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San Antonio tome 2 sur 175
EAN : 9782266239813
256 pages
Pocket (11/04/2013)
3.6/5   77 notes
Résumé :
Avez-vous vu un morse jouer du saxophone ? Non ? Moi non plus, à vrai dire, mais je ne désespère pas. En revanche, je vous jure, mes amis, que j'ai déjà entendu un saxophone jouer du morse.Dans un cabaret ! Au début, je n'y prêtais pas attention, vu que tout mon intérêt était porté sur la ravissante créature assise à mon côté. Moi, vous me connaissez... très enclin à la bagatelle, mais jamais dépourvu du sens du devoir. Si vous pouviez savoir ce qu'il racontait ce s... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
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Meps
  02 avril 2022
Je me lance parfois dans de très grands projets. La lecture de la série des San Antonio en est une qui me tient à coeur puisque c'est un auteur adoré par mon père et qui aura contribué à mon éducation sexuelle quand j'allais fureter du côté des livres de la chambre parentale. Rassurez-vous, je jacte pas comme l'autre indien quand je praline la case-trésor... mais je me délecte toujours des expressions du commissaire et de son Dard (je parle bien de l'auteur sans pseudo, et pas de l'outillage du héros, restons calme).
Toujours est-il que le grand projet prend son temps puisque j'ai lu le premier en 2017... et que voici donc le deuxième, cinq ans après. A ce rythme là, je sucrerais les fraises bien avant d'entamer la dizaine sur une série de plus de 175 livres.
Les ingrédients de base sont là, mots fleuris, action et jolies pépées, le James Bond à la française. Et d'ailleurs le contexte sent un peu plus l'espionnage que le polar puisqu'alors que le premier se déroulait dans l'après-guerre, celui-ci revient sous l'occupation. Il est intéressant de constater que Dard ne souhaite pas positionner immédiatement son personnage dans la résistance. Il a demandé à être mis sur la touche, ne voulant pas être à la botte des Allemands mais indique clairement qu'il n'est en rien engagé avec la Résistance. L'auteur ne semble pas totalement à l'aise avec ces questions , on est en 1950, les règlements de compte de la Libération ont laissé des traces. le ton reste à la rigolade mais on sent que rien n'est simple pour parler de cette période. Ce sont plutôt les circonstances de l'intrigue qui amèneront le commissaire à choisir plus clairement son camp, et le côté franchouillard du héros permet de se douter duquel il s'agit.
L'intrigue est riche en rebondissements même si on sent parfois que la volonté de créer des retournements de situations prend le pas sur la vraisemblance. La période rend malgré tout assez crédible le fait que de nombreux personnages ne soient pas ce qu'ils semblent au premier abord. La langue est vraiment très argotique, plus que dans le premier encore m'a-t-il semblé. J'ai compris l'essentiel mais ai du aller vérifier deux ou trois fois que je ne me fourvoyais pas quand le contexte ne me permettait pas d'être totalement sûr de maîtriser la jactance du loustic.
On sent que Dard tente de créer doucement un environnement autour de son personnage principal. On rencontre enfin réellement la mère, Félicité. Les collègues de San Antonio ne sont pas encore des figures marquantes, Bérurier n'apparaîtra qu'au septième tome. Pour l'instant, le personnage fait un peu tous les rôles, il harangue le lecteur, se ridiculise parfois et réalise des exploits la seconde suivante. J'ai eu l'impression (mais c'est facile quand on connait la suite) qu'il lui manquait en effet un pendant tel que Béru pour pouvoir affirmer une personnalité plus spécifique.
Les 256 pages passent en tout cas comme une fleur, on en ressort avec le sourire... et l'envie de transformer les deux lectures par décennie en un rendez-vous annuel, le printemps serait un bon choix à retenir pour ma lecture sanantonienne, la montée de sève correspondant bien au personnage !
