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Laura Ovion (Traducteur)
ISBN : 2738112439
Éditeur : Odile Jacob (22/02/2003)

Note moyenne : 4.05/5 (sur 71 notes)
Résumé :
La théorie du gène égoïste, c'est la théorie de Darwin exprimée autrement. Plutôt que de se focaliser sur l'organisme individuel, Dawkins adopte le point de vue du gène sur la nature pour démontrer que nous sommes des robots programmés à l'aveugle pour préserver les molécules égoïstes connues sous le nom de gènes. On dit du Gène égoïste qu'il est " le livre le plus important écrit sur la théorie de l'évolution depuis Darwin ". Le fait est que ce livre est devenu en ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Luniver
  03 septembre 2013
Cet essai de Dawkins commence à dater puisqu'il a été écrit en 1976. L'auteur y présente et développe son idée principale, à savoir que l'unité fondamentale sur laquelle s'exerce la sélection naturelle n'est pas l'individu, mais le gène.
Dawkins commence cependant par donner sa propre définition du gène : « une unité génétique suffisamment petite pour durer pendant de nombreuses générations et se répandre sous forme d'une multitude de copies ». Il avoue quelques lignes plus loin : « Ce que j'ai fait, c'est définir le gène d'une manière telle que je ne puisse vraiment pas ne pas avoir raison ! »
Les implications de cette définition sont nombreuses : l'individu, à la durée de vie bien plus brève que ses gènes, est réduit à sa plus simple expression et n'est plus qu'une machine pratique destinée à les propager efficacement. Une autre conséquence, et de mon point de vue la plus intéressante du livre, est d'expliquer les comportements altruistes : un gène peut se permettre de perdre une machine si cela lui permet de sauver plusieurs autres machines qui détiennent des copies de lui-même. Ces comportements altruistes sont analysés en détail, en partant de la simple molécule aux organismes complexes, en utilisant la théorie des jeux pour expliquer leur équilibre et leur domination sur les autres types de comportement.
Plusieurs critiques à faire cependant : tout d'abord, j'éprouve une certaine antipathie envers l'auteur, que je trouve très suffisant. À plusieurs reprises, il souligne le fait qu'il est le seul à avoir compris la théorie de la sélection naturelle depuis Darwin (et encore, pour Darwin lui-même, rien n'est moins sûr) et que ses collègues qui le contredisent (Gould, Lorenz) sont pleins de bonne volonté, mais sont quand même des billes sur le fond. Un peu de modestie ne ferait pas de mal.
Aucune explication préalable de l'influence qu'exercent les gènes non plus. Je les avais toujours associés à des manifestations physiques, et pas à des comportements, et sa définition du gène (parfois un petit morceau, parfois de plus grands morceaux, parfois un assemblage de morceaux séparés) contribuent aussi à ma confusion.
Côté pédagogique, Dawkins utilise beaucoup d'images et d'anecdotes, mais pour préciser quelques lignes plus loin que ça ne se passe pas exactement comme ça, propose une autre image, qui ne se révèle pas exactement correcte non plus. Au final, on en arrive à ne plus croire quoi que ce soit.
J'ai par contre trouvé que les critiques de « personnification anthropomorphique du gène » qui reviennent souvent sont de mauvaise foi, l'auteur mettant en garde à chaque chapitre contre de telles conclusions. Certains raccourcis sont nécessaires pour ne pas surcharger inutilement le texte.
Le livre est agréable dans l'ensemble, et assez stimulant sur le plan intellectuel. Mes connaissances en biologie ne sont pas assez développées pour savoir si tout est exact, mais la théorie que propose Dawkins a au moins le mérite d'expliquer tout le déroulement de la sélection naturelle des molécules aux animaux, sans laisser beaucoup de trous et sans faire appel à des « principes premiers » qui sortent de nulle part.
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Z3D
  19 juillet 2010
Tout d'abord, il faut déterminer à qui se destine ce livre. Pour les néophytes, ce livre est je pense un peu compliqué à comprendre surtout que l'auteur utilise le mot gène en le définissant toujours différemment pour le bien de sont explication (définition correcte cependant) et cela rend la lecture, je pense difficile pour quelqu'un non habitué à la biologie moléculaire. Pour les amateurs et les biologistes, ce livre apparaîtra comme un vieux livre bourré de bon concept pour les années 80 contenant donc plein de contre-sens avec les données actuelles. de plus "SA" théorie ne repose pas sur des faits scientifiques réel. Pour un livre culte, je m'attendais à beaucoup mieux. Autant retourner aux livres de Gould mieux ecrit et plus "scientifique".
