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Vera Lee (Collaborateur)Marie-Thérèse Cuny (Collaborateur)
EAN : 9782266179362
251 pages
Éditeur : Pocket (02/11/2007)

Note moyenne : 3.27/5 (sur 213 notes)
Résumé :
Fillette juive d'origine belge, Misha a 8 ans quand ses parents sont emmenés par la Gestapo puis déportés. Pour les retrouver, elle fuit la famille qui l'a recueillie avec comme seule idée fixe : " aller vers l'est ". Misha entreprend alors une quête folle. Traversant la Belgique, l'Allemagne, la Pologne, endurant le froid et la faim, Misha marche inlassablement. Sur son chemin, seuls les loups lui offrent une compagnie réconfortante. Auprès d'eux, elle apprendra à ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (52) Voir plus Ajouter une critique
NathalC
  15 mai 2019
Il y a quelques années, j'au vu le film tiré de cette histoire. Depuis le livre était dans ma PAL…
Il y a quelques mois, j'ai appris que l'auteur avait avoué que ce témoignage était faux, que c'était une histoire inventée de toutes pièces.
Le livre étant disponible à ma bibliothèque, je l'emprunte malgré tout en me disant que je le lirai en sachant que ce n'est pas une histoire vraie. Après tout, je lis des romans !!
Sauf que là, il s'agit d'une histoire écrite initialement par l'auteur comme étant un témoignage !! Et au bout de quelques pages, je stoppe ma lecteur. Je n'arrive pas à me plonger dans cette histoire sachant que c'est un mensonge. Ce début de lecture a un goût amer. Je ne veux pas rentrer dans le pourquoi de ce mensonge ! La lecture doit rester avant tout un plaisir, une détente dans le cas des romans. Un approfondissement de nos connaissances dans le cas d'histoires vraies. Ici, je ne ressens ni l'un ni l'autre.
Je passe donc directement à autre chose !
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Luniver
  18 septembre 2012
Misha est une petite fille juive, qui vit à Bruxelles. Un jour, ce n'est pas son père qui vient la chercher à l'école, mais une femme inconnue qui a accepté de l'héberger au cas où ses parents seraient arrêtés. Misha ne reçoit que le strict minimum pour sa survie : on gratte même la confiture sur sa tartine si on estime qu'elle en a trop pris. Ayant appris que ses parents avaient été transférés « à l'est », elle part, munie seulement d'une boussole, à leur recherche. Elle se nourrit en volant dans les fermes, en fouillant la terre, ou en cueillant des baies. Blessée, elle sera « adoptée » par une louve.
Le livre a longtemps été présenté comme une histoire vraie, avant que l'auteur n'avoue qu'elle a tout inventé en 2008 : n'acceptant pas le destin de ses parents (son père, résistant capturé par les allemands, a dénoncé tout son réseau pour pouvoir revoir sa fille et est donc considéré comme un traître), elle s'est inventé une autre famille.
Beaucoup de lecteurs se sont laissés avoir, moi y compris. Même si la supercherie soulève beaucoup de questions, ce qui reste dans ma mémoire est une belle histoire d'une petite fille qui fait face à la violence des nazis.
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jeanbiscotte
  18 janvier 2013
Je savais que cette histoire était fausse, inventée de toutes pièces. Toutefois, je pensais que cela ne me dérangerait pas du moment que l'histoire était passionnante. Je me demande si ma réaction finale aurait été la même si je n'avais pas été au courant. Sans doute que non, car je ne suis jamais parvenu à mettre ce « détail » de côté. On ne le saura jamais, mais quoi qu'il en soit l'aventure vécue par cette si jeune fillette, Mischke, m'a semblé irréaliste. de même, sa vie parmi les loups et le comportement de ceux-ci (à son égard en tout cas) m'ont semblé peu crédibles. Je n'y connais absolument rien en la matière et peut-être me trompé-je, mais tout cela me semble un peu trop facile.
