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EAN : 9782757858974
188 pages
Éditeur : Points (14/04/2016)

Note moyenne : 3.48/5 (sur 116 notes)
Résumé :
Tess a sept ans lorsque sa mère meurt de la tuberculose. Nous sommes en Irlande dans les années 40, dans le vaste domaine familial d’Easterfield. Avec cette perte, se creuse en l’enfant silencieuse une solitude fondamentale.

Tess a vingt ans lorsque des études d’infirmière la poussent à Dublin ; peu après, sa sœur Claire lui propose de venir tenter comme elle sa chance à New York. La vaste métropole et le tourbillon des années 60 emportent la timide j... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (58) Voir plus Ajouter une critique
Annette55
  25 avril 2016
La conscience de Tess, dernière d'une fratrie de six enfants s'éveille au monde vers ses sept ans jusqu'au bouleversement de la mort de sa mére qui meurt de la tuberculose à quarante ans .
Nous sommes dans l'Irlande rurale des années 40.
La petite Tess en perd les mots, incapable de dire, soudain silencieuse, sous la férule de son pére dur, réservé , surtout ravagé par le chagrin.
Tess rejoint sa soeur aînée à New-York , après des études d'infirmière, au début des années 60;
Elle tombe amoureuse du brillant cousin de sa colocataire.
Aprés une unique, fragile et fugitive étreinte, la voilà enceinte de son premier amant qu'elle ne reverra jamais plus.
Reniée par sa famille, Tess éléve seule son fils Théo, dans le petit appartement d'Academy Street .au coeur d'une ville qui ne la juge pas...........
Elle n'a qu'une seule amie, Willa, la généreuse voisine noire.La vie s'écoule rythmée par l'amitié avec Willa, l'enlèvement de Patricia Hearst, l'assassinat du president Kennedy et les attentats du11septembre.............
Tess ne se plaint jamais, marquée par la mort de sa mére, toujours en marge des autres, une chape de nostalgie la submerge , une espèce de bulle intérieure la condamne à une solitude virtuelle .
"Jamais de toute sa vie, elle n'avait vraiment su quoi faire, comment agir."
Théo son fils lui reproche d'être craintive quand il aurait eu besoin qu'elle soit forte.
Elle choisit les gardes de nuit à l'hôpital pour se fondre dans la masse, sa réserve en société l'isole, la paralyse , la handicape , la rend parfois malade.Elle est témoin de sa propre vie.
Elle ne se révolte pas, trouve peu à peu son salut dans les livres : hommage vibrant de l'auteur à la littérature et à ses baumes secrets..
Mary Costello dresse le portrait d'une femme sans importance qui rayonne par son courage résigné, sa dignité d'être, sa sensibilité étouffée, sa sensualité cachée, cette vague angoisse latente.
Comment qualifier ce livre rare , pudique,intense et bouleversant? , ce récit formidable, d'une vraie force, empreint de grâce, tout en finesse, légèreté et profondeur, un travail d'orfèvre, un petit bijou qui touche, avec des mots simples, l'antidestin délicat et très humain de cette femme américaine, extraite des plus fragiles et des plus humbles, qui interpelle sur les choix, la famille, le poids du passé , le deuil et les traditions.
L'auteur enlumine et magnifie ce portrait à l'aide de son écriture si près des choses , sobre, une sobriété qui amplifie l'émotion et étreint le lecteur tout au long du roman !
Une vraie réussite pour un premier ouvrage !
Merci à Marie ma libraire et vive les auteurs Irlandais!
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marina53
  27 juin 2016
Un grand merci à Babelio et aux éditions Points...
A la fin de l'été, quelque chose se prépare dans la famille de Tess. Beaucoup de personnes déambulent ici et là dans la maison familiale. Tess, à tout juste 7 ans, dernière d'une fratrie de 6 enfants, a revêtu sa plus belle robe. Sa soeur, Claire, est venue la chercher. À l'instant où elle aperçoit le cercueil, elle comprend. Sa maman ne sera plus là pour lui préparer son goûter. Chacun tentera d'affronter ce deuil qui les frappe de plein fouet. le père, taciturne, ravagé de chagrin, devient de plus en plus réservé. Son petit frère sera confié à une tante pour quelques années. Quant à Tess, elle en perdra les mots. Incapable de sortir le moindre son. Un sentiment de solitude, prégnant et tenace, ne la quittera plus jamais.
