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ISBN : 2072805139
Éditeur : Gallimard (04/10/2018)

Note moyenne : 3.71/5 (sur 54 notes)
Résumé :
En 1985, dans les montagnes hostiles du Tyrol du Sud, trois jeunes gens sont retrouvés morts dans la forêt de Bletterbach. Ils ont été littéralement broyés pendant une tempête, leurs corps tellement mutilés que la police n’a pu déterminer à l’époque si le massacre était l’oeuvre d’un humain ou d’un animal. Cette forêt est depuis la nuit des temps le théâtre de terribles histoires, transmises de génération en génération. Trente ans plus tard, Jeremiah Salinger, réali... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (40) Voir plus Ajouter une critique
LePamplemousse
  29 octobre 2017
Avant toute chose, je remercie chaleureusement Babelio et les éditions Denoël pour cet envoi que j'ai énormément aimé.
Plusieurs histoires nous sont racontées dans ce roman, une histoire qui se déroule à notre époque et une histoire qui a eu lieu il y a trente ans dans les montagnes du Tyrol.
Le lien entre elles ?
Un homme épris de mystères, un homme qui a besoin coûte que coûte de faire travailler ses méninges et qui passe son temps à assembler des faits, à essayer d'emboîter tous les morceaux d'un puzzle géant pour résoudre les énigmes qui encombrent son esprit.
Alors, oui, le résumé parle d'un réalisateur américain qui vient s'installer à des milliers de kilomètres de chez lui et qui découvre toute une communauté, ça parle aussi du massacre inexpliqué et irrésolu de trois randonneurs, mais ça raconte aussi le quotidien de gens normaux pris dans un engrenage impitoyable, celui des souvenirs qui ne vous laissent pas en paix malgré les années, ça parle de secrets, petits ou gros, qu'on garde pour soi et qui vous détruisent peu à peu, ça décrit l'enfer que vivent ceux qui ont perdus des proches de façon horrible, ça parle de sauvetage en montagne, d'accidents, de morts, mais ça parle aussi de la joie d'être aimé, et du bonheur qu'on peut trouver en famille…
C'est un roman foisonnant qui m'a emmené sur des sentiers escarpés en pleine tempête, dans des greniers poussiéreux en train de regarder des photos horribles, dans les mythes d'une région fertile en vieilles légendes, et dans la tête d'un personnage obsédé par un fait divers et dont l'enquête va l'entraîner beaucoup plus loin qu'il ne l'aurait voulu.
Ce roman est véritablement obsédant, on a beau savoir que parfois, la vérité est quasiment impossible à découvrir et qu'il voudrait mieux ne rien savoir plutôt que de mettre à jour des atrocités, c'est plus fort que nous, il faut qu'on sache, alors on poursuit la lecture, comme le personnage principal continue son enquête alors même que sa santé mentale et sa vie en dépendent.
J'ai dévoré ce roman et je salue le talent de l'auteur qui mène plusieurs intrigues de front sans jamais nous perdre ni nous ennuyer.
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Stelphique
  19 novembre 2017
Pourquoi je l'ai choisi:
Abonnée au compte Instagram de la maison d'éditions Denoel, j'avais repéré ce titre avec les teasing bien accrocheurs! D'ailleurs, un disait : « Surtout n'y allez pas », et comme je ne suis pas du genre à écouter ^^, et que j'ai toute confiance aux parutions Denoel, je me suis précipitée lors de la Masse Critique Babélio, de cocher justement cette destination en Sueurs Froides…Je remercie d'ailleurs le site Babelio et la maison d'éditions Denoel pour l'envoi de ce livre!
Ce que j'ai ressenti:…Jeux de mots et Grands frissons…

"Je lisais beaucoup de livres, que diable. Il ne pouvait rien m'arriver de mal. Je croyais que là-haut, au ciel, il existait une divinité qui protégeait les amoureux des livres des malheurs de la vie terrestre."
