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ISBN : 2302031032
Éditeur : Soleil (12/03/2014)

Note moyenne : 3.61/5 (sur 60 notes)
Résumé :
«J’irai là» rêve le jeune Charles Marlow en pointant son doigt vers l’Afrique,loin de se douter qu’il s’y rendrait à l’âge de vingt ans. Missionné par une compagnie de commerce colonial pour retrouver un certain Kurtz, Marlow s’embarque, plein d’illusions, dans ce voyage au Congo : une descente aux enfers...
D'après la longue nouvelle de Jospeh Conrad: "Au coeur des Ténèbres"
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
ninosairosse
  14 août 2017
Il faut pouvoir creuser sa foi au-delà du possible, se dévouer à une tache obscure dans la solitude et le silence...[...] La question n'est pas de savoir ce qui nous appartient, mais à quoi et à qui nous appartenons, nous. Quelles puissances des ténèbres nous considèrent comme siennes ?
p92
Adaptation du roman de Joseph Conrad, que j'avais retenu grâce à Babelio. Je suis un peu déçu, je m'attendais plus à un roman d'aventure, plus de légèretés, histoire de baroudeurs alors que nous avons à faire plus à une réflexion philosophique. Non, je ne retiendrai pas l'original, mais je félicite Miquel et Godart qui ont eu le mérite de savoir synthétiser cette oeuvre en une centaine de pages ...
L'inconcevable mystère d'une âme qui ne connaissait ni crainte ni contrainte ni foi et qui pourtant luttait contre elle-même, destin d'un homme qui reste sur terre pour rêver un cauchemar au pays des cannibales, aux moeurs effroyables, mais pourtant on mange également le Christ dans notre monde colonial dit occidental !
Vérités que nous avons oubliées, voyage au bout des ténèbres, desti-nez épaté, mais toi aussi , au coeur ....t'es nègre.
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boudicca
  20 janvier 2015
Vous voulez découvrir ou re-découvrir sous un autre jour les plus grands classiques littéraires des XIXe et XXe siècles ? Alors vous allez adorer la collection Noctambule qui se propose depuis plusieurs années d'adapter certaines de ces oeuvres majeures en bande dessinée. Après le « Moby Dick » de Melville ou encore « Le loup des mers » de Jack London, c'est au tour de Joseph Conrad et de son « Au coeur des ténèbres » de faire l'objet d'une adaptation en image qui, en ce qui me concerne, ne m'a pas autant enthousiasmé que les précédents ouvrages de la même collection que j'ai pu découvrir jusqu'à présent. de même que le roman d'origine, la bande dessinée met en scène le jeune Charles Marlow, officier de marine marchande membre d'une expédition chargée de remonter le cours d'un fleuve africain afin de retrouver un certain Kurtz, directeur d'un comptoir au coeur de la jungle et responsable de la majorité de l'exploitation de l'ivoire dans la région. Au fil du fleuve, le narrateur s'éloigne de la civilisation et se retrouve confronté aux moeurs primitifs des indigènes et surtout à la personnalité très particulière du fameux Kurtz qui va avoir sur lui une lourde influence.
Le premier reproche que j'aurais à formuler concerne les graphismes de Loïc Godart auxquels je n'ai pas du tout été sensible. Les couleurs sont trop pâles et uniformes, les traits des personnages peu expressifs et surtout les paysages guère évocateurs. On peine donc à s'immerger dans le récit et à éprouver une quelconque empathie pour les personnages. de même, si le scénario de Stéphane Miquel respecte sans doute parfaitement la trame d'origine, les lecteurs qui, comme moi, n'auraient pas lu l'oeuvre de Conrad avant de découvrir la bande dessinée pourront éprouver quelques difficultés à se sentir concernés par l'aventure de ce Charles Marlow. Certaines transitions sont également parfois un peu brusques, voire incongrues. L'ouvrage a toutefois le mérite de nous dévoiler les dessous de la colonisation en Afrique et toutes les horreurs qui en découlent, à commencer par l'esclavage des populations locales et le pillage des ressources naturelles du pays. Comme Stéphane Miquel le fait remarquer dans ses notes à la fin de l'ouvrage, Conrad reste toutefois un « homme de son temps » et certaines de ses réflexions concernant l'impérialisme, les Africains ou encore les femmes qu'il faudrait laisser à leur « monde ingénu » peuvent interpeller le lecteur, en dépit de la profondeur de la réflexion proposée.
