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EAN : 9782844120342
204 pages
Joëlle Losfeld (12/10/1999)
3.97/5   61 notes
Résumé :
Après avoir mené grande et joyeuse vie à l'étranger durant sept ans, Teymour (le personnage principal du livre) décide de revenir dans sa ville natale - une ville d'Orient. Parti pour étudier, il revient avec un diplôme acheté et s'en va rejoindre ses anciens amis qui s'adonnent, avec une rare santé, à la « pratique » de l'oisiveté, et cultivent avec soin un goût prédominant pour la dérision et l'ironie, en même temps qu'ils revendiquent une parfaite liberté. Il va ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
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mh17
  10 août 2022
Je découvre l'univers d'Albert Cossery ( 1913-2008) écrivain égyptien d'expression française avec ce Complot de saltimbanques paru en 1975.
Teymour un jeune homme de vingt-six ans à l'élégance raffinée, a dû revenir dans sa petite ville natale après avoir mené joyeuse vie à l'étranger pendant six ans. Il a acheté un beau diplôme d'ingénieur chimiste pour justifier sa longue absence. Son père à moitié gâteux peut alors l'afficher ostensiblement dans sa demeure et épater les gens du pays. le spleen de Teymour est de courte durée. Il retrouve en effet très vite une bande de joyeux fumistes qui ont élevé l'oisiveté et le plaisir des sens au rang des beaux-arts. Mais, de mystérieuses disparitions de notables inquiètent la police qui fait suivre la bande. Ne seraient-ils pas en train de comploter ?
J'ai souri mais je m'attendais à m'amuser davantage avec cette bande de joyeux drilles. J'ai aimé l'écriture classique, élégante et claire à l'ironie légère. J'ai aimé le traitement carnavalesque de l'ordre social et moral, la dénonciation moqueuse de la comédie humaine à travers le personnage du policier et celui du gros propriétaire lubrique. Mais je les ai trouvés bien cyniques et surtout très donneurs de leçon ces petits bourgeois instruits et entretenus qui jouent aux aristocrates. Ils trouvent le monde abject et révoltant mais ne se révoltent pas. A quoi bon. Ils n'espèrent déjà plus rien, seule la jouissance immédiate les intéresse. Les femmes, souvent très jeunes, demeurant dans ce récit, du début à la fin, de purs accessoires.
Je lirai Mendiants et Orgueilleux qui paraît-il est son chef d'oeuvre pour me faire une opinion plus précise de l'univers très particulier d'Albert Cossery.
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SZRAMOWO
  19 avril 2015
« le complot des saltimbanques » pourrait être vu comme une réplique pastiche du roman « une ambition dans le désert ».
Teymour comme Samanthar est un jeune homme oisif, sans problèmes matériels, jouissant d'une situation que lui procure son père industriel ingénieux ayant mis à profit sa connaissance des hommes et des affaires.
Pourtant, il ne se satisfait pas de son sort. Parti à l'étranger faire des études d'ingénieur, il passe six années à se complaire dans la facilité et le plaisir que lui offre une capitale occidentale parée, pour un habitant de la petite ville d'orient dont il vient, de tous les attraits et de tous les interdits.
Ce sera là sa formation, ses humanités….
Ce roman pourrait être intitulé, selon la formule de Lampedusa dans « le Guépard » : « il faut que tout change pour que rien ne change ».
Teymour va en faire l'expérience, ni amère ni cruelle.
Il craint le retour au pays, certain de s'y ennuyer, de ne plus retrouver la faconde et l'irrespect dont il faisait preuve avec ses amis, d'être considéré à jamais comme un étranger, un touriste (au sens le plus péjoratif du terme, celui qui ne s'intéresse à rien parce qu'il n'est pas d'ici…), et pas dessus tout, il craint de revoir ses amis d'adolescence, ceux avec lesquels il fomentait les opus les plus tordus pour animer la cité.
On retrouve dans ce personnage une allégorie typiquement Cosseryenne, lui qui vécut toute sa vie à Paris, fuyant les régimes totalitaires égyptiens, se plait à nous démontrer que la culture et les façons de faire occidentales ne peuvent être la panacée répondant à la volonté de développement des pays orientaux, n'en déplaise à notre mentalité refoulée de pacificateurs, d'explorateurs obtus et aveugles, de missionnaires voulant évangéliser à tour de bras, d'éducateurs julesferryens, de messagers de la Grande-Nation….