ADDICTIF…(8 lettres), Ça faisait un moment que la sensation Thriller Page-Turner irrépressible ne m'avait pas saisie…Il aura fallu une Montagne et la Bête, pour sentir monter la vertigineuse envie de dévorer les pages captivantes de ce premier roman d'un auteur italien Luca D'andrea. Presque deux soirées pour m'imprégner de blanc et de sang… Il souffle dans ses lignes un froid saisissant, et une peur sourde se réveille du fin fond de nos inconscients, car là-haut, perdu au milieu de ce lieu hostile, l'effroi prend bien des formes…L'originalité de ce roman tient à cette exploitation sensorielle de toutes nos pires tourments intérieurs. L'auteur prend un malin plaisir à nous pétrifier, et on se laisse volontiers entraîner vers le son guttural d'un monstre rugissant…
"C'est toujours comme ça. Dans la glace, d'abord on entend la voix de la Bête, ensuite on meurt."
CRAPAHUTER...(10 lettres). Si « la montagne, ça vous gagne », il semblerait que dans le Bletterbach, elle fasse perdre la raison ou la vie à certains de ses habitants. Jeremiah, étranger à peine toléré dans ce village inhospitalier , décide de lever le voile sur ces paysages enneigés, à ses risques et périls, jusqu'à l'obsession dévorante…30 ans de mystères autour d'un massacre, ça en fait des années de lourds secrets pour cette petite communauté et ce lieu reculé…L'ambiance entre silence et glace, devient un incroyable décor pour faire rejaillir L'essence du Mal, comme si le temps n'avait pas de prise sur le pire, comme si une bulle spacio-temporelle sanglante était là, comme si nous étions Dans le ventre de la Bête…
"-La folie stratifie et ensuite la haine la griffe jusqu'à faire naître une soif de sang. Un processus lent et froid."
ADORE…(5 lettres). Au delà, d'un thriller mené impeccablement, c'est l'atmosphère maléfique que j'ai le plus apprécié. Que ce soit les personnages touchants, taiseux, unis dans la tourmente, ou le charme électrique de la Montagne du Tyrol du Sud, on allie la douceur de vivre à l'adrénaline énergique des sauvetages de l'extrême, l'idée de la recherche vers l'essentiel à L'essence du mal, tout en se laissant surprendre par l'intense frisson du danger enfoui dans les entrailles de la terre…Il y a un certain alliage pour cette ascension vers le summum de nos peurs et l'auteur a une plume résolument cinématographique et époustouflante qui rende ce moment de lecture juste hypnotisant…
"Un père ne peut offrir que deux choses à sa fille : le respect d'elle-même et de bons souvenirs."

Ma note Plaisir de Lecture 9/10
Lien : https://fairystelphique.word..
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monromannoir
  15 novembre 2017
Service de presse
Le thriller se propose de divertir le lecteur en donnant souvent l'impression, sous l'égide de ce corollaire, de se dispenser d'une certaine qualité d'écriture tout en se distançant d'une mise en scène homogène avec cette sensation que, d'un haussement d'épaule, l'auteur, tout comme l'éditeur d'ailleurs, se moqueraient du lectorat auquel il s'adresse en l'estimant peu exigeant, toujours en quête du même livre dont on ne changerait que la forme et le contexte. Une démarche plutôt cynique, expliquant, qu'au gré de déceptions successives, j'en ai dit beaucoup de mal. Entertainment versus littérature. C'est sur ce credo ahurissant que l'on voudrait désormais porter le débat en estimant que l'on aurait à faire à deux éléments antinomiques. Pourtant, à n'en pas douter, le genre thriller peut concilier les deux principes et receler de belles trouvailles à l'instar de L'Essence du Mal, premier roman de Luca D'Andrea, se démarquant des sempiternelles traques de serial killer avec un récit se déroulant au sud du Tyrol, dans le massif des Dolomites, plus précisément du côté de la gorge du Bletterbach, une faille insolite révélant un concentré important d'ammonites et autres fossiles et dont le cadre géologique particulier va servir de toile de fond à une intrigue palpitante et atypique.
