AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2844120334
Éditeur : Joëlle Losfeld (12/10/1999)

Note moyenne : 4.17/5 (sur 79 notes)
Résumé :
La fainéantise est élevée au rang des valeurs supérieures dans cette famille cairote : Galal l'aîné n'a pas bougé de son lit depuis sept ans, Rafik a renoncé à épouser la femme qu'il aime de peur qu'elle trouble sa somnolence.
Serag, le plus jeune des frères veut commettre la folie d'aller travailler en ville au grand dam du vieil Hafez qui exprime sa fureur en ces termes : " Qu'est-ce que j'entends ? Tu veux travailler ! Qu'est-ce qui te déplaît dans cette m... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacCulturaLeslibraires.frMomox
Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
MarcPruvost
  19 septembre 2013
Voilà une histoire qui sort des sentiers battus. Dans cet ouvrage, Albert Cossery nous conte la vie d'une famille pas ordinaire, (composée d'un père et de ses trois fils ainsi que d'un vieil oncle ruiné venu chercher refuge) qui a décidé sous l'influence et l'autorité paternelle du vieil Haffez, de ne plus jamais travailler et de consacrer son temps précieux à une activité bien moins contraignante, mais néanmoins pratiquée avec beaucoup de discipline et d'investissement, et qu'ils ont élevé au rang d'art sacré, dormir !
Ainsi se déroule leur vie paisible composée de siestes, d'assoupissements et de repos, jusqu'au jours ou l'équilibre et l'harmonie du foyer vient a être menacé par deux nouvelles plus terrible l'une que l'autre et qui menace terriblement la tranquillité de la maisonnée : le vieil Hafez veut se remarier et son plus jeune fils, Serag, veut quant à lui commettre la chose la plus inqualifiable et dangereuse aux yeux de sa tribu, c'est à dire "Travailler". Chaque membre de la famille ne connaît que trop bien les pièges de la société qui vous replonge dans une vie active, pour ne pas voir le danger qui les guette. C'est de là que part cette drôle d'histoire.
Même si je ne l'ai pas lu d'une traite, j'ai plutôt apprécié ce livre qui, sous ces airs de farce burlesque, nous dresse un tableau cynique et sans concession sur le monde du travail, sur la famille, et même sur la vie de couple, car même si le l ‘auteur se contente de nous raconter l'histoire sans prendre de partie pris, et même si on est forcement un peu choqué par la manière et l'art de vivre de cette étrange famille, on se retrouve aussi régulièrement à penser que certain de leurs arguments sont plus que solide.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          160
Loutre_des_Rivieres
  16 octobre 2012
Roman très original, presque une fable ou un conte où la fainéantise est élevé en valeur fondamentale. Un patriarche vit avec ses trois fils dans une grande maison où leur objectif est de dormir et paresser. Seulement, le dernier des fils tenterait bien l'expérience du travail et le père a très envie de se remarier...
Commenter  J’apprécie          90
Nathaliecez
  26 septembre 2016
Lechatquilit.e-monsite
Les fainéants dans la vallée fertile de Albert COSSERY
Nous suivons dans ce livre, l'histoire d'une famille qui a fait de la paresse, son art de vivre.
Le père ne sort plus de sa chambre depuis longtemps, et cherche à se marier malgré son grand âge. Il est doté d'une hernie énorme qui déforme le bas de son ventre.
L'oncle fait trembler la maison par ses soupirs d'ennuis.
Le neveu a trouvé refuge dans le sommeil. Afin de continuer à vivre sa vie de fainéant, il a refusé de se marier avec une jolie prostituée. son frère, lui, dort depuis 7 ans, et se se réveille que pour manger.
Le cadet de la famille cherche à s'en sortir. il va chaque jour sur le chantier d'une usine dans l'espoir de trouver un jour du travail et de changer de vie.
C'est un humour féroce que nous livre l'auteur dans cet éloge à la paresse. Certains passages sont excellents et j'ai beaucoup ri.
Ce livre ne vous endort pas, il est écrit avec une plume alerte qui vous tient éveillé jusqu'à la dernière page.
Un bon roman drôle et original.
Extraits :
Serag avait entendu dire que les hommes travaillaient, mais c'est seulement des histoires qu'on racontait. Il n'arrivait pas à y croire complètement. Lui - même n'avait jamais vu un homme travailler en dehors de ces métiers futiles et dérisoires qui n'avaient dans son esprit aucun attrait valable.
C'était l'heure sacrée de la sieste ; la maison était silencieuse, comme enfouie au fond même du silence. Parfois, un bruit de vaisselle, imperceptible, étouffé, s'inscrustait dans l'atmosphère immobile, semblait un cri perdu à travers l'épaisseur du sommeil.
Oui, dit Rafik. Quand j'étudiais pour être ingénieur, on nous a fait visiter des usines. C'était de grands bâtiments insalubres et tristes. J'y ai passé les moments les plus pénibles de ma vie. J'ai vu les hommes qui travaillaient dans ces usines ; ce n'étaient déjà plus des hommes. Ils portaient tous le malheur inscrit sur leur visage; si j'ai abandonné ces études, c'est uniquement pour ne pas être le chef de cette horde d'agonisants.
Rafik était couché sur le lit, il réfléchissait à la gravité de la situation. Il appréhendait pour son frère les pires malheurs. Cette idée d'aller en ville pour chercher du travail était un Piège du démon. Elle portait en elle le germe de complications étant dues qui détruiraient leur repos dans ses moindres recoins. On n'allait plus finir avec les veillées et les attentes. Maintenant que la menace du mariage de son père semblait à peine conjurée par l'apparition de la hernie, Rafik se désolait de cette nouvelle tentative de corrompre leur sommeil. C'était un cercle infernal ; ils ne s'en sortiraient jamais.

Lien : HTTP://Lechatquilit.e-monsit..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          21
5Arabella
  18 juillet 2016
Nous faisons la connaissance d'une famille, composé d'un homme, Hafez, de ses trois fils, de l'oncle Mustapha, frère de Hafez qui a dilapidé son héritage et qui a dû venir vivre chez Hafez en désespoir de cause. La raison de vivre de cette famille est de ne rien faire, et l'activité qu'ils apprécient le plus est de dormir. La maison est délabrée et de plus en plus sale, les membres de la maisonnée ne survivent que grâce à Hoda, une jeune cousine pauvre engagée comme servante, qui est la seule à s'activer et à réveiller tous ces hommes pour les repas. Enfin, pas tous, un seul, Serag, considéré comme la honte de la famille, sort de temps en temps, et espère, honte suprême trouver du travail et quitter la maison familiale. Toutefois, son énergie est limitée, et il n'a aucune qualification, alors sa quête n'est guerre simple, d'autant plus que ses parents font tout ce qu'ils peuvent pour empêcher son projet, et en tout premier lieu Hoda, amoureuse de Serag, qu'elle ne veut voir lui échapper. Et puis Hafez, pour affirmer son autorité, a des velléités de mariage, ce qui contrarie ses fils, qui craignent d'être obligés de faire des efforts, ne plus pouvoir dormir avec une belle mère à demeure.
Il y a dans ce livre quelques éléments qui laissent entr'apercevoir un monde injuste et violent, comme le gamin rencontré par Serag au début du roman, vivant dans la rue, et peinant à subsister, ou comme cette menace de son père d'être arrêté par le gouvernement s'il continue à se risquer à une activité aussi subversive que de chercher du travail, de se mêler aux travailleurs. Mais ce sont des touches légères, la majorité du livre est une farce réjouissante, un pied de nez au convenable et au respectable.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
beneligne
  30 décembre 2015
J'ai trouvé ce livre dans ma librairie préférée, parmi d'autres ouvrages de Albert Cossery. le titre m'a attirée, l'histoire aussi ; j'avoue que je n'ai pas été déçue.
Cette histoire sort vraiment de l'ordinaire, c'est très bien écrit, une vraie friandise.
J'espère avoir l'occasion d'en lire d'autres!
Commenter  J’apprécie          41
Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
MarcPruvostMarcPruvost   18 septembre 2013
- Dis moi Rafik, mon frère, ce n'est pas vrai ce que tu viens de me dire ?
- Quoi donc !
- Que dans certains pays, les hommes se réveillent à quatre heures du matin pour aller travailler dans les mines.
- C'est vrai, dit Rafik. Ici nous n'avons pas encore de mines, mais ça viendra. On en découvrira. On découvrira n'importe quoi pour faire travailler les hommes et les abrutir.
Commenter  J’apprécie          190
koalaskoalas   29 juillet 2013
- Il n' y a personne qui connaisse la ville aussi bien que moi, répondit l'enfant. Je connais ses moindres ruelles, et tous ses mendiants.
- C'est très bien dit Serag. Je suis sûr que tu pourras m'aider à trouver du travail.
- Quel genre de travail?
- N'importe quoi?
- Je te conseille de ne pas en chercher dit l'enfant.
- Pourquoi? demanda Serag.
- Parce que tu risques d'en trouver.
- Et alors?
- Alors ce sera terrible pour toi.

.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
MarcPruvostMarcPruvost   14 août 2013
De temps en temps, une villa entourée d'une grille, les volets clos, apparaissait sur un coté de la route. Toute une humanité aisée vivait là en permanence, insipide et fière dans sa retraite. Serag se demandait ce qu'ils pouvaient comploter entre ces murs, enfouis dans leur vie mesquine comme des rats au fond de leur trou. Quelle dérisoire abjection ! Et c'était ainsi partout autour de lui. Est-ce qu'il ne sortirait jamais de cette immense duperie, de cette fange stagnante ? Il devait bien exister quelque part un monde composé de vivants et non pas de cadavres pétrifiés. Mais où était-il ce monde ?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
TomsolubleTomsoluble   05 novembre 2012
« Qu'est-cc que j'entends ' gémit le vieil Uzef. Tu veux travailler ! Pourquoi ? Qu'est-ce qui te déplaît dans cette maison? Fils ingrat ! Je t'ai nourri et habillé pendant des années, et voilà tes remerciements ! Tu veux nous couvrir de honte ! ».......
Commenter  J’apprécie          80
rkhettaouirkhettaoui   14 décembre 2015
Elle avait des cheveux noirs, très longs, qui lui retombaient jusqu’au bas du dos, divisés en deux lourdes torsades. Imtissal les soignait tout particulièrement. Elle connaissait la profondeur de leur arôme secret qui faisait chavirer de désir les corps inexperts de ses jeunes clients. C’était une prostituée douée d’un tempérament exceptionnel. Son métier ne la fatiguait pas beaucoup, ni surtout ne lui répugnait. Au contact de ses jeunes amants, elle n’éprouvait aucune répulsion. Ils l’amusaient par leur ignorance et leur timidité dans la recherche du plaisir. Elle avait appris à plusieurs d’entre eux à faire l’amour.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
Videos de Albert Cossery (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Albert Cossery
Ce film est un voyage dans l'espace et le temps avec Georges Moustaki, célèbre chanteur enfant de la Méditerranée, né en Egypte à Alexandrie. Sa vie, il l'a écrite dans des chansons,qui furent chantée aussi par Edith Piaf, Serge Reggiani, Paco Ibanez, Barbara,... des chansons qui ont su accompagner aussi des événements marquants de l'Histoire. Musique "Sans la nommer" de Georges Moustaki (Google Play • iTunes) Catégorie Films et animations Licence Licence YouTube standard
Dans la catégorie : Littérature dramatiqueVoir plus
>Littérature (Belles-lettres)>Littérature des langues romanes. Littéraure française>Littérature dramatique (842)
autres livres classés : littérature egyptienneVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacCulturaLeslibraires.frMomox





Quiz Voir plus

Albert Cossery, l'Egyptien de Saint-Germain des Prés

Il faisait terriblement chaud. Rue de la femme-Enceinte, le facteur s'arrêta, comme il le faisait chaque matin, devant la boutique de Hanafi le repasseur.

Les hommes oubliés de Dieu
Le Dieu oublié des hommes

10 questions
20 lecteurs ont répondu
Thème : Albert CosseryCréer un quiz sur ce livre