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ISBN : 2882505043
Éditeur : Noir sur blanc (01/03/2018)

Note moyenne : 3.75/5 (sur 20 notes)
Résumé :
Le 29 mars 1849, un garçon de dix ans est introduit dans la salle des miroirs du fort de Lahore. Malgré ses craintes, il s’avance avec dignité : il est le maharajah du Pendjab. Au cours d’une cérémonie aussi fastueuse qu’humiliante, l’enfant va devoir reconnaître sa soumission à la Couronne britannique et céder à la reine Victoria non seulement l’un des territoires les plus riches de l’Inde, mais aussi l’objet le plus précieux du sous-continent, le célèbre diamant K... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
La_Bibliotheque_de_Juju
  03 avril 2018
Livre historique sur la cupidité humaine ? Roman d'aventure où le personnage principal est un joyau inestimable ? Documentaire ? Enquête ? Essai ?
Cet ouvrage est un peu tout cela à la fois.
Bien loin de mes choix de lecture habituel, ce livre relate le destin du Koh-I-Noor, un diamant que beaucoup cherchèrent à s'approprier.
Les auteurs vont donc s'attacher à développer le récit de la pierre précieuse dans ce qui semble être ses premières apparitions dans l'histoire de l'Inde dans une première partie pour ensuite nous révéler comment les anglais ont réussi à l'arracher dans sa seconde partie.
Ce diamant illustre en effet voyagera entre l'Iran, l'Afghanistan pour découvrir l'Angleterre. Il démontrera la capacité de l'Homme, de tous temps, pour s'approprier la pierre précieuse, la fin justifiant les moyens.
Si comme moi, vous êtes peu connaisseur en histoire indienne, prenez garde à ne pas vous perdre entre les noms de souverains et de peuples indiens. Heureusement, le livre propose un glossaire et des notes bibliographiques conséquents pour mieux guider son lecteur. de plus, le récit l'emporte souvent sur le descriptif, rendant captivant cette quête.
Ouvrage exotique, joliment documenté mais rigoureusement précis lorsqu'il s'agit de raconter l'Inde d'antan. Je me suis retrouvé en terres inconnues, en littérature inconnue pour moi mais j'ai apprécié le voyage. Dépaysant, éducatif et prenant ! Je conseille à tous de partir à la poursuite de cet étrange diamant.
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isabelleisapure
  03 avril 2018
C'est un livre particulier que je viens de refermer.
Tout d'abord, il m'a permis de repartir en Inde, pays ô combien fascinant que j'ai eu le bonheur de visiter à deux reprises.
Ensuite, j'ai eu plaisir à retrouver l'érudition de William Dalrymple que je connaissais pour avoir lu il y a quelques années « La cité des Djins » où il évoque avec passion la ville de Delhi qu'il parcourt inlassablement à la suite des esprits qui hantent ses ruines.
Ce nouvel opus nous propose la biographie du diamant le plus célèbre du monde « le Koh-I-Noor » dont la valeur équivalait de l'avis des experts à deux jours et demi de nourriture pour le monde entier lorsqu'il arriva en Inde en 1526 avec Babur prince turco-mongol en provenance d'Asie centrale qui créa la dynastie des empereurs Moghols qui régnèrent pendant plus de trois cents ans.
William Dalrymple nous propose dans une première partie très documentée de suivre le joyau qui changea de main au fil des années et des dirigeants.
A une époque où le diamant n'était pas considéré comme une pierre de premier plan, on lui préférait bien souvent l'émeraude ou le saphir, le Koh-I-Noor exerça cependant une sorte de fascination.
Il orna pendant des décennies le trône du paon avant de trouver sa place sur le turban des maharajahs.
Anita Anand dans une deuxième partie, tout aussi intéressante nous présente la seconde vie du joyau, maintenant sur la couronne des reines d'Angleterre après qu'il ait été remis aux forces britanniques d'occupation par Dulip Singh alors âgé de dix ans.
Je connaissais quelques empereurs Moghols, mais j'avais surtout gardé le souvenir de Shah Jahan qui régna sur l'Inde au XVIIème siècle et laissa à jamais sa trace dans l'histoire mondiale par l'édification du Taj Mahal.
Pour ceux qui l'ont précédé, j'ai souvent eu recours à Wikipédia, tant mes lacunes sont nombreuses.