Jeremiah Salinger, scénariste de documentaires à succès, s'est installé à Siebenhoch, petit village niché dans une vallée reculée du Tyrol d'où sa femme est originaire. Mais suite à un accident d'hélicoptère, lors du tournage d'un reportage sur les secouristes opérant dans le massif des Dolomites, Jeremiah a distingué le cri de la Bête dans le fracas de l'avalanche qui a tout emporté. Un hurlement glaçant, résonnant sur les parois de la faille dans laquelle il s'est retrouvé bloqué avant que les secours ne parviennent à le dégager. Unique survivant de la tragédie, ce cri l'obsède. Catharsis du traumatisme qui l'étouffe, Jeremiah se plonge alors dans l'investigation d'un drame qui a secoué le village il y a de cela plus de trente ans où trois jeunes gens ont été découverts morts, littéralement massacrés, dans la forêt du Bletterbach. La police n'a jamais appréhendé le coupable et n'a même pas pu déterminer s'il s'agissait de l'oeuvre d'un être humain ou d'un animal. de traditions en légendes terrifiantes, quelques chose d'inquiétant semble niché au coeur de la région. Et en dépit de l'hostilité des habitants, Jeremiah Salinger est bien décidé à mettre jour cette force abominable dissimulée dans les entrailles de la terre.
On décèle immédiatement dans l'écriture de Luca D'Andrea une précision et une subtilité dont la conjugaison met en exergue un texte efficace au service d'une intrigue solide qui ne manquera pas de séduire le lecteur. Car avec un style dépouillé de tout excès lyrique trop ostentatoire l'auteur capte la magnificence et la force de cette impressionnante région montagneuse reculée du Tyrol afin de diffuser une atmosphère anxiogène voire même oppressante dans laquelle évolue des personnages aux caractères forts et dont les interactions ne cesseront de relancer un récit d'une richesse et d'une intensité peu commune. Communauté soudée, presque repliée sur elle-même avec quelques aspects claniques écrasants qu'il s'emploie à mettre en évidence, Luca D'Andrea dresse le portrait aiguisé et sans concession de cette province bilingue du sud du Tyrol dont il est natif. Légendes et contes ancestraux transmis de générations en générations, fêtes folkloriques intimidantes et autres particularismes locaux sont au service de ce thriller aux entournures sociales, prenant parfois une dimension quasiment ethnographique qui va nourrir le coeur de l'intrigue et donner du sens aux aspects les plus fantastiques d'un roman parfaitement équilibré. Loin d'être superflus, chacun des éléments évoqués s'inscrit dans une logique implacable et imparable qui n'aura cesse de surprendre les lecteurs les plus avertis.
L'Essence du Mal, c'est l'histoire d'une obsession, celle de Jeremiah Salinger, personnage central du roman, dont on suit le point de vue tout au long d'un récit habilement construit. Dans sa quête folle consistant à découvrir les origines du drame qui s'est produit trente ans plus tôt sur le plateau du Bletterbach on prend la pleine mesure de cette obstination mûrissant lentement, comme un cancer insidieux, dont il ne peut se débarrasser. Un fardeau qu'il devra partager avec sa femme et sa fille qui se révéleront être bien plus que des faire-valoir. Cette quête d'un personnage tourmenté permet également de découvrir toute une communauté villageoise repliée sur elle-même dont les us et coutumes dissimulent quelques sombres secrets que les édiles s'emploient à dissimuler. Car l'autre point fort du récit réside dans la puissance de protagonistes attachants aux caractères parfois acrimonieux et quelques fois inquiétants, pimentant ainsi une intrigue où les fausses pistes et les rebondissements se succèdent à un rythme trépident, mais sans excès.
Extrêmement visuel, L'Essence du Mal adopte donc tous les canons du thriller avec un suspense et une tension narrative à vous couper le souffle tout en distillant, sous formes d'introspections et d'allusions historiques, un portrait social brillant permettant de restituer l'atmosphère pesante d'un petit village montagnard niché au pied d'un fabuleux parc géologique. Pour un premier roman, il s'agit ni plus ni moins d'un coup de maître qu'il m'aura été donné de découvrir grâce à l'enthousiasme de Stéphanie Berg, une libraire passionnée de littérature noire.