Si, au vue des divers avis que j'ai pu lire, cette adaptation d' « Au coeur des ténèbres » est bien parvenue à capturer l'essence du roman de Conrad, elle reste malgré tout assez difficile d'accès pour les lecteurs qui n'auraient pas déjà fait l'expérience du récit d'origine. Dommage...
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jamiK
  02 août 2017
Ce que je crains souvent avec les adaptations de romans classiques, c'est que les illustrations ne soient là que pour rendre accessibles ces classiques pour quelques lecteurs pas très courageux. Certes, ça a au moins le mérite de populariser certaines oeuvres qui trouvent ainsi un plus large public. Mais il est une catégorie d'adaptations qui vont plus loin, qui offrent une nouvelle dimension et qui transcendent l'émotion de l'original par l'image (Le rapport de Broddeck de Philippe Claudel revisité par Manu Larcenet en est un superbe exemple). Mais là, je dois dire que j'ai été très déçu, je n'ai pas du tout accroché au dessin, je lai trouvé un peu confus, en partie à cause des choix chromatiques, avec ces lavis brun-rouge trop saturé et trop uniformes, qui ne rendent pas l'ambiance géographique, la chaleur, la savane, qui s'enfoncent dans une sorte de boue uniforme, il n'y a pas de variation d'atmosphère, c'est relativement plat, et au final, la lecture m'a paru plutôt fastidieuse, le texte et les dialogues sont respectueux de l'oeuvre de Joseph Conrad, mais autant lire le roman, car le seul aspect vraiment attirant de cette BD n'est redevable qu'à l'original.
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CDemassieux
  04 septembre 2014
On parle ici d'un livre – une longue nouvelle en réalité – du bout du monde, à la fois géographique et mental – extérieur et intérieur – où les limites ne sont même plus franchies mais pulvérisées.
L'histoire se déroule à une époque – la fin du XIXe siècle – peuplée de terres sauvages qui ne sont pas encore assujetties au tourisme de masse et imposent leur toute-puissance intacte aux voyageurs occidentaux.
Mais ce voyage n'est pas celui de l'Orient, qu'écrivains et peintres accompliront tout au long de ce siècle : ici, on pénètre dans une Afrique hostile qui se soucie peu de l'homme moderne. Voyage que l'auteur a accompli quelques années plus tôt au Congo et dont il se servira pour ce récit hors norme.
Un personnage, Charles Marlow, doit rallier, pour sa compagnie, un comptoir en pleine jungle, dirigé par un certain Kurtz et dont on est sans nouvelle.
Ce qu'il va découvrir, après la remontée oppressante d'un fleuve africain, c'est un homme civilisé rendu à sa nature primitive par un environnement tout aussi primitif. Marlow va ainsi entrer dans le coeur des ténèbres, incarné par un Kurtz en proie à la folie meurtrière qui s'adonne, avec ses fidèles, à des rites sanguinaires. Kurtz, après avoir tenté de résister, a définitivement cédé face aux instincts de l'humanité des premiers âges qui sommeillaient en lui.
Ce livre est un cauchemar moite et étouffant qui, malgré tout, nous attire.
Plus tard, Céline s'inspirera de ce livre pour l'épisode africain du Voyage au bout de la nuit, et Francis Coppola transposera l'intrigue en pleine guerre du Vietnam dans son film Apocalypse Now.