J'ai lu ce livre avec intérêt, y trouvant au fil des pages une histoire passionnante entre vérités historiques et péripéties en tous genres dignes des meilleurs romans d'aventure.
L'écriture des deux auteurs est fluide et facile à suivre.
La seule difficulté pour moi a été la complexité des noms indiens, mais à cela, personne ne peut rien.
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Srafina
  19 mars 2018
Le Koh-I-Noor, diamant légendaire a une valeur inestimable mais c'est avant tout un symbole : celui de la souveraineté des monarques indiens qui l'ont porté.
Dans la première partie « Le joyau du trône » William Dalrymple nous relate les tous débuts de l'histoire de la pierre, ainsi que la signification de la gemmologie dans la pensée indienne antique. A savoir que le diamant n'était pas le bijou le plus précieux, mais plutôt les émeraudes, rubis, grenats et perles qui représentaient un atout magique, surnaturel et de beauté.
Il nous raconte avec force détails et archives les différents événements et les souverains qui l'ont possédé, soit par la ruse, la force ou la torture. le Koh-i-Noor (Montagne de Lumière) a assisté à la naissance puis à la chute de nombre d'empires du continent indien. Il a vu ses propriétaires défiler au rythme des complots, des morts brutales à travers l'empire Moghol, l'empire afghan, perse et Sikh.
L'histoire est un vrai feuilleton, entre crime et ruse, toute la brutalité du pouvoir est mise à nue à travers ce bijou, qui du coup à la réputation de porter malheur.
On assiste donc, à une description détaillée de tous ses hommes, souverains très charismatiques qui l'ont porté, accroché en brassard au bras en signe de leur souveraineté.
Puis dans la deuxième partie du livre « Le joyau de la couronne » Anita Anand prend le relais et nous raconte l'annexion par les forces britanniques de la région du Penjab et la confiscation des biens, Koh-I-Noor inclus qui était protégé dans la citadelle de Lahore. le Maharajah au pouvoir à ce moment là était un enfant-roi de dix ans Dulip Singh (dernier descendant d'une grande lignée) sous la régence de sa mère : la Rani Jindan. La faiblesse du moment et du personnage ont facilité cette prise de pouvoir.
Le Koh-I-Noor devient alors un symbole de la conquête des Indes pour le 250ème anniversaire de la Compagnie anglaise des Indes orientales.
L'auteure nous raconte de ce fait l'annexion, les prises de pouvoir, les complots et le dernier voyage que fera la pierre vers sa destination finale, l'Angleterre en 1850.
Elle nous livre des témoignages sur la vie du dernier Maharajah Dulip Singh, enfant séparé de sa mère, élevé par des britanniques, dépossédé de tous ses biens, puis exilé en Angleterre.
Ce livre est fort passionnant, de part les informations livrées, mais aussi par l'écriture presque romanesque employé, qui nous fait vivre l'histoire de Koh-I-Noor comme un vrai feuilleton. C'est très dynamique, une vrai biographie de la pierre ainsi que de tous les événements et des personnages qui l'ont possédé.
Une fois commencé je n'ai eu de cesse que de continuer et j'y ai pris grand plaisir.
Merci à Babelio et aux Éditions Noir sur Blanc qui m'ont permis de découvrir cette fort instructive et passionnante histoire du Koh-I-Noor qui est à présent encore sujet à controverse entre l'Inde et le Royaume-Uni.
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moussk12
  07 avril 2018
Malgré les massacres et l'amoncellement de cadavres jalonnant l'Inde au fil des différentes dynasties, la première partie du livre m'a rappelé les images des beautés et des richesses des maharadjah et leur harem dans les films des grandes productions hollywoodiennes.
La dynastie moghole, fondée en 1526 par le Prince Babur, règne sur l'Inde du Nord pendant 330 ans. le diamant dénommé Koh-i-Noor (Montagne du lumière) fut découvert par les Perses sous Nadir Shah, puis possédé par son fils Ahmad Shah, qui fonda la dynastie Durrani. Chaque détenteur du diamant finira fou, assassiné, malade, empoisonné, aveuglé ou emprisonné, mettant fin à cette dynastie.
L'empire ottoman se disloque sous les yeux de la Compagnie Britannique des Indes Orientales, qui en profite pour annexer plus de territoires que Napoléon en fit en Europe.
En 1913, le maharajah des Sikhs, Ranjit Singh, ne porte plus le diamant sur ses habits mais l'exhibe à chaque événement important, donnant au Koh-i-Noor sa réelle notoriété.