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Sachalex
  20 février 2019
La théorie exposée dans ce livre, présentée comme révolutionnaire en son temps, ne l'est en aucune façon. Elle est l'ultime (à ce jour) développement de cette pensée, née au XVIIIe siècle avec le modernisme intellectuel (les lumières) et économique (la société industrielle capitaliste) qui considère que l'égoïsme est LE moteur du vivant, et que ce dernier se réduit à un simple processus mécanique. Les penseurs de cette théorie n'ont cessé de chercher la plus petite entité du vivant, l'entité fondamentale, au sein duquel se logeait ce moteur, comme les physiciens cherchent les particules élémentaires, sous-parties des particules déjà connues. On a d'abord proclamé que c'étaient les espèces (en lecture Darwinienne), puis les individus (parce que les espèces c'était trop collectif pour les acharnés de l'individualisme), puis voici qu'on nous présente encore plus petit : les gènes. Dawkins pousse juste un peu plus loin le concept, et l'entreprise de déshumanisation mécanistique. Nous ne serions que le jouet de sous-entités égoïstes, prédatrices et calculatrices : nos gènes.
Je ne serai pas surpris qu'on nous sorte un jour la théorie du nucléotide égoïste...
Ce livre en dit bien plus long sur les idéologies de notre époque que sur l'état de la compréhension du monde via la science.
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Apoapo
  04 février 2016
L'une de mes lectures les plus marquantes en absolu. Il s'agit d'une reformulation de la théorie darwinienne (qui ne cesse d'être actuelle), du point de vue non pas de l'individu ou de l'espèce, mais du gène. L'attribution du qualifiant "égoïste", bien qu'étant une forme d'anthropocentrisme ou d'anthropomorphisme volontariste sans doute un peu abusive, a le mérite de nous dé-centrer par rapport à notre conception du "soi", ce qui constitue un enjeu dépassant de loin la biologie, pour atteindre une valeur de leçon philosophique et psychologique toujours utile... En fait la démonstration nous porte à accepter que la conception de "soi", exactement à l'instar des ongles des orteils, n'est qu'un heureux et fortuit hasard servant à la survie de nos gènes, bien au-delà de la circonstance transitoire de notre vie et de notre trépas en tant que corps!
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BernardNounours
  02 juin 2015
Un livre bien écrit mais qui propose une théorie centré sur le gène dont déjà mayr ou encore Gould ont développé une critique. Mais c'est sans doute l'analyse de Lodé qui est la plus pertinente ici. Avec dawkins "L'évolution est alors considérée comme l'histoire de l'autoréplication du matériel génétique défini comme « immortel »...Or "Formé à la manière des poupées russes, le vivant emboite les assemblages et divulgue que les interactions ne semblent pas seulement se réduire à l'égoïsme des individus. La corrélation qui lie quantité de gènes non codant et niveau phylétique de l'organisme signe probablement que la quantité d'ADN éteint résulte de cette histoire composite, soulignant encore que, plus que les gènes, c'est leur expression qui reste l'objet de l'évolution biologique" ou "En fait, nous sommes loin d'un gène déterminant un caractère et, même codant pour des protéines, la polysémie génétique dépasse toujours l'entendement. L'hypothèse d'un « programme génétique » ne tient pas davantage. le code n'existe que parce qu'il est traduit" .
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
LuniverLuniver   31 août 2013
Il est une vérité d'une logique implacable selon laquelle, s'il n'y a pas d'émigration massive dans l'espace au moyen de fusées décollant à un rythme de plusieurs millions par seconde, les taux de naissance incontrôlés vont mener à des taux de mortalité effroyablement importants. Il est difficile de croire que cette simple vérité ne soit pas comprise par les responsables qui interdisent à leurs semblables d'utiliser des méthodes contraceptives efficaces. Ils expriment une préférence pour les méthodes dites « naturelles » de limitation de population, et c'est ce qu'ils vont justement finir par obtenir. Le nom de cette méthode est la famine.
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LuniverLuniver   30 août 2013
[Q]u'est ce qu'un seul gène essaie de faire ? Il essaie de se multiplier dans le pool génétique. Au départ, il le fait en aidant à programmer les corps dans lesquels il se trouve pour survivre et se reproduire. Mais à présent, nous insistons sur le fait qu'il «s'agit» d'une population dispersée simultanément chez de nombreux individus. La pierre de touche de ce chapitre réside dans le fait qu'un gène pourrait aider les répliques de lui-même se trouvant dans d'autres corps. S'il en était ainsi, cela aurait l'apparence de l'altruisme individuel, mais induit par l'égoïsme du gène.
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LuniverLuniver   02 août 2013
[L]'unité fondamentale de sélection, et par conséquent celle qui a en soi de l'intérêt, ce ne sont pas les espèces, le groupe ou même l'individu au sens strict, mais le gène, unité de l'hérédité.
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LuniverLuniver   01 septembre 2013
S'il y a une morale humaine à en retirer, c'est que nous devons enseigner à nos enfants à se comporter de manière altruiste, car nous ne pouvons espérer que cette qualité fasse biologiquement partie d'eux-mêmes.
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avatar905avatar905   06 novembre 2013
Le malheur des humains vient de ce que trop d'entre eux n'ont jamais compris que les mots ne sont que des outils à leur disposition, et que la seule présence d'un mot dans le dictionnaire ne signifie pas que ce mot se rapporte forcément à quelque chose de défini dans le monde réel
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Videos de Richard Dawkins (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Richard Dawkins

Laurent Obertone présente Richard Dawkins, "Le gène égoïste", Odile Jacob
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