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EAN : 9782800159119
72 pages
Éditeur : Dupuis (24/05/2013)

Note moyenne : 3.05/5 (sur 22 notes)
Résumé :
Lorsqu'elle se découvre enceinte, Magda décide de traverser le Maroc pour rejoindre l'homme qu'elle aime, et choisir avec lui quelle sera leur vie future. À ses pas s'attachent ceux d'une inconnue, une toute jeune fille apparemment perdue, qu'elle a recueillie une première fois, et qu'elle retrouve, contre toute attente, sur la route. De l'énigmatique présence de cette jeune fille sourd une angoisse de plus en plus palpable, e... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
Bouvy
  22 avril 2017
Au coeur du Maroc, Magda, jeune femme libre dans une société coincée par la religion et les traditions patriarcales se découvre enceinte. Elle décide alors de traverser le Maroc pour rejoindre l'homme qu'elle aime et le père de son futur enfant. Une mère célibataire, dans ce pays, ne peut qu'espérer un avenir de paria. Lors de son voyage, elle rencontre une jeune femme rousse, muette, étrange qui, par son comportement, lui laisse entendre qu'elle est aussi la maîtresse du futur père de son enfant. Magda part seule, comme un pèlerinage dont la quête serait son honneur de femme pourtant libre. Mystérieusement, dans le désert, elle retrouve la jeune femme rousse. Magda doute. Elle doute de sa foi, de son amour, de son orientation sexuelle, des intentions de la jeune femme rousse, de son devenir, de la vie qu'elle pourrait offrir à son futur enfant, de sa vie et de la vie qu'elle porte…
Entre drame et espoir, la vie de Magda est émouvante. Les dessins sont extraordinaires, aux couleurs vives, qui contrastent avec la monochromie du désert. On pourrait peut-être leur reprocher une certaine mollesse, les traits sont tout en rondeur, sans ligne tendue qui pourrait ajouter de la force au dessin. le scénario est épais. Parfois, des pages entières, calligraphiées, remplace les cases de la bande dessinée. Nous sortons du cadre traditionnel du 9e art. L'auteure partage avec nous un morceau de vie, une vie de femme dans un pays où elles n'ont pas souvent la place qu'elles méritent. Les doutes de l'amour, de la sincérité, de l'engagement des hommes face à leurs actes et leurs responsabilités. Mais aussi les tiraillements qui font que la vie n'est pas une ligne droite. Qui maîtrise notre destin. Une entité supérieure, immanente ? Et pourquoi pas simplement nous-même. Mais devoir admettre que nous sommes seuls responsables de nos actes, que nous ne pouvons rejeter la faute sur quelque chose ou quelqu'un d'autre que nous même. le choix peut être cornélien. Laisser filer son destin comme du sable fin entre ses doigts ou décider ce que sera nos vies ? C'est souvent compliquer dans nos contrées à l'esprit ouvert, alors, imaginez dans un pays comme le Maroc, dans les plaines et au bord du désert, loin de la culture libertaire occidentale. Nous sommes face à un conte moderne, qui nous révèle que la vie est peut-être plus facile suivant la zone géographique où nous sommes nés, où la vie est plus facile en fonction du sexe dont on a été doté, que la vie peut-être plus simple en fonction des rencontres qu'on y fait. Une personne seule, et votre vie bascule, devient doute ou certitude. Voilà un roman graphique qui ouvre une parenthèse de réflexion et qui, à la dernière page, la laisse ouverte. Et pour terminer sue une note plus mécanique, Bande dessinée lue sur IZNEO avec encore une fois, une très belle numérisation.