Teymour, pour faire simple, se heurte à la réalité, celle de sa ville, enfin celle qu'en voit les autorités chargées de surveiller les populations pour le compte d'un pouvoir autiste retranché dans la crainte d'un complot ultime forcément fatal.
Les ingrédients d'un récit cosmique à la Cossery sont réunis,
Teymour le héros repenti :
« Dès les premiers temps de son séjour à l'étranger, il dut s'avouer qu'il n'aurait jamais pu imaginer une pareille magnificence dans la débauche. »
« …bien qu'il recula le moment de se trouver en face de son ancien camarade ; attitude due à un sentiment de culpabilité et à l'appréhension que lui causaient ces retrouvailles….il avait écrit à Medhat quelques lettres…puis il avait interrompu cette correspondance…mais presqu'à son insu, entraîné qu'il était par une euphorie et une exaltation incessante. »
Ses amis de toujours qui le resteront malgré les péripéties, Medhat et Imtaz :
« Soudain une idée folle naquit dans l'esprit de Medhat, une idée dangereusement optimiste, mais qui lui parut comme l'unique solution acceptable par ce père déshonoré. Il allait se marier avec la fille et organiser une noce où il inviterait tous ses amis et connaissances. Il aurait ainsi une belle soirée en perspective et surtout une occasion inespérée de sortir de la routine ; une noce – sa propre noce !- c'était quelque chose de tout à fait imprévu dans le domaine des réjouissances. »
« Cet acteur, Imtaz, bien qu'il fût leur aîné de quelques années, avait fait un certain temps partie de leur bande avant son départ pour la capitale, où il devait réussir une carrière foudroyante. »
« Medhat parlait d'une voix grave, mais c'était pour impressionner Teymour et lui faire comprendre que cette ville n'éatit pas habitée que par des paysans ignares. »
Les dindons de la farce Chawki et Samaraï :
« Par des détours subtils, Chawki progressait vers les sources de lumière en agitant frénétiquement sa canne dans le but d'effaroucher des démons invisibles. Il n'était pas question pour lui de se pavaner devant une population arriérée mais d'atteindre au plus vite la maison d'Imtaz où devait se dérouler en son honneur des noces privilégiées. »
« Depuis le début de la soirée, Samaraï n'avait pas prononcé une parole ; il ne faisait que boire et se lamenter intérieurement, en proie à son obsession. Pour sa malchance il avait découvert l'alcool et l'amour en même temps, et ces deux ingrédients mélangés avaient sur son système nerveux un effet funeste. »
le traitre Rrezk qui finira par s'amender :
« Pendant quelques secondes, Rezk parut extrêmement embarrassé, sa pâleur s'accentua et ses yeux fiévreux parcoururent la terrasse, comme à la recherche d'une aide. »
« Rezk n'avait rien d'un jeune homme heureux ; son appartenance à cette ville lui pesait comme une malédiction. »
Le notable et le policier Hillali reclus dans cette ville éloignée de la capitale pour y faire ses preuves après un faux pas dans sa carrière.
« Hillali referma la porte et entraina le jeune homme dans son bureau, une pièce sans apparat, d'une austérité presqu'administrative. »
« Ces escamotages de notables le mettaient dans une position extrêmement dangereuse ; la moindre mollesse de sa part pouvait être interprétée comme une complicité tacite avec les ennemis du pouvoir. »
De nombreuses femmes : Ziza et Boula, les adolescentes perverses :
« Tu as tort de ne pas considérer notre ami comme un esprit sérieux, dit Imtaz, tout en caressant les seins de Ziza… »
« Ah non ! répondit Boula. Ce que je regrette c'est que mon honorable père ne soit pas là pour me voir. »
Watanya la mère maquerelle, son complice de mari « un ancien bagnard d'une force prodigieuses et d'un physique aussi nocif que celui de sa femme » ;
Salma la femme rejetée :
« Salma était une jeune fille, d'un milieu pauvre, que Chawki avait séduite et abandonnée… »
« Salma l'attendait dans la cuisine, assise devant un café :
- Tu en as mis du temps pour venir, fils de chien ! cria-t-elle dès qu'elle le vit apparaître. Je ne peux compter sur personne dans cette ville. Surtout pas sur toi à qui je dois tous mes malheurs ! »
L'amour sous les traits de la jeune saltimbanque Felfel :
« Les gens sont si laids dit Felfel en détournant son regard de la barque. Je voudrais partir très loin pour ne plus les voir. »
« Felfel battit des mains avec exubérance ; en disant qu'il accepterait un jour son argent, Teymour devenait irrémédiablement son complice. Elle se jeta au cou du jeune homme et l'embrassa à plusieurs reprises sur le front et sur les joues. »
Cette galerie de personnages improbables se meut avec grâce sous la plume de Cossery, en dépit de leurs faiblesses, de leurs croyances en des rêves impossibles, recherchant le bonheur là où il a des chances de ne pas se trouver, fuyant une réalité dont l'acceptation pourrait être une source de plénitude.