Ensuite, je veux bien que la brave Misha Defonseca aime les bébêtes, mais faut pas exagérer. Tous les humains, ou presque, sont ici présentés comme abjects. Sans parler des soldats allemands ! Alors d'accord, des exactions, il y en a eu (et je ne parle même pas de la Shoa!). Mais tous les militaires allemands n'étaient pas monstrueux (je ne conçois pas que cela fût possible en tout cas). Et ce manquement flagrant de perspective (les Russes sont gentils et les Allemands sont cruels, abominables, répugnants, méchants, sadiques, etc.) m'a un peu gavé, comme on dit. Évidemment, l'héroïne est une petite fille, me direz-vous. Elle ne comprend pas très bien ce qui lui arrive. Et c'est là que je me sens floué – et que ça me dérange beaucoup. L'auteur veut nous faire croire d'un bout à l'autre qu'elle a vécu cette épopée. Et elle insiste beaucoup sur l'authenticité de son récit. Et dans ce contexte, son message d'amour envers les animaux et de haine envers l'espèce humaine me déplaît beaucoup (attention, je n'ai rien contre les bestioles, au contraire). Mettre tout le monde dans le même sac, ça me paraît un peu facile et il me semble que c'est précisément de ce genre de raisonnement que naissent les préjugés racistes et antisémites. Encore une fois, je précise qu'il ne s'agit là que de mon humble opinion, et que je ne suis sans doute pas – non, je ne suis pas – la personne la plus à même de donner un avis avisé, si j'ose dire.
Sinon, pour l'anecdote, j'aurais aimé, en tant que Belge, que l'auteur/traducteur, n'esquinte pas le nom de la charmante bourgade pas très éloignée de chez moi, j'ai nommé Marche-en-Famenne et non Flamenne comme écrit dans le livre. Pour l'anecdote, bien sûr.
Pour en venir aux points positifs, car il y en a, le livre se laisse lire facilement, en dépit de quelques longueurs (notamment quand Mischke vit avec la meute de loups). Certains passages sont assez prenants et agréables. Certaines réflexions sur l'attitude de l'Homme sont assez intéressantes. Et enfin, le caractère bien trempé, la ténacité et le jusqu'au-boutisme de cette petite fille sont tout à fait remarquables (même si c'est du chiqué). Ces points-ci ne font malheureusement pas le poids face aux critiques énoncées ci-dessus et au final ce bouquin ne casse pas des briques. Au mieux, il a réussi à me tenir vaguement en haleine, au pire, il m'a exaspéré. On comprend aisément de quel côté penche la balance…
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Herve-Lionel
  30 mai 2014

N°296– Mars 2008
Quelques mots à propos du livre de Misha DEFONSECA « Survivre avec les loups »
Indépendamment du livre, je dois dire que je comprends mal la polémique qui se développe actuellement.
De quoi s'agit-il? Apparemment d'une tranche de la vie d'une petite fille de 4 ans, juive et orpheline, Misha Desfonseca, 70 ans aujourd'hui, qui a fui la guerre en direction de l'Est à la recherche de ses parents et qui a été recueillie par des loups.
Cette histoire a ému un éditeur qui l'a publiée et le best-seller qu'elle est devenue a été porté à l'écran.
En réalité, il s'avère que la petite fille n'était pas juive mais Belge et catholique et s'est identifiée par la suite à cette communauté où elle a été plus tard accueillie, qu'elle s'appelait en réalité Monique de Wael et qu'elle aurait menti sur son âge. Après la mort de ses parents, effectivement assassinés par les nazis, mais pour fait de résistance, elle aurait été recueillie par des membres de sa parentèle dont certains l'ont maltraitée. La belle affaire!
Que lui reproche-t-on? de s'être construit une autre vie que celle qu'elle a vraiment vécue et d'y avoir cru. Je ne vois pas ce qu'il y a de révoltant. L'écriture, comme nous le savons tous, est un exorcisme. Si l'on veut, cela peut s'appeler de la mythomanie et probablement le sommes -nous tous un peu. Combien de personnages célèbres ont tissé autour d'eux une légende sans que personne n 'y trouve à redire? On s'offusque que cela ait donné un roman. Je trouve personnellement cela plutôt bien, l'écriture, comme l'art en général peut embellir la vie. Il n'y a rien de nouveau à cela et c'est aussi ce que le lecteur peut demander à un roman, qui reste une fiction, lui donner du rêve! Et tant pis si le texte est invraisemblable comme on le lui reproche.
J'entends qu'on lui fait grief d'avoir présenté cela comme une autobiographie. Et alors, nous savons tous que l'écriture est une alchimie et le personnage de roman, même s'il paraît être éloigné de la personnalité de son auteur révèle, même inconsciemment, une partie de lui-même. Qu'on se souvienne des paroles de Flaubert à propos de Mme Bovary! Ainsi Mme Defonseca aurait abusé son lecteur. Allons donc, si le livre fut un best-seller c'est qu'il a apporté à ceux qui l'ont lu un peu de rêve et de merveilleux, et c'était sans doute ce qu'ils recherchaient! Un romancier n'est pas un historien et n'est donc pas tenu à l'exacte vérité. Boris Vian n'a-t-il pas écrit dans l'avant-propos à  l'écume des jours  « L'histoire est entièrement vraie puisque je l'ai imaginée d'un bout à l'autre ».