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AlexandreAllamanche
  11 août 2021
Ce second opus des aventures de ce cher San-Antonio, Laissez tomber la fille, nous entraîne dans le Paris de l'occupation ; l'arrivée au pouvoir des Petainistes à poussé notre commissaire préféré à prendre ses distances avec le gouvernement français, et le voilà contraint de passer ses journées à taquiner le goujon, sans grand résultat d'ailleurs, mais aussi à profiter des talents culinaires de Félicie, sa maman.
Mais lors d'un trajet anodin en métro, v'là t'y pas que notre héros prend du plomb dans le bide...
Qui et pourquoi ? sont évidemment les deux questions qui assaillent le lecteur dès ces premières pages, avant d'être entraîné dans une histoire d'espionnage, de castagne au pistolet et aux poings, de trahisons, mais aussi d'amour...
Un second épisode non moins excellentissime que le premier, qui va sans doute me contraindre à enchaînera illico avec le 3e...
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domisylzen
  10 mai 2016
1942. Les allemands occupent Paris. San-Antonio s'est mis au vert, pas envie de collaborer avec le gouvernement en place. Pour passer le temps, il lit des polars et taquine le goujon. Mais sa retraite l'ennui, se laisserait bien tenter par un p'tit verre du côté de République. C'est en s'y rendant un métro qu'il est victime d'une rafale de pistolet en pleine bidoche. A l'hosto, la poitrine de l'infirmière Gisèle le remettra d'aplomb et il ne pourra pas résister à lui conter fleurette. Chez elle, il apprendra par la radio que le commissaire San-Antonio vient d'être retrouvé mort criblé de balles.
Deuxième de la série, pas encore de Pinaud et de Béru, seule sa maman, Félicie est en place, dans ce tome le commissaire évolue seul, enfin pour cette fois il ne peut résister à la demande pressante de Gisèle de l'accompagner. Un nain boxeur, une arme secrète, un saxophone qui joue en morse : l'imagination de Frédéric Dard et sans limite et nous entraîne dans une enquête riche en aventures, en événements et en suspense. Aucune lassitude au cours de la lecture de ce polar au langage argotique et qui engueule parfois le lecteur : " Noix comme vous êtes, vous lisez ce que j'écris comme vous liriez votre déclaration d'impôts."
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MrVladdy
  27 octobre 2021
J'avais tellement bien accroché à "Réglez-lui son compte" (malgré sa légèreté) que j'ai eu envie d'en découvrir plus dans le monde de San Antonio. J'ai donc fait dans l'originalité et après sa première aventure, je me suis mis à découvrir sa seconde à savoir "Laissez tomber la suite".
Ce roman de Frédéric Dard n'a fait que confirmer l'essai. Je me suis toujours autant éclaté dans ma lecture et c'est avec un vrai délice que j'ai retrouvé le commissaire San Antonio. La caricature est toujours poussé à l'extrême, on ne fait toujours pas dans la dentelle en terme de misogynie et de sexisme mais le résultat s'avère quand même vachement fun.
Côté enquête policière, c'est du même acabit. On a de grosses facilités et l'intrigue est un consommable qui nous sert surtout de prétexte pour s'amuser mais elle tient quand même bien la route en guise de divertissement littéraire. On a des personnages hauts en couleurs, c'est fluide, c'est rythmé et ça se lit très vite.
J'aime beaucoup l'ambiance de ses bouquins. Au-delà du côté "vieille France", cette saga dégage vraiment un petit quelque chose que je trouve sympathique. Cela m'amuse d'ailleurs énormément de lire ses histoires avec les voix de Blier et Ventura dans ma tête façon "Tontons flingueurs", je trouve qu'on est dans le même esprits. C'est en tout cas ce que je recherche maintenant quand je lis un San Antonio et j'en ai pour mon argent.
Finalement, la seule chose que je regrette un peu, c'est qu'avec peut être un peu plus de construction, plus de profondeur dans l'intrigue, on aurait pu avoir de supers romans qui dépasse le cadre du roman de gare avec ses répliques excellentes. Les dialogues sont magistraux et je me marre à chaque pages mais il y a quand même beaucoup de remplissage, le bon mot, la bonne phrase, pas forcément utile, comblant les trous de l'enquête policière.