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Rob7
  06 avril 2014
E n ce début du XIXe siècle, nombre de terres encore vierges enflamment les imaginations. Mais derrière un doigt négligemment pointé sur une carte peut se dissimuler une vérité qui n'a rien d'onirique. Pour être revenu du coeur des ténèbres, Charles Marlow le sait mieux que quiconque…
Conservant la structure originelle du roman, le scénario passe rapidement des bords de la Tamise au continent noir après un court passage, digne de Lewis Carroll, par la Société. Mêlant voix off et dialogues au risque de perturber la compréhension du propos, ce qui pourrait apparaître comme une expédition en ses contrées méconnues se révèle être une odyssée dans les tréfonds de l'âme humaine. Alors qu'il pénètre au plus profond du pays, Marlow voit ses références avalées par la végétation qui l'entoure. Sa sociabilité se fond aux frondaisons de la canopée, ses convictions se désagrègent sur les berges boueuses du fleuve et ses certitudes s'évaporent dans la moiteur ambiante. Plus il avance au sein de la forêt primaire, plus il remonte le fil du temps avec nul horizon à regarder.
Au coeur des ténèbres est un ouvrage complexe et pluriel. Récit d'aventures, il comporte cependant une large part autobiographique, voire introspective, et évoque sans détour l'exploitation outrancière du Congo. Mais au-delà de cet aspect critique, l'oeuvre se fait analytique et interroge sur le rapport à la réalité. Qu'est-ce qui est vrai, qui semble l'être ou qui ne l'est pas ? Comment la perte des repères usuels fait-elle sombrer dans la folie des démons premiers et succomber à la barbarie ? Nul n'est à l'abri de cette démence pas même Kurtz, personnage fascinant d'ambigüité, démiurge tribal et idole déchue de l'impérialisme occidental.
Le one-shot de Stéphane Miquel et de Loïc Godart se veut la libre adaptation de la nouvelle éponyme. S'il reste fidèle à l'écrit original, tant dans l'esprit que sur la forme, qu'apporte-t-il de plus ? La réponse est à chercher… et à trouver au travers du parti-pris des découpages ou des séquences, des angles de vue, du choix des mots, de la confrontation de la grisaille septentrionale et de l'ocre des glaises d'Afrique, ou bien dans un trait qui déforme les physionomies pour les mettre à l'unisson des âmes. Cette interprétation donne alors – toute proportion gardée – une nouvelle dimension aux écrits du romancier anglais comme le fit l'emblématique Apocalypse Now de Francis Ford Coppola !
Les grandes oeuvres sont souvent redoutables à adapter ou à interpréter, et peuvent se révéler un piège inextricable. Stéphane Miquel et Loïc Godart ont visiblement su les éviter et offrent un album réaliste, dénué de tout romantisme, que Joseph Conrad aurait certainement apprécié !
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critiques presse (3)
Bedeo   24 mars 2014
Un bel ouvrage qui incarne parfaitement les objectifs de la collection Noctambule.
Lire la critique sur le site : Bedeo
BoDoi   14 mars 2014
Tout est mis en oeuvre pour mettre en avant l’idée et le texte de Conrad, et cette superbe transposition en bande dessinée ne pourra que donner envie de se plonger dans le livre original, non pour comparer, mais pour prolonger le voyage. Mission accomplie.
Lire la critique sur le site : BoDoi
Sceneario   13 mars 2014
Il n'est pas possible de lire cet album sans retrouver dans un recoin de sa mémoire les images, la musique et cette voix off, obsédante d'Apocalypse Now de Coppola qui s'est inspiré lui aussi de cette nouvelle.
Lire la critique sur le site : Sceneario
Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
NMTBNMTB   19 décembre 2014
Débarquer dans un marécage, marcher à travers bois, et dans quelque poste de l'intérieur, se sentir encerclé par cette sauvagerie, cette absolue sauvagerie – toute cette vie mystérieuse des solitudes, qui s'agite dans la forêt, dans la jungle, dans le cœur de l'homme sauvage. Et il n'y a pas non plus d'initiation à ces mystères. Il faut vivre au milieu de l'incompréhensible, et cela aussi est détestable. En outre il en émane une fascination qui fait son œuvre sur notre homme. La fascination, comprenez-vous, de l'abominable.