Lui en veut-on d'avoir ainsi gagné de l'argent, ce qui serait assimilé à un vol, acquis une notoriété qui ainsi aurait été usurpée? Cela me paraît être la règle générale d'un jeu admis par tous. Rien de plus et je ne vois pas qu'il y ait de l'immoralité là dedans!
En réalité, j'ai l'impression que, par médias interposés [comme souvent], il a été fait beaucoup de bruit pour rien, à moins que... l'époque dans laquelle nous vivons actuellement serait-elle à ce point déprimante avec le chômage, le pouvoir d'achat, l'insécurité, les injustices sociales... qu'un simple fait [divers?] dont on n'aurait pas parlé en temps ordinaire, fasse à ce point débat? Il m'apparaît que cela peut s'appeler un détournement d'opinion. N'est-il pas?

© Hervé GAUTIER – Mars 2008.
Lien : http://hervegautier.e-monsit..
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nelly76
  07 juin 2020
Je connaissais la supercherie de ce roman lorsque je l'ai commencé ,mais par curiosite je voulais me rendre compte par moi-même. Je me demande comment les lecteurs ont pu croire a cette histoire avant que ne soit rėvèlèe la vérité. C'est tellement ubuesque que cela en devient grotesque,comment une gamine de 8ans peut survivre dans cette nature hostile en hiver en temps de guerre ? C'est de la pure fiction!! Et encore très mal écrit ,je n'ai même plus envie de continuer ma lecture ,c'est d'une stupidité abyssale !! A éviter donc et sans regrets.⭐
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
luis1952luis1952   16 juin 2013
Ce soir, au retour de la ferme, j'ai encore plus faim. Je n'arrive pas à dormir, j'ai faim. Alors, en chemise de nuit je me lève doucement sans faire de bruit, j'avance jusqu'à la rampe de l'escalier, pieds nus, et je regarde en dessous. J'entends le silence complet, je descends l'escalier sans faire grincer les marches, et je file dans la cuisine. Je tâtonne, les orteils en éventail, pour trouver le placard, où j'ai repéré depuis longtemps une boîte de biscuits en fer-blanc. Elle les confectionne elle-même, ces délicieux gâteaux au sucre roux. Je prends le lait dans la glacière, une jatte pleine à ras bord, et j'engloutis le tout. Un délice incroyable.
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nelly76nelly76   07 juin 2020
Un jour,maman Rita est revenue seule de la chasse.Ita n'a pas reparu.J'avais entendu des coups de fusil au loin.Ce n'était pas la première fois. Rita était triste et tournait en rond sur la colline,j'essayais de la consoler,mais nous savions toutes les deux qu'il ėtait mort.Elle avait sûrement vu la mort de son compagnon. Moi ,je l'avais compris aux coups de fusil.La haine que je ressentais pour les chasseurs était alors très grande.Je les maudissais.Un jour cette haine allait se transformer en folie.( page 119).
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nelly76nelly76   07 juin 2020
Maman à dû voyager avec moi dans son ventre puisque je suis née en Belgique.
Elle est comme un morceau de lumière dans un décor triste.
Elle porte des vêtements clairs.Le logement sent le moisi.Elle dit:
--Mischke, tu ne dois pas approcher de ce balcon.....
Elle parle mal le français, mais le russe et le yiddish .Papa l'appelle Gerushah. Maman répond Reuven,ou Robert.
Papa parle beaucoup mieux le français que maman,mais il commence toujours ses phrases en allemand où en yiddish .Surtout lorsqu'il ne veut pas que j'écoute.

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luis1952luis1952   07 octobre 2011
Je n'ai jamais été aussi heureuse pieds nus que ce jour-là. Nous sommes retourné sur la colline, je me suis pelotonnée contre le flanc de maman Rita, Ita était assis devant nous, j'étais avec mes parents. Soudain ils se sont dressés tous les deux, et ils se sont mis à chanter, le museau pointé vers le ciel.
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laraemilielaraemilie   10 août 2016
You keep going first to find something to eat and then because you always believe that, beyond that tree or over that high slope, you'll find a village, or people or a road sign pointing you in the right direction.
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Video de Misha Defonseca (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Misha Defonseca
Le best-seller de Misha Defonseca vendu comme un témoignage vécu est un roman sorti de la tête de Mme Monique de Wael.
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