Enfermés dans des rôles peu prestigieux par une société qui ne croit qu'à leur révolte, ils finissent par fomenter la seule révolte qui vaille la peine d'être fomentée, celle de la dérision, de la raillerie, de la farce, de la jouissance, de la sensualité du désir et de la joie, que les esprits chagrins qui cherchent à les contrôler ne sauraient imaginer.
Morale d'une actualité criante au XXIème siècle où, quel que soit le continent et le pays, les fondamentalismes religieux cherchent à imposer des points de vue régressifs pour régenter nos comportements.
A lire sans modération et sans retenue !

Lien : http://desecrits.blog.lemond..
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visages
  31 mai 2018
Je découvre Albert Cossery à travers ce roman car le thème m'avait attiré.La 4ème de couverture évoque , en effet, la soif d'émancipation d'un groupe de jeunes dans une petite ville d'Orient,leur esprit anarchiste et leur goût pour une societé de loisir, réflexion toujours d'actualité.Si la valeur travail en prend, en effet, pour son grade et que l'art de l'oisiveté est érigé en roi, j'ai été déçue par l'ensemble du récit. le personnage de Medhat tout particulièrement m'est antipathyque par son attitude méprisante et hautaine.Si j'apprécie le regard critique sur une société cela me dérange fortement lorsqu'il s'acharne sur l'individu et prend l'allure de la manipulation.Ce jeune homme semble dénué de tout affect et utilise les hommes comme outils de son plaisir.Le rapport aux femmes est certainement ce qui m'a le plus dérangé,celles ci n'étant considérées que comme des objets de jouissance au même titre que l'alcool ou autres divertissements.Certes il faut resituer l'action au début du siècle dernier mais cela ne peut tout pardonner!L'écriture est indéniablement d'une grande qualité et la réflexion sur la société bourgeoise prometteuse mais la façon de traiter le sujet ne m'a pas du tout convaincue...
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c128057
  03 mai 2022
3ème livre de Cossery que je lis d'affilée en ce mois d'avril, et toujours autant d'admiration pour cet auteur.
Son écriture ciselée et pleine d'ironie fait merveille à nouveau. Ici, il s'attache à décrire des personnages moins miséreux qu'à l'accoutumée, mais ils sont toujours autant tragico-comiques, mais surtout oisifs.
Oisif semble être le mot qui définit aussi ce curieux auteur égyptien de langue française, qui a vécu de 1945 à 2008 dans le même hôtel (La Louisiane) de Paris! Sur les 63 ans de location de chambre, il a juste changé une fois de chambre!
En parcourant un peu sa vie sur internet (vive Wikipedia!), je comprends mieux ses personnages : aucun de ses parents ou grand-parents n'ont jamais travaillé! Sans être riches, ils vivaient du revenu de leurs terres. Albert Cossery a suivi la même voie, n'écrivant au total que 8 livres (il est décédé à 94 ans), juste pour s'assurer de quoi subsister.
Définitivement, cet auteur est tombé trop vite dans les oubliettes de l'oubli.
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5Arabella
  29 juillet 2016
Teymour, un jeune homme issu d'une famille aisée, revient dans sa ville natale, ville dont le nom ne sera jamais précisé. Tout ce que nous savons, c'est que c'est une ville de province, de taille moyenne, et n'ayant pas le prestige de la capitale , ni encore moins de l'étranger, dont justement revient Teymour.
Il est sensé y avoir suivi des études, et exhibe un diplôme d'ingénieur chimiste. Mais le diplôme est un faux acheté à prix d'or, et Teymour n'a pas fait d'études. Il a utilisé l'argent de son père pour prendre du bon temps, et il est très malheureux de revenir dans la petite et minable ville de son enfance, loin des plaisirs des grandes métropoles.