Luca D'Andrea : L'Essence du Mal (La Sostanza del Male). Editions Denoël/Sueurs froides 2017. Traduit de l'italien par Anaïs Bouteille-Bokobza.
A lire en écoutant : Day I Die de The Blackchords. Album : A Thin Line. ABC Music 2016.
Lien : http://monromannoiretbienser..
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tynn
  19 janvier 2018
J'ai d'abord craint le pire avec un titre pareil. le genre de bouquin accrocheur et qui veut vous donner des sensations fortes à peu de frais?
Ce fut néanmoins une heureuse surprise de se faire entraîner dans les paysages grandioses des Dolomites. Et pour qui craint la montagne et ses déchaînements météo cataclysmiques, la toile de fond est grandiose pour un fait divers meurtrier. Sans compter que l'histoire du Haut Adige/Sud Tyrol est en soi déjà complexe avec sa double identité autrichienne et italienne.
Le décor est donc planté: après une tempête mémorable, trois jeunes randonneurs d'un village isolé sont retrouvés dépecés dans la gorge du Bletterbach. Meurtre jamais élucidé, blessure enfouie mais jamais cicatrisée pour les habitants de la région.
Il faut être patient, cela tourne parfois en rond, les personnages passant beaucoup de temps à expliquer combien ils sont obsessionnels, traumatisés par le massacre vieux de 30 ans. Ça a le mérite de bien planter le décor et les mentalités.
La boîte de Pandore va donc être réouverte, on attend d'être secoué, congelé, traumatisé par le souffle glacial de l'hiver, à défaut de suspicion de serial-killer à piolet ou de forces occultes alpestres. Plus thriller psychologique que policier, cette histoire où se mêlent des zestes d'écologie, géologie et société montagnarde fermée maintient le lecteur droit dans les traces de neige, vers une ligne d'arrivée hautement improbable, pour laquelle l'auteur n'a pas craint la surenchère.
On va dire que ça se laisse lire sans déplaisir...
Sélection Policier pour le Grand Prix des lectrices ELLE 2018
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Yaena
  15 février 2018
L'action de l'essence du mal se déroule dans le décor des Dolomites, un lieu magnifique auquel l'auteur rend hommage par ses descriptions détaillées. Nous sommes donc dans la région du Tyrol d'où est originaire Annelise, la femme de Salinger notre héros qui est aussi l'heureux papa d'une jolie petite fille : Clara. Ce dernier convalescent a besoin de s'occuper l'esprit et pour ça rien de mieux qu'une bonne vieille affaire de meurtre non élucidée et plutôt gore. Cette énigme va vite devenir une obsession chez Salinger. Si on ajoute à cela l'omerta jetée sur ces faits vieux de 30 ans et l'hostilité clairement affichée des gens du cru, tous les ingrédients sont réunis pour un bon thriller. D'où ma grande déception. D'abord parce qu'on tourne en rond, l'action ne démarre pas, la mise en place traine en longueur. Ensuite parce que le personnage principal m'a déplu. Je l'ai trouvé égocentrique l'auteur tente d'en faire un papa génial et un homme sensible et pourtant ça ne prend pas. Je ne vois qu'un homme qui ne pense qu'à lui, son travail, son objectif et tant pis pour le reste. Il m'est donc apparu comme étant assez antipathique. le personnage d'Annelise lui m'a plutôt agacé, c'est une gentille femme au foyer qui porte de belles robes pour les grandes occasions et qui a pour principal atout sa beauté. D'accord parfois elle se fâche mais pas au point d'agir, quand même point trop n'en faut. Autant de passivité et de patience c'est plus que je ne peux en supporter. A contrario j'ai beaucoup aimé les personnages de Wermer et de Max que j'ai trouvé beaucoup plus fins.