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NMTBNMTB   19 décembre 2014
« Non, ils ne m'ont pas enterré, quoiqu'il y ait eu une période que je me rappelle obscurément, avec des frémissements de stupeur, comme un passage à travers un monde inconvenable qui ne recelait espoir ni désir. Je me retrouvais dans la cité sépulcrale, j'en voulais à ces gens que je voyais courir par les rues pour se chiper quelques sous les uns aux autres, pour dévorer leur infâme cuisine, pour avaler leur mauvaise bière, pour rêver leurs rêves insignifiants et stupides. Ils empiétaient sur mes pensées. C'étaient des intrus de qui la connaissance de la vie était pour moi une irritante imposture, tant je me sentais certain qu'il n'était pas possible qu'ils connaissent les choses que je connaissais. Leur comportement, qui était simplement celui d'individus comme allant à leurs affaires dans la certitude d'une sécurité parfaite, me blessait comme les bravades outrageantes de la sottise en face d'un danger qu'elle est incapable de concevoir. Je n'avais pas spécialement le désir de les éclairer, mais j'avais quelque peine à me retenir de leur rire à la figure, pleins comme ils étaient de stupide importance. Il se peut que je ne me sois pas porté très bien en ce temps-là. Je titubais dans les rues – il y avait diverses affaires à régler – ricanant amèrement face à des gens parfaitement respectables.
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palamedepalamede   04 avril 2014
Je n'aime pas le travail-personne ne l'aime-mais j'aime ce que le travail recèle-la chance de se trouver.
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NMTBNMTB   19 décembre 2014
Il n'était qu'un mot pour moi. Je ne voyais pas plus l'homme sous le nom que vous ne faites. Le voyez-vous ? Voyez-vous l'affaire ? Voyez-vous quoi que ce soit ? Il me semble que j'essaie de vous dire un rêve – que je fais un vain effort, parce que nulle relation d'un rêve ne peut communiquer la sensation du rêve, ce mélange d'absurdité, de surprise, de confusion, dans un effort frémissant de révolte, cette notion qu'on est prisonnier de l'incroyable, qui est de l'essence même du rêve... »
II fut un moment silencieux.
«... Non, c'est impossible ; il est impossible de communiquer la sensation vivante d'aucune époque donnée de son existence – ce qui fait sa vérité, son sens – sa subtile et pénétrante essence. C'est impossible. Nous vivons comme nous rêvons – seuls... »
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OsmantheOsmanthe   17 mai 2014
Kurtz - Kurtz - ça veut dire court en allemand, hein ? Eh bien le nom était aussi vrai que tout le reste de sa vie - et de sa mort. Il semblait long d'au moins sept pieds. Sa couverture était tombée, et son corps en émergeait pitoyable et horrifiant comme d'un linceul. Je voyais sa cage thoracique tout agitée, les os de son bras brandis. C'était comme si une image animée de la mort taillée dans du vieil ivoire avait agité la main avec des menaces en direction d'une foule immobile d'hommes faits de bronze sombre et luisant. Je le vis ouvrir la bouche toute grande - ce qui lui donnait un aspect étrange de voracité, comme s'il avait voulu avaler l'air entier, toute la terre, tous les hommes présents devant lui.
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Videos de Joseph Conrad (26) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Joseph Conrad
Les aventures de Jim et sa rencontre avec Marlow forment un des romans les plus profonds de la littérature. Ce roman d’aventure est surtout un roman psychologique qui nous donne l’occasion de réfléchir sur l’existence, le courage, la lâcheté et sur la difficulté de rester lucide. Conrad, le pessimiste, nous montre, à travers le personnage de Jim, toute la difficulté d’être un idéaliste.
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