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Hubert Tezenas (Traducteur)
EAN : 9782749116198
564 pages
Éditeur : Le Cherche midi (22/04/2010)

Note moyenne : 3.4/5 (sur 77 notes)
Résumé :
Michael Newman, architecte londonien renommé, a vécu une relation passionnelle avec madeleine, une femme fragile et mystérieuse, de quinze ans son aînée, dont il ne connaissait rien, ni son histoire ni son passé. Sans doute était-elle la femme de sa vie, mais il l’a compris trop tard : Madeleine a été assassinée dans d’étranges circonstances.

Trois ans plus tard, Michael, qui ne s’est toujours pas remis de ce drame, prend quelques jours de repos dans ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (28) Voir plus Ajouter une critique
domeva
  17 mai 2013
Thriller qui met en scène l'origine du mal,les traumatismes des victimes et le déni.Où il est question d'une expérience menée sous le troisième Reich concernant la création d'une famille idéale sur le modèle juif.Une expérience digne de la folie de cette époque.
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MarieC
  10 février 2011
Une lecture qui m'a laissée un peu perplexe, le livre ne me semble absolument pas à la hauteur des commentaires de la presse et des lecteurs de Babelio. L'auteur sait effectivement faire rebondir son intrigue, suffise ment en tout cas pour que j'ai fini le livre malgré ses faiblesses. le style, encensé par deux articles américains, ne m'a pas semblé époustouflant : effectivement, l'auteur emploi parfois un vocabulaire un peu plus littéraire que dans l'écriture habituelle des thriller, visant à aller droit au but. Mais cela reste assez fugace. On est la plupart du temps dans un style journalistique sans utilisation excessive d'adjectifs. Les dialogues sont abondants, les descriptions quasi-inexistantes. Je n'ai pas réussi à croire aux personnages : Nicholas, le héros est fort antipathique, certes, mais surtout complétement contradictoire. Se complaisant dans sa propre médiocrité, se laissant influencer par toutes les personnalités qui l'entourent, mais adhérant plus ou moins à l'idée qu'il est le seul à pouvoir sauver la situation. Une situation que j'ai d'ailleurs trouvée encore moins crédible que les personnages : tout à coup, les polices de plusieurs pays du monde s'en remettent à un individu peu fiable pour élucider des meurtres, au seul prétexte qu'il peut plus facilement qu'eux gagner la confiance d'une victime potentielle. le dénouement est assez prévisible, dès la moitié du volume, et complétement improbable dans son déroulement (là, je n'en dis pas plus pour ceux qui voudraient lire le livre).
Bref, ce qui m'a semblé faire tenir le livre, ce sont les récits et témoignages (fictifs) des expérimentations faites par les nazis sur des familles juives pendant la guerre. Ce qui me pose le problème, certes rebattu, de savoir si le roman peut tout aborder. Je reste assez mal à l'aise devant ces faits inventés à partir de l'horreur réelle de la shoah, dans le but très explicite de divertir un public, et surtout de la manière dont ces faits sont "exploités" : il n'y a ici aucune vraie analyse, aucune explication. Je vous cite le seul passage du livre où un personnage cherche le pourquoi de cette monstruosité :
"- Vous êtes en train de me dire que Freisler était... un tueur en série ordinaire ? Comme il y en a tellement ?
- C'est une histoire de pouvoir (...) Il tenait à maintenir un contrôle absolu sur leur vie et sur leur mort. Un pur psychopathe"
Un peu court à mon avis pour expliquer pourquoi un régime politique a mis en place ce système !
Tout cela trouvera peut-être une solution dans la suite des aventures de Nicholas, mais je ne les lirai pas !
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maevedefrance
  18 septembre 2010
Avec ce roman policier Frank Delaney décide de mettre en avant un épisode particulièrement douloureux de l'Histoire de l'Humanité et pas aussi connu que les camps de concentration lorsque l'on parle de l'Holocauste : celui des expériences nazies sur les êtres humains. Plus particulièrement ce qui s'est passé au "Schloss Martha", dans le village allemand de Westerburg. le village existe toujours mais les bâtiments du Schloss Martha ont été rasés par les Américains en 1945. Dans ce lieu, le nazi psychiatre Julius Freisler a eu l'idée de l'autodestruction des juifs au sein de leur noyau familial. Il a réuni dans ce lieu cinq familles juives, selon lui "typiques". "L'objectif fondamental de die Familienansalt (...) était de décortiquer le fonctionnement des relations interpersonnelles." A l'aide de psychotropes, de séances d'hypnoses, de cannabis dans la nourriture et de trafics hormonaux, une équipe de médecins et psychiatres nazis vont manipuler les gens et les faire se reproduire. Et ce sont les enfants nées de ces expériences, les "Améthystes" qui sont le sujet du roman.