Comme "Réglez-lui son compte", j'ai pris mon pied devant "Laissez tomber la fille". En deux romans, je suis déjà conquis et très curieux de découvrir la suite et surtout l'évolution au fil des années. La série comporte 175 titres, j'espère juste que cette recette, si elle s'avère répétitif, ne me lassera pas mais l'amoureux de cet humour plaisant façon rouge qui tâche reste confiant pour la suite.
Lien : https://lebazardevladdy.blog..
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mikaelunvoas
  04 mai 2019
Je l'ai lu quasiment d'une traite, même si notre commissaire encaisse bien les coups, dans ce deuxième tome il frôle la mort au moins trois fois. L'action pleut, et San Antonio se bagarre plusieurs fois avec un nain coriace, il utilise d'ailleurs des synonymes qui ne passeraient surement pas aujourd'hui mais je peux vous dire comme disait Félicie qu'on s'en paye une tranche. Car au moins ce petit bouquin m'a bien fait rire et, plusieurs fois. Outre l'argot maitrisé, on apprend la position choisie par notre héros jusqu'en 1942 et les raisons qui l'ont poussé à quitter notre beau pays.
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Citations et extraits (28) Voir plus Ajouter une citation
Meps
Meps  
Je ne suis pas curieux mais je voudrais savoir si vous entravez quelque chose à ma façon d'agir. Noix comme vous êtes, vous lisez ce que j'écris comme vous liriez votre déclaration d'impôts. Vous ne cherchez pas le mobile de mes actes. Vous attendez que je vous dise tout depuis A jusqu'à N (qui est naturellement la lettre terminant ce bouquin). Ça vous liquéfierait la matière grise, de faire un peu de psychologie, hein ? Bande de miteux ! Vous vous feriez sortir les boyaux de la tête en réfléchissant. Y aurait jamais assez d’aspirine chez votre pharmago pour dissiper votre mal de tronche... Tenez, vous me faites pitié. Je vous sens tous là, à mijoter dans votre petite sphère sordide; encroûtés, veules, mal rasés et la coupole aussi vide que la conscience d'un général... Sapristi ! Faites donc un effort.
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Meps
Meps  
Ce matin, en m'apercevant dans la glace de ma salle de bains, j'ai fait un petit salut au type qui me regardait et qui ressemblait au cousin du negus. Il m'a fallu au moins dix minutes pour comprendre que le cousin du négus c'était moi. J'avais une de ces tronches !... D'habitude, je suis assez beau gosse, et la preuve c'est que les fillettes préfèrent ma photo à celle de Winston Churchill. Mais ce matin, ma trompette ressemblait à celle d'un fakir auquel un plaisantin aurait remplacé les clous en caoutchouc de sa planche par de vraies pointes provenant de la quincaillerie du coin. J'avais des yeux de lion malade, et ma barbe poussait bleue. Quand ma barbe pousse bleue, c'est que j'ai des ennuis avec mon carburateur, soit parce que je suis amoureux, soit parce que mon foie revendique son indépendance.
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domisylzen
domisylzen  
Tous ces écriteaux rédigés en gothique me flanquent le noir. Paris, en ce mois d'octobre 1942, est plus vert qu'un sapin. Mais ici, les sapins portent des bottes qu'ils font sonner sur les pavés … Je rêve d'un bled où les gnaces marchent pieds nus.
