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ISBN : 2253010898
Éditeur : Le Livre de Poche (01/04/1978)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.77/5 (sur 255 notes)
Résumé :
Son original de père ayant brusquement décidé de s'installer à Paris, Claudine se retrouve rue Jacob dans un appartement sombre, entre deux cours.
Refusant obstinément de sortir, errant d'une chambre à l'autre, la gorge rétrécie et l'appétit absent, elle finit par tomber gravement malade. Deux mois passent. Claudine, sans oublier Montigny et sa chère école, reprend petit à petit goût à la vie. Elle fait la connaissance de son ravissant neveu Marcel qui a dix-... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
araucaria
  05 mars 2017
Une écriture fluide, agréable. La série "Claudine" sont des textes légers, délicieusement désuets. Je crains que Colette pour beaucoup de lecteurs, soit un peu tombée dans l'oubli. C'est dommage, cette écrivain avait marqué son époque et su conquérir un public fidèle. A découvrir par les plus jeunes. A relire pour les anciens.
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madameduberry
  14 avril 2014
Sacrée Claudine! le premier volume ayant bien marché, le mari-négrier que fut Henry Gauthier-Villars, dit Willy, remet au travail son épouse-enfant. On l'imagine bien lui caressant sa nuque bouclée, et lui susurrant "Noubliez pas de glisser quelques expressions bourguignonnes, mon petit, mais surtout insistez sur les amitiés salaces entre écolières, je me charge du décor parisien!", avant de partir pour quelque soirée mondaine ou coquine.
Voilà donc notre provinciale racontant son arrivée à Paris, le sentiment de désastre personnel qui s'ensuivit, la maladie et finalement la guérison, et la découverte des étranges moeurs parisiennes. Car elle a beau avoir lu, et n'avoir pas froid aux yeux, la Claudine, il lui en reste encore à découvrir. Au passage elle laisse entendre, encore plus précisément que dans Claudine en ménage, comment une paysanne un peu perverse peut se faire happer et détruire physiquement, sinon moralement, par un libertin sans tendresse, bien plus que par le mal du pays. On est heureux quand même de suivre cette Claudine qui semble n'avoir pas peur du loup, et qui creuse le sillon du pseudo étonnement naïf des Lettres Persanes: ainsi écrit-elle à propos des sorties dans les rues de Paris: "on a l'intérieur du nez noir quand on rentre". Vrai, j'ai observé le même phénomène presque un siècle après!
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SirBathory
  22 juin 2019
Voici le second tome des aventures de Claudine qui emménage avec son père à Paris. On notera l'absence de sa mère, très curieuse au vu de l'importance qu'avait Sido pour Colette mais surtout la présence du Père, qui peut être en lien avec le statut marital de Colette à l'époque de la rédaction des Claudine sous la houlette de Willy. Néanmoins, le père est aux abonnés absents, préférant l'étude et le travail intellectuel, ce qui ne gêne pas Claudine, car il lui offre ainsi une liberté de mouvement rare pour une jeune fille de son âge. N'y voyons donc pas d'explications freudiennes, mode si absurde qui voudrait tout expliquer par le rapport à la famille proche et à la sexualité qui bien qu'original chez Colette n'est pas le plus important selon moi. Bien sûr que choquer le Bourgeois était nécessaire pour vendre ces récits, néanmoins l'intérêt est bien dans la sensualité (au sens de perception du monde au travers des cinq sens). L'amour de la Nature, qu'elle soit humaine ou non, des plantes, des animaux, fait la beauté des descriptions de ce roman, et de l'oeuvre de Colette en général. Les dialogues, avec des touches de vocabulaire en patois fresnois, ajoutent une douce saveur de Bourgogne à ce récit.
On voit d'ailleurs une certaine fragilité de Claudine, trop libre pour son pays natal et trop vertueuse pour la vie parisienne. Cette touchante inadéquation, la tristesse provoquée par les comportements des autres, Claudine essaye de les oublier en lisant. On pourrait d'ailleurs se demander si le personnage de Claudine n'est pas pour Colette un moyen de se préparer à la souffrance que lui inflige les autres, comme si en fin de compte, Claudine vivait à l'avance ce que Colette allait vivre, subissait les mêmes malheurs et pleurait les mêmes larmes amères de déception et d'incompréhension face à la douleur provoquée par autrui mais aussi les mêmes joies que peut offrir la vie.
On y ajoutera une vision de ce Paris de la Belle époque, avec ses usages et sa liberté qui nous font tant défaut, liberté maîtrisée et sublimée tant par le ton employé, libre et intelligent, que par des moeurs qu'on peine à imaginer, alors que le puritanisme gagne notre société. On y voit aussi la maestria avec laquelle Colette décrit la société intellectuelle et mondaine de son époque ainsi que le monde des critiques auquel elle appartiendra.