En ce qui concerne la plume de l'auteur, elle est plutôt plaisante. J'ai aimé l‘ambiance du bar où se rend régulièrement Salinger, la description du folklore local à l'occasion d'une fête traditionnelle, la bagarre dans le style western où l'étranger se fait botter les fesses et surtout la montagne qui est un personnage à part entière avec une vraie consistance. On sent sa menace perpétuelle tel un animal sauvage qui rôde, à l'affut de la moindre faiblesse. L'auteur réussit à créer une ambiance pesante, angoissante. Mais parfois il en fait trop. Par exemple dans les moments dramatiques qui sont toujours accompagnés par une météo déchaînée et une nature menaçante. C'est un peu cliché. Sans oublier les invraisemblances : [quel père de famille digne de ce nom emmènerait de son plein gré sa fille de 5 ans en pleine tempête la nuit en montagne, donc en terrain hostile ?]
En ce qui concerne la fin l'auteur en fait trop une fois de plus : trop de rebondissements, ce qui devient lassant et surtout une chute complètement tirée par les cheveux.
Soit l'histoire manque de sobriété, soit l'auteur n'a pas poussé assez loin le côté « déjanté ». Il en ressort une impression d'être à la limite des genres entre fantastique et thriller sans que l'auteur ne se soit décidé. D'où un résultat tiède : agréable à lire mais pas enthousiasmant.
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
LapkastLapkast   29 novembre 2017
_ Que s'est-il passé le 28 avril, Werner ?
Il se tourna vers moi si doucement que je crus qu'il n'avait pas compris la question.
_ Personne ne le sait avec certitude. Je peux te raconter ce que moi j'ai vu et fait. Ou plutôt ce que j'ai vu et fait entre le 28 et le 30 avril de cette maudite année 1985. Concluons un pacte, Jeremiah.
Il avait pris un air grave.
_ Quel genre de pacte ?
_ Je te raconte tout ce que je sais, sans rien négliger, et en échange tu me promets de ne pas te laisser dévorer par cette histoire.
Le choix du mot n'était pas anodin. Ce sont les bêtes qui dévorent.
_ C'est ce qui arrive à tous ceux qui prennent à coeur l'affaire du massacre du Bletterbach.
Mes cheveux se dressèrent sur ma tête.
J'avais l'impression que la brise qui s'était transformée en vent était en train de siffler.
_ Raconte-moi.
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StelphiqueStelphique   16 novembre 2017
-La folie stratifie et ensuite la haine la griffe jusqu'à faire naître une soif de sang. Un processus lent et froid.
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LapkastLapkast   28 novembre 2017
N'importe quel psychologue aurait compris ce que je faisais, en réalité. Je voulais souffrir. Je devais souffrir. Pourquoi ? Parce que j'avais commis la pire des fautes.
J'avais survécu.
Je méritais une punition.
Ce n'est que par la suite que j'ai compris qu'en réalité je ne me punissais pas seulement moi-même. Je faisais aussi du mal à Annelise, qui avait vieilli de plusieurs années en quelques jours, qui pleurait tandis que je déambulais dans la maison, hébété. Pire encore, je faisais du mal à Clara. Elle était devenue taciturne, elle passait des heures dans sa chambre, plongée dans ses albums et dans ses pensées. Elle mangeait peu et avait des cernes qu'aucun enfant n'aurait dû présenter.
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LapkastLapkast   28 novembre 2017
[La photographie] a été prise en 1950. Je ne me souviens pas de la date exacte. Mais eux, je m'en souviens. Je me souviens de leurs rires. C'est ce qui se ternit le moins, en vieillissant. On oublie les anniversaires, y compris ceux de mariage. On oublie les visages. Heureusement on oublie aussi la douleur, la souffrance. Mais les rires de cette période où on n'est plus un enfant mais pas encore un homme... ça, ça reste.
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StelphiqueStelphique   16 novembre 2017
Je lisais beaucoup de livres, que diable. Il ne pouvait rien m'arriver de mal. Je croyais que là-haut, au ciel, il existait une divinité qui protégeait les amoureux des livres des malheurs de la vie terrestre.
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