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trust_me
  10 juillet 2013
Au Maroc, Magda est enceinte de Nour. Ça fait deux ans qu'ils sont ensemble mais elle n'ose pas lui avouer cette grossesse en cours : « Tu sais ce que c'est un enfant hors mariage au Maroc ? En particulier chez Nour ? C'est la honte, pour moi, l'enfant, le père, toute la famille. Un bâtard né dans le péché. Tu vois l'idée ? » Lorsqu'elle lui annonce la nouvelle par téléphone, le futur père n'est pas content. Pas content du tout : « Il a dit qu'il ne voulait pas en entendre parler, et qu'on avait déjà assez de problèmes comme ça. » Alors Magda décide de prendre la route. de la côte atlantique aux confins de l'Atlas, elle traverse le Maroc et ne cesse de se questionner. En chemin elle rencontre une jeune femme rousse qui semble être tout droit sortie de l'océan. Une jeune femme muette qui va croiser son chemin à de nombreuses reprises et qui semble veiller sur elle d'une étrange façon…
Un portrait de femme qui se veut touchant et intime mais pour le coup, j'avoue que la femme qui sommeille en moi est restée bien cachée. Je comprends qu'avec certaines lectrices ce récit puisse faire « tilt » mais en ce qui me concerne il a fait « plouf ». Sirène est selon moi une BD très sexuée. le questionnement autour de la maternité, de cet enfant à venir que l'on désire ou pas, tout cela m'a laissé parfaitement insensible (quel salopard je fais quand même !). Aucune empathie pour Magda, aucune envie de la plaindre ou d'espérer que sa situation s'améliore, je n'ai finalement trouvé que très peu d'intérêt pour cet album (punaise, il est temps que je parte en vacances le cynisme professionnel dans lequel je baigne depuis quelques semaines commence sérieusement à jouer sur mon humeur). le problème c'est que le propos est confus, il laisse place à trop d'interprétations possibles. On voit les doutes et les hésitations, la difficulté de la situation mais il n'est pas évident au final d'y voir clair. Qui est notamment cette jeune fille rousse surgit de nulle part ? le double de Magda ? Son ange gardien ? Un miroir déformant ? L'image de son destin à venir ? Et puis la correspondance de l'héroïne, insérée au fil des pages dans de nombreux encarts, se perd dans un lyrisme très cucul qui ne relève pas le niveau d'ensemble.
Graphiquement c'est très beau. Dessin généreux, couleurs franches, beaucoup de gros plans… il faut reconnaître que le trait de Daphné Collignon est des plus séduisants. Malheureusement ça ne suffit pas à faire une bonne histoire et la narration souffre d'une construction que je qualifierais volontiers de «nébuleuse ».
Un album bien trop hermétique pour moi. Ça m'agace de refermer un livre en me disant que je n'ai pas tout compris mais il faut parfois avoir l'honnêteté de reconnaître ses limites…
Lien : http://litterature-a-blog.bl..
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IreneAdler
  23 mai 2013
Jeune femme solitaire, Magda est enceinte. Mais au Maroc, rien n'est simple pour un jeune couple non marié. Ayant, difficilement; accepté sa maternité, elle traverse le désert pour rejoindre le père de l'enfant. Mais une mystérieuse compagen s'invite.
La BD en elle-même est très belle, mélangeant dessins au pinceau, calligraphie arabe et motifs marocains ; assez sombre également. J'ai eu plus de mal à comprendre l'histoire, la fin étant assez confuse ; surtout la présence de cette jeune fille silencieuse. Mais je crois avoir compris, finalement...
Un scénario assez classique de retour à soi, d'acceptation dans un très bel écrin !
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alouett
  10 juillet 2013
Par le passé, Magda était chanteuse. Ce mode d'expression était une seconde nature plus qu'un métier, elle était connue et reconnue pour la qualité de ses textes et le timbre de sa voix. Puis, une prise de conscience la conduit à arrêter brutalement cette activité. Elle décide de voyager pour se retrouver, faire le point et se construire une nouvelle vie. C'est à ce moment qu'elle a rencontré Nour dont elle va tomber amoureuse.
Les années ont passé, Magda a 35 ans et est toujours en couple avec Nour. Ils ne sont pas mariés. La passion est toujours là mais le fait d'apprendre qu'elle est enceinte provoque une profonde remise en question chez la jeune femme. Elle éprouve alors le besoin de reprendre la route sans aucune destination précise, n'écoutant que son besoin de se retrouver seule pour réfléchir et décider de ce qu'il adviendra de son couple et de l'enfant à naître. Cependant, la veille de son départ, Magda vient en aide à une jeune femme qui erre sur la plage… elle se retrouvera malgré elle à faire le voyage en compagnie de cette silencieuse et étrange inconnue.
-
J'avais découvert le travail de Daphné Collignon avec Correspondante de guerre, ouvrage dans lequel elle mettait en images le témoignage d'Anne Nivat (reporter qui a couvert plusieurs conflits : Tchétchénie, Irak, Afghanistan…). A l'époque, j'avais été sensible au style de l'illustratrice. Je me réjouissais donc de la sortie de ce nouvel album… peut-être était-ce parce que j'avais le souvenir d'un récit plus cohérent ?
Les premières pages de l'ouvrage nous permettent de cerner rapidement de quoi il en retourne : sa grossesse met à mal la vie qu'elle s'est construite, les conventions lui imposent de renoncer au célibat (il est de mauvais ton qu'une femme marocaine enfante hors mariage). Mais autant être directe : je n'ai pas apprécié cet album. L'histoire de cette femme pourrait être touchante si elle n'avait été noyée sous un amas de métaphores qui nous font perdre le fil.