On ne voudrait y voir que liberté de moeurs, mais c'est en fin de compte d'enchaînement aux décisions d'autrui qu'il s'agit, d'enfermement par les choix des autres et par la froide distance qui les sépare de la douce chaleur de l'écriture de Colette.
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Wolkaiw
  06 mai 2018
Ce livre appartient à la série des Claudine, une série de livre écrite par Colette à la demande de son mari Willy. Il fait suite à Claudine à l'école ( que je n'ai pas lu ), on peut y trouver de nombreuses références au précédent livre, notamment les passages concernant Montigny, sa vie avec Luce et d'autres rappels encore.
Comme le titre l'indique, Claudine est à Paris. Elle découvre une ville très mondaine, un milieu très différent de sa campagne. L'opposition rural/urbain est saisissante pour une Claudine qui n'avait jamais quitté son petit cocon. le besoin d'être accompagnée lors des sorties, mais plus encore celui d'être bien habillée nous apparaît comme primordial. Les femmes sont vêtues de belles robes, parées de chapeaux et de bijoux, ce qui diffère quelque peu du style campagnard auquel était habitué Claudine. Je peux vous assurer que le franc-parler de Claudine est totalement en décalage avec la vie Parisienne, ce qui rompt avec les codes de l'époque.
Les premiers pas de Claudine à Paris sont donc délicats, il faut savoir que c'est son père qui l'y envoie et que c'est Tante coeur, comme elle aime l'appeler, qui la prendra sous son aile. Chez tante coeur Claudine fera la connaissance de Marcel, un jeune homme de son âge avec qui elle nouera des liens. de confidences en confidences les deux amis vont peu à peu se dévoiler et il est intéressant d'observer les changements qui s'opèrent en eux. Ils prennent conscience de la société dans laquelle ils évoluent, du regard des gens et des ragots, mais plus encore ils apprennent à s'assumer.
A travers le regard plus ou moins innocent de Claudine, le lecteur est amené à découvrir un pan de la vie parisienne et notamment le théâtre et l'univers du spectacle, un monde très particulier mais aussi très bruyant. Pour celles et ceux, de l'époque, qui ne connaissent pas ce monde, l'entrée dans cet univers est des plus fracassantes, nous avons plus l'impression d'assister à une réunion qu'à un opéra tellement les bavardages vont bon train. Claudine est donc introduite à Paris et y réalise ses premières expériences mais aussi ses premières rencontres avec des femmes mondaines, qu'elle croisera dans les salons comme dans les théâtres.
On pourrait dire que Claudine est atteinte d'une sorte de mal du pays, elle n'aime pas Paris qu'elle accuse d'être à l'origine de tous ses maux. Paris, ville Lumière, se transforme en Enfer pour ceux qui subissent la cadence imposée. Vivre dans la capitale n'est pas de tout repos, cela n'est pas non plus donné à tout le monde! Claudine va faire cette effroyable découverte quand elle apprendra avec dégoût l'histoire d'une de ses amies... Ce livre illustre donc, presque avec brio, les difficultés que les jeunes filles du début du Xxe siècle peuvent rencontrer à Paris..
Une ombre semble planer sur Claudine, celle d'un père absent et totalement désintéressé, un père qui ne sait rien concernant la vie de sa fille. L'apparition, dans le livre, de Renaud, semble redonner un souffle au récit. Ce dernier jouera différents rôles auprès de Claudine, tels que celui de père, d'ami mais aussi et surtout d'ami. On peut se permettre de faire quelques rapprochements avec la vie de l'auteure qui verrait en Renaud le Willy qu'elle aurait voulu..
Claudine à Paris évoque donc l'entrée d'une petite campagnarde dans un univers mondain. La jeune femme sera en quelque sorte notre guide, elle apprendra et évoluera dans un monde très différent de ce qu'elle connaissait jusqu'à présent. Nous découvrons donc Paris sous le regard de cette jeune demoiselle, c'est toute une page de son histoire qui est en train de s'écrire.. La suite avec Claudine en ménage!
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Rodin_Marcel
  07 juin 2018
Colette [Willy et Colette] – "Claudine à Paris" – Albin Michel / Livre de poche, 2017 (ISBN 978-2-253-01089-0) – première publication de ce roman sous le seul nom de "Willy" en 1901

Henri Gauthier-Villars dit "Willy" se comporte comme un bon exploiteur de succès commercial (déjà !) : suite au succès de "Claudine à l'école" (cf recension du 25 mai 2018) , il presse Sidonie-Gabrielle Colette d'écrire une suite (c'est déjà le procédé si répandu aujourd'hui de la "série" consistant à exploiter à fond un filon jusqu'à épuisement), et cela engendre ce "Claudine à Paris".