Le narrateur, Nicholas Newman, architecte anglais de renom, a perdu il y a trois ans sa compagne Madeleine, sauvagement assassinée. Il ne connaissait rien d'elle car elle refusait de parler de son passé. Il rencontre dans un hôtel en Suisse un couple de Hongrois, Gretta et Freddie Ikar, personnages très rapidement mystérieux. A l'issue de cette rencontre, Nicholas va cotoyer la mort à plusieurs reprises (tentatives d'immolation, d'abord à l'acide, puis à l'essence) être victime d'usurpation d'identité : ses comptes en banque sont vidés et quelqu'un a même acheté une voiture à son nom. C'est ainsi que le narrateur se trouve entraîné sur les traces du passé de Madeleine et de trois autres femmes. C'est en découvrant la vérité qu'il va pouvoir faire le deuil de cette femme, qu'il avoue n'avoir pas su aimer car ne la connaissait pas, et se connaître lui-même.
Cependant, Nicholas et le lecteur sont manipulés tout au long du roman par un homme qui prétend s'appeler Lukas Waterman, juif ayant connu Auschwitz et Birkenau, orfève-joailler amateur et protecteur des "Améthystes". Il demande de l'aide pour sauver la dernière Améthyste encore en vie, Alice, les autres ayant été sauvagement assassinées de manière similaires. Pourtant la fin s'avère "fracassante" et incroyable. On se demande comment on a pu être dupe à se point-là. Et comment un tel mensonge, une telle usurpation d'identité est possible.
Ce roman policier est bien documenté. L'accent sur la vérité des événements s'étant déroulés dans le schloss Martha est mis en valeur par l'insertion d' une série de témoignages datés dans le récit principal : les "transcriptions dactylographiées" de l'interrogatoire de Frau Klempst, médecin nazie, le 27 janvier 1942, le journal de Petra Klaastok (juillet 1942-janvier 1944), qui s'avère être la mère d'Alice. Cependant, et paradoxalement, je me suis demandée si ces témoignages étaient de vrais témoignages (avec juste le nom des personnes changées pour la fiction?). Il a fallu que je revienne sur les premières pages qui précédent le récit pour avoir la réponse. le mélange de la réalité historique et de la fiction m'a troublée.
Le récit est mené tambour battant dans un style fluide qui tient le lecteur en haleine, malgré quelques longueurs parfois. J'ai trouvé le personnage principal à la fois attachant et énervant (il se regarde un peu trop le nombril mais en même temps se sent tellement coupable de la mort de Madeleine...). Gretta, la femme hongroise, est une vraie caricature de nymphomane et son mari un vrai méchant. J'ai vraiment été mal à l'aise face à l'horreur des témoignages, au sentiment, comme Nicholas, d'être là en "voyeur" de l'obscénité, impuissante à pouvoir porter secours à ces familles.
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camati
  11 octobre 2016
Pour ne pas changer, je ne suis pas d'accord avec un certain nombre de critiques dithyrambiques des deux côtés de la Manche de ce" thriller". Franck Delaney est irlandais.
Le sujet est original, c'est un aspect de la Shoah que l'on ne connaît pas,mais je n'ai pas trouvé que c'était le livre "obsédant" décrit en quatrième de couverture.
"Les enfants de la nuit" est le premier opus d'une "Tétralogie de la nuit", très sombre, avec un héros commun aux cinq volumes, Nicholas Newman, architecte, jeune homme pas très sympathique, qui pleure sa compagne sauvagement assassinée,à qui il n'a jamais su dire qu'il l'aimait. Il finit même par reconnaître qu'il était sadique avec elle.
Le passé et le présent se mêlent dans ce roman: en effet l'auteur semble particulièrement s'intéresser à la période nazie qui n'est pas définitivement close puisqu'elle conduit à des assassinats sauvages au moment où se déroule cette histoire. L'horreur est intense, dans les deux époques, mais de manière différente. Les nazis mènent des expériences "psycho-médicales" sur cinq familles juives et les survivantes , une cinquantaine d'années plus tard,sont horriblement mutilées, leur occasionnant des souffrances que l'on ose à peine imaginer.
Je ne peux pas dire que je n'ai pas du tout aimé ce roman, mais je n'ai pas été captivée. il aurait peut-être gagné à être un peu plus court. Les policiers auraient également pu être plus crédibles, ils sont caricaturaux (le bon et le méchant!); un côté américain à ce roman qui m'a gênée, notamment dans le déploiement des forces de police, des invraisemblances dans le déroulement des évènements.
J'ai déjà le tome suivant ( "Les enfants de la peur") donc je le lirai, mais s'il n'est pas meilleur que le premier, ma lecture de cet auteur s'arrêtera là.
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gerry29
  06 juin 2010
Mon avis:

Après avoir été lire quelques avis sur les blogs, le tout avant de débuter ma lecture, j'ai eu quelques appréhensions. En effet, certains lecteurs parlaient de ce livre comme étant un ouvrage avec des scènes atrocement dures.... , j'avoue que je n'étais pas fière et que j'ai abordé ce livre assez difficilement.

Bon, le lecteur doit, je pense être averti que ce livre traite de l'holocauste et la Shoah, et que certains passages (les entretiens de Fau Klempst, paraissent vraies et tout à fait effroyables, tout en restant lisibles). et notamment de

J'ai donc commencer par appréhender, puis, j'ai été prise dans le tourbillon d'une lecture simple, fluide et surtout absolument intrigante. Je me suis laisser happer par les aventures, oh combien bizarre de Nicholas Newman.

J'ai vraiment eu du mal à lâcher ce livre. Pour preuve, au départ j'ai du lire 150 pages dans la journée... le découpage des chapitres est tellement bien fait qu'il devient difficile au lecteur de refermer ce thriller. Et c'est en cinq jours que j'ai avalé ce pavé de plus de 550 pages.

Tout y est décrit de façon absolument limpide, moi qui n'ai jamais osé rien lire tel, sur le sujet (froussarde moi: oui complètement et j'assume. Les horreurs des nazis lors de la guerre me font froid dans le dos...)
Le personnage principal, Nicholas Newman est assez ambigu, pas évident de le comprendre parfois, mais au final il m'est apparu de plus en plus sympathique au fur et à mesure de la lecture.

La fin de ce thriller m'a littéralement époustouflé. Je n'ai commencé à comprendre vraiment qui était qui, qu'à quelques pages du dénouement final, et ça, c'est ce que j'adore dans les bons thrillers.
La fin m'a vraiment scotché et j'ai refermé ce livre assez chamboulée.


Ma note: 9,5/10
Sans conteste, un de mes coup de coeur 2010.
Je ne peux qu'inciter ceux et celles qui ne l'ont pas encore lu de le faire.
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
MadavenMadaven   07 mai 2013
Moi qui organise ma vie de fond en comble et qui m'efforce toujours de tout contrôler,notamment l'avenir et ses promesses,je considère que l'unité d'un couple repose sur quatre piliers possibles.Cette unité peut être affective,intellectuelle,sociale ou sexuelle.
La réunion de ces quatre piliers donne une sublime union à vie,surtout si la passion s'en mêle(Je ne puis que le supposer : jamais je n'ai vu une telle harmonie en oeuvre.)
Un score de trois sur quatre permet déjà une excellente relation;je dirais même - sans être expert en la matière,simplement à partir de mes observations - que la plupart des unions réussies que je connais se fondent sur une combinaison de trois de ces piliers.
Une combinaison réduite à deux piliers sur quatre donne quelque chose d'un peu bancal,sans grandes chances de succès.
Un seul pilier et c'est de l'amitié,ou un navire qui passera dans la nuit.
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MadavenMadaven   07 mai 2013
Lisez, distant ami,lisez donc. Et quand vous aurez lu,pensez à vous. Pensez-y fort.Car,une fois que vous aurez lu la totalité de ces documents-et je tiens à ce que cela prenne plusieurs semaines,je ne veux rien précipiter-,j'aurai...nous aurons une tâche à vous confier.Sans doute la tâche de votre vie,même s'il est possible que vous ne soyez pas à la hauteur. Je crois que si.Nous le saurons bientôt.
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camaticamati   11 octobre 2016
Le sadisme. Voilà pourquoi j'avais toujours refusé de dire Madeleine que je l'aimais, décidai-je. Mon silence me permettait d'exercer sur elle un pouvoir sadique.
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camaticamati   11 octobre 2016
Le chagrin revenait me relancer chaque nuit tel un créancier implacable et je me découvris une nouvelle compagne, l'insomnie.
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MadavenMadaven   07 mai 2013
Les pensées refoulées,lorsqu'on les débusque,sont plus dangereuses que des animaux aux abois.
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