Mary Costello dresse avec finesse et noirceur le portrait de Tess, que l'on suivra toute sa vie, du domaine d'Easterfield, en Irlande, à l'appartement d'Academy Street. Une vie tragique, triste et mélancolique. Tess, résignée au bonheur, semble plus subir sa vie que la choisir. Ce sentiment de solitude dès son plus jeune âge ne cessera de l'habiter. Indifférente au monde qui l'entoure. Ce petit roman à fleur de peau, délicat et poignant, tant le sujet est universel, émeut de par cette simplicité désarmante. Un destin triste sans être larmoyant, une héroïne qui n'a rien d'héroïque mais à qui l'on s'attache. Un récit bouleversant, sobre et sombre porté par une écriture douce et intense.
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KRISS45
  18 juillet 2015
Cinq étoiles sans hésiter pour ce court roman que j'aurais juste aimé un peu plus dense (moins de 200 pages), pour rester plus longtemps en compagnie de Tess.
Un livre rare, intense et pudique, un concentré d'émotions parfaitement maîtrisées, contant l'histoire d'une solitude, d'un destin, d'une vie simple, celle d'une Irlandaise née dans les années quarante alors que le poids des traditions familiales et de la religion était si lourd et si prégnant.
Mary Costello livre au lecteur les joies et les tourments de son (anti) héroïne avec une grande finesse et beaucoup d'empathie.
Coup de coeur que j'aimerais partager et que j'encourage à découvrir car je regrette de compter seulement neuf critiques.
Commenter  J’apprécie          354
sabine59
  15 juin 2016
Il y a des êtres qui n'osent pas s'aventurer sur le chemin, laisser des traces, ombres fugaces.
Il y a des êtres qui restent sur la berge, trop timides pour traverser et regagner l'autre rive.
Tess est de ces êtres-là.Comme le lui dit un vieil homme rencontré par hasard et retrouvé à l'hôpital où elle est infirmière: " Il y a chez certains d'entre nous une solitude fondamentale...elle est en vous."
Tess a sept ans.Tess brutalement sans maman.Le trou béant. Ses mots se figent.A Easterfield, le domaine familial, dans cette rude Irlande rurale des années 40, Tess ne sait plus parler, elle se recroqueville.
La vie est là , quand même.Tess adolescente, au couvent,loin de sa maison, mélancolique.Elle apprend l'absence, le manque.
Puis Tess jeune adulte.Elle rejoint sa soeur Claire à New-York,et faillit se noyer dans la foule urbaine.Tess et son fils de l'amour qu'elle élève seule.Tess entre lumière et douleur.
Tess vieillit et semble s'effacer du monde.Elle se réfugie dans les livres.Tess s'oublie...
Merci à Mary Costello pour ce premier roman bouleversant.Merci à elle surtout d'avoir fait naître pour nous le personnage de Tess.Si fragile, si touchant.Avec délicatesse et beaucoup d'humanité, l'auteur nous fait pénétrer dans l'univers intérieur de son enfance d'abord, révélant très justement ce que peut ressentir une petite fille, à la mort de sa mère.On accompagne ensuite Tess, funambule secrète , sur le fil de sa vie et comme on voudrait l'aider à se délivrer d'elle-même, de sa solitude intérieure, de ses angoisses enfouies, de son manque initial, le manque maternel...
Un livre magnifique, tout en intériorité et en émotions.

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motspourmots
  22 mai 2015
Academy Street" est de ces livres qui vous prennent aux tripes, l'air de rien, tout en finesse et en légèreté. Peut-être parce que l'histoire de Tess a quelque chose d'universel et fait écho à des sentiments enfouis chez la plupart des individus, ces anonymes qui mènent leur vie du mieux possible sans que personne ne s'y intéresse. Tess n'est pas une héroïne mais elle est exceptionnelle, comme l'est chacun d'entre nous.