Rien de bien original hélas : dans le "Claudine à l'école", Colette fournissait une liste de romans plus ou moins égrillards ou licencieux qui se diffusaient à l'époque plus ou moins "sous le manteau" comme par exemple "Aphrodite", "La femme et le pantin" de Pierre Louÿs, "Suzanne" de Léon Daudet et "L'année de Clarisse" de Paul Adam (p. 65) ou encore "Carnet de Lyonnette", les "Folichonneries" d'Armand Sylvestre (p. 69), "Mauvais désir" de Lucien Muhlfeld (p. 83) ou encore "En fête" d'Auguste Germain (p. 195) : il s'agissait non seulement de conférer des lectures osées et émoustillantes à une jeune écolière, mais aussi de dispenser quelques coups de chapeaux aux chers amis de Willy (renvois d'ascenseur).

La plupart des scènes de ce "Claudine à Paris" sont inspirées de ce type de littérature de boulevard, de telle sorte qu'on est loin de la qualité du premier roman de la série.
Finalement, seul le personnage de la bonne Mélie – robuste femme de ménage "importée" de la campagne –, rappelle la verve originelle (toute proportion gardée, il y a là une certaine analogie avec la Françoise de la "Recherche du temps perdu" de Proust).

le filon est déjà en train de s'épuiser... mais – on le sait – Colette ne s'arrêtera plus, et son talent d'écriture explosera ce cadre guindé.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
VACHARDTUAPIEDVACHARDTUAPIED   10 avril 2013
Après ça, il se passa beaucoup de temps. Quelque chose
comme une fièvre cérébrale avec des allures de typhoïde. Je ne
crois pas avoir beaucoup déliré, mais j'étais tombée dans une nuit
lamentable et je ne sentais plus que ma tête, qui me faisait si
mal ! Je me souviens d'avoir, pendant des heures, couchée sur le
côté gauche, suivi du bout de mon doigt, contre le mur, les
contours d'un des fruits fantastiques imprimés sur mes rideaux ;
une espèce de pomme avec des yeux.
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VACHARDTUAPIEDVACHARDTUAPIED   10 avril 2013
Ça n'est pas autrement fort, mais quoi ? Il n'a pas l'air étonné.
Il mange. Il mange proprement. Il n'est pas vieux. C'est un père
encore jeune. Son nez m'amuse, un peu courbe avec des narines
qui remuent. Sous des cils très noirs, ses yeux luisent gris bleu
foncé. Il n'a pas de vilaines oreilles pour un homme. Ses cheveux
blanchissent aux tempes et floconnent. À Montigny, il y avait un
beau chien cendré qui avait le poil de cette couleur-là. Pouf ! Il
lève si brusquement les yeux qu'il me surprend en train de le
regarder
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VACHARDTUAPIEDVACHARDTUAPIED   10 avril 2013
La pauvre Luce m'a dit : « Va, tu ne crois pas que je serai
malheureuse. Mais tu verras, tu verras ce que je suis capable de
faire. J'en ai assez, tu sais, de ma sœur et de sa Mademoiselle. Il
n'y avait que toi ici, je n'avais du goût qu'à cause de toi. Tu
verras ! » J'ai embrassé beaucoup la désolée, sur ses joues
élastiques, sur ses cils mouillés, sur sa nuque blanche et brune,
j'ai embrassé ses fossettes et son irrégulier petit nez trop court.
Elle n'avait jamais eu de moi autant de caresses et le désespoir de
la pauvre gobette a redoublé. J'aurais pu, pendant un an, la
rendre peut-être très heureuse. (Il ne t'en aurait pas coûté tant
que ça, Claudine, je te connais !) Mais je ne me repens guère de
ne pas l'avoir fait.
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VACHARDTUAPIEDVACHARDTUAPIED   10 avril 2013
Mélie est blonde, paresseuse et fanée. Elle a été fort jolie. Elle
fait la cuisine, m'apporte de l'eau et soustrait les fruits de notre
jardin, pour les donner à de vagues « connaissances ». Mais papa
assure qu'elle m'a nourrie, jadis, avec un lait « superbe » et
qu'elle continue à m'aimer bien. Elle chante beaucoup, elle garde
en sa mémoire un recueil varié de chansons grivoises, voire
obscènes, dont j'ai retenu un certain nombre. (Et on dit que je ne
cultive pas les arts d'agrément !)
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StefEleaneStefEleane   30 juillet 2012
Claudine regarde Renaud; elle bat des cils, éblouie.
Résigné, entraîné, aspiré dans le sillage, il se tait, et la regarde avec plus de chagrin encore, on dirait, que de plaisir.
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