Guerra, adapté du roman de l'écrivain sud-africain J.M. Coetzee. Dans ce film, Mark Rylance incarne le personnage du Magistrat, qui assiste impuissant à la mécanique de destruction sadiquement mise en place sous ses yeux par le colonel Joll (Johnny Depp), face à une prétendue invasion barbare... Héros de la série Dans l'ombre des Tudors, nouveau chouchou de Steven Spielberg - qu'il a dirigé dans le Pont des espions, le Bon gros géant ou Ready Player One -, le comédien répond à notre questionnaire sur petits papiers colorés, en évoquant son rôle dans Dunkerque, de Christopher Nolan, ou sa collaboration avec Patrice Chéreau.
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