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ISBN : 2742799443
Éditeur : Actes Sud (12/08/2011)

Note moyenne : 3/5 (sur 7 notes)
Résumé :
Ils ont traversé la France en diagonale dans une deux-chevaux délabrée pour atteindre la côte atlantique.
La maison décrépite aux odeurs de poussière, de chats errants et de moisi qu’ils louent au bord de la falaise, Elia semble la connaître, et elle interdit immédiatement l’accès aux pièces de l’étage. Elia fuit un passé, redoute les assauts de la mémoire et cache une valise. Mais son compagnon et ange gardien ne sait pas tout, ne peut que tenter de deviner,... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Pivoine29
  17 janvier 2017
Elle et lui, le narrateur, fuient, en 2CV, et aboutissent dans une maison en bord de mer, quelque part en Bretagne. Hors saison. Elle fuit ses souvenirs. Il l'accompagne lors de ses promenades et voit d'un mauvais oeil les hommes qui lui tournent autour. Roman d'ambiance, on y retrouve la marque de fabrique de l'auteur : tout ne sera pas dit. L'histoire préexiste à l'histoire. Mais joli coup de maître narratif : la relation entre Elia et lui est étrange. Et pour cause. Il faut arriver à la moitié du livre pour mettre à jour le malaise.
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itzamna
  09 septembre 2015
Ce que j'aime chez Sylvain Coher, c'est sa capacité à décrire des atmosphères, des caractères troubles, des sentiments torturés, les angoisses de ses personnages. Comme dans Nord nord ouest, les héros ne sont pas des anges, leur passé les poursuit sans qu'on sache très bien de quoi il retourne. Dans Nord nord ouest, le lecteur finira par avoir la clé de compréhension... ce n'est pas le cas ici.
Comme dans Nord nord ouest, Sylvain Coher partage avec nous son goût pour la Bretagne et la mer. Pas celles des touristes et des plages de sable fin, mais la mer des marins, la Bretagne des embruns, celle des mois d'hiver et des tempêtes, celle des maisons vides et des balades le long des falaises sous la pluie et le vent.
Cette atmosphère m'a beaucoup plu, la poésie qui s'en dégage, de même que les personnages de ce roman. Par contre la construction de l'intrigue et le recours à ce narrateur si particulier m'ont décontenancée. La façon qu'à Elie de vivre sa grossesse m'a également gênée. Et puis surtout ce dénouement... le fait que le narrateur ne puisse avoir toute la connaissance de l'histoire, qu'il en soit exclu par Elie, laisse une part d'ombre trop importante. On peut supputer beaucoup de choses, j'ai d'ailleurs fait mon choix... mais j'en garde un sentiment de malaise assez détestable. C'est peut-être la réussite de ce roman. Mais j'ai du mal quand un auteur me laisse ainsi en plan ainsi au milieu du gué.
Lien : http://itzamna-librairie.blo..
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marinantes
  17 septembre 2012
Ce roman laisse un goût amer... Je n'ai pas réussi à entrer dans l'histoire, à m'attacher aux personnages et pourtant je suis allée jusqu'au bout en espérant qu'il allait se passer quelque chose ! En bref, une ambiance sordide avec une narration très inhabituelle.
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myriampele
  10 avril 2012
Je n'ai pas très bien compris ce qui se passait dans cet étrange roman où les personnages apparaissent et disparaissent . Ellia est-elle folle? alcoolique? perverse? Mais est-elle réellement elle-même? En bref je n'ai pas du tout réussi à entrer dans la peau du personnage central et je n'ai pas aimé le narrateur.
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Charybde2
  21 janvier 2015
Une poétique et sombrement drôle fuite immobile, au bord de la falaise.
Sur mon blog : http://charybde2.wordpress.com/2015/01/21/note-de-lecture-hors-saison-sylvain-coher/
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
Charybde2Charybde2   21 janvier 2015
Ses murailles à elle, elles étaient gigantesques. Plus que gigantesques. Avec sa main elle les situe à un mètre du sol. Elle venait d’apprendre un mot nouveau, elle disait qu’elle était mareyeur. Qu’elle relâchait l’eau quand bon lui souhaitait. Pour qu’elle disparaisse, toute cette eau, au fond de l’océan. Tout au fond, là où il fait noir tout le temps. Quand bon lui souhaitait elle ordonnait les marées. Elle était mareyeur, elle n’avait aucun chef et c’était elle qui décidait de tout. C’était une charge immense, une très grande responsabilité pour un enfant. Avec pour uniforme un vieux pull marin à col roulé et des jeans délavés rapiécés sur les fesses et des sandalettes en plastique jauni comme celles aux petites pointures qui dorment toujours dans les placards de notre nouvelle maison. Il faut un sourire gercé mais un véritable sourire pour être un bon mareyeur, me dit-elle. Le plus sérieusement du monde.
En vérité, les mareyeurs vendent le poisson de chaque marée, dit-elle. C’est ce qu’on dit dans les dictionnaires. Mais peu importe, tu vois. Les pêcheurs mentent, les dicos mentent. Ces nouveaux mareyeurs n’ont rien à vendre, rien du tout. Pas la moindre crevette, rien. Ils distribuent l’eau, l’eau simplement. L’eau dans les ports, l’eau dans la mer, l’eau contre les rochers des falaises. L’eau partout comme s’il en pleuvait des tonnes. Tu peux compter sur les mareyeurs, me dit-elle. Ils condensent, pleuvent, érodent. Et c’est déjà ça. Les arrêter serait aussi stupide, aussi vain, aussi cruel que de faire exploser la lune pour dégager le ciel.
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myriampelemyriampele   10 avril 2012
Dans la verrière Elia secoue la tête et regarde dehors, soucieuse. Elle se ronge un ongle. Elle boit une petite gorgée de whisky. Elle tourne en rond avec la main dans les cheveux. Elle s'assied et se lève. Elle piétine le carrelage et elle regarde par les carreaux. Soucieuse.
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Charybde2Charybde2   21 janvier 2015
C’est très beau d’aller vers la mer. Oui. C’est très romantique. Ce serait très beau si nous étions nés d’hier. Si nous étions tout neufs. Si nous n’étions pas les photophores de vieilles images, goudron tenace qui noircirait la plus turquoise des mers comme le plus incontinent des pétroliers. Sur la carte nous glissons vers l’ouest du bout des doigts. Vers la Bretagne, comme les pétroliers.
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Vidéo de Sylvain Coher
Rencontre avec Alexandre Civico et Sylvain Coher
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