L'héroïne chemine très lentement vers l'acceptation de cette grossesse, l'idée de devenir mère, de renoncer au célibat, de ne plus prendre de décision uniquement par rapport à soi mais tenir compte de l'enfant… et du couple. Mais cette looongue litanie de questions existentielles s'étiiiire sur 72 pages, ce qui m'a semblé être interminable et finalement assez opaque.
(...)
Lien : http://chezmo.wordpress.com/..
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LisLou
  24 août 2017
Décors oniriques, dessins "doux" et chaleureux.
Mes yeux étaient émerveillés. Ma tête moins. J'ai eu de la misère à alterner bande dessinée et contenu rédigé "à la main".
Je ne suis pas entrée dans l'histoire.
Mais toutes ces étoiles pour la beauté des paysages, des cases, des lettres.
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critiques presse (5)
ActuaBD   09 juillet 2013
Daphné Collignon évoque un épisode-clé dans la vie d’une jeune femme, tiraillée entre liberté et traditions. Une réelle beauté formelle pour un récit vagabond, où les émotions comptent tout autant que le fil directeur.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
Bedeo   26 juin 2013
Les dessins de Daphné Collignon sont tellement travaillés qu’on aurait envie d’accrocher quasiment chaque case dans son salon. C’est assez noir, parfois un peu lugubre mais tellement beau. Sirène est une BD envoutante, comme le chant des sirènes qui appellent les marins au large...
Lire la critique sur le site : Bedeo
BoDoi   20 juin 2013
Avec son graphisme à la fois puissant et ultra féminin, au trait tout en courbes et à la mise en couleurs subtile, l’auteure envoûte dès les premières pages.
Lire la critique sur le site : BoDoi
BDGest   28 mai 2013
La réalité se trouble et la beauté des paysages invite à l’évasion. Décors envoûtants et motifs arabisants se mêlent harmonieusement, tandis qu’une progression lente instille une certaine torpeur, comme pour laisser le temps à l'héroïne de réfléchir à elle-même et aux autres.
Lire la critique sur le site : BDGest
Sceneario   27 mai 2013
Passé la première phase assez dubitatif je me suis rapidement pris au jeu, séduit à la fois pas le magnifique graphisme de l'artiste, cette façon de s'arrêter sur des regards, de glisser la main sur la courbe d'un coup de pinceau, de magnifier ces femmes sublimes.
Lire la critique sur le site : Sceneario
Citations et extraits (4) Ajouter une citation
IreneAdlerIreneAdler   23 mai 2013
Il faut un début et une fin à toutes les histoires, et pourtant je trouve cette idée absurde. Comme si une naissance, une mort, pouvaient délimiter un espace de sens et un territoire quand l'esprit revient sans cesse sur lui-même, part, se projette, et regarde pour la millième fois un moment oublié qui n'est pourtant jamais tout à fait le même.
Commenter  J’apprécie          80
OliZOliZ   01 juillet 2013
Chanter c'était comme me cogner aux choses, aux êtres, aux émotions. Comme lancer un radar pour comprendre un peu mieux la forme du monde - laisser se perdre un flot dans l'océan créer une vague - un remous - il fallait que je sente mon espace pour avancer dans un scaphandre, protégée par ma voix ; c'était ça ou trop sentir, trop voir, ricocher sans cesse contre la vie des autres.
Commenter  J’apprécie          70
alouettalouett   10 juillet 2013
Il faut un début et une fin à toutes les histoires, et pourtant je trouve cette idée absurde. Comme si une naissance, une mort, pouvaient délimiter un espace de sens et un territoire quand l’esprit revient sans cesse sur lui-même, part, se projette, recule, et regarde pour la millième fois un moment oublié qui n’est pourtant jamais tout à fait le même
Commenter  J’apprécie          40
voiliervoilier   08 octobre 2013
J'étais assez connue. J'avais une belle voix, j'étais belle. Avec mes cheveux longs, mes cinq kilos en trop et la façon de bouger que j'avais soigneusement travaillée au fil des concerts, comme une plante aquatique balancée par les vagues, sensible à chaque mouvement.
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Videos de Daphné Collignon (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Daphné Collignon
| Festival Quai des Bulles 2018 | Lors de cette rencontre, animée par le journaliste Arnaud Wassmer, Daphné Collignon revient sur la création de ses différents albums (Sirène, Tamara de Lempicka ou encore Calpurnia).
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