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carolinemrtn
carolinemrtn  
« Les désespoirs muets m’ont toujours ému. D’ordinaire, quand une poupée rouscaille et fait des épates, je lui mets une paire de mornifles sur la tronche, histoire de guérir ses fluxions dentaires si elle en a. Mais des larmes silencieuses m’épouvantent. »

« Il y a belle lurette que la raison et moi sommes séparés pour incompatibilité d’humeur. »

« Elle devient plus rouge qu’une langouste qui apprendrait à nager dans de l’eau bouillante. »

« Elle a un sourire qui transforme ma moelle épinière en mayonnaise. C’est inouï ce que l’homme le plus blindé peut devenir évanescent devant les singeries d’une poulette. »

« Au fond, y’a que l’avenir qui soit meu-meu ; les mous-de-la-tronche qui pleurent de la vaseline en ruminant des souvenirs sont tout juste bons à balayer les waters. »

« J’avais des yeux de lion malade, et ma barbe poussait bleue. Quand ma barbe pousse bleue, c’est que j’ai des ennuis avec mon carburateur : soit parce que je suis amoureux, soit parce que mon foie revendique son indépendance. »
+ Lire la suite
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domisylzen
domisylzen  
Faites pas cette tronche, collègue, on dirait que vous venez d'obtenir la communication avec l'ectoplasme de votre trisaïeul …
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Videos de Frédéric Dard (77) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Frédéric Dard
« Cette compilation qui se voudrait anthologie complète […] a pour but de proposer aux lecteurs de revisiter l'oeuvre de l'auteur par la lorgnette des aphorismes, des fragments, des éblouissantes et percutantes réflexions qui ont traversé son esprit entre 1943 et 1987 […]. » (Préalable & remerciements)
« […] La meilleure histoire belge, je vais te la dire, c'est la plus terrifiante de toutes : « Il est une fois Scutenaire et les Belges n'en savent rien ». Et les Français non plus. (...) Il dit tout, mais par brèves giclées, Scut. Il sait la vie, la mort, l'avant, l'après (...), l'amère patrie, le surréalisme, les frites, les cons, les moeurs, les larmes et la façon dont, chez lui, il doit éteindre au rez-de-chaussée avant d'éclairer au premier pour ne pas faire sauter le compteur électrique. » (Frédéric Dard)
« le texte lapidaire est une spécialité belge. […] […] cet orpailleur de l'apophtegme reste merveilleusement méconnu […]. « J'écris, dit Scutenaire, pour des raisons qui poussent les autres à dévaliser un bureau de poste, abattre un gendarme ou son maître, détruire un ordre social. Parce que me gêne quelque chose : un dégoût ou un désir. » […] Scut le météorite a tout lu, tout vu, tout englouti et tout restitué dans un habit neuf. « J'ai quelque chose à dire et c'est très court. » Maximes en percussions et sentences en saccades sont étrillées, débarbouillés au gant de crin. Sa façon de dire merde alentour est à nulle autre pareille. […] […] Réfractaire, récalcitrant, insoumis sous toutes les latitudes, Scutenaire n'est point de ceux qu'on puisse congédier en ambassade. Dans les poussées d'angoisse, il usait, comme d'un remède à toute épreuve, des aspirines de l'humour. Elles ne le guérissaient pas mais l'apaisaient. […] » (Patrice Delbourg, les désemparés, Éditions le Castor Astral, 1996)
« Mes inscriptions sont une rivière de Californie, il faut tamiser des tonnes de sable et de gravier pour trouver quelques pépites, voire des paillettes. Remarquez, sable et gravier ne sont pas matières inutiles. » (Louis Scutenaire)
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Référence bibliographique : Louis Scutenaire, J'ai quelque chose à dire. Et c'est très court., Collection d'Inscriptions, évocations et autres textes rassemblés par Jean-Philippe Querton, Cactus Inébranlable éditions, 2021. https://cactusinebranlableeditions.com/produit/jai-quelque-chose-a-dire-et-cest-tres-court/
Image d'illustration : https://www.kobo.com/us/en/ebook/louis-scutenaire-1
Bande sonore originale : Crowander - Don't You Leave Don't You Leave by Crowander is licensed under an Attribution-NonCommercial 4.0 International License.
Site : https://freemusicarchive.org/music/crowander/from-the-piano-solo-piano/dont-you-leave
#LouisScutenaire #JAiQuelqueChoseÀDireEtCEstTrèsCourt #LittératureBelge
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