Pour bâtir un véritable Etat Sikh, Ranjit Singh (36 ans de règne) modernisera la bureaucratie, l'administration, la politique agraire, l'armée, le réseau de renseignements et entretiendra de bons rapports avec les Britanniques, conscients de la force militaire de ce despote rusé et intelligent.
A sa mort, vers 1937, le Koh-i-Noor devint une véritable source de conflits et après de nombreux assassinats, il ne resta plus que le dernier fils de Ranjit ; Dulip Singh, qui devint roi à l'âge de 5 ans. Sa mère et protectrice, Jindan, déclara gouverner jusqu'à ce que son fils soit en âge de le faire et malgré l'assistance de son frère, elle ne peut empêcher la révolte des nobles.
La 2eme partie livre m'a plus accrochée pour les connaissances acquises sur l'histoire britannique et ses colonies.
En effet, tous ces conflits intérieurs permis à l'empire britannique de provoquer une première guerre anglo-sikhe, lui apportant non seulement la victoire, mais aussi l'emprisonnement de Jindan puis la reddition du jeune roi.
Face à quelques mouvements de révolte du peuple Sikh, les Britanniques provoquèrent la seconde guerre anglo-sikhe qui dura un an et anéantira définitivement l'infrastructure impériale.
Déchu de son royaume, de sa fortune, le jeune maharajah dut céder le Koh-i-Noor à la Reine Victoria, cette condition ayant été prévue dans le traité de reddition.
C'est le 30 juin 1850 que le diamant arriva en Angleterre, pour être dévoilé au public lors de l'exposition universelle de Londres en 1851.
La vie de Dulip Singh, dans la 3ème partie du livre, est plus "romancée" mais non moins intéressante.
Séparé de sa mère, Dulip Singh fut confié à un couple de britannique, qui l'éleva comme leurs propres enfants. C'est tout naturellement que le jeune Dulip souhaita voir l'Angleterre dont il entendait parler en termes si élogieux. Sa requête acceptée, il devint le protégé de la Reine Victoria pendant toute sa jeunesse et un parfait petit anglais.
Jusqu'au jour où il voulut revoir sa mère en Inde. Jindan, devenue vieille prématurément et aveugle, ne présentant plus aucun danger aux yeux des Britanniques, rentra en Angleterre avec son fils.
Horrifiée des changements intervenus dans la personnalité de son garçon et surtout, de sa conversion dans la religion catholique, elle n'eut de cesse de lui faire ouvrir les yeux. 4 ans plus tard, après sa mort, Dulip Singh commença à mener une vie dissolue, à voire, à dépenser de manière inconsidérée au point que le gouvernement britannique ne voulut plus honorer les factures de ses créanciers et que tous ses amis anglais se détournèrent de lui.
Proche de la faillite et de la ruine, Dulip Singh voulut retourner dans son pays d'origine, avec une seule obsession, reconquérir son royaume avec l'aide des Russes, s'il le fallait. Il fut arrêté à Port-Sahib.
Depuis 1947, le Koh-i-Noor ne cessa jamais d'être réclamé par l'Inde. Toutes les requêtes et les négociations diplomatiques ont toutes échouées et le Koh-i-Noor se trouve toujours à Londres.
J'admire le formidable travail de documentation des auteurs et je remercie Babelio et les Editions Noir sur Blanc pour cette belle découverte. le livre contient en plus, de très belles illustrations.
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cmpf
  29 mars 2018

Cet ouvrage m'a été proposé dans le cadre d'une Masse critique sélective, et je remercie Babelio et Les éditions noir sur blanc pour leur envoi.
Montagne de lumière, c'est le nom de ce très célèbre diamant dont William Dalrymple et Anita Anand retracent l'histoire. Il est évidemment très difficile de savoir exactement comment et où il est apparu. On sait qu'il a orné avec des dizaines d'autres joyaux, le trône du paon appartenant à un empereur Moghol du XVIIe siècle. Il passa des Moghols aux Perses puis aux Afghans et enfin au maharajah du Penjab.
J'ai trouvé souvent difficile de vraiment suivre les batailles entre monarques moghols, indiens ou afghans étant totalement ignorante du passé de ces pays et du nom de leurs différents chefs. Ce que j'ai surtout retenu c'est le nombre des tortures, l'une des préférées étant de crever les yeux avec une aiguille chauffée à blanc, la variante étant de les arracher. Sans préjudice d'autres pratiques comme remplir la bouche de poudre et mettre le feu ou attacher à un canon.
La deuxième partie m'a parue plus abordable et le destin de Dulip Singh plus compréhensible. La Compagnie anglaise des Indes Orientales en la personne du comte de Dalhousie confisqua le Koh I Noor au maharadjah de dix ans Dulip en même temps que la souveraineté de son pays. le diamant fut convoyé en Angleterre et faillit ne jamais y arriver. Je suis époustouflée que personne n'ait reculé devant la taille-massacre du diamant, au-delà de la querelle sur l'appartenance, cet objet est une merveille de la nature et n'aurait pas dû être retouché au goût de ses nouveaux possesseurs. Il orne aujourd'hui la couronne de la Reine mais Elizabeth II ne l'a jamais portée. Il faut dire que pour certains il portait malheur.
Il en est aujourd'hui régulièrement demandé la restitution mais elle s'oppose toujours à un refus catégorique. La question de la restitution des biens en général est complexe et difficile à trancher.
Si la première partie m'a parue un peu difficile à suivre, la seconde se lit comme un roman.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
moussk12moussk12   07 avril 2018
"Il était la terreur de l'Empire ottoman, le conquérant des Indes, le maître de la Perse et de l'Asie, écrit le père Bazin, respect de ses voisins, redouté de ses ennemis, et à qui il n'a manqué que d'être aimé de ses sujets."
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ConfidencesLitterairesConfidencesLitteraires   30 mars 2018
Cette nouvelle version ne se contente pas de dresser la liste des actes engendrés par la convoitise, les conquêtes, meurtres, tortures, confiscation et exactions colonialistes couvrant une période étendue de l’histoire de l’Asie du Sud et centrale. C’est une approche qui rend compte du changement de goûts et de modes en matière de joaillerie, d’ornements et de parures, aborde sous un angle différent le rôle, l’alchimie et l’astrologie des pierres précieuses, et révèle des péripéties surprenantes et méconnues du destin du diamant, telle que les mois qu’il passa dans la fissure d’un cachot dans un lointain fort afghan, et les années durant lesquelles, posé sur le bureau d’un mollah ignorant de sa valeur, il servit de presse-papier à de pieux sermons.
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SeriallectriceSVSeriallectriceSV   11 avril 2018
Si un homme fort prenait quatre pierres et les lançait en direction des points cardinaux ... et une cinquième dans les airs, et si l'espace entre ces pierres était empli de joyaux et d'or, leur valeur ne serait pas comparable à celle du Koh-I-Noor.
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SeriallectriceSVSeriallectriceSV   11 avril 2018
En réaction à la vague d'austérité islamique, martiale et puritaine, du règne d'Aurangzeb, Delhi connut sous Mohammad Shah (1702-1748), dans les années 1720, une floraison de créations artistiques dans les domaines de la peinture, de la danse , de la musique, et de la littérature, empreinte d'une sensibilité débridée. Les poètes de la cour composèrent certains des textes érotiques les plus éhontés écrits depuis la fin de la période classique un millénaire plus tôt. Ce fut une époque de grands courtisanes, dont la réputation de beauté et de galanterie était connue de toute l'Asie du Sud. Ad Begum paraissait à des fêtes dans le plus simple appareil, mais le corps peint avec une telle adresse que personne ne s'offusquait de sa nudité : «Elle décore ses jambes de beaux dessins imitant le style des pyjamas au lieu d'en porter de vrais; à l'endroit des manches, elle dessine à l'encre des fleurs et des pétales comme ceux des plus fins tissus de Rum.»
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miriammiriam   28 mars 2018
Bien que ce ne fût pas le plus gros diamant en possession des Moghols[….]il continue à jouir d’une notoriété qu’aucun de ses plus gros ou plus parfaits rivaux n’égale. Il est au centre des compensations pour les pillages de l’ère coloniale et fait régulièrement l’objet des revendications de la part de ses différents pays d’origine.

L’histoire du Koh-i-Noor continue à soulever des questions historiques importante non seulement pour notre appréciation du passé mais aussi pour le présent, car il sert de paratonnerre aux prises de position envers le colonialisme. la présence m^me du diamant à la Tour de Londres incite à se demander comment juger des pillages de l’époque coloniale…. »
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Interview par la chaîne de télévision Al Jazeera: d'Istanbul à Calcutta.
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