Mais très rapidement il rentre en contact avec son ami Medhat, qui estime qu'aller ailleurs n'a aucun intérêt. Les hommes sont les même partout, et partout, on peut s'amuser et profiter de la vie, à condition de le vouloir. Il initie Teymour aux plaisir de sa ville, intrigues amoureuses, beautés cachés, farces jouées aux importants et riches personnages de la ville. L'existence est plaisir du moment où l'on adopte le bon point de vue. Et le plus important est de refuser de participer à la farce sociale, en premier lieu en ne travaillant pas, ou alors de de façon épisodique et en se moquant de l'employeur. Car la machine sociale est profondément injuste, elle écrase les plus faibles, nie l'individu, et il faut à tout prix refuser son jeu, et surtout n'avoir aucune ambition ou envie de tenir une place.
C'est un livre très jouissif, dans lequel nous voyons un esprit anarchiste souffler sur une petite ville pourtant terriblement conventionnelle, et semble-t-il très peu ouverte à la subversion. le malheureux chef de police qui voit dans ces jeunes iconoclastes de dangereux révolutionnaires en puissance, ne réalise pas que leur esprit de subversion va encore plus loin que ce qu'il n'imagine, en effet, ils en sont au point ou toute forme d'action leur paraît dénuée de sens, parce que la société est irréformable.
C'est vraiment une jolie lecture, et un livre assez différent des autres que j'ai lu de l'auteur, qui montre aussi qu'il a su varié son oeuvre et ses sources d'inspirations, et j'ai du coup envie de continuer à lire ses autres ouvrages.
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Citations et extraits (33) Voir plus Ajouter une citation
mh17mh17   08 août 2022
À notre époque, les révolutionnaires faméliques et crasseux n’existent pratiquement plus. Ils ont été atteints eux aussi par la vague de promotion sociale. Plus ils sont instruits et élégants, et plus ils sont à craindre.
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batlambbatlamb   25 août 2021
— (…) Tant que tu vis parmi les hommes, ils t’offriront toujours le spectacle de leurs appétits sordides et de leurs sottises. C’est une éternelle comédie, suprêmement agréable aux yeux d’un observateur lucide. Et elle est partout la même.
— Mais la vie des hommes n’est pas partout la même. Et c’est en cela que tient toute la différence pour moi.
— Cela aussi est une illusion. Tu es encore aveuglé par les artifices d’un univers éclectique et bruyant. Ici, c’est une petite ville. Donc la comédie est à l’échelle réduite et se joue sans faste. Il faut aller chercher la vie en profondeur et ne pas se contenter des apparences. Avec de la patience et de l’amour, on y fait des trouvailles saisissantes.
— Tu m’en demandes trop, dit Teymour avec lassitude. Je n’ai en ce moment ni patience ni amour. Je crois qu’il ne me reste plus qu’à me retirer en pleine campagne.
— Quelle horreur ! se récria Imtaz. La nature est ce qu’il y a de plus morne. Tu ne feras qu’y perdre ton sens de l’humour. Ne pouvant critiquer les arbres, tes facultés s’émousseront dans la contemplation des champs labourés. Après cela, tu pourras très bien chanter les louanges de l’humanité. Ça te sera facile, puisque tu ne seras pas là pour la voir et l’entendre. Voilà la faute à ne pas commettre. Il ne faut jamais se couper de l’humanité, car on risque dans l’éloignement de lui trouver des circonstances atténuantes. Je t’aime trop pour te laisser succomber à cette faiblesse.
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wellibus2wellibus2   06 octobre 2014
......; il n'avait pas oublié que le peuple avait toujours été plus drôle que ses maîtres. Malheureusement, cette estimation se révéla illusoire ; il n'y avait aucune espèce d'animation dans ce fouillis d'habitations branlantes et de venelles désertes. Le silence ici était encore plus impressionnant, c'était le silence rituel de la pauvreté, dans lequel le moindre bruit acquérait une résonance tragique.
(p23)
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PecosaPecosa   22 mai 2018
Assis à la terrasse du café, Teymour se sentait aussi malchanceux qu'un pou sur la tête d'un chauve.
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rkhettaouirkhettaoui   05 août 2013
A notre époque, les révolutionnaires faméliques et crasseux n’existent pratiquement plus. Ils ont été atteints eux aussi par la vague de promotion sociale. Plus ils sont instruits et élégants, et plus ils sont à craindre.
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Videos de Albert Cossery (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Albert Cossery
L'écrivain égyptien Albert Cossery a accepté de rencontrer le journaliste Pierre-Pascal Rossi à Saint-Germain-des-Prés, où il vit dans une modeste chambre d'hôtel, et de retourner au Caire, sa ville natale, pour un reportage exceptionnel diffusé dans Hôtel, le 30 mai 1991 sur la TSR.
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