Tess a sept ans lorsque le décès de sa mère lui fait découvrir la solitude, un sentiment et un état qui ne la quitteront pas pendant le reste de sa vie. le silence de son père s'impose à l'ensemble de la maisonnée, une ambiance que ses nombreux frères et soeurs supportent chacun à sa manière. Les années passent. L'école, puis l'internat. Tess se découvre une vocation d'infirmière et parvient à trouver une formation dans un hôpital de Dublin. L'occasion de quitter la demeure familiale et d'oublier que Claire, la soeur adorée part aux Etats-Unis rejoindre l'une de leurs tantes, Molly, installée à New York. Claire se marie, fonde une famille et Tess la rejoint. L'Amérique ! L'ouverture sur un monde nouveau, bien loin de sa campagne irlandaise, bien loin même des quelques années passées à Dublin. Tess poursuit son apprentissage de la vie et de la solitude. Elle observe, elle tente de comprendre ce qui se joue autour d'elle, ces liens sociaux qui se tissent et dont elle se sent exclue, presque persuadée de son manque d'intérêt pour autrui. Peu de gens entrent dans sa vie, elle dit elle-même que "peu font l'affaire" non par arrogance mais par souci de relations vraies dans lesquelles deux individus se reconnaissent. C'est ce qu'elle croit trouver avec David. Il y aura une nuit. Et puis un enfant. Mère célibataire, Tess assume avec courage et avec l'aide de Willa, sa voisine et sa seule amie. Théo grandit, se détache de sa mère comme tout adolescent, prend son envol et fonde à son tour une famille... Jusqu'au drame.
Ce que raconte Mary Costello à travers l'histoire de Tess c'est tout simplement la vie dans ce qu'elle a de plus banal, non pas au sens de sans intérêt mais au contraire, dans celui de commun à tous. Elle parvient à saisir ces moments où l'individu est seul face aux questions posées par un monde si vaste qu'on a dû oublier d'en fournir le mode d'emploi. Elle nous offre un personnage magnifique, fidèle à ses valeurs, avide de comprendre et de s'améliorer mais peut-être un peu trop plombée par son désir de ne pas déranger.
Sa solitude, Tess la soigne avec les livres. "Ce à quoi elle avait toujours aspiré - connaître la beauté, l'amour, le sacré -, elle le trouvait dans les livres. Elle se dérobait au laid, au vulgaire, mais jamais à la souffrance ou à la douleur de la honte, devinant dans l'âme de l'auteur des efforts colossaux qui visaient à transcender ces dispositions, à extirper de la blessure ou de l'angoisse une révélation, un aperçu, qui élèveraient le personnage comme le lecteur vers un nouvel état de grâce." Ces livres qui font tellement écho à ses propres sensations. Même s'il faut bien rester ancré dans le réel qui la rattrape une fois le livre refermé et qu'elle s'astreint à affronter sans jamais se plaindre..
De quoi est faite une vie ? A-t-on seulement le temps de le comprendre avant qu'elle ne se termine ? Ce livre merveilleux pose la question avec une délicatesse poignante qui m'a plusieurs fois menée au bord des larmes. C'est peut-être ça, le talent.
Lien : http://www.motspourmots.fr/2..
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critiques presse (2)
Telerama   15 avril 2015
De son écriture sensible, Mary Costello magnifie l'antidestin de Tess, femme américaine sans importance.
Lire la critique sur le site : Telerama
Lexpress   30 mars 2015
Le formidable récit, empli de grâce, d'une enfant des années 1940 confrontée très jeune à la mort.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (54) Voir plus Ajouter une citation
marina53marina53   27 juin 2016
La douleur n'était-elle pas plus douce, d'une certaine manière, plus attirante, plus enjôleuse, que la satisfaction des désirs? Ce serait comme attendre la vie après la mort, se dit-elle, sans vouloir vraiment qu'elle arrive. Parce que sinon, que resterait-il? Cela impliquerait la mort de l'espoir dans le quotidien, comme un amour mort-né.
Commenter  J’apprécie          210
marina53marina53   27 juin 2016
Tant de sentiments qui rattachent les gens sont codifiés par le geste et par le silence, car les mots ne sont pas à la hauteur. Viendrait peut-être un temps où la parole s'éteindrait, où toute communication serait menée en silence. Alors la frontière entre son et silence se dissoudrait, tout simplement.
Commenter  J’apprécie          160
FleitourFleitour   05 octobre 2015
Son père approche, au pas de course, le visage écarlate. «  Rentre à la maison, toi! rugit-il. Allez, hors de ma vue ! » Il a la main levée, elle pense qu'il va la gifler sur son passage. Mais il continue à courir dans ses bottes en caoutchouc.
Elle va de l'autre côté de la maison, là où le soleil ne brille jamais et où il n'y a jamais personne. Un vieux chiffon est accroché aux barbelés.
Un oiseau chante dans un arbre. Elle se penche par-dessus la clôture et vomit, elle s'en met plein les cheveux.
Elle décroche le chiffon et s'essuie la bouche.C 'est un vieux corsage de sa mère, décoloré et en lambeaux,suspendu à sécher il y a longtemps, et oublié là.
P40
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pyrouettepyrouette   16 novembre 2015
Elle pensa à une vie qui tenait sur une seule page. Elle avait toujours cherché des signaux intimes pour la guider à travers l’existence, et elle avait vécu dans l’attente perpétuelle qu’ils se manifestent. En leur absence elle avait avancé à l’aveuglette, lutté contre l’adversité, sans prendre la distance nécessaire.
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Corboland78Corboland78   20 octobre 2015
Ce n’était pas des réponses ou des consolations qu’elle trouvait dans les romans, mais un degré d’empathie qu’elle n’avait croisé nulle part ailleurs et qui atténuait sa solitude. Ou qui la renforçait, comme si une partie d’elle-même – son côté ermite – se trouvait à portée de main, attendant d’être incarnée. La pensée qu’à une époque lointaine, une personne – un étranger qui écrivait à son bureau – avait su ce qu’elle savait, ressenti ce qu’elle ressentait dans son cœur plein de vie, lui donnait confiance et force. Il est comme moi, se disait-elle. Il partage mes sensations.
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Videos de Mary Costello (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Mary Costello
Luke O'Brien, professeur de lettres et spécialiste de Joyce auquel il rêve depuis des années de consacrer un livre, est en pleine crise existentielle, en proie à l'angoisse de la page blanche et aux tourments provoqués par une vie amoureuse compliquée. Il a quitté Dublin pour s'installer dans une vieille demeure a la campagne, au bord de la rivière Sullane, sur les terres familiales dont il est le dernier héritier, non loin de sa chère tante Ellen.
Un matin, une jeune voisine frappe à sa porte : Ruth. Coup de foudre. Soudain la vie reprend, s'emballe, s'illumine d'espoirs que Luke croyait a jamais disparus de son existence. Mais lorsqu'il présente la nouvelle élue de son coeur a sa tante Ellen, celle-ci réagit mal. Très mal. Et exige qu'il cesse immédiatement de la fréquenter. Pourquoi ? En cherchant à répondre a cette question, Luke va s'engager sur un chemin intérieur vertigineux.
Portrait de l'artiste en jeune homme égaré à la croisée des chemins, bouleversante histoire d'amour et de fantômes, doublée d'une méditation sur notre place au sein de la nature et du cosmos, La Capture confirme, après Academy Street (Seuil, 2015), l'immense talent de Mary Costello, qui compte désormais parmi les plus importantes figures du paysage littéraire irlandais.
Traduit de l'anglais (Irlande) par Madeleine Nasalik
« Un rêve de roman, une lettre d'amour a la nature, a Joyce, a l'art – et a l'amour lui-même. » The Irish Times
« Aussi élégant que son précédent roman, mais plus fouille, plus audacieux et ambitieux. Une merveille. » The Guardian
À propos d'Academy Street :
« Une ballade irlandaise, juste et poignante, qui semble touchée par la grâce. » le Temps
Mary Costello est née et vit a Galway, en Irlande. Son premier roman, Academy Street (Seuil, 2015), a remporté le Irish Book of the Year Award et a été finaliste de l'International Dublin Literary Award, du Costa First Novel Award ainsi que de l'EU Prize for Literature. La Capture est son deuxième roman.
Retrouvez les informations sur notre site : https://bit.ly/2